• DOSSIER BIOETHIQUE

 

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                Se reporter au "Petit lexique" en fin de dossier

 

La déshumanisation marque la nouvelle loi bioéthique. Un combat pour 2012.

Communiqué de la Fondation Lejeune :

"Contrairement à ce qu’affichent la plupart des observateurs les transgressions de ce texte vont plus loin qu’en 2004.

1) Elle renouvelle son profond désaccord face aux évolutions majeures de la nouvelle loi :

- Facilitation pour déroger à l’interdit de recherche sur l’embryon humain (dilution de l’exigence d’une finalité « thérapeutique » majeure en une finalité « médicale » majeure),

- Inscription pour la 1ère fois dans la loi française d’un élément de contrainte s’agissant du dépistage prénatal (l’obligation faite aux médecins d’informer toute femme enceinte sur les tests détectant la trisomie 21).

Ainsi, le gouvernement et sa majorité ont fait le choix de la déshumanisation. Le choix d’aggraver l’instrumentalisation des embryons humains et de renforcer la sélection et l’élimination des enfants trisomiques en gestation. Le choix de remplacer l’eugénisme de fait (déjà plus de 90 % des fœtus atteints éliminés) par un eugénisme de droit, un eugénisme d’Etat. Jusqu’alors les pratiques de DPN avaient généré des dérives eugéniques mais aucune contrainte mise en place par l’Etat ne s’imposait, ni aux femmes, ni aux médecins (c’est l’élément clé de la compréhension de l’enjeu).

2) La Fondation s’étonne des commentaires les plus récents au sujet de l’article 23. Les promoteurs de la recherche sur l’embryon ont en effet présenté le maintien de l’interdit quasi exclusivement comme une atteinte à la laïcité. Cette analyse de la part de ces représentants de la nation traduit un double déni :

- Un déni de la démocratie : pourquoi refuser à l’une des principales autorités morales françaises (les représentants de l’Eglise catholique) la participation à un débat public impliquant une vision anthropologique et dont l’enjeu fragilise le pacte social dans ses fondements ;

- Un déni de la réalité : à aucun moment des travaux préparatoires ou législatifs, les partisans de la libéralisation n’ont apporté des éléments permettant d’objectiver scientifiquement leur exigence.

L’analyse vaut tout autant pour l’enjeu du dépistage prénatal : les responsables politiques sont restés sourds à la situation dramatique des dérives eugéniques pourtant prouvées par les chiffres, démontrées par le Conseil d’Etat et l’ancien président du CCNE, invoquées par nombre de professionnels de la grossesse, d’associations et de familles. Non seulement ils n’ont pas voulu en tenir compte, mais ils les ont aggravées.

Dans ce contexte, la Fondation Jérôme Lejeune renouvelle son interpellation s’agissant du débat de société en 2012. Les citoyens français ne se contenteront sûrement pas des mesures touchant au pouvoir d’achat et aux nombres de radars pour évaluer ceux qui se présenteront à leur suffrage pour construire l’avenir de leurs enfants et de leur pays."

Michel Janva

 

 

Le projet de loi bioéthique adopté

 
 

Le Parlement a adopté aujourd'hui définitivement par un ultime vote au Sénat, par 170 voix contre 157, le projet de loi bioéthique qui maintient le principe d'interdiction, avec dérogations, de la recherche sur l'embryon et les cellules souches.
AFP

 

              

La loi bioéthique après le vote de la commission paritaire

La commission mixte paritaire (CMP), composée de 7 députés et 7 sénateurs, s’est réunie le 15 juin. Elle est parvenue à une rédaction commune sur les derniers sujets de désaccord qui étaient restés entre les deux assemblées sur le projet de loi bioéthique. Les conclusions seront soumises au vote le 21 juin à l’Assemblée nationale, et le 23 juin au Sénat. S’il n’y a pas de recours devant le Conseil constitutionnel, la loi sera promulguée et publiée au Journal Officiel dans les jours suivants. Résumé de l'Alliance pour les droits de la vie :

                         (lire la suite).

Michel Janva

             THEORIE DU "GENDER"

L'introduction de la théorie du "gender" dans les manuels scolaires à la rentrée prochaine est une grave infamie Comme si on pouvait choisir "sa gueule", la couleur de sa peau, ou ses parents... Le but poursuivi est la pollution toujours plus accentuée, de l'enfance. Et de l'enfance innocente... parce qu'elle est innocente. Elle a commencé avec la soi-disant éducation sexuelle à l'école (loi Fontanet 1972), se poursuit avec la distribution de la pilule abortive à l'insu des parents, s'aggrave avec le "pas 'contraception" distribué par les Conseils régionaux .

Tous les parents, les grands-parents, les oncles et tantes, les célibataires même, mais aussi les professeurs, les maîtres, les éducateurs de tout bord, doivent se dresser contre cette attentat inouï, et sans précédents, au droit des gens et à la loi divine !

Tous les moyens seront bons pour faire échec à cette nouvelle et grave transgression . TOUS AUX ABRIS !

SOS Tout Petits

 

Monseigneur Bagnard sur la bioéthique : grandissime

L'intégralité d'un texte extraordinaire ("Que votre lumière brille aux yeux des hommes !) à lire et à relire, à faire lire et à transférer. Tout y est : foi, convictions, idées et contre-idéologie, etc.

