L'AVORTEMENT ET LA LIBERTÉ DE LA MÈRE ?

Les défenseurs de L'avortement libre affirment, c'est bien connu, que leur objectif est de libérer la femme et défendre ses droits : droit à une sexualité libre, à la maîtrise de son corps, au refus d'une grossesse indésirable parce qu'elle est contraire à un standing de vie, à l'exercice d'une profession...

L'avortement est considéré comme une option. En réalité la femme est rarement libre de choisir ou de conserver son enfant à cause des nombreuses pressions exercées par le mari ou le concubin, la famille ou l'environnement social, quand ce n'est pas le gynécologue consulté ou les assistantes sociales. Ces pressions deviennent assez souvent un chantage odieux.

Le concubin ou le mari dit (chantage à la séparation):

- Tu choisis, c'est l'enfant ou moi.

Il y le chantage à l'argent :

- Je te coupe les vivres.

Il y a même la menace de suicide du mari. Le plus souvent c'est du bluff, mais encore faut-il que la femme s'en rende compte.

Il y a la famille, qui ne veut pas assumer le " déshonneur" ou la " charge" d'un enfant adultérin ou autres cas difficiles.

Dans les pays où l'avortement est légalisé, il arrive qu'une mère en situation difficile se fasse insulter par l'assistante sociale ou le conseiller spécialisé parce qu'elle veut à tout prix garder son enfant.

Où sont la liberté et le respect de la femme dans tout cela? Myriam Dibundu-Bordreuil note à ce sujet: