Lettres aux évêques de France
A l'occasion de la publication de l'exhortation apostolique "Sacramentum Caritatis" du pape Benoît XVI, le Dr Dor écrit une nouvelle fois au évêques de France. Ce qui nous permet d'ouvrir un nouveau chapitre : "Paroles d'évêques"
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Monseigneur,
En Amérique du nord et du sud, au Portugal, en Pologne, en Italie… les catholiques, derrière leurs évêques, se réveillent et répondent aux appels du Pape... En France nous pouvons remercier Monseigneur Cattenoz pour sa très explicite « lettre ouverte aux candidats ».
Le Pape, une fois de plus, dans son exhortation apostolique « Sacramentum Caritatis » (n° 83), rappelle que« les valeurs fondamentales comme le respect et la défense de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle, comme la famille fondée sur le mariage entre homme et femme, la liberté d’éducation des enfants et la protection du bien commun sous toute ses formes [ ]ne sont pas négociables » avant d’ajouter « les évêques sont tenus de rappeler constamment ces valeurs, cela fait partie de leur responsabilité à l’égard du troupeau qui leur est confié ».
Aussi, soutenu par l’encouragement du Cardinal Barbarin : « Continuez et les langues se délieront », je me permets de vous demander à nouveau pour notre site www.sos-tout-petits.org quelques-uns des textes les plus significatifs de vos interventions sur l’avortement et les lois bioéthiques. [ ... ]
Peut-être davantage encore, Monseigneur, combien nous souhaiterions que vous apportiez votre soutien à nos prières publiques et, si vous preniez la tête d’une manifestation pro-vie placée sous votre autorité, les catholiques seraient heureux et nombreux à vous suivre comme le troupeau suit son berger.
Dans cette espérance en cette Semaine Sainte, je vous prie, Monseigneur, de recevoir l’expression de mon profond respect et dévouement.
Dr Xavier Dor
Président de SOS-Tout-Petits
Un mois après le 20ème anniversaire de SOS-Tout-Petits, qui a été célébré par des rosaires en public de réparation dans 30 villes de France, le Dr Dor, à l'occasion du 8 décembre, adresse la lettre ci-dessous aux évêques de France .
Comme il est indiqué dans le post-scriptum, cette lettre est doublée d'un courriel qui est également adressé à quelques publications catholiques et de la grande presse.
Les réponses des évêques par courriel seront reproduites sur ce site pour le jour de la fête des Saints Innocents.
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Paris, le 8 Décembre 2006
En la fêté de l’Immaculée Conception
Monseigneur,
Votre responsabilité est immense. Vous êtes pasteur et le loup est dans la bergerie qui ravage le troupeau, choisissant parmi ses victimes les plus petites et les plus innocentes, les éliminant par l’avortement et la contraception, elle-même souvent abortive.
Pourquoi fermer les yeux et inviter à le faire ?
Pourquoi ne pas insister sur la culture de mort omniprésente et préoccupation majeure de nos Souverains Pontifes ?
Pourquoi ce silence dans nos églises et cette absence d’enseignement approprié dans nos écoles ? Pourquoi laisser le champ libre au « Planning familial » qui incite à la débauche et au meurtre ?
Pourquoi, au nom de l’humanisme, inviter officiellement des partisans reconnus de l’avortement sans même leur rappeler l’enseignement de l’Église et semer ainsi la confusion ?
Pourquoi mobiliser 100 000 fidèles contre « Halloween » et, à l’inverse de ce qui se passe aux États-unis où plusieurs états rejettent maintenant les lois qui autorisaient l’avortement, ne pas encourager, voire se mettre à la tête des prières publiques organisées par les « pro-vie » ?
Comment parler de laïcité apaisée alors qu’il s’agit, en fait, du laïcisme qui chasse Dieu de la Cité et qui est à l’origine, au nom de la liberté, du plus grand massacre commis contre Dieu et les hommes ?
