NOTRE BULLETIN
Vous trouverez ci-dessous la reproduction des derniers numéros de notre bulletin de liaison
Mai 2009
N°21
ÉDITORIAL______________________________________________________________________________
LA FRANC MAÇONNERIE
En 2003, puis à nouveau cette année trois vendredis en fin d’après midi: 6 février, 13 mars, 3 avril, nous avons prié à proximité du Grand Orient de France, haut lieu de la maçonnerie française et de notre perdition. Je rencontrai un homme d’une quarantaine d’années qui me déclara: « je suis franc-maçon et catholique », je lui répondis: « c’est impossible », je lui proposai un tract, il l’accepta. Je m’enhardis et lui proposai une médaille miraculeuse, il l’accepta aussi. A aucun moment il ne me marqua d’hostilité. Un autre passant nous fit part de son intention de rentrer à la Grande Loge de France. Il nous confirma par la suite y avoir renoncé... Il y a une attente dans la rue. Par e-mail j’ai reçu un courrier de « Gilles » signé « un franc-maçon ». Il écrivait: « votre tract est un tissu de mensonges », mais il tempéra son propos en ajoutant: « votre combat contre l’avortement n ‘est pas forcément vain…, mais n ‘oubliez pas le libre arbitre — propre de l’homme — et sa liberté absolue de conscience ». Tout est là.
Voici le tract que nous avons diffusé sous le titre: « Derrière la culture de mort, la franc-maçonnerie »:
« La vie n ‘est plus un don de Dieu mais un matériau qui se gère » (Pierre Simon, ancien grand-maître de la GLF, dans son livre « De la vie avant toute chose », 1979, p. 234). Ou encore: « Nous avons oeuvré pour faire reconnaître la liberté absolue de la recherche scientifique contre les interdits moraux » (Alain Bauer, ancien grand-maître du Grand Orient de France, conseiller du président de la République, dans le Nouvel Observateur du 12 12 02).
Venez prier pour la conversion des franc-maçons et la nôtre: leur péché est de rejeter Dieu, le nôtre est de laisser faire - avoir la foi sans les oeuvres.
Fondée en 1717 à Londres, le 24juin, née de la fusion de 4 loges opératives avec les Rose-Croix, la franc-maçonnerie se présente comme un humanisme philosophique et philanthropique. Elle est déiste, panthéiste ou athée.
- Sa religion est celle de l’homme qui se fait Dieu contre celle de Dieu qui se fait homme. Esotérique, elle est réservée aux seuls initiés. Son secret cache Lucifer, l’Adversaire de la Révélation, de l’incarnation et de l’Église. Son occultisme cache la magie: Dieu est pris, il n’est pas reçu.
- Sa philosophie est le subjectivisme. La liberté est mise au-dessus de la vérité et de la justice, elle n’est plus à leur service. Elle tire sa force de la perversion du langage et de la confusion du bien et du mal, du vrai et du faux, du juste et de l’injuste. Son symbole est la tour de Babel.
- Sa morale est l’individualisme, l’hédonisme, l’utilitarisme. Sa vertu est la tolérance, non tant indulgence pour les personnes, que relativisme pour les principes.
- Sa culture est la culture de mort qui dissout les consciences avant même que d’être homicide: contraception, stérilisation, avortement, eugénisme, manipulations embryonnaires, euthanasie, homosexualité, pornographie...
- Sa politique est le laïcisme: Dieu est rejeté de la Cité. Elle-même se fait Église, constituée en nomenklatura, elle est un état dans l’Etat. Fille de la gnose et du protestantisme, des « Lumières », gardienne de la Révolution, des droits de l’homme et du mondialisme, elle est omniprésente à l’ONU et dans les institutions internationales: IPPF (Planing Familial), B’nai Brith, groupe Rockfeller, CFR, Bilderberg, Trilatérale, club de Rome...
- Sa devise est « solve et-coagula » (dissoudre et reconstruire), mais dans l’Évangile de saint Marc il est écrit: « il n’est rien de caché qui ne doive être dévoilé (4/22), et selon saint Jean: « aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimé »(15/12), et aussi « la Vérité vous rendra libres » (8/32), « demeurez en moi et moi en vous » (15/4).
La franc maçonnerie a été condamnée par les papes et le Magistère, et ceci dès 1738 par Clément XII (In eminenti), et de façon plus solennelle par Léon XIII (Humanum genus, 20 avril 1874). Celui-ci a adressé au peuple italien le 8 décembre 1892 une lettre: « comme il s’agit d’une secte qui a tout envahi, il ne suffit pas de se tenir sur la défensive, mais il faut descendre courageusement dans l’arène et la combattre de front! ». Et le futur Benoît XVI, alors cardinal, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, le 26 11 1983, a précisé: « les fidèles qui appartiennent aux associations maçonniques sont en état de péché grave et ne peuvent accéder à la Sainte Communion. »
Xavier Dor
LE MOT DE LA RÉDACTION______________________________________________
La somme est modique (10 € par an), pensez à vous réabonner il n’y a pas de relance individuelle. Rédigez bien votre adresse avec le n° de la rue, le code postal, la ville.
Si vous déménagez, n’omettez pas de nous le dire... Enfin notez la modification de l’adresse postale de « SOS Tout Petits Actualités »:
La Promenade, 101 rue de Bretagne, 53230 COSSÉ-LE-VIVIEN.
ACTUALITÉ DU RESPECT DE LA VIE___________________________________________
RÉUNION à PARIS DES GROUPES « SOS Tout-Petits » le 21 mars 2009
Nous avons réuni les militants de SOS Tout Petits le 21 mars à Paris à ND du Lys, toujours bienveillante à notre égard et que nous remercions profondément. Seize villes étaient représentées: Aix-en-Provence, Anas, Auxerre, Avignon, Caen, Issoudun, Grenoble, Laval, Maisons-Laffitte, Namur, Nancy, Nantes, Paris, Perpignan, Toulon, Versailles. Chaque groupe a pris la parole. Nos amis de Grenoble ont montré un petit film de leur confection, muet mais facile à interpréter: une jeune femme enceinte voulant garder son enfant se heurte à l’hostilité du jeune père de l’enfant. Ne sachant que faire elle erre dans la rue, elle s’approche du planning familial mais voit soudain une affiche de SOS Tout Petits.. son visage s’éclaire et la solution s’impose d’elle même. A Namur, notre ami, étudiant à l’Université a des difficulté avec le doyen (jésuite), mais il a l’appui de Mgr Léonard, d’un chanoine de la cathédrale, ainsi que des communautés de Béatitudes et de l’Emmanuel.
L’après midi fut consacré aux exposés:
- Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance Catholique, très proche de nous, a réaffirmé comme nous le pensons, qu’il est difficile qu’une manifestation contre l’avortement soit purement laique car le combat est eschatologique.
- Rémi Fontaine, journaliste à « Présent », a présentés ses livres « Le Livre Noir de la Culture de Mort » et « les Livre Noir des Evêques de France », et ainsi abordé le douloureux problème du silence de la hiérarchie dans le domaine de la défense du respect de la vie.
- Maître Rosny Minvielle, aborda la question des droits de l’homme et du respect de la vie vue par les juristes. Il fit remarquer qu’avant de parler des droits de l’homme on parlait des libertés publiques. La déclaration de 1948 ne connaissait pas l’avortement, mais l’article 2 1/3 est la justification de ce dernier, parce que « la volonté du peuple »est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics.
- Jacques Bay apporta conseils et précisions sur la façon de déclarer rosaires publics et manifestations, et les rapports qu’il faut avoir avec les services de police.
- Le docteur Luc Perrel chargé du bulletin « SOS Tout Petits Actualités », évoqua les 1500 abonnés (pas tous réguliers) et les retours fréquents pour cause de déménagements ou d’adresses incomplètes. Le bulletin est trimestriel et paraît depuis 2004.
- Le docteur Philippe Piloquet, animateur talentueux du groupe nantais, parla de l’actualité bioéthique et de la médecine prédictive, marquées par la dissociation de la morale et de l’éthique, la première étant invariable et le deuxième circonstancielle.
- Le colonel Louis de Pompignan, notre « web-master » donna des nouvelles du site internet: « sos-tout-petits.org ». Ouvert en novembre 2000, il reçoit à peu près 50 visites par jour, avec des pointes à 300 dans les périodes « chaudes »... Les informations d’actualité, les photos, vidéos et autres, émanant de nos amis sont les bien venues pour alimenter le site. Plusieurs sites ou blogs (Grenoble, Toulouse, Strasbourg...) se référant à SOS Tout Petits se sont mis en place, animés par de jeunes amis pleins d’ardeur et de bonne volonté, mais que nous ne pouvons pas contrôler. Nous ne sommes pas du tout opposés à cette multiplication, ni à l’utilisation du sigle de l’association, mais il est bien convenu que seul le site officiel « sos-tout-petits.org » engage la responsabilité de l’association.
- Yves Sénéchal qui, depuis 1997, anime, sans bruit, mais sans discontinuité, un rosaire chaque samedi sur le parvis de Notre-Dame de Pari~ en début d’après midi, raconta quelques anecdotes pittoresques et émouvantes.
- Enfin le docteur Claude Mallet qui, depuis 15 ans, distribue des tracts à peu près tous les vendredis en région parisienne, avec un petit groupe de 3 à 6 personnes, à proximité d’un collège, d’un lycée, d’une faculté, ou même à la sortie d’un métro, voudrait multiplier ces petits groupes de « prêcheurs de rue ». Rien ne vaut dit-elle la relation de personne à personne, pour rompre le mensonge. Elle fut très applaudie.
Le quotidien « Présent », dans son édition du samedi 16 mai 2009, a publié l’intégralité de son intervention qui est ainsi facile à retrouver. Nous nous bornerons ici d’en citer la fin, très extraordinaire:
Les paroles gelées
« Je pense souvent au conte des « paroles gelées » inventé par Rabelais. Gargantua arrive dans un pays si glacial que les paroles gèlent dans l’air et ne sont pas entendues. Puis, après un adoucissement climatique, elles dégèlent et
parlent toutes à la fois. C’est tout à fait notre cas. Nous sommes entrés dans une ère culturelle glaciaire, car il est de glace le temps où on convainc les mères de tuer leur enfant innocent. Nos paroles s’y gèlent, mais un jour le temps se réchauffera et on les entendra. Glacées mais conservées, car ce n ‘est pas d’être refusé qui empêche le verbe d’être pénétrant.
Nos adversaires ont tout, mais nous, nous avons Dieu et eux ne l’ont pas. Dieu. . . et monsieur de La Pallice. En effet, comment lutter contre le mensonge ? Eh bien, avec la vérité. Or c’est vrai que le foetus est un être humain. C’est une vérité humaine, naturelle, scientifique, spirituelle et religieuse. II est homme dès les premières cellules. C’est une certitude et la vérité passe toujours ».
Xavier Dor et Luc Perrel
UN GRAND ÉVÉNEMENT à LYON: LE CARDINAL BARBARIN PRÉSENT à LA MARCHE POUR LA VIE de SOS TOUT PETITS le 17 MAI!
Le dimanche 17 mai le colonel Bernard Richard organisait pour la deuxième année la Marche de SOS Tout Petits à Lyon de la place Carnot à la basilique de Fourvières Après avoir écouté le docteur Dor au départ, les 3 à 400 pèlerins venus défendre la vie, eurent la très grande joie, en arrivant à Fourvières, d’être accueillis par le cardinal Barbarin. Le primat des Gaules a longuement pris la parole, puis il a béni la foule recueillie et enthousiaste.
C’est la première fois qu’un prélat français vient ainsi se mêler, comme le berger à son troupeau, pour prier dans la rue et défendre les tout petits!
Deo Gratias!
LA DICTATURE BIOÉTHIQUE
La révision de la loi bioéthique 2004 doit intervenir au Parlement à la fin de cette année. Le Gouvernement a promis « un large débat démocratique » en proposant « les Etats Généraux de la Bioéthique », avec des réunions organisées ici et là, à Paris, à Nantes, à Lyon... L’épiscopat français — sous la responsabilité de Mgr d’Ornellas — affûte ses arguments pour y participer, persuadé qu’il faut convaincre, plutôt que de combattre, pour obtenir « un statut de l’embryon ». Le premier ministre, M. François Fillon, a nommé une commission parlementaire qui doit rendre un rapport avant la fin de l’année 2009. L’Agence de Biomédecine et l’Académie de Médecine ont déjà publié leurs remarques sur la future loi. Tout semble baigner dans le consensus et la suavité...
En intervenant le 6 mai, le Conseil d’Etat, par la voix de son président Philippe Bas, a sifflé la fin de la récréation en indiquant très clairement ce qu’il veut mettre dans la loi, sans même attendre le débat parlementaire. Il apporte ainsi la preuve que les fameux « États généraux de la Bioéthique » ne sont que poudre aux yeux pour amuser la galerie. Dans ce domaine très crucial, il est inutile de s’illusionner sur les chances du « débat démocratique » pour orienter le législateur. La cause est entendue: la loi sera ce que dit le Conseil d’État.
L’avis du Conseil porte sur 27 points. Dans la plupart des cas (PMA, DPN, DPI, mères porteuses, filiation, etc.) il se prononce pour le statut quo élaboré par la loi de 2004. Mais il ne peut éviter les contradictions fondamentales. Si le Conseil se prononce, à juste titre, contre l’autorisation des mères porteuses, il est par contre partisan de la levée de l’anonymat dans les dons de gamètes (moralement totalement illicites) sans prévoir les complications psychologiques, juridiques et financières lointaines que va entraîner ce genre de décision, comme l’a mis en évidence « l’affaire Yves Montand » il y a quelques années.
Mais dans deux cas il affirme nettement une volonté sur laquelle il ne transigera pas:
- l’avortement est un droit fondamental
- l’expérimentation embryonnaire doit être autorisée sans restrictions et de façon définitive
L’expérimentation embryonnaire et l’avortement sont intimement liés, la fécondation artificielle (PMA) est une des conséquences de la loi Veil. Selon l’Agence de Biomédecine il y a officiellement 176523 embryons congelés dans les laboratoires français (chiffres de 2006). L’expérimentation embryonnaire pour sa part n’est autorisée par la loi de 2004 que de façon restreinte et à titre provisoire. Le professeur Marc Péchansky, le pitoyable président de l’institut I-Stem, plus chargé d’honneurs que de découvertes, auquel le Parlement européen a également confié la recherche sur l’embryon à l’échelon de l’Europe, réclame « pour la recherche » cette autorisation. Pour lui l’embryon n’est qu’amas cellulaire, un « matériau » expérimental.
Or, face aux promesses actuelles de l’utilisation des cellules-souches adultes, celle des cellules-souches embryonnaires n’a pas d’intérêt médical — parce qu’elles sont cancérigènes — mais aussi parce que l’embryon « résiste » comme vient de le réaffirmer le professeur lan Wilmut (président du Conseil de recherches de l’Université d’Edimbourg) qui a cloné la brebis Dolly en 1997. De même le « tout génétique » n’a pas d’avenir thérapeutique. Mais peu importe, le Conseil d’Etat l’a dit: il faut expérimenter sur l’embryon!
Il ne s’agit plus là de science ou de médecine, mais d’idéologie. Et l’idéologie du Conseil d’État c’est la « dignité humaine ». Non pas selon saint Thomas, fondée sur l’acte créateur de Dieu, mais selon Emmanuel Kant — promu ainsi philosophe officiel de la République, comme le fait si judicieusement remarquer Yves Daoudal — fondée sur le subjectivisme de la conscience individuelle. Pour le Conseil d’Etat, l’avortement n’est pas contraire aux exigences de la « dignité humaine », puisque son refus ou son acceptation ne sont que des convictions, des croyances, qui n’engagent que la conscience individuelle, souverain critère du bien et du mal...
Au nom de la « tolérance » et de « l’humanisme républicain », ce nouveau dogme n’est pas plus discutable en France qu’aux Etats Unis d’Amérique, en Chine ou en Australie. Cette nouvelle dictature est mondiale et s’oppose frontalement à la morale chrétienne. Les chrétiens d’aujourd’hui sont-ils prêts à refuser — comme ceux des premiers siècles — de sacrifier
aux dieux de la nouvelle idéologie quelques grains d’encens. ?.. voyons, c’est si peu de chose!...
LES LOU PS ET LE PAPE
Un souverain pontife, bienveillant, charitable
Du peuple des égouts se sachant responsable
Et voulant l’enseigner:
« Regardez vers le haut et soyez responsables
Si vous voulez sortir du mondial bourbier ».
Du marais journaleux et de l’écran bourbeux
Les tenanciers infâmes
Héritiers sans scrupules des cloaques romains
Des bordels byzantins
Des chambres ottomanes
Se dressèrent d’un seul bond sur leurs ergots pointus
Pour camoufler le puits d’où sortait toute nue
La parole apaisante du vieux pontife romain.
Ils sont tous stipendiés des rois babyloniens
Qui de Londres à New-York, de Paris à Rio
Empoisonnent les peuples avec des grelots
Pour se faire adorer ainsi que des bibelots:
« Ce prêtre ridicule, ce pelé, ce galeux
Ose stigmatiser le grand plaisir des dieux! »
Et jusque dans les rangs d’une Église en lambeaux
Les loups présomptueux, qui ne croient plus qu’en l’homme
Dignitaires corrompus au bord de leur tombeau
Ils prêchent avec ardeur
Un slogan ténébreux
Infâme et trompeur:
« Il n’y a de Salut que dans le caoutchouc,
Cochon qui s’en dédit! il sera mis au trou... »
Mais du fond des savanes
Des forêts tropicales
Des sables du désert
Et des vertes collines
Une rumeur profonde s’éleva jusqu’ aux cieux.
Touché par la bonté qui se penchait sur eux
C’est tout le peuple noir qui rendait grâce à Dieu!
Et la jeunesse du monde brusquement redressée
Du successeur de Pierre par la douce fermeté
Renvoya leurs ordures à toutes ces assemblées
À tous ces présidents, aux ministres diplômés
Aux voyous médusés
Aux élus atterrés
De voir ainsi s’inscrire dans le ciel étoilé
Le grand mot que toujours ils avaient redouté:
VÉRITÉ!