Merci à monseigneur Bagnard et à PP qui m'a transmis ce lien :

 "La révision des lois sur la bioéthique est en plein débat. Elle se déroule dans une surprenante discrétion, malgré les enjeux considérables qui lui sont liés. Tout se passe comme si, pour accomplir un nouveau pas en avant, il fallait l’envelopper d’un silence protecteur pour mieux le faire aboutir. L’actualité foisonnante lui a volé la vedette, avec le procès de New York, la guerre en Lybie, l’éruption volcanique d’Islande ou la montée en puissance des candidatures aux prochaines élections présidentielles. Après avoir été voté en première lecture à l’Assemblée Nationale, puis "revisité" par le Sénat, le Projet vient d’être déposé sur le Bureau des Députés qui doivent l’examiner en seconde lecture  (lire la suite)

Lahire

 

                Vote du projet de loi en seconde lecture à l’Assemblée nationale

 

Mardi 31 mai, l’Assemblée nationale a voté en seconde lecture le projet de révision de la loi de bioéthique (Cf. Synthèses de presse du 25/05/11 et du 26/05/11) par 280 voix contre 217. 37 députés se sont abstenus (voir le détail du scrutin).

Le PS, qui militait pour une autorisation encadrée de la recherche sur l’embryon, a voté contre. Le président socialiste de la commission spéciale sur la bioéthique Alain Claeys, a déploré une "occasion manquée". Alain Vidalies, porte-parole des députés socialistes a renchéri, regrettant que "la droite éclairée" ait déserté l’hémicycle "face à une droite archaïque et ringarde".

"Soyons fiers de ne pas avoir cédé aux partisans du moins-disant éthique", a répondu le député UMP Paul Jeanneteau. Du côté de la majorité, 11 députés UMP ont voté contre, ainsi que 4 députés Nouveau Centre (NC), 2 députés villiéristes et 2 non-inscrits. 19 députés UMP et 9 députés NC se sont abstenus. Le rapporteur UMP du texte Jean Leonetti a jugé qu’un "équilibre avait été trouvé en matière de recherche sur l’embryon humain". Mais pour les députés villiéristes Dominique Souchet et Véronique Besse, le "texte porte atteinte à la dignité humaine". Le député UMP Michel Grall, qui a voté contre le projet de loi, a quant à lui justifié son vote par deux raisons principales : "1. Le diagnostic prénatal qui rend obligatoire le dépistage de la trisomie 21 et qui, en l’absence de traitement existant, aboutit à 96% d’avortements. 2. La reconduction de la recherche sur l’embryon. L’objectif, pour certains laboratoires de recherche, est de pouvoir disposer de cellules humaines moins chères que les cellules animales. Je pense que l’homme, y compris dans sa dimension embryonnaire, n’est pas une marchandise."

En matière le DPN (article 9), la Fondation Jérôme Lejeune invite à se mobiliser avant le vote du projet de loi au Sénat le 8 juin 2011 : "en ce qui concerne cet article, un amendement a été voté, à l’initiative également de Monsieur Leonetti, mais il va dans le sens contraire de celui que nous soutenions (contrairement à ce qu’ont dit, par erreur, certains commentateurs). L’article 9, en l’état actuel, revient donc toujours à légaliser une politique eugéniste en obligeant les médecins à informer toutes les femmes, c’est-à-dire à les alerter sur le ‘risque’ encouru. Cela revient évidemment à inciter au DPN avec toutes les conséquences que l’on sait", précise-t-elle. Elle invite à nouveau à soutenir l’appel contre l’eugénisme, signé à ce jour par presque 31 000 personnes. "L’objectif, en vue de ces étapes à venir, est de parvenir à 65 000 signatures. 65 000 parce que c’est le nombre de personnes atteintes de trisomie 21 vivant en France."

Notons que lors du passage du texte en première lecture, le Sénat avait voté pour l’autorisation encadrée de la recherche sur l’embryon humain et avait détricoté l’ensemble du texte voté à l’Assemblée. Si la rupture en matière de recherche sur l’embryon doit demeurer en seconde lecture entre les deux chambres, une commission mixte paritaire Assemblée-Sénat devra trouver un compromis. Mais l’UMP a déjà prévenu qu’en cas de désaccord persistant, le projet de loi reviendra devant l’Assemblée qui, constitutionnellement, a "le dernier mot" et peut donc imposer sa position.
 

Zenit 31/05/11 – Le Télégramme de Brest 01/06/11 – Hospimedia 31/05/11 – Le Quotidien du médecin.fr 31/05/11 – Le Point.fr 31/05/11 – La Tribune.fr 31/05/11 – Les Echos.fr 31/05/11 – La Croix.com 01/06/11 – AFP (Déborah Claude) 31/05/11 – NouvelObs.com 01/06/11 – Le Figaro.fr 31/05/11 - Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse d'articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction

            On se souviendra du vote des élus lors des prochaines consultations électorales !

 

 

RECHERCHE SUR L'EMBRYON : INTERDICTION VOTEE

 

Les députés ont de nouveau voté le 25 mai 2011, pour le maintien de l'interdiction actuelle, avec dérogations, de la recherche sur l'embryon, comme souhaité par le gouvernement, au lieu d'une autorisation encadrée comme votée par les sénateurs.

 

 

Lettre ouverte aux Députés

 

Monsieur de Député,

Une fois de plus vous aurez à vous positionner sur l'usage de cellules souches prélevées sur les embryons ainsi que sur les expérimentations effectuées sur ceux-ci.

Les recherches sur les cellules souches embryonnaires sont en France essentiellement effectuées par le Pr Marc Peschanski qui œuvre dans le cadre de l'Inserm, du Généthon (payé par le Téléthon), ainsi que par I Stem. Il a été aussi officiellement chargé de ce type de recherches par l'Europe en 2008. Il travaille au Génopole d'Evry.

Pour comprendre ses orientations, il faut savoir que Marc Peschanski est un militant trotskiste. Il déclare lui-même vouloir mettre ses recherches au service de l'idéologie politique (Le Monde, 20 mars 2007). C'est un militant de Lutte Ouvrière. Qu'importent pour lui ses échecs. Son objectif est l'usage de l'être humain dans ses micro-dimensions, comme d'un simple matériau.

1991. Il fait ses premières expériences dans la maladie de Huntington (mouvements involontaires et incoordonnés). Ce sont des neurones de fœtus vivants provenant d'IVG (Inserm 861) qui sont implantés dans le cerveau de patients. Echec. A cette époque les premières implantations de cellules souches embryonnaires chez les myopathes seront des échecs de même.

1996. En première mondiale, il greffe cette fois-ci des cellules souches embryonnaires, toujours dans le cadre de la maladie de Huntington. Après un mieux de trois ans, les quatre patients retomberont dans le même état. Ils feront des cancérisations du cerveau et des rejets. Tels sont les inconvénients majeurs des greffes de cellules souches embryonnaires. Certains journaux parleront de « catastrophe ». Nouvel échec.

2002. Marc Peschanski présente un succès dans le cadre des greffes de cellules souches embryonnaires dans le cerveau de 15 parkinsoniens. Annonces en première page des journaux. Il explique à Europe I que les prélèvements sont faits sur des fœtus vivants « selon des conditions éthiques ». Très vite les malades présentent des maux de tête, des mouvements incoordonnés. Ils supplient d'être débarrassés de la greffe. C'est impossible. Ils mourront aussi vite que les personnes du groupe témoin dans des souffrances indicibles. Nouvel échec. A cette époque, il s'agit pour Peschanski de faire pression sur le législateur dans le cadre du renouvellement des lois de bioéthique de 2004.

2004. Peschanski va visiter le laboratoire du Dr Hwang à Séoul. Il revient persuadé de la qualité de ses recherches et de la nécessité du clonage. Il fera une conférence dans ce sens en 2005 à la « Semaine du Cerveau ».

2005. Il fait une déclaration devant la Commission parlementaire des choix scientifiques. Il déclare que le clonage est nécessaire à l'industrie cosmétique. Apparemment il est déjà en relation avec des laboratoires privés.

2005 (nov.). On apprend que Hwang est un escroc. Et qu'il a truqué ses résultats. Peschanski continuera de le défendre jusqu'au bout. Le clonage reproductif sera interdit par l'ONU l'année suivante. A noter que Hwang a été embauché par Kadhafi, avant les évènements récents de Lybie.

2009. Peschanski annonce avoir développé des nappes de cellules souches embryonnaires permettant de traiter les brûlures. Cette annonce lui permet d'être la vedette du Téléthon. Il annonce des « résultats rapides » que l'on ne verra pas. Echec probable non avoué. Conjointement à Monaco il est présenté deux résultats de découvertes déjà utilisées permettant de soigner l'épidermolyse bulleuse (décollement de la peau comme dans les brûlures). Ce sont des cellules provenant de la peau elle-même , appelées iPS (cellules pluripotentes induites) qui sont utilisées.

2010. Il lance un nouveau programme de recherche sur les cellules souches sans demander la dérogation prévue par la loi. Lors d'un procès, la Justice lui donnera raison sans que le législateur ne pipe mot.

2011. Une fois de plus nous sommes dans le cadre de la révision des lois de bioéthique. Comme d'habitude, Peschanski essaye de faire pression sur le législateur. Il argue d'avoir découvert deux « facteurs de désordre potentiellement utiles » pour soigner la myotonie de Steinert. Demain on rasera gratis. Conjointement la Fondation Lejeune dénonce sa collusion financière avec le laboratoire pharmaceutique Roche.

Pourquoi le Pr Peschanski change-t-il toujours de cible thérapeutique ? Tout simplement parce qu'il va d'échec en échec. Et pendant ce temps la recherche sur les cellules souches dites adultes (sang du cordon, moelle osseuse, cellules iPS de la peau) progresse à toute vitesse. Elle permet actuellement de soigner environ 80 maladies. Simple exemple : l'équipe du Dr Morrisey de l'Université de Pensylvanie a orienté des cellules iPS obtenues à partir de cellules souches de la peau, vers la réalisation de cellules du foie, du cœur et des reins. Ce chercheur va très loin en affirmant qu'il sera possible de créer rapidement un véritable magasin de chacun de nos tissus (Science Daily. 10/04/11). Mais d'autres biologistes américains ont réussi déjà à reconstituer ces organes chacun de son côté à partir de cellules souches « adultes ». La France prend un retard considérable dans ce domaine.

Enfin la directive du 22 septembre 2010 fixe comme objectif aux Etats membres le remplacement total des procédures appliquées à des animaux vivants à des fins scientifiques par des approches alternatives, le texte visant aussi bien les animaux nés que "leurs formes embryonnaires et fœtales".» La recherche sur les embryons d'animaux, c'est non. Les embryons humains auront-ils les mêmes droits ?

La loi de bioéthique revient à l'Assemblée Nationale

 

Toulon le 18 mai 2011

 

Il y a des limites à tout...

 

Derrière l'hypocrite paravent médiatique de l'affaire Strauss Kahn, la franc-maçonnerie française, avec le concours des parlementaires de gauche et d'une bonne partie de ceux de la droite est en passe de marquer un jalon supplémentaire décisif dans la destruction des valeurs morales de la société française.

 

En effet après les recommandations récentes de la commission parlementaire sur la bioéthique, l'autorisation des recherches sur l'embryon humain va très probablement être votée par l'Assemblée Nationale dans les jours qui viennent.

Après la loi Veil, à l'origine de plus de 7 millions d'avortement, le "bon sens" va enfin permettre d'autoriser librement l'utilisation de la centaine de millier d'embryons dont rêvent de s'emparer les chercheurs à la Peschanski comme certains laboratoires de groupes pharmaceutiques dont l'éthique financière n'est plus à démontrer.

 

Alors qu'aucune percée sérieuse de recherche médicale à partir de l'embryon humain n'a été constatée à partir des travaux autorisés, depuis le moratoire de la loi de 2004 permettant ces recherches (1), c'est à l'évidence l'utilisation sans limites du matériau humain qui est recherchée :

- soit pour poursuivre sans aucune entrave le rêve prométhéen de la découverte de la vie par des savants sans scrupules,

- soit pour servir à de fructueuses opérations commerciales,

- soit enfin et surtout pour continuer la destruction de l'une de nos valeurs les plus sacrées : la vie humaine.

 

Chacun sait que les limitations à ces recherches que prétendent vouloir imposer ces législateurs inconscients ont peu de significations, et qu'elles seront, comme toujours dans ce genre de cas, assouplies et transgressées. Ceci se fera d'autant plus facilement qu'il s'agit de sujets compliqués, traités dans le silence des officines et des laboratoires. Ils le savent parfaitement.

 

Les consultations citoyennes organisées par le gouvernement, il y a 2 ans, avaient en majorité suggéré la poursuite du moratoire, idée prudente, reprise par le premier projet de loi du gouvernement. Mais c'était une position contraire aux objectifs des "notables" du Sénat et de l'Assemblée Nationale qui se moquent bien de l'avis populaire et sont surtout pressés de détruire ce qui reste des racines de notre société.

 

Nous saurons la liste de ceux qui se posent ainsi en démolisseurs et le minimum sera de tout faire pour empêcher leur réélection.

 

Bernard Théry

Président du PCD du Var

 

bethery@wanadoo.fr

 

        Projet de loi bioéthique : la bataille reprend

            Communiqué des AFC :

B "Le projet de loi de révision de la loi de bioéthique va être examiné en deuxième lecture à l'Assemblée nationale. A l'approche de ces débats, la CNAFC note avec satisfaction que le Sénat a
- abandonné la possibilité ouverte à des femmes n'ayant jamais été mère de donner leurs gamètes ainsi que l'autorisation du transfert post-mortem,
- accordé aux familles un délai de réflexion d'au moins une semaine après l'annonce d'une grave anomalie du fœtus en diagnostic prénatal (DPN),
- affirmé la nécessité d'encourager financièrement la recherche sur le sang de cordon ombilical.

Elle relève cependant dans le texte tel qu'il a été voté certains points inacceptables sur lesquels elle demande aux députés de revenir :
- Recherche sur l'embryon : la CNAFC est totalement opposée au glissement, votée au Sénat, du principe d'interdiction - fût-ce avec dérogations - vers une autorisation encadrée de la recherche ; l'embryon n'est pas un matériau de laboratoire ;

- Assistance Médicale à la Procréation : pour la CNAFC, elle est définie de façon réductrice et constitue une réponse inadaptée et trompeuse à la souffrance des couples infertiles. L'accès à l'AMP ne peut, en aucun cas, être ouvert pour répondre à des situations d'infertilités autres que médicales concernant des couples composés d'un homme et d'une femme - et toutes les autres pistes thérapeutiques ayant été explorées préalablement ; si elle devenait aussi une réponse aux cas dits d' « infertilité sociale », elle reviendrait à consacrer un « droit à l'enfant » ;

- Dépistage Pré Natal : la CNAFC demande la réintégration de la mention « lorsque les conditions médicales le nécessitent » ; le dépistage systématique d'anomalies du fœtus chez les femmes enceintes est coûteux pour la société, anxiogène pour elles, et peu fiable. Plus grave, il induit une course au bébé parfait ;

- Allocation de crédits à la recherche sur l'infertilité : face à un problème qui touche un nombre important de couples et à l'intensité des souffrances qu'ils rencontrent, il est urgent de rétablir le soutien financier à la recherche sur les causes de l'infertilité et sur les traitements permettant un soin effectif et respectant le processus naturel de procréation ;

- Réexamen périodique de la loi : une révision systématique de la loi tous les 5 ans entraîne le risque de nouvelles transgressions. La CNAFC soutient le renforcement du contrôle de l'Agence de Biomédecine et l'obligation d'organiser des Etats généraux avant toute modification de la loi relative à la bioéthique, évitant ainsi que cette modification n'échappe aux citoyens et ne devienne une affaire d'experts.

Comme en première lecture, les AFC seront mobilisées auprès de leurs élus sur tous ces points."

Michel Janva

Assemblée nationale : projet de loi sur la bioéthique

Le projet de loi sur la bioéthique doit être voté le 15 janvier 2011.

Il interdit la pratique des mères porteuses et la levée de l’anonymat du don de gamètes. Il a également rejeté la proposition du député Olivier Jardé qui souhaitait limiter à trois le nombre d'embryons conçus lors d’un processus d’assistance médicale à la procréation (AMP) pour éviter un trop grand nombre d’embryons surnuméraires. Cette suggestion a été remplacée par un amendement de Jean Leonetti précisant que le nombre d’embryons utilisés sera "limité à ce qui est strictement nécessaire à la réussite de l’assistance médicale à la procréation, compte tenu du procédé mis en œuvre." Un amendement autorise également les hommes et les femmes n’ayant pas eu d’enfants, à donner leurs gamètes. L’AMP reste inaccessible aux homosexuels et aux célibataires.

En revanche, les députés ont voté en faveur du transfert d’embryons post-mortem, contre l’avis du ministre de la Santé Xavier Bertrand.

Concernant la recherche sur l’embryon, le texte conserve le principe d’interdiction assorti de dérogations. Des amendements visant à établir une interdiction absolue ont été déposés par une trentaine de députés UMP et NC. Le député UMP Marc Le Fur, vice-président de l’Assemblée Nationale, a expliqué : "J’avoue qu’au début, bien naïf, j’étais plutôt rassuré, monsieur le rapporteur, par le mot 'interdiction', mais, hélas, je suis de plus en plus convaincu que ce prétendu débat de fond est en quelque sorte orchestré et que ce n’est pas le vrai débat. C’est une habileté, le moyen d’affirmer un principe pour mieux y déroger. L’affirmation d’un principe n’est que le masque dont on s’affuble pour organiser la dérogation". "Le principe interdiction/dérogation c’est un anesthésiant pour catho !", a-t-il conclu avant de déclarer: "Nous n’acceptons pas cette logique. Nous considérons que le vrai débat n’est pas là. Le vrai débat, c’est : soit l’embryon est un être humain en devenir et, dans ce cas, la recherche avec destruction n’est pas licite, sauf peut-être dans quelques cas exceptionnels très précis, soit il ne s’agit pas d’un être humain et, à ce moment, la logique peut être celle de l’autorisation."
 

Aux députés PS qui réclamaient un principe d’autorisation de la recherche sur l’embryon au nom du progrès de la recherche, Xavier Bertrand, favorable au maintien de l'interdiction avec dérogations, a déclaré : "La position française permet d’avancer. Je mets au défi quiconque de nous prouver que nous avons pris du retard".
 

La-croix.com (Jean-Baptiste François) 14/02/11 - Le Monde 12/02/11 - Romandie News 11/02/11 - Le Parisien.fr 10/02/11 - Le Quotidien du médecin 14/02/11 - Gènéthique 14/02/11

 

La recherche sur l'embryon ne sert pas l'humanité

Mgr Dominique Rey publie à son tour un communiqué :

 "L’assemblée nationale est appelée cette semaine à débattre en première lecture de l’opportunité de poursuivre ou non la recherche sur l’embryon. La controverse récurrente suscitée par l’utilisation des cellules souches issues de la destruction des embryons in vitro montre en creux le malaise «intellectuel» que les responsables politiques éprouvent avec raison sur un enjeu majeur de civilisation.

Dans le secret de sa conscience, chacun sait bien, pour reprendre les mots expressifs de Benoît XVI lors la veillée mondiale de prière pour la vie, que l’embryon humain «n’est pas une accumulation de matériel biologique, mais un nouvel être vivant, dynamique et merveilleusement ordonné, un nouvel individu de l’espèce humaine (…). Il en a été ainsi pour chacun de nous dans le sein de notre mère». A ce titre, l’éthique qui revendique rationnellement le respect de l’être humain dès le début de sa vie au nom du principe cardinal de dignité doit continuer à primer sur toute autre considération.