Comment inviter à accepter les lois de la République alors que certaines d’entre-elles sont criminelles ? Parce que d’un ordre plus élevé le religieusement correcte n’est-il pas pire que le politiquement correcte ?
Nous sommes dans un abîme de refus de la grâce et de refus de la vie. Nos pasteurs devront en rendre compte, il va de notre salut et du leur.
Récemment, courageusement, ils ont pris parti contre les dérives eugéniques et éthiques du Téléthon. Serait-ce le rameau d’olivier qui annonce l’aube d’un temps nouveau où la vraie liberté s’épanouirait dans la vérité et la charité ?
En ce jour de l’Immaculée Conception, en ce temps de Noël et des Saints Innocents, que Dieu veuille aller au secours de son Eglise, des petites victimes et de toute notre société, trouvant note joie et notre espérance dans l’Enfant Dieu.
Felix culpa… Heureuse faute qui nous a valu un tel rédempteur.
Daignez agréer, Monseigneur, l’expression de mon profond respect.
Xavier Dor
P.S. : Cette lettre personnelle envoyée par voie postale est doublée, dans la mesure du possible, d’une copie par courrier électronique diffusée simultanément à quelques publications catholiques et de la grande presse. Elle est également reproduite sur le site Internet : «http://www.sos-tout-petits.org/».
Votre réponse recevra la même diffusion. En cette période préélectorale, elle ne manquera pas de rappeler que l’on doit s’abstenir de voter pour un candidat qui ne combat pas les lois contraires à la loi divine et à la loi naturelle.
SOS TOUT-PETITS – 11 rue Tronchet – 75008 - PARIS
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Réponses des évêques de France
Réponse du Cardinal Barbarin, Archevêque de Lyon.
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Réponse du Dr Dor au Cardinal Barbarin
Paris, le vendredi 12 janvier 2007
Monseigneur,
Vous répondez à ma lettre datée du 8 décembre 2006 :
« Je sais que vous faites ce que demande Saint Paul aux chrétiens d’Éphèse (6 – 20).
Merci, continuez et les langues se délieront »
Que demande Saint Paul aux Éphésiens ?
« Priez pour tous les saints, (19) pour moi aussi afin que Dieu m’ouvre la bouche et me donne des paroles pour annoncer hardiment l’Évangile, (20) dont je suis l’ambassadeur jusque dans mes chaînes. Puissé-je avoir la hardiesse d’en parler comme je le dois ».
Donc vous demandez à tous de continuer à prier pour tous les catholiques, afin que jusque dans nos chaînes nous ayons le courage de prêcher l’Évangile pour que les langues se délient.
Quelles sont les chaînes qui nous réduisent au silence pasteurs et fidèles?
Quelles sont les chaînes qui ont fait que les évêques de France n’ont pas répondu (à une exception près) à ma lettre du 30 septembre 2003 (Cf. http://www.sos-tout-petits.org/archives.html ).
Quelles sont les chaînes qui ont fait taire ces mêmes évêques lorsque la loi de 1975 était en préparation ?
Il y a peut-être un élément de réponse dans le texte publié le 21 /05 /2004 par Monseigneur André Vingt-Trois, à l’époque archevêque de Tours :
« Oserais-je vous dire que je m’interroge souvent devant Dieu sur les silences dont on pourra nous accuser dans quelques décennies ou dans quelques siècles [C’est dès maintenant que les silences sont coupables !] ? Quand je dis « nous », je ne pense pas seulement aux intellectuels éclairés dont les opinions ont si souvent suivi le « politiquement correct » ou le médiatiquement correct. Je pense à nous chrétiens et, premièrement, à nous évêques qui avons reçu la mission de guider le peuple chrétien.[...]
Les discussions sur le respect dû aux embryons, qui ne sont pas du simple matériel médical utilisable pour la recherche, butent à chaque instant sur la législation de l’avortement. La loi de dépénalisation de 1975, puis les lois successives qui en ont étendu le champ jusqu’à faire passer dans les mentalités que l’avortement est un droit, reposent sur le refus méthodologique de se prononcer sur le statut de l’embryon.