Mordicus
SOS TOUT PETITS -11 rue Tronchet — 75008 PARIS
Bulletin SOS Tout Petits Actualités
Directeur de Publication: Docteur Luc Perrel — Rédacteur en Chef: Docteur Xavier Dor
Notre site Internet: www.sos-tout-petits.org
Bulletin trimestriel — Abonnement annuel: 10 € — Prix au numéro: 3 €
N° de Commission Paritaire: 0611 G 85035 — N° ISSN: 1769-0226
Imprimerie Téqui —53150 Saint-Céneré
Abonnement: adresse postale:
« SOS Tout Petits» La Promenade - 101 rue de Bretagne - 53230 Cossé-le-Vivien
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C.B. au nom de SOS Tout Petits
Février 2009 N°20
ÉDITORIAL_______________________________________________________________
LES DROITS DE L’HOMME, le vêtement rapiécé et la tunique de Nessus
Il est écrit dans l’évangile de saint Marc (2/21): « Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve, cette pièce neuve tire sur le tissu vieux et le déchire ».
Le vieux vêtement représente les Droits de l’homme, et la zone rapiécée, un droit qui est particulièrement menacé. Les Droits de l’homme sont ceux de la Déclaration universelle dont on a récemment célébré le 60e anniversaire, faisant suite elle-même à celle des Droits de l’homme et du citoyen de 1789. Le droit remis en cause est celui défini par l’article III de la Déclaration: « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne ». Malgré l’inviolabilité du principe, l’atteinte au respect de la vie est si grande et si évidente qu’elle a été qualifiée de culture de mort.
Comment restaurer ce principe?
— - - en exigeant un respect véritable de la vie et surtout pour les plus faibles, là où il est le plus nécessaire, de la conception à la mort naturelle. Très bien.
- en abolissant les lois criminelles. Très bien.
— - en assurant une politique familiale digne de ce nom sans laquelle rien ne serait durable. Très bien.
- et que ces droits et devoirs soient inscrits dans la Déclaration. Très bien.
Mais est-ce suffisant?
N’est-ce pas coudre du neuf sur du vieux car, qui garantit que ces principes seront respectés? Et la vérité est qu’ils ne le seront pas davantage que celui de 1948. La loi du 17 janvier 1975 qui dépénalise l’avortement s’ouvre, à l’article I, par une profession de foi sur le respect de la vie dès le commencement pour aussitôt y déroger en introduisant l’exception qui, par la suite, deviendra la règle.
Le 13 juin 1990, en référence à la Convention internationale des Droits de l’enfant, l’Assemblée nationale vote une loi « reconnaissant à tout enfant un droit inhérent à la vie » avec cette clause d’interprétation restrictive de ne pas faire « obstacle à l’application des dispositions de la législation française relative à l’IVG ». La loi Nieiertz du 27 janvier 1993 institue un « délit d’entrave à l’IVG » pour protéger les centres d’avortement de toute incursion, même pacifique, faisant ainsi du devoir d’assistance à personne en danger, un délit.
La pièce d’étoffe neuve cousue sur le vieux vêtement le déchire davantage: à l’homicide s’ajoute le mensonge. Comment faire confiance aux Droits de l’homme alors qu’ils ne cessent de porter dans leurs flancs la culture de mort? D’où vient une telle perversion, quel est leur fondement? Celui-là même défini par cette même Déclaration universelle de 1948, article XXI, alinéa 3: « La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics », faisant écho à l’article VI de la Déclaration de 1789, tiré du Contrat Social de Rousseau: « La loi est l‘expression de la volonté générale ».
Tout est là, tout est révocable en dehors de lui. Dieu est rejeté, il n’est même pas nommé, l’homme est à lui-même sa propre transcendance. La vérité, la liberté, la justice, la miséricorde — on n’ose dire le salut — c’est lui. Refus tragique de la Grâce et de la raison qui a conduit au plus grand massacre jamais accompli dans toute l’histoire de l’humanité. Le vêtement des Droits de l’homme n’est pas seulement vieux et irréparable, il est mortel, et pas seulement pour les tout petits; comme la tunique de Nessus, offerte de bonne foi par Déjanire à Hercule qui s’en revêtit, mais ne put l’arracher alors qu’elle le torturait au point qu’il alluma un brasier et s’y précipita.
Xavier Dor
LES PROCHAINS ROSAIRES DE SOS TOUT PETITS______________________________________
PARIS, rue Cadet dans le 9e (métro Cadet):
Vendredi 6 février à 18h30
Vendredi 13 mars à 18h30
Vendredi 3 avril à 18h30
Samedi 16 mai à 14h30 place Saint-Michel
SAINT-GERMAIN-EN-LAYE, rue de la Surintendance:
Samedi 23 mai à 10h45: chapelet
POISSY, place Georges Pompidou:
Samedi 4 avril à 10h45: chapelet
MAISONS-LAFFITTE, avenue de Longueuil:
Samedi 9 mai à 10h45: chapelet
NANCY, place d’Alliance:
Samedi 14 février à 14h 30
Samedi 14 mars à 14h30
Samedi 11 avril à 14h30
DIJON, se renseigner auprès des responsables locaux:
Samedi 14 mars à 14h30
Samedi 11 avril à 14h30
LYON, quai du Rhône:
Samedi 21 février à 15 h
Samedi 21 mars à 15 h
Samedi 18 avril à 15
Dimanche 17 mai: Marche priante vers Fourvières, départ 15 h
CAEN, place de la Résistance, statue de Jeanne d’Arc:
Samedi 25 avril à 14h30
NANTES, Samedi 14 mars à 14h30 parvis de l’église Saint-Nicolas
Samedi 16 mai à 14h30 parvis de l’église Sainte-Thérèse
TOULOUSE, se renseigner auprès de responsables locaux.
Samedi 7 mars et samedi 4 avril
ACTUALITÉ DU RESPECT DE LA VIE__________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
La Nouvelle Madone
Vendredi, dans un journal distribué par milliers d’exemplaires, à la rubrique « En Bref », une annonce retient mon attention: une manifestation pro-avortement aura lieu à la mairie du 3e arrondissement, honorée de la présence de Simone Veil.
Et bien, j’irai! C’est pour moi un honneur d’emmener virtuellement par la pensée, et de les y représenter, les tout petits et mes amis, serviteurs de la vérité. Le lieu de la réunion est facile à trouver; à l’entrée, un sapin illuminé. Un groupe de personnes attend déjà, en silence. L’invitée de marque arrive. Je me mets sur son trajet, ‘et je la retiens familièrement dans mes bras en lui disant:
— Entre femmes, soyons franches...
Et je lui parle de l’augmentation des avortements clandestins que sa loi a entraînée. Un peu interloquée, elle me répond: -
— Je vous parlerai après..., ce qui ne s’est pas réalisé. J’aurai une deuxième fois l’occasion, un peu plus tard, de la prendre familièrement dans mes bras.
Le maire trace un portrait flatteur de l’héroïne du jour. Puis, au moment de prendre la parole, Simone Veil demande si je suis là:
— Il y a une dame qui... Mais ils ne me voient pas car je suis juste derrière eux.
Le discours est peu original et prononcé avec lenteur, ce qui me permet de planter mes convictions au fur et à mesure, sans forcer ma voix. Ainsi, quand elle parle « du droit des femmes à disposer de leur corps », j’ajoute:
— Vous oubliez le droit de l’enfant...
Je suis ainsi intervenue, doucement, à plusieurs reprises au cours de son discours.
À la fin, une femme se précipite, tremblante, fléchit le genou, les mains jointes et la figure crispée:
— Merci Madame, vous êtes notre salvatrice!
Madame Veil savoure son génie ainsi reconnu. Puis on s’achemine vers le buffet, et moi je m’éloigne. Quelques-uns alors m’arrêtent pour discuter avec moi de mes commentaires. Serait-il possible qu’ils aient réussi à m’entendre et à me comprendre?
Ma voix n’a peut-être pas crié, ce jour-là, dans le désert!...
Nicole du Vachat
La Marche pour la Vie à Paris le 25 janvier 2009
Elle fut un grand succès: 10000 à 15000 participants, 17 évêques (contre 6 l’année dernière) ont envoyé leur soutien officiel, sans toutefois — hélas — y participer en tête du cortège. « SOS Tout Petits », comme « Laissez les Vivre — SOS Futures Mères », font partie du collectif organisateur de la Marche. Comme les années précédentes SOS Tout Petits défile en fin de cortège en récitant le chapelet. Le docteur Luc Perrel, président de « Laissez les Vivre » a prononcé après Jean-Bernard Grenouilleau, le discours de clôture de la Marche place de la Bastille:
« Merci d’être venus si nombreux et en famille pour défendre la Vie.
Merci aux délégations étrangères, toujours plus nombreuses d’années en années. Leur présence à nos côtés — qui représente pour elles un grand effort qu’il faut applaudir — donne à cette journée une ampleur nouvelle.
Car la défense de la Vie ne se limite pas à la France, elle concerne toute l’Europe, et même le monde entier puisque, vous le savez, le nouveau président des États-Unis d’Amérique voudrait étendre — par l’intermédiaire de l’ONU le fameux FOCA, la loi du libre choix, dont il a fait son cheval de bataille.
Ce libre choix n’est ni un choix, ni une liberté. Il n’est que l’exaltation d’un égoïsme individuel, il est meurtrier et se développe toujours au détriment des plus faibles: l’embryon, le petit enfant, le handicapé, le vieillard... Et il aboutit aux pires tyrannies: à l’eugénisme, à l’avortement, à l’euthanasie. Pour s’imposer cette idéologie libertaire veut retirer aux parents l’éducation de leurs enfants et va jusqu’à promouvoir une impossible indifférenciation sexuelle.