Du fait des progrès considérables enregistrés dans le champ des cellules souches adultes et reprogrammées ainsi que l’ont rappelé récemment d’éminents scientifiques devant la commission parlementaire spéciale, la science elle-même plaide aujourd’hui pour tourner la page de la recherche sur l’embryon. Celle-ci, rappelle encore le Saint-Père, «ne se place pas véritablement au service de l’humanité. Elle passe par la suppression de vies humaines qui ont une égale dignité par rapport aux autres personnes humaines et aux chercheurs eux-mêmes. L’histoire elle-même a condamné par le passé et condamnera à l’avenir un tel type de science, non seulement parce qu’elle est privée de la lumière de Dieu, mais également parce qu’elle est privée d’humanité».

En choisissant de revenir à la solution législative de 1994 interdisant toute pratique détruisant ou instrumentalisant l’embryon, la France pourrait porter un message fort de civilisation qui serait cohérent avec la science et qui contribuerait par là même à réorienter la bioéthique au service des plus vulnérables."

Michel Janva

 

Le respect dû à l'embryon

 

Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) vient de publier un avis assez alarmant sur la question de l'embryon. Il en ressort que l'on pourrait supprimer l'interdit légal sur la recherche, sous le prétexte que l'on n'est pas "capable" d'octroyer un statut éthique protecteur à l'embryon. Le concept subjectif de projet parental se substituerait donc à celui de dignité. Il nous semble évident que tant que sévira la fameuse et fumeuse loi Veil, tout retour à une définition précise de l'embryon restera impossible. Raison de plus d'en exiger au plus vite l'abrogation. Un vieux pays chrétien comme la France n'a pas à se poser de questions sur la vie naissante. Hors du christianisme qui a fait la France, rien n'empêche l'embryon d'être considéré comme un simple matériau pour la recherche. C'est ce que laisse entendre Pierre-Olivier Arduin dans une tribune sur le blog de Liberté Politique du 7 décembre, intitulée Le CCNE en tribunal des embryons, où il est montré que cette officine désignant l'embryon comme un « entre-deux » veut ignorer l'instruction Dignitas personae de Benoît XVI où, conformément aux plus récentes acquisitions de la biologie, il est rappelé que « dès que l'ovule est fécondé se trouve inaugurée une vie qui n'est ni celle du père ni celle de la mère mais d'un nouvel être humain qui se développe par lui-même. Il ne sera jamais rendu humain s'il ne l'est pas dès lors ». Donc, écrit Pierre-Olivier Arduin, « l'embryon est le point de l'espace et du temps où un nouvel être humain débute son propre cycle vital, construisant sa propre forme ». Il doit donc être infiniment respecté et ne pas entrer dans « la dimension idéologique d'un projet parental » qui l'humaniserait... Avec cela le CCNE ignore délibérément « les avancées scientifiques en matière de cellules souches adultes et reprogrammées», au moyen desquelles il n'y aurait plus besoin de manipuler, de décortiquer, de mettre en pièces un embryon pour obtenir des résultats salutaires.

Michel Fromentoux

 

 

 

Posté le 17 novembre 2010 à 06h31 | Lien permanent

Prétendre qu’il faut autoriser la recherche sur l’embryon pour répondre à la souffrance est un mensonge

Elisabeth Montfort dénonce les mensonges des partisans de la recherche sur les embryons. Extraits :

"[...] au moment où la loi de 2004 était votée, des progrès spectaculaires étaient connus du grand public et de nombreux articles faisaient état des potentialités thérapeutiques des cellules souches adultes et issues du sang de cordon ombilical, jusqu’à la découverte des cellules IPS, dites reprogrammées, par le japonais Yamanaka. Tant et si bien que les avantages des cellules souches embryonnaires sont devenus assez vite des inconvénients. En effet, la capacité de ces cellules souches à se multiplier quasiment à l’infini est devenue un problème insoluble, car cette prolifération incontrôlée entraîne des tumeurs. D’autre part, aucune greffe n’a été conduite avec succès, en raison de l’immuno-incompatibilité entre le malade et l’embryon sur lequel ont été prélevées ces cellules souches. [...]

Depuis la découverte des potentialités thérapeutique des cellules souches adultes et issues du cordon ombilical, il est avéré scientifiquement que l’utilisation des cellules souches embryonnaires est inutile sur le plan de l’efficacité thérapeutique. [...] D’ailleurs, bien peu de scientifiques croient encore à l’utilisation des cellules souches embryonnaires pour traiter ces maladies. [...] Ce qui nous permet d’affirmer aujourd’hui que la substitution de la finalité thérapeutique par la finalité médicale n’a pas d’autre intention que d’autoriser des expérimentations sur des embryons pour optimiser la technique de la fécondation in vitro. La réserve d’embryons surnuméraires destinés à la destruction est devenue un objet de convoitise pour les chercheurs avides d’avancer dans leur connaissance scientifique.

[...] Prétendre aujourd’hui qu’il faut libéraliser la recherche sur l’embryon pour répondre à la souffrance est un mensonge et un mépris à l’égard de ceux qui souffrent. Leur dire qu’il faut autoriser la recherche sur l’embryon pour les soigner, c’est faire preuve d’une grande ignorance de l’état actuel des travaux de recherche. Les malades que nous côtoyons chaque jour ont droit à la vérité : oui, il existe des alternatives à l’utilisation des embryons pour les soigner, des alternatives qui attendent de l’État un soutien et une aide financière car leur traitement relève de la Santé publique et donc de notre responsabilité à tous."

Michel Janva

 

Le projet de loi bioéthique traduit sur 2 points essentiels de nouvelles régressions

La Fondation Jérôme Lejeune communique sur le projet de loi bioéthique. Extrait :

 "Le projet de loi bioéthique, présenté ce matin en conseil des ministres, traduit sur deux points essentiels de nouvelles régressions quant à la protection de l’être humain. [...]

1) Recherche sur l’embryon : une rupture avec la loi de 2004 qui n’a aucune justification scientifique [...] le texte proposé par le gouvernement, sous couvert du maintien symbolique de ce principe [d'interdiction], le réduit à une coquille vide en raison de l’extrême fragilisation des deux exigences posées par la loi de 2004 pour y déroger[...]

2) Diagnostics avant la naissance : aucune mesure envisagée pour limiter les dérives eugéniques [...] on attendait du gouvernement qu’il propose des mesures à la hauteur d’une situation qui est dramatique : la France se situe en tête des pays mettant en œuvre des pratiques eugéniques avec, notamment, une politique de dépistage généralisée de la trisomie 21 pendant la grossesse qui conduit à l’éradication des enfants porteurs de cette maladie (en France 96 % des fœtus détectés sont avortés). Or aucune mesure corrective n’est relevée dans le projet de loi. Au contraire, le texte crée de nouveaux prescripteurs du dépistage en désignant les sages femmes."

Michel Janva

 

 

Actuellement, 1 naissance sur 20 est la conséquence d’un traitement médical soit 40 000 naissances (5%) sur 800 000, sur lesquelles :

•  2,4% relèvent de la seule stimulation hormonale soit environ 18 500 naissances,

•  1,7% relèvent de la FIV proprement dite (y compris l’ICSI) soit 17 500 naissances,

•  0,8% relèvent de l’insémination artificielle, par don de sperme, soit 3 500 naissances.

En 2004, il y a eu 113 000 tentatives de FIV qui ont donné 17 500 naissances, soit à peu près 85% d’échecs.

Parallèlement en 2004, il y eut 203 000 avortements déclarés dont 6 000 IMG (« interruptions médicales de grossesse »).       Chiffres communiqués par l‘Agence de Biomédecine pour l’année 2004

 

     Le prix moyen d’une FIV est de 20 000 € totalement pris en charge par la Sécurité Sociale. C’est en millions d’euros qu’il faut compter le poids de ces techniques sur l’ensemble de la société. Comparés aux 200 000 avortements ces 20 000 naissances annuelles sont dramatiquement coûteuses et cruelles.

 

 

 

 

 

PETIT LEXIQUE

 

       Un petit lexique de « bioéthique» m’a paru le meilleur moyen de répondre aux nombreuses questions que peut se poser le public

 

  • AMP ou PMA : Assistance Médicale à la Procréation ou Procréation Médicalement Assistée, ou encore Fécondation Artificielle.

        La PMA comprend plusieurs techniques :

  • • L’insémination artificielle qui s’adresse à la stérilité masculine (azoospermie ou asthéno-hypospermie), autorisée en France depuis les années 70. Elle consiste à utiliser le sperme d’un donneur, en général congelé et conservé par les Cecos, qui est introduit par le médecin dans les voies génitales féminines.

  • • La Fécondation In-Vitro, FIV ou Fivette, s’adresse à la stérilité féminine (obturation des trompes, cycles anovulatoires, anomalies de la glaire cervicale, etc.). Elle consiste à recueillir par cœlioscopie, après stimulation hormonale, les ovules de la femme elle-même - ou celle d’une autre femme éventuellement s’il y a « don d’ovule»- et à féconder ces ovules au laboratoire avec le sperme du mari (FIV homologue), ou celui d’un donneur (FIV hétérologue).

  • • L’ICSI injection intra-cytoplasmique du sperme, répond à la stérilité masculine comme l’insémination artificielle, mais en utilisant le sperme du conjoint déficient. La technique consiste à prélever par ponction directement dans le testicule des formes jeunes de spermatozoïdes : les spermatides, et à les introduire directement dans l’ovule  à l’aide d’une micro-pipette en verre  à travers la membrane pellucide de l’ovule. Cette technique est grevée d’un taux élevé de malformations  embryonnaires.

  • Agence de Biomédecine, créée par la loi bioéthique de 2004, elle encadre quatre activités : les greffes d’organes, la PMA, l’embryologie et la génétique. Elle a la particularité de changer de direction très fréquemment. L’actuel directeur est Emmanuelle Prado-Bordeneuve qui vient de succéder à Corinne Camby.

  • «Bébé-médicament », pratique autorisée par la loi bioéthique de 2004 qui consiste en cas de maladie génétique grave dans une famille à fabriquer par FIV et à sélectionner par DPI un embryon indemne de la maladie et de l’implanter dans l’utérus maternel. On obtient ainsi un bébé HLA compatible, dont à la naissance on pourra recueillir le sang du cordon ombilical, et qui pourra au cours de sa vie donner son sang, sa moelle osseuse, voire ses organes pour soigner le, ou les, autres enfants atteints de cette maladie génétique.

  • CECOS : Centre d’Etude et de Conservation du Sperme humain. Ce sont les « banques de sperme» créées en France en 1973. Actuellement les Cecos correspondent à l’implantation des CHU (Centres Hospitaliers Universitaires). L’auto-conservation du sperme (en cas de traitement stérilisant) y est possible depuis 2000.

  • CELLULES SOUCHES : connues depuis moins de 20 ans, les cellules souches ont deux caractéristiques : prolifération et différenciation. Elles ne cessent de proliférer- en petites quantités - de sorte qu’elles sont toujours disponibles. Elles se différencient, c’est à dire qu’elles sont capables de remplir une fonction physiologique précise. Les cellules souches sont présentes dans tous les tissus de notre organisme, où elles sont chargées de l’entretien et de la réparation de nos organes. Elle sont plus abondantes dans certains tissus, comme la moelle osseuse, le tissu adipeux, ou surtout le sang du cordon ombilical au moment de l’accouchement. Les cellules souches sont aussi les premières cellules de l’embryon. On distingue ainsi, selon leur origine, les cellules souches adultes et les cellules souches embryonnaires. Ces dernières ont davantage de possibilités (on dit qu’elles sont totipotentes) que les cellules souches adultes. Ce sont les premières cellules qui forment l’embryon de la première semaine de la vie (le blastocyte), elles possèdent un fort pouvoir de multiplication puisqu’elles vont former tous les organes du petit être débutant. C’est pourquoi les chercheurs veulent les utiliser pour les traitements éventuels des maladies dégénératives comme la maladie de Parkinson, le diabète, etc. Mais cette « utilisation » des cellules souches embryonnaires se heurtent à deux grands obstacles :

  • 1. elles sont cancérigènes, provoquant des cancers à cause de leur grand pouvoir de prolifération. Ce qui rend totalement illusoire leur utilisation dans le traitement des maladies dégénératives. Alors que les cellules souches qui, n’ont pas ce grave inconvénient, sont sans discussion la base des thérapies régénératrices de l’avenir.

  • 2.leur prélèvement à 5 à 7 jours de la vie embryonnaire, pour constituer des lignées de tissus que l’on pourrait cultiver, entraîne systématiquement la mort de l’embryon, ce qui est totalement inacceptable

  • CCNE : Comité Consultatif National d’Ethique pour les sciences de la vie et de la santé. Dit plus simplement « Comité d’Ethique », institué en 1983, il comprend 39 membres nommés par les politiques. 15 chercheurs, 19 choisis pour « leur compétence », 5 appartenant aux «principales familles philosophiques et spirituelles ».

  • DPI : Diagnostic Pré Implantatoire. Conséquence directe de la FIV, son but est de rechercher - pour les éliminer-  en explorant leur ADN, les embryons atteints d’anomalies génétiques. Il se pratique au laboratoire trois jours après la fécondation, et consiste à prélever 1 cellule sur les 4 à 8 cellules de l’embryon. A ce stade très précoce, où la multiplication cellulaire est lente, les cellules embryonnaires ne sont pas soudées mais juxtaposées les une auprès des autres, ce qui permet ce prélèvement sans déchirer l’embryon lui-même. Ce sera impossible quelques jours plus tard. Le DPI est autorisé en France par la loi Bioéthique 2004, trois laboratoires sont autorisés à la pratiquer: Clamart, Strasbourg et Montpellier. A peu près 400 DPI sont réalisés par an.

  • DPN : Diagnostic Pré Natal, pratiqué dans le premier semestre de la grossesse, à la recherche d’éventuelles anomalies du bébé. Il comprend plusieurs techniques

  • -   la radiographie et l’échographie (au 4ème mois) pour les anomalies morphologiques et physiologiques.

  • -    l’amniocentèse après la 13ème semaine de grossesse, pour effectuer le caryotype à partir des cellules de peau du bébé et rechercher une anomalie chromosomique (essentiellement le dépistage de la trisomie 21, mais aussi le syndrome de Marfan, de Reth, de l’X fragile, de Turner, la maladie de KlineFelter, etc.). Elle consiste à prélever à l’aiguille du liquide amniotique dans lequel flotte le bébé qui contient des cellules cutanées de celui-ci. Le risque de fausse-couche est de 5%.

  • -   la biopsie du chorion, la biopsie des villosités placentaires a 1e même objectif que l’amniocentèse, mais peut être pratiquée plus tôt (9éme semaine de grossesse). Le risque de fausse-couche secondaire est aussi plus élevé entre 7 et 10%.

  • -    les tests sériques à partir du sang maternel, le plus connu étant le dosage des béta-HCG pour le dépistage de la trisomie 21. Le « triplo-test »(dosage de l’alpha-foeto-protéine, de l’estriol non conjugué, de la gonadotrophine chorionique) n’est pas une méthode diagnostique mais un test de prévision, de probabilité. Mais son caractère dénué de risque et sa facilité d’emploi (une simple prise de sang) vont rapidement assurer sa diffusion et supplanter les méthodes invasives. D’autant que d’autres métabolites - indices d’anomalies chromosomiques ou géniques - sont connus et maintenant décelables. C’est un domaine en pleine évolution, ce qui