Puisque ces lois ont été élaborées comme si l’embryon était sans droit, toute tentative de réflexion éthique sur le traitement des embryons est discréditée d’avance comme attentatoire au « droit à l’avortement ». Quasiment tout le monde est tétanisé par la crainte d’être soupçonné de vouloir revenir sur la loi de dépénalisation et subit une sorte de terrorisme intellectuel.[…]
Il est encore temps de nous réveiller et de dire : ASSEZ ! ».
Oui, Monseigneur, il est temps de se réveiller et de dire : ASSEZ !
de redire à temps et à contretemps :
Assez de la culture de mort,
Assez des lois bioéthiques qui ne reconnaissent pas la vie,
Assez de la pornographie qui s’étale dans les média et impose les modes,
Assez des lois qui veulent ignorer Dieu et le Christ-Roi.
Bien sûr nous continuerons d’invoquer la Très Sainte Vierge Marie, plus particulièrement sous le vocable de Notre-Dame de Guadalupe et de la Médaille Miraculeuse.
Nous récitons le rosaire en public prière de réparation, d’intercession et de conversion, pour que cesse l’avortement « crimes contre Dieu ».
Nous prierons aussi pour que votre souhait, le souhait du Cardinal Barbarin, Primat des Gaules, soit partout entendu comme une invitation pressante et même un ordre et que les langues de nos pasteurs se délient.
Alors les catholiques auront à leur tour le courage de parler haut et fort : ils seront suivis par les hommes politiques,
et le Saint–Esprit pourra renouveler la face de la terre.
Daignez, Monseigneur, agréer l’expression de mon profond respect et de ma profonde reconnaissance.
Xavier Dor
Voir aussi l'article de Jean Madiran dans le PRESENT du 3 février 2007 au chapitre "Actualités".
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Réponse de Monseigneur Emmanuel Lafont, évêque de Cayenne.
mardi 26 décembre 2006
Cher ami,
Que le Prince de la Paix soit toujours avec vous.
Je vous remercie de votre courrier et de votre désir d’associer les évêques à votre combat incessant pour la vie. Je vous remercie de l’engagement que vous prenez, dans la mission que vous avez reçu, à votre baptême, de promouvoir l’Évangile de la Vie.
Avec vous, nous ne cessons, de bien des manières, publiques et privées, de prêcher cet Évangile de la Vie et la consternation qui nous étreint à la pensée de ces milliers de victimes innocentes de l’égoïsme et de
Le défi particulier de votre combat, vous vous en doutez bien, consiste en ce que, dans nombre de cas, les personnes concernées par le témoignage public en faveur de l’Évangile de la Vie sont des personnes en situation profonde de détresse humaine, affective, sociale ou matérielle. Je pense en particulier à bon nombre de femmes enceintes, qui soit en vertu de leur âge, soit en raison de leur situation de précarité ou d’isolement, ont à faire face à des pressions parfois insurmontables de la part de l’entourage. Je pense aussi à ces personnes qui vivent une situation humainement héroïque comme cet homme qui vient de mourir, en Italie, dans des conditions difficilement soutenables.
Comment faire pour que le témoignage que nous rendons à l’Évangile de la Vie laisse toujours transparaître l’immense miséricorde du Père envers les personnes ? C’est le défi auquel l’Église est confrontée quotidiennement.
C’est ce défi que le Christ, notre Seigneur, a su si éminemment relever, dans la manière dont il a accueilli la femme adultère (cf. Jn 8, 1-11), dont il est devenu l’espérance de tous les pauvres et des pécheurs, au grand dam de ceux qui se croyaient justes parce qu’ils vivaient, à la lettre, toutes les prescriptions de la loi, mais qui, en raison de cela, étaient tentés de se faire les juges de leurs frères.
