LA POSITION TRADITIONNELLE DE l'EGLISE
L'avortement, disons-le tout de suite, est un crime. Un crime qui cependant n'est pas nouveau : dès les temps les plus anciens des "méthodes" étaient employées comme efficaces, à tort ou à raison. Le Christianisme réussit à "ré-humaniser" les peuplades converties. La grâce surnaturelle et la doctrine révélée ne pouvant pas s'implanter ou demeurer efficacement sans rétablir en même temps l'ordre naturel voulu par le Créateur. Si des avortements se pratiquèrent encore, ils devinrent rares et les " chrétiens " savaient parfaitement qu'il s'agissait d'un crime. Le mépris de l'ordre naturel est revenu par suite de la Réforme protestante, et il a été renforcé par la laïcisation de la société avec la Révolution, qui conduisit à une déchristianisation des meurs et des mentalités : le coup de grâce - ou l'achèvement - en sera le feu vert législatif donné par les libéraux de notre société permissive. L'avortement, est pudiquement appelé en France "Interruption volontaire de grossesse" (IVG) -l'emploi de l'abréviation rendant la chose d'autant plus abstraitement banale.