L'AVORTEMENT ET LA LIBERTÉ DE LA MÈRE ?
Les défenseurs de L'avortement libre affirment, c'est bien connu, que leur objectif est de libérer la femme et défendre ses droits : droit à une sexualité libre, à la maîtrise de son corps, au refus d'une grossesse indésirable parce qu'elle est contraire à un standing de vie, à l'exercice d'une profession...
L'avortement est considéré comme une option. En réalité la femme est rarement libre de choisir ou de conserver son enfant à cause des nombreuses pressions exercées par le mari ou le concubin, la famille ou l'environnement social, quand ce n'est pas le gynécologue consulté ou les assistantes sociales. Ces pressions deviennent assez souvent un chantage odieux.
Le concubin ou le mari dit (chantage à la séparation):
- Tu choisis, c'est l'enfant ou moi.
Il y le chantage à l'argent :
- Je te coupe les vivres.
Il y a même la menace de suicide du mari. Le plus souvent c'est du bluff, mais encore faut-il que la femme s'en rende compte.
Il y a la famille, qui ne veut pas assumer le " déshonneur" ou la " charge" d'un enfant adultérin ou autres cas difficiles.
Dans les pays où l'avortement est légalisé, il arrive qu'une mère en situation difficile se fasse insulter par l'assistante sociale ou le conseiller spécialisé parce qu'elle veut à tout prix garder son enfant.
Où sont la liberté et le respect de la femme dans tout cela? Myriam Dibundu-Bordreuil note à ce sujet:
" Le plus grand mensonge de l'avortement est de faire croire à la femme qu'il la libère. A première vue, bien sûr, L'avortement la délivre de la malédiction millénaire de la fille-mère abandonnée. Elle échappe ainsi (mais à quel prix!) aux conséquences de la conduite irresponsable et égoïste de beaucoup d'hommes, de même que le divorce l'affranchit parfois d'une situation intenable, de brutalités physiques et morales, d'une polygamie de fait ou de droit. C'était l'argument avancé par les féministes, et il faut reconnaître qu'il avait du poids.
Mais, en réalité, cette possibilité (jointe à celle de la contraception) n'a fait qu'aggraver la situation, en accentuant précisément chez l'homme son égoïsme et son irresponsabilité et en lui donnant à l'égard de la femme un moyen d'oppression supplémentaire. Le remède proposé s'est avéré lui-même poison. Nous pouvons en conclure que là où il ny a pas dabord lamour et le respect, il ne peut exister de réelle liberté. La liberté ne peut sacquérir au travers des droits seulement, mais au travers des devoirs réciproques de l'homme et de la femme.
La solution de l'avortement correspond à une société de droits et non de devoirs, où les relations entre les hommes et les femmes sont axées essentiellement sur le plaisir, faciles à rompre en cas de conflit, fondées sur léphémère - évacuant donc mariage et enfants, qui requièrent un minimum de stabilité. Ne sommes-nous pas déjà dans " le meilleur des mondes " dAldous Huxley ? "