Les témoins de l’Évangile de la Vie, tels que les décrit le pape Jean-Paul II ne peuvent pas ne pas être, en même temps, et dans le même mouvement, les témoins de l’Évangile de la Miséricorde, selon les mots de ce même pontife dans sa lettre encyclique « Dives in misericordia » :
Il faut donc que tout ce que j'ai dit dans ce document sur la miséricorde se transforme en une ardente prière: qu'il se transforme continuellement en un cri qui implore la miséricorde selon les nécessités de l'homme dans le monde contemporain. Que ce cri soit lourd de toute cette vérité sur la miséricorde qui a trouvé une si riche expression dans l'Écriture Sainte et dans la Tradition, comme aussi dans l'authentique vie de foi de tant de générations du peuple de Dieu. Par un tel cri, comme les auteurs sacrés, faisons appel au Dieu qui ne peut mépriser rien de ce qu'il a créé (136), au Dieu qui est fidèle à lui-même, à sa paternité, à son amour ! Comme les prophètes, faisons appel à l'aspect maternel de cet amour qui, comme une mère, suit chacun de ses fils, chacune des brebis perdues; et cela même s'il y avait des millions d'égarés, même si dans le monde l'iniquité prévalait sur l'honnêteté, même si l'humanité contemporaine méritait pour ses péchés un nouveau «déluge», comme le mérita jadis la génération de Noé! Ayons recours à l'amour paternel que le Christ nous a révélé par sa mission messianique, et qui a atteint son sommet dans sa croix, sa mort et sa résurrection! Ayons recours à Dieu par le Christ, nous souvenant des paroles du Magnificat de Marie, proclamant la miséricorde « de génération en génération » ! Implorons la miséricorde divine pour la génération contemporaine! Que l'Église, qui cherche à l'exemple de Marie à être en Dieu la mère des hommes, exprime en cette prière sa sollicitude maternelle, et aussi son amour confiant, dont naît la plus ardente nécessité de la prière ! »
En vous remerciant de votre engagement pour la Vie, je vous invite aussi à rechercher avec nous les chemins les meilleurs afin que toute personne qui ne parvient pas encore à comprendre la beauté de l’Évangile de la vie se sente, par notre présence et notre parole, ni jugée ni condamnée, mais au contraire encouragée et invitée à entrer plus avant, avec nous, dans la découverte de ce mystère de vérité et de bonheur !
Je me recommande à votre prière et vous assure de la mienne.
† Emmanuel Lafont
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Note du webmaster : Dans tous les écrits du Dr DOR, comme dans ses prises de paroles, qui pourra trouver un seul mot de condamnation des femmes qui ont avorté ?
Réponse de Monseigneur Pierre-Marie Carré,
Monsieur,
En réponse à votre message, je pense qu'il est inutile de vous redire que
j'entre pleinement dans ce que les papes successifs, en particulier Jean-Paul II
et Benoît XVI, ont redit avec beaucoup de force concernant l'avortement (voir
par exemple Evangilium vitae n.58-62).
Pour ma part, je soutiens "Mère de Miséricorde" qui est une association reconnue
par les archevêques d'Albi et en lien avec eux. Je regrette d'ailleurs une trop
grande dispersion des associations qui agissent pour la vie.
Avec l'assurance de ma prière.
+ Pierre-Marie Carré
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Effectivement il n'est pas indispensable de redire aux militants de SOS-Tout-Petits l'enseignement des Papes sur l'avortement, c'est à tous ceux qui croient au Ciel comme à ceux qui n'y croient pas, qu'il faudrait le clamer à temps et à contretemps...
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Réponse de Monseigneur Guy Bagnard,Évêque de Belley-Ars

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Réponse de Monseigneur Pierre Pican, Évêque de Bayeux et Lisieux

Réponse de Monseigneur Pierre Planet, Évêque de Carcassonne et Narbonne
Réponse de Monseigneur Louis Sankalé, Évêque de Nice
« Accuse réception de votre courrier et vous assure de sa considération »