« Sommes la jeunesse du monde, messieurs! » disait à ses Vendéens le général Charrette il y a un peu plus de deux siècles. Nous sommes cette jeunesse-là! La jeunesse n’est pas une question d’âge mais d’état d’esprit, et la jeunesse du monde c’est la Vie!
Nous sommes là pour renverser par-dessus bord la vieille idéologie ringarde de la pilule, de l’avortement, de l’euthanasie et de l’expérimentation embryonnaire, cette vieille idéologie des droits de l’homme sans Dieu, qui mène tous nos pays à leur perte. En réalité avant d’avoir des droits, l’homme a d’abord des devoirs, envers lui-même, envers son prochain, envers la société, et envers son Créateur.
Mais la Vie c’est aussi la Famille, le sanctuaire de l’épanouissement des enfants, dont vous donnez en ce moment le spectacle joyeux et réjouissant. Car les familles nombreuses sont l’espoir et l’avenir de nos pays, et comme le disait le Saint-Père Jean-Paul II: « un peuple qui tue ses enfants, n’a pas d’avenir ». C’est par le respect de la création et du Créateur que peut s’épanouir ici bas la société humaine.
Nous réclamons donc l’abolition des lois meurtrières. Nous réclamons le respect de la Famille, et son soutien par des mesures sociales et fiscales appropriées. Nous réclamons la liberté de l’éducation:
Parents, ne laissez pas l’état s’occuper de vos petits! C’est à vous de le faire. Ne laissez pas l’état détruire vos adolescents par l’idéologie et le mensonge dans les programmes scolaires, par la drogue tolérée, par la pilule et le préservatif distribués ou encouragés. En ce moment même en France et depuis le début du mois de janvier, le ministère de l’Éducation nationale se livre à une propagande honteuse en faveur de l’avortement, dans les collèges dès la classe de 4e et dans les lycées, en projetant un film tout à la gloire du Planning Familial — je veux parler du film « Les bureaux de Dieu » au titre scandaleusement provocateur-
Imposé aux élèves sans même l’accord de leurs parents et à leur insu. Et l’Education nationale veut accentuer cet endoctrinement immonde par la distribution d’un DVD sur le même sujet. Nous ne pouvons pas tolérer une telle pollution des âmes et des intelligences des enfants!
L’année 2009 est particulièrement importante en France avec la révision de la loi bioéthique organisée par les pouvoirs publics. Il n’est pas acceptable de faire de l’embryon humain un matériau jetable comme une vieille chaussette! La vie humaine ne se débite pas en tranches au gré des humeurs du législateur. Elle est un don de Dieu que tous doivent respecter!
L’an prochain vous serez à nouveau présents à ce grand rendez-vous pour la Vie du mois de Janvier à Paris. Nous devons être toujours plus nombreux, de plus en plus nombreux, pour protester contre toutes les lois qui menacent la vie humaine et le Bien Commun. Alertez vos parents, vos amis, vos voisins.., afin qu’ils viennent eux aussi, à pied, à cheval, en voiture, et en bateau à voile
QUE DIEU VOUS GARDE!»
Le CONGRÈS de « LAISSEZ LES VIVRE »
11 aura lieu cette année le 28 mars à Paris, 27 place Saint-Georges dans le 9éme, Au programme, autour du thème de la défense de la Famille, des tables rondes et des conférences.
Des intervenants prestigieux sont annoncés: Anne COFFINIER, Macieij GIERTYCH député polonais au Parlement européen, Professeur Gérard LEFRANC ancien chef du service de cyto-génétique de la Faculté de Médecine de Nantes, Henri de LESQUEN président de Radio Courtoisie, Christian VANNESTE député...
FAUT-IL CANONISER MADOFF?
L’escroquerie du banquier américain Bemard Madoif n’a pas que des mauvais côtés. Plusieurs Fondations américaines spécialisées dans les « droits reproductifs » (avortement, contraception) ont pris un bouillon retentissant, et, complètement ruinées, ont dû cesser leurs méfaits. C’est ainsi que le Planning Familial américain vient de licencier 20 % du personnel de son siège, et que diverses associations « pro-choice » accusent durement un manque à gagner qui se chiffre par centaines de milliers de dollars.
En France, le même Planning crie haut et fort qu’on l’écorche vif, après la baisse annoncée de 40 % des subventions étatiques. Il brandit comme un épouvantail la fermeture de ses locaux de Marseille, qui en réalité ne font plus recette. Bien sûr — hélas — et comme à l’habitude, ce seront les Régions, les municipalités et les Conseils Généraux qui prendront le relais, et le contribuable continuera de toute façon de payer la facture mortelle.
Il n’empêche que les petits enfants pourraient ajouter à leur prière du soir une formule interlope:
~ Saint Madoff priez pour nous!... »
Mordicus
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Directeur de Publication: Docteur Luc Perrel — Rédacteur en Chef: Docteur Xavier Dor
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Novembre 2008
N° 19
ÉDITORIAL _______________________________________________________________________________________________________________________________________________
LES BERNARDINS
À l’occasion de la visite à Paris du pape Benoît XVI, le vendredi 12 septembre 2008, le cardinal archevêque Mgr Vingt-Trois et la conférence des évêques avaient invité des personnalités du monde de la culture au collège des Bernardins. Comme le fit remarquer le pape lui-même dans le discours qu’il y prononça, le choix du lieu était emblématique de la culture monastique et de la culture européenne. Ce collège fut fondé en 1245 par Étienne de Lexington, un anglais alors abbé de Clairvaux, l’ordre cistercien ayant été réformé au XII~ siècle par saint Bernard. Le collège des Cordeliers l’avait devancé en 1230 et la Sorbonne suivi en 1257. Destiné à la formation des jeunes moines, le collège avait été édifié sur un terrain marécageux près du Chardonnet, à proximité de l’Université, celle-ci constituée au début du XIIe siècle. Les novices recevaient un enseignement sur place ou dans les établissements voisins, la théologie était la discipline maîtresse. Le rayonnement du collège fut grand, le futur Benoît XII — Jacques Fournier — y fut formé et fut élevé au pontificat en 1334; le collège connaît son apogée aux 14e et 15e siècles puis il déclina. Il comptait 82 élèves en 1670, ils n’étaient plus que 6 lorsqu’il fut saisi comme bien national en 1791. Il devint une prison pour galériens dont une partie d’entre eux fut exécutée lors des massacres de septembre. II fut ensuite converti en entrepôt, en caserne de pompiers au milieu du 19e siècle, puis en internat pour l’École de police. Acheté à la ville de Paris en 2001; réhabilité à l’initiative de Mgr Lustiger dont l’intention était de créer un centre largement ouvert au public « un lieu de dialogue », « pour accueillir les réflexions sur l’homme et son avenir », et y transférer l’École Cathédrale. Les 700 invités étaient à l’aise dans la grande nef à croisée d’ogives : artistes, gens de lettres, comédiens, politiques, journalistes, intellectuels en vue, représentants de plusieurs religions... le public était très divers, parfois très éloigné de la vie chrétienne. « Quaerere Deum »: chercher Dieu, et se laisser trouver par Lui — le Saint-Père, lui-même, au début et à la fin de son discours, formulait ainsi le fondement de la culture monastique et celui de toute culture. Le « Quaerere Deum » de Benoît XVI restera sans doute dans les mémoires comme le: « France qu’as-tu fait des promesses de ton baptême? » de Jean-Paul II au Bourget en 1980. De quelle façon les moines cherchaient-ils Dieu? Le Saint-Père nous l’indique:
— le choix
de l’eschatologie, conçue comme une tension de l’être, derrière le
provisoire, la recherche du définitif.
— « la Parole » comme guide, source de la connaissance à la fois de
l’eschatologie et de la grammaire.
— « ora et labora », les deux composantes de la Règle de saint Benoît, déterminantes de la vie monastique, « école du service du Seigneur ». Le dialogue avec Dieu, le chant des psaumes — en présence des Anges, de la Cour Céleste — la musique faisant partie de l’harmonie universelle de la Création — « digne de Dieu et digne de l’homme ». Le travail manuel car Dieu est créateur et la création n’est pas achevée.
— l’Esprit et la liberté qui ouvre un vaste horizon mais qui est aussi un lien sans lequel elle n’est que ruine. Ici sont dénoncés l’arbitraire et la subjectivité (qui n’obéissent qu’à eux-mêmes) et le fondamentalisme (qui s’en tient à la lettre). On pourrait dire que le pape dénonce d’une part la liberté absolue et d’autre part le refus de liberté.
— enfin, l’accomplissement de la raison en opposition avec les positivistes qui rejettent Dieu dans le domaine du subjectif, réservant le champ de la raison au seul monde scientifique: en fait, capitulation de la raison. Nous parlerions ici de l’illogisme qui consiste à accepter l’horloge et à refuser l’horloger.
Nous étions quelques-uns de SOS Tout Petits, ce vendredi boulevard Saint-Germain, près de la place Maubert à proximité des Bernardins, à distribuer des tracts en vue de notre prochaine manifestation, le 20 septembre place Saint-Miche!; la foule était nombreuse et attentive, contenue par des barrières, nous entendions le discours du pape diffusé par haut-parleur, la voix était douce, le français excellent, la fin fut marquée par des applaudissements nombreux et prolongés aux Bernardins et dans la rue. Les cloches de Saint-Nicolas-du-Chardonnet sonnaient à toute volée. On ne pouvait échapper à un sentiment de joie et d’émotion; moment de grâce et l’on pourrait dire de communion. Pour une fois « les Lumières » se tournaient vers la Lumière.
II n’y eut pas d’allusion à la culture de mort mais on pouvait l’entrevoir dans ce qui avait été dit de l’arbitraire et du fanatisme, condamnation d’une liberté devenue folle, du terrorisme, du politiquement et du religieusement correct. La culture ne peut se contenter de la loi naturelle, il lui faut aussi l’Auteur de la loi.
Cette recherche de Dieu, ce désir de Lui, ne semblent être autre chose que ceux de la Sagesse, présente avant même la Création. Elle est le premier et le plus grand don du Saint-Esprit: le goût de Dieu.
Xavier Dor
(source: Connaissance des Arts, numéro spécial consacré au collège des Bernardins)
Rectification et ajout à l’éditorial du n°18
Au cours d’une conversation téléphonique, soeur Marie-Geneviève, religieuse rue du Bac, me dit que Catherine Labouré n’a pas été giflée par Monsieur Adel, mais que celui-ci la traitait de « méchante guêpe ». Elle m’a dit aussi que Mgr de Quelen avait remis l’affaire de la médaille entre les mains de Dieu: si elle était de Lui, son succès serait assuré...
J’ajoute ceci: le drapeau de l’Europe, bleu orné de 12 étoiles, est bien celui de la Vierge de la rue du Bac. Ceci a été confirmé par le dessinateur lui-même, monsieur Arsène Heitz, qui le raconte. C’est le 8 décembre—fête de l’Immaculée Conception— 1955 que son projet fut adopté à l’unanimité parmi 101 projets, après plus de 5 ans de discussions, commissions, délibérations... (Action familiale et scolaire, n° 184,
p. 51à53). X.D.
IMPRESSIONS MÉLANCOLIQUES DE LA RÉDACTION: N.P.A.I.
De grâce, si vous déménagez, prévenez la rédaction, lorsque vous cotisez (10 € par an...) ne vous trompez pas dans votre adresse, dans les numéros, celui de la rue, celui du code postal, celui du bloc d’habitation... Sinon le fil se rompt et nous n’avons aucun moyen de retrouver un ami qui "n’habite pas à l’adresse indiquée" : NPAI...
LISTE DES ROSAIRES: le samedi 15 NOVEMBRE à 14h30____________________________________
AIX-EN-PROVENCE: rue Henri Pontier
ALENÇON: rue Fresnay, près de l’hôpital à 15 h
ANGERS : place du Maréchal Leclerc, devant le Palais de Justice
ANGOULÊME: place Marengo à 15 h
ARRAS: 17 boulevard de Strasbourg à 16 h
AUXERRE: parvis de la cathédrale Saint-Etienne
AVIGNON: devant la polyclinique Urbain V à 15 h
BESANÇON: place de la cathédrale
BORDEAUX: parvis de la cathédrale Saint-André
GRENOBLE: vieil hôpital de la Tronche
BREST : Monument aux morts, rue de Siam, à 16 h 30
LAVAL: place de la Trémoille au pied de la cathédrale
LYON: quai du Rhône à 15 h
MANTES-LA-JOLIE: devant la collégiale à 10 h
NANCY: place d’Alliance
NANTES: parvis de l’église Sainte-Thérèse
PARIS: parvis de Notre-Dame, devant la statue de Charlemagne
PERPIGNAN: promenade du Pilet
POITIERS: parvis de Notre-Dame la Grande
TOULON: place Louis Blanc, devant l’église Saint-François de Paule à 17h45
VANNES: parvis de la cathédrale
VERSAILLES: place du Marché
A l’étranger en union avec les rosaires de France de SOS Tout Petits:
Belgique : BRUXELLES à 16 h devant la statue du roi Baudom en face de Sainte-Gudule
NAMUR à 14h30 rue Blondeau
Côte d’Ivoire : ABIDJAN à 13h30 (heure locale) devant le CHU de Treisschville
Luxembourg : à 16 h, place Guillaume
Philippines : GENERAL SANTOS (Mindanao) parvis de la cathédrale
République Démocratique du Congo: KINSHASA parvis de la cathédrale (centre de la pastorale)
LES PROCHAINS ROSAIRES DE SOS TOUT PETITS
(hormis ceux du 15 novembre)
PARIS, place Saint-Sulpice:
Vendredi 12 décembre à 18 h
Vendredi 6 février 2009 à 18 h devant le n° 5 de la rue Cadet (9e)
MAISONS-LAFFITTE, avenue de Longueil:
Samedi 22 novembre à 10h45 (chapelet)
Samedi 7 février 2009 à 10h45 (chapelet)
BOUGIVAL, place du général De Gaulle:
Samedi 10 janvier 2009 à 10h45 (chapelet)
SAINT-GERMAIN-EN-LAYE, rue de la Surintendance:
Samedi 20 décembre à 10h45 (chapelet)
NANCY, place d’Alliance:
Samedi 13 décembre 2008 à 14 h 30
Samedi 10janvier 2009 à 14h30
Samedi 14 février 2009 à 14h30
DIJON, hôpital du Bocage:
Samedi 8 novembre à 14h30
Samedi 13 décembre à 14h30
Samedi 10janvier à 14h30
Samedi 14février à 14h30
LYON, quai du Rhône:
Samedi 15 novembre à 15 h
Samedi 13 décembre à 15 h
Samedi 17 janvier à 15h
Samedi 21 février à 15 h
ACTUALITÉ DU RESPECT DE LA VIE___________________________________________________
Jeudi 20 NOVEMBRE à 14 h à l’appel de « Laissez les Vivre — SOS Futures-Mères »:
Une manifestation est organisée, quai Conti devant l’Institut, pour protester contre l’élection de Simone Veil à l’Académie Française.
SOS Tout Petits appelle tous ses amis à se joindre à cette manifestation, (métro Saint-Germain-des-Prés; voir aussi la chronique de Mordicus, ci-dessous).
Dimanche 25 JANVIER 2009 à PARIS, grande Marche pour la Vie, organisée par le Collectif « 30 ans ça suffit! » (dont SOS Tout Petits est membre)
Rassemblement à 14h30 place de la République.
SOS Tout Petits — comme d’habitude — fermera la marche du cortège, en récitant le chapelet.
HONTE A L’ACADEMIE FRANÇAISE
Le 20 novembre, l’homme politique préféré — dit-on — des Français: Simone Veil, va être élue à l’Académie Française, telle une vache sacrée...
Comme homme politique, elle n’a jamais été élue au suffrage direct, si ce n’est comme tête de liste à une élection européenne gagnée d’avance. Comme écrivain, elle n’a rien écrit de remarquable, pas même le texte de sa loi responsable de plus de 6 millions de morts en France depuis 33 ans.
À force de pratiquer systématiquement le politiquement correct, l’Académie Française — qui a refusé Raspail, Volkoff, et quelques autres grandes pointures — sombre dans l’insignifiance en se rabattant sur des tâcherons sans gloire comme sans génie.
L’élection — sans surprise et très symbolique — de Simone Veil est une honte pour l’Académie, une humiliation pour l’esprit français, une tache supplémentaire sur notre pays.
Mordicus
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Août 2008
N° 18
EDITORIAL__________________________________________________
LA MÉDAILLE
Comment, en un éclair et dans les circonstances les plus variées, entrer en relation avec une personne que l’on ne connaît pas et que, le plus souvent, on ne reverra pas et créer avec elle des liens mystérieux en lui parlant de l’Invisible, de sa Justice et de sa Miséricorde? Comment, en un instant, aller à l’essentiel, ce qu’il y a de plus profond dans l’être, à ce qu’il est et pourquoi il est fait? Eh! bien, aussi disproportionné que cela puisse paraître, aussi dérisoire même: en lui offrant humblement, simplement, avec un sourire, une petite médaille bénie de la rue du Bac.
La personne surprise, intriguée est parfois hésitante, charmée. Elle prend la médaille — il est arrivé qu’elle la porte à ses lèvres — ou elle est indifférente, au moins en apparence, mais rarement hostile. Le plus souvent la médaille est acceptée même par les incroyants. On peut la porter sur soi ou la garder dans son porte-monnaie ou dans ses affaires, à proximité de la main. On peut aussi la déposer dans des endroits insolites, par exemple un édicule maçonnique, ou la coudre sur nos banderoles. Elle est une présence.
Son nom « miraculeuse » lui vient des signes accomplis et de la piété populaire. Elle est bien connue, elle fut montrée par la Sainte Vierge sur ses deux faces lors d’une apparition à une novice de 24 ans, Catherine Labouré, le 27 novembre 1830 dans la chapelle des soeurs de Saint Vincent de Paul, 140 rue du Bac. Sa forme est ovale, d’un côté la Vierge est représentée, debout, sur un globe, les bras tendus, mains ouvertes, les doigts ornés de pierreries d’où partent des rayons lumineux, symboles des grâces offertes. Au pourtour cette inscription: « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ». De l’autre côté, le M de Marie, entrelacé avec la Croix, surmontant deux coeurs, l’un couronné d’épines — celui de son Fils — l’autre transpercé: le sien. Tout autour, douze étoiles figurent les douze Apôtres et l’Église, symboles aussi, avec le globe, de l’universalité. Elle ne fut pas acceptée d’emblée par le confesseur de la voyante (Monsieur Aladel) qui, une fois même excédé par son insistance, la gifla. Mais si Catherine insistait, c’est que la Sainte Vierge le lui ordonnait et lui recommandait de n’en parler qu’à son confesseur. Elle était humble et obéissante, Monsieur Aladel céda. Il en parla à ses supérieurs puis à l’archevêque de Paris, Mgr de Quélen, qui en vit aussitôt l’importance. La médaille fut frappée en 1832. Elle eut tout de suite un vif succès.
Soeur Catherine ne resta que dix mois rue du Bac puis fut affectée à un autre couvent de son ordre, à Reuilly dans l’actuel 12e arrondissement, où les soeurs avaient en charge un hospice. Elle y resta jusqu’à sa mort en 1876. Elle n’eut pas de grandes charges: le jardin, le poulailler, la cuisine, la porterie, le service des vieillards... Elle ne voulait pas qu’on parle d’elle. Elle refusa de voir l’archevêque, le roi, et même le pape, et resta inconnue de son vivant.
D’où vient que, si petite,
la médaille soit si grande?:
— de sa source: l’Immaculée Conception et l’Incarnation: Amour et Vérité, antidote du péché originel, de la gnose, des Lumières, de l’athéisme, du panthéisme, du laïcisme, de la religion démocratique universelle, des droits de l’homme sans Dieu et de la culture de mort.
— de l’humilité de la voyante qui disait, parlant de la Vierge: « Si elle m’a choisie, ne sachant rien, c’est afin qu’on ne puisse douter d’elle ».
— des grâces accordées: guérisons, conversions, la plus connue étant celle
d’Alphonse Ratisbonne qui passa du judaïsme au catholicisme, fut prêtre et fonda ND de Sion à Jérusalem.
— de l’Église qui l’a accréditée en autorisant son impression et sa diffusion, proclamant en 1854 — quatre ans avant Lourdes — le dogme de l’Immaculée Conception, béatifiant en 1933 puis canonisant en 1947, Catherine Labouré. La médaille faisait partie des six moyens — avec la radio et les journaux — employés par saint Maximilien Kolbe pour propager la foi. Le pape Jean-Paul II vint se recueillir rue du Bac en 1980.
— enfin dernier signe: en présence du cardinal Verdier, de la supérieure générale, des médecins et de plusieurs autres témoins, le corps de Catherine Labouré, déposé dans la chapelle de Reuilly, fut retrouvé intact, les membres souples, le 21 mars 1933, cinquante-six ans après sa mort, lors du procès de béatification et de son transport dans la chapelle de la rue du Bac.
Je l’ai beaucoup donné dans la rue, dans le métro, lors de nos manifestations, de nos distributions hebdomadaires près des lycées, des collèges ou des facultés. Elle est souvent mieux reçue qu’un tract, ayant une autre valeur. Je l’offre dorée car elle est plus belle. J’ai parfois craint de ne pas toujours la donner à bon escient, et comme je m’en ouvrais aux soeurs, celles-ci m’ont rassuré en disant: « la Sainte Vierge fera le reste... ». J’ai pris une telle habitude d’en avoir avec moi que, sans elles, je me sens comme dépouillé. Elle a un grand pouvoir. Étant hospitalisé aux Quinze-Vingts, je l’avais remise à une voisine la veille de son opération. Six ans après je la rencontre à nouveau dans la salle d’attente. Elle s’assit à côté de moi et sortit aussitôt de son porte-monnaie la médaille. Cette personne était iranienne, disciple de Zoroastre dont la religion était celle de la Perse avant l’arrivée de l’islam. Un matin, je rapportais à l’un de nos avocats, maître N., un dossier sur le planning familial, la secrétaire me reçut, maître N n’étant pas encore arrivé. Je lui remis le dossier et en même temps une médaille. Je la vis embarrassée mais elle l’accepta. Deux mois après, à un mariage, je rencontrais maître N qui me parla aussitôt de la médaille: «Après mon arrivée, ma secrétaire m’accompagna dans mon bureau et me dit “Je ne veux pas de cette médaille” et elle la jeta dans la corbeille. Je n’ai rien dit; le soir venu, elle frappa à la porte de mon bureau: elle venait rechercher la médaille »! J’ai été invité l’été dernier par l’abbé Bolla à Kinshasa, capitale de la RDC. Nous avons eu une panne de voiture: je donnais au garagiste une médaille. Il s’en saisit plus qu’il ne la prit et s’écria en riant: « jusqu’à la mort! ». Et cette femme si pauvre, avec son enfant dans les bras, à l’aéroport, et qui ne cessait de me remercier... Ce qui est le plus frappant, c’est que, où que l’on aille, sauf exception, il y a une attente.
Mais peut-être le plus bel hommage est celui que rapporte Anne Bernet dans sa biographie de Catherine Labouré, le matin du 23 avril 1871, un mois avant la semaine sanglante qui vit l’écrasement de la Commune: une troupe armée de Fédérés, conduite par un homme d’une vingtaine d’années, envahit le couvent des soeurs à Reuilly. Était-ce la fin pour les religieuses? Elles connaissaient l’anticléricalisme forcené des « communeux »: pillages des églises, sacrilèges, la Commune était bien une révolution sociale mais conduite par des anarchistes: « ni Dieu ni maître! ». Elle devait fusiller Mgr Darboy, archevêque de Paris, le 25 mai suivant... Non! les Fédérés venaient chercher des médailles! Parmi eux on peut penser que plusieurs moururent sur les barricades ou victimes de la répression atroce des Versaillais. Ils venaient chercher un peu d’éternité.
Xavier Dor
LES PROCHAINS ROSAIRES DE SOS TOUT PETITS _______________________________
PARIS, place Saint-Michel:
Samedi 20 septembre à 14h30
Samedi 15 novembre à 14h30: parvis de Notre-Dame — 22e anniversaire de SOS Touts Petits
VERSAILLES, à l’angle de la rue de la Paroisse et de la rue du Maréchal Foch:
Samedi 4 octobre à 14h30
BOUGI VAL, place du Général De Gaulle:
Samedi 27 septembre à 10h45 (chapelet)
SAINT-GERMAIN-EN-LAYE, rue de la Surintendance:
Samedi 18 octobre à 10h45 (chapelet)
NANCY, place d’Alliance:
Samedi 14 septembre à 14h30
Samedi 11 octobre à 14h30
DIJON, se renseigner auprès des responsables locaux:
Samedi 13 septembre à 14h30
Samedi 11 octobre à 14h30
LUXEMBOURG, place du Puits Rouge à Luxembourg Ville:Samedi 18 octobre de 15 h à 16 h, suivi d’une messe dans la crypte de la cathédrale
LYON, quai du Rhône près de l’Hôtel-Dieu:
Samedi 20 septembre à 15 h
Samedi 18 octobre à 15 h
Le SAMEDI 15 NOVEMBRE 2008, à 14h30, aura lieu le ROSAIRE NATIONAL de SOS TOUT PETITS pour le 22e anniversaire de la fondation de l’Association par le docteur DOR, comme les années passées dans toutes les villes — et d’autres encore — où il fut récité. Préparez-vous à participer àce grand rassemblement de ferveur publique.
La Marche pour la Vie, organisée à PARIS par RENAISSANCE CATHOLIQUE — de NID des Victoires à Montmartre — se déroulera le SAMEDI 11 OCTOBRE.
ACTUALITÉ DU RESPECT DE LA VIE ____________________________________________
UN GUIDE POLITIQUE DE BIOÉTHIQUE
La lettre de « Génétique » — éditée par la Fondation Lejeune — du mois de juillet 2008 signale la parution d’un « Guide » qui mérite d’être saluée. Destiné au grand public, il a été réalisé sous la direction d’Élisabeth Montfort, ancien député européen élue sous les couleurs du MPF, et de Pierre-Olivier Arduin, responsable de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon. Il bénéficie de la collaboration de médecins, de philosophes, de juristes, et d’hommes politiques français et étrangers comme Miroslaw Mikolazic, député polonais au Parlement européen, ou Jean-Frédéric Poisson, député UMP des Yvelines, auteur récent d’un ouvrage remarqué sur la bioéthique.
Ce guide a l’ambition d’éclairer le publie français dans un domaine ou en général il ne voit que du bleu ce qui le maintient dans un flou artistique complet dans ce domaine fondamental de la vie, de la fécondité, et des manipulations ahurissantes qui sont maintenant possibles. Il pose surtout quelques bonnes questions: peut-on en effet laisser dire et faire que le législateur, comme le scientifique, peuvent disposer à leur gré d’un soi-disant « droit à l’enfant » ou «à la santé »? Soulignant l’ambiguïté de la plupart des mots, accrochés comme des sangsues au radeau de la bioéthique, les auteurs dénoncent cette manipulation sémantique qui fabrique sous nos yeux cette république compassionnelle, qui tient lieu de morale et de religion à la majorité de nos contemporains.
