PEUT-IL Y AVOIR UNE INDICATION MEDICALE, SOCIALE OU EUGÉNIQUE ?
Certains adversaires de l'avortement croient pourtant qu'on peut recourir à l'avortement directement provoqué "dans des causes exceptionnellement graves auxquelles ils donnent le nom d' indication médicale, sociale, eugénique" (Pie XI, Encyclique Casti Connubii, 31 décembre 1930). Il nous suffira, pour réfuter cette erreur, d'emprunter les paroles de Pie XII dans son "allocution aux sages-femmes" le 29 octobre 1951
"Tout être humain, même l'enfant dans le sein de sa mère, tient le droit à la vie immédiatement de Dieu, et non des parents ou de quelque société ou autorité humaine. Donc, il n'y a aucun homme, aucune "indication" médicale, eugénique, sociale, économique, morale qui puisse exhiber ou donner un titre juridique valable pour disposer directement et délibérément d'une vie humaine innocente, c'est-à-dire en disposer en vue de sa destruction envisagée soit comme but, soit comme moyen d'obtenir un but qui peut-être en soi n'est pas du tout illégitime. Ainsi, par exemple, sauver la vie d'une mère est une très noble fin; mais la suppression directe de l'enfant comme moyen d'obtenir cette fin n'est pas permise. La destruction directe d'une vie prétendue " sans valeur ", née ou pas encore née, pratiquée, il y a quelques années, en grand, ne peut en aucune façon se justifier. Aussi, lorsque cette pratique commença à se répandre, l'église déclara formellement que tuer, même sur l'ordre de l'autorité publique, ceux qui, bien qu'étant innocents, ne sont pas, à cause de leurs tares physiques ou psychiques, utiles à la nation, mais plutôt deviennent une charge pour elle, est contraire au droit naturel et au droit divin positif et, par conséquent défendu. La vie d'un innocent est intangible, et tout attentat direct ou agression contre elle viole une des lois fondamentales sans lesquelles n'est pas possible la vie en société dans la sécurité ".