L’ouvrage épingle aussi l’incohérence de ces nouvelles lois, toujours évolutives, qui prétendent tout résoudre. Soulignant que, bien évidemment, en matière bioéthique « tout repose sur le respect que l’on porte à l’embryon », les auteurs dénoncent avec vigueur la sottise — ou l’hypocrisie — qui consiste à s’interroger sans fin sur la nature de l’embryon: être humain ou personne humaine.., humanité en devenir... ? Alors qu’il ne s’agit là ni d’une question de foi ni de philosophie, mais d’une évidence — qui existe — et qui n’a pas besoin d’être démontrée. Les auteurs affirment ainsi que « les défenseurs de la vie gagneraient à refuser de démontrer l’évidence » s’appuyant en cela tout simplement sur
Aristote: « C’est être un rustre que de ne pas savoir distinguer entre ce qui exige de nous une démonstration, et ce qui — au contraire — nous en dispense ». Pourquoi en effet discutailler sans fin avec des gens de mauvaise foi?
Ce refus de réclamer « un statut de l’embryon » est particulièrement pertinent dans le contexte actuel de confusion mentale, intellectuelle et morale. Nous déplorerons une fois de plus, que c’est dans cette impasse que l’épiscopat français s’est engagé au début de l’année, après le congrès bioéthique, qui a réuni à Rennes une soixantaine d’évêques.
Que ne relisent-ils Aristote! il n’est pas trop tard... Lue Perrel
QUELQUES NOUVELLES D’AMÉRIQUE
Les journaux français et européens qui roulent pour Barack Obama, et présentent son élection comme presque assurée, prennent une fois de plus leurs désirs pour des réalités. Plus encore que pour Bush l’enjeu pro-vie va être déterminant dans la campagne électorale américaine. En prenant comme co-listier Joe Biden — partisan résolu du meurtre de l’enfant à naître — Obama annonce nettement la couleur... si l’on peut dire. Ce qui donne des ailes à Mac Cain qui, lui, choisit une adversaire de l’avortement : le gouverneur de l’Alaska, Sarah Palin, et promet de nommer des juges pro-vie à la Cour Suprême, avec en arrière-plan la forteresse du fameux arrêt « Roe contre Wade » toujours en vigueur.
De leur côté, les évêques américains prennent fermement position pour la vie. Certains d’entre eux vont jusqu’à refuser la communion — ce qui est quand même bien normal — aux hommes politiques qui, se disant catholiques, votent en faveur des lois abortives. Nancy Pelosi, élue démocrate, présidente de la Chambre des députés, se prétendant catholique, a déclenché une tempête en affirmant que jamais l’Église n’avait très bien su quand débutait la vie humaine et que « finalement, personne n’en savait rien ». L’archevêque de Denver, Mgr Charles Chaput et son auxiliaire Mgr James Conley, lui ont froidement fait remarquer qu’elle disait des sottises — incompatibles avec ses talents et sa brillante culture universitaire — et que, dès l’origine, l’Église a toujours désigné l’avortement comme un mal très grave.
Cette déclaration de l’archevêque de Denver a entraîné une réaction en chaîne chez les évêques américains:
— communiqué de l’archevêché de Washington, précisant que l’interprétation de la foi catholique appartenait
aux évêques.
— communiqué de la Conférence épiscopale américaine signé du cardinal Justin Rigali (archevêque de
Philadelphie) et de M~ William E. Lori, évêque de Bridgeport (Connecticut), accusant Nancy Pelosi de déformer l’enseignement de l’Église.
— mandement du cardinal Edwards Egan (New York), affirmant que le soutien à l’avortement, pour un homme
politique, le rend indigne d’exercer une charge publique...
De leur côté, les « hispanos », dont le poids électoral ne cesse se croître aux USA, sont majoritairement pro-vie. Près de 10000 d’entre eux viennent de manifester à Denver où se déroule la convention démocrate pour la défense de la famille, de la vie et du mariage traditionnel.
L’avortement n’est pas un problème personnel de conscience, c’est une évidence et un meurtre;
Les lois sont éphémères, et les hommes politiques très sensibles à l’humeur et au vent de la rue. C’est la rue qu’il
faut conquérir, les Américains l’ont compris. Lue Perrel
OLD ENGLAND!... OLD ENGLAND!...
Après « Whisky à gogo » ou « Noblesse oblige » les Anglais n’ont pas fini de nous faire rire.., si ce n’est que le rire devient grinçant, pour ne pas dire plus.
Le Parlement anglais vient en effet de voter une loi autorisant la fabrication d’hybrides homme-animal, par l’introduction dans des ovules d’animaux d’ADN humain. C’est « pour la recherche » affirme-t-on, « un plus pour l’Angleterre » en quelque sorte! A l’époque victorienne, les manuels de maintien affirmaient plus prosaïquement:
«serre les dents, et pense à l’Angleterre... »
Bien sûr, ces embryons hybrides — s’ils se développent — seront détruits au 14e jour. L’équivalent anglais de notre Agence de Biomédecine, la HFEA, y veillera, mais tout en autorisant cette création d’homme-cochon, d’homme-vache, d’homme-lapin... Ces variétés existent en réalité depuis fort longtemps, on peut même dire depuis le péché originel, est-il vraiment nécessaire d’en fabriquer d’autres?... Et s’il y en a qui s’échappent?...
Mordicus
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N°17
Mai 2008
ÉDITORIAL_________________________________________________________
LA GNOSE
L’idéologie de la culture de mort a un nom : la Gnose. La voici: plus qu’un péché, elle est le péché, celui de l’ange avant celui de l’homme, péché contre l’Esprit d’amour et de vérité. Elle se confond avec le péché originel et le « mystère d’iniquité » dont parle saint Paul (II Thess 2, 7) à « l’oeuvre dès maintenant ». Mère des hérésies elle se cache et ce qu’elle cache, ou plus exactement, celui qu’elle cache est l’Ange déchu. La Gnose, du grec « gnosis » : connaissance, se présente comme une transcendance réservée à des initiés, connaissance ésotérique des pensées divines.
Au jardin d’Eden, Dieu avait défendu à nos premiers parents de prendre du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, sinon ils mourraient. « Pas du tout — dit le serpent à Ève, et par elle à toute l’humanité — si vous en prenez, vous serez comme des dieux connaissant le bien et le mal ». La Gnose prend le parti du serpent et se met à son service, à l’affût de notre concupiscence, de toutes nos faiblesses et nos limites: erreur, ignorance, superstition, angoisse, souffrance, mort. Elle préexiste dans la sorcellerie, le culte des idoles et les sacrifices humains, mais prend toute sa force avec la Révélation et l’Incarnation, en se dressant contre elles:
• gnose juive avec la kabbale.~mélange d’interprétation. Des Écritures et d’ésotérisme babylonien, égyptien, grec, romain.
• gnose chrétienne, dès le début de notre ère avec Simon le magicien, contemporain des Apôtres.
- Au Moyen Âge: catharisme et nominalisme.
- Elle est présente à la Réforme (libre examen).
- Elle se restructure lorsque les Rose-croix — adeptes de la Kabbale — fusionnent avec les francs-maçons qui, d’opératifs deviennent spéculatifs (Londres, 24 juin 1717).
- Elle a prospéré au siècle des Lumières: philosophes, loges maçonniques, Illuminati.
- Elle a culminé avec la Révolution française, mère des révolutions déicides elle n’a jamais été aussi actuelle.
- Enfin, mère des hérésies, elle n’est pas étrangère aux religions qui, ayant connu l’Incarnation, l’ont rejeté: le judaïsme, l’arianisme, le nestorianisme auquel a succédé l’islamisme.
Il semble que toute la Gnose soit là : le refus de l’Incarnation, de ce qui l’a précédé et ce qui la suit : l’Église. Elle ne supporte pas que Dieu donne son salut et encore moins qu’il s’offre lui-même. Le péché — dit le père Varillon — est de prendre Dieu et non de le recevoir.
Tout est inversé: Dieu n’est plus Dieu et l’homme se fait Dieu contre Dieu qui s’est fait homme.
Dieu n’est plus Dieu
Le Dieu de la Bible est rejeté. II se trompe, il nous trompe. Il est pris dans un dualisme où le Dieu mauvais, à côté du Dieu bon, est celui des judéo-chrétiens (manichéisme, catharisme) ou noyé dans un panthéisme, celui de la Gnose historique des premiers siècles ou de la Gnose actuelle. Pour celle-ci il y a un « Hyper-théos », Principe suprême, qui n’aurait ni existence ni essence, virtualité indifférenciée, changeante, qui transcenderait le bien et le mal. Il n’y aurait pas création ex-nihilo mais émanation du Principe, écoulement par cycles à l’infini.
Religion
universelle, syncrétique, tolérante, sans amour ni vérité, admettant toutes
les religions et toutes les spiritualités même contradictoires. C’est elle
qui est inscrite depuis 1935 sur le billet américain de 1 dollar.
A
côté de l’affirmation de la croyance en Dieu: « In God we trust
» figure le
revers du sceau fédéral des États-unis emprunté
— en 1776 —
aux Illuminati de Bavière: une tour de Babel inachevée, à 13 degrés, (les 13
grades des Illuminati) et, dans la partie détachée du sommet, inscrit dans
un triangle, l’oeil du Grand Architecte.
La Gnose rejette la Bible mais c’est sur elle et notamment l’Évangile de saint Jean que l’on prête serment dans les loges, même celles qui se disent athées. C’est un Jeudi Saint qu’est institué au 18e degré le chevalier Rose-croix dans le rite écossais. On partage le pain, on boit le vin. Ainsi l'Ange déchu ne peut se passer de Dieu, il n’est pas athée mais révolté.
L’homme se fait Dieu
La Gnose l’invite à désobéir et à ne pas dépendre de Dieu, alors que le bonheur de l’homme est de dépendre de Dieu (première des Béatitudes). Elle l’invite à refuser la foi — sa conscience suffit —, à refuser la grâce — l’homme n’est pas sauvé il se sauve lui-même —, à refuser le miracle et à accueillir la magie qui s’approprie les esprits.
Elle l’incite à la pesanteur — pouvoir, hédonisme — mais aussi à l’Illumination, dont on peut se demander d’où elle vient : de Dieu, de l’ange déchu, de l’homme lui-même.
Enfin elle invite au secret, non le secret professionnel mais le secret initiatique, intérieur à la secte, secret qui, à lui seul, pouvait déjà la caractériser car qu’a-t-elle à cacher? « Rien de secret qui ne doive être dévoilé »lit-on dans saint Marc (IV. 22. La vérité n~a rien à craindre.
Le secret a été la raison principale de la condamnation en 1738 de la franc-maçonnerie par Clément XII (In eminenti...). Du secret maçonnique il est dit dans leur dictionnaire thématique: « Il est le cadeau du Grand Architecte à l’humanité, la parcelle résiduelle de Lumière divine, chère aux kabbalistes ».
La Gnose touche à tous les domaines
• Sa philosophie est subjectiviste. Il n’y a pas de vérité, il n’y a que des vérités ou des opinions. Une des plus grandes vertus gnostiques est la tolérance, c’est péché contre elle gravement que de combattre, même pacifiquement, l’avortement: c’est faire preuve d’intolérance, le pire des états, en ce qu’il porte atteinte à la liberté. Or celle-ci prévaut toujours sur la vérité, c’est le règne du relativisme et de l’arbitraire. On peut dire une chose et son contraire, le monde de la Gnose est celui de Babel et d’Orwell.
• Sa morale est l’individualisme. Elle refuse tous les dogmes mais en voici un qui coupe l’homme de ses racines familiales, sociales, nationales et qui l’incite à l’hédonisme et à l’utilitarisme.
• Sa culture est la culture de mort qui dissout les consciences avant de passer à l’homicide. Là aussi règne l’arbitraire. Le Parlement a voté récemment une loi autorisant les centres de PMI (Protection Maternelle et Infantile) à pratiquer les ivg médicamenteuses : on tue pour « protéger », un poison mortel est appelé « médicament »... Au commencement était le Verbe...
• Sa politique est le laïcisme qui rejette Dieu de la Cité et fait de la religion une affaire privée. Aux droits de Dieu sont substitués les droits de l’homme: «toute autorité vient du peuple » (Déclaration universelle des droits de l’Homme, Paris 1948 — art. 2 1/3), destinés à régner sur la démocratie universelle.
La Gnose a tout envahi : la science en lui donnant toute liberté, les finances, l’économie. La République est sa chose : justice, enseignement, santé, partis, syndicats. Les Comités d’Éthique ne lui refusent rien. Elle se dépasse elle-même: Jaurès en 1905, aurait-il imaginé que, 100 ans après la séparation de l’Église et de l’Etat, la France ait pu tuer légalement ses propres enfants par millions?
Elle est là au quotidien avec les médias, elle est dans les esprits. Le politiquement et le religieusement correct c’est elle. L’Eglise de France est prisonnière mais elle l’est surtout d’elle-même. Elle règne dans les instances et les organisations internationales: ONU, OMS, UNESCO, IPPF — l’organisme le plus meurtrier que le monde ait jamais connu — Ses relais sont le CFR (Council Foreign Relations), le groupe Bilderberg, la Trilatérale, le club de Rome. Le rapport Kissinger destiné au tiers monde, c’est elle. Elle est l’organisatrice des conférences de Rio, du Caire, de Pékin.
Visiblement s’installe un nouvel ordre mondial : le « novus ordo seclorum » du dollar américain, et un gouvernement mondial. Peut-on imaginer un corps sans tête? Mais qui connaît les hauts initiés et au-delà? Comment imaginer les tentacules sans la pieuvre? Comment ne pas voir le complot ? Il existe dès la Genèse.
Il y a bien deux Cités: celle de Dieu et celle de Satan. La victoire, on le sait, appartient à un petit enfant dans les bras de sa mère : l’Enfant-Dieu et la Vierge Marie, celle qui, de son talon, écrase la tête du serpent.
Xavier Dor
LES PROCHAINS ROSAIRES DE SOS TOUT PETITS
PARIS, place Saint-Miche!:
Samedi 17 mai à 14h30
Samedi 7 juin à 14h30
MAISONS LAFFITTE, avenue de Longueil, mairie:
Samedi 24 mai à 10h45 (un chapelet)
MARSEILLE, hôpital de la Timone:
Samedi 17 mai à 10h30
NANCY, place d’Alliance:
Samedi 10 mai à 14h30
Samedi 14juin à 14h30
NANTES, (lieu encore indéterminé):
Samedi 7 juin à 10h30
LAVAL, place de la Témoille:
Samedi 24 mai à 14h30
GENOBLE, se renseigner auprès des responsables locaux
TOULOUSE, se renseigner auprès des responsables locaux
DIJON,-se renseigner auprès des responsables locaux
LYON, quai du Rhône près de l’Hôtel Dieu
Samedi 17 mai à 15 h
DIMANCHE 15 juin à 15 h: Marche priante de l’Hôtel Dieu à Fourvières.
LUXEMBOURG, place Guillaume (devant la mairie)
Samedi 17 mai à 15 h
ACTUALITE DU RESPECT DE LA VIE ____
À GRENOBLE le 28 avril: les militants de SOS Tout Petits Isère ont protesté, avec des banderoles devant le siège du Planning, contre sa propagande éhontée pour l’avortement et la contraception. Les dames de l’association terroriste, très agressives, sont venues les insulter.

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NANTES le 5 avril : 200 personnes assistent au
rosaire de SOS Tout Petits
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QUE RETENIR DE L’AFFAIRE SEBIRE?
Nous avons eu la même mise en scène que pour Vincent Humbert en 2003 qui amena la loi Léonetti, que dans le procès de Bobigny qui amena la loi Veil en 1975. Avec un grand tapage médiatique et du sentiment àla pochette en veux-tu en voilà...
Il y a les loges, tapies dans l’ombre, qui poussent sur le devant de la scène — en les sortant de leur chapeau —des politiques qui glapissent: « Il faut faire quelque chose... il faut changer la loi... ». Nous aurons l’euthanasie, comme nous avons l’avortement, la vérole et l’impôt sur le revenu... Et il y aura toujours un évêque, ou une commission d’évêques, ou un fragment d’évêque, pour affirmer gravement: « Mais non... l’euthanasie n‘est pas légalisée, elle est seulement dépénalisée... ».
Mordicus
MEFIEZ-VOUS DE CES VIEILLES PERSONNES QUI TROMPENT LA JEUNESSE
« De plus en plus d’ados tombent enceintes.., les avortements chez les mineures ont augmenté de 200 % dépuis 15 ans », titre le quotidien Ouest-France le 28 avril, dans un entretien avec Françoise Berger « responsable » du Centre de Planification de Quimper.
Cela n’est pas pour nous étonner, et de Quimper-Corentin ou d’ailleurs le refrain est toujours le même depuis 40 ans: faire semblant de déplorer l’avortement quand on réclame à corps et à cris son extension industrielle, présenter la contraception comme le « remède » alors qu’elle en est le premier pas. Cette fausse naïveté du Planning Familial laisse rêveur.., car enfin, les enfants ne naissent pas dans les choux apportés par des cigognes!... Lorsque l’on matraque — et depuis si longtemps — les esprits avec des slogans erronés, lorsque l’on encourage une jeunesse à peine nubile à user comme d’un jouet de la sexualité, il faut bien s’attendre à en avoir un jour les tristes conséquences.
« Mais il y a la contraception... Hier elle était vécue par les adolescentes comme une libération. Aujourd’hui elles la vivent comme une contrainte!...»
Bien entendu la vérité finit toujours par sortir du puits. Le rôle de la sexualité, c’est la propagation du genre humain, c’est d’avoir des enfants, et la contraception qui s’y oppose — comme l’avortement — conduit toujours au désastre.
« Une seule solution: l’éducation... »
Mais quelle est cette « éducation » qui détruit les âmes comme les corps? qui souille les gamines et leur provoquera avec la pilule un cancer du sein à 40 ans, une dépression tenace, voire un suicide avec l’avortement. Quelle est cette « éducation » qui avilit les garçons? les déresponsabilise, les transforme en zombies toujours aux aguets de leurs « pulsions ». La pureté n’est pas étrangère à la jeunesse, bien au contraire parce qu’elle est exigeante...
Dans le quotidien « Présent », le 30 avril. Rémi Fontaine rappelle opportunément le « théorème de Sauvy »: « pas d’enfants, pas de retraites ». Peut-être faudrait-il prévenir Sarkozy???
Lue Perrel
SOS TOUT PETITS -11 rue Tronchet - 75008 PARIS
Bulletin SOS Tout Petits Actualités
Directeur de Publication: Docteur Luc Perrel — Rédacteur en Chef: Docteur Xavier Dor
Notre site Internet: www.sos-tout-petits.org
Bulletin trimestriel — Abonnement annuel: 10 € — Prix au numéro: 3 €
N° de Commission Paritaire: 0611 G 85035 —N° ISSN: 1769-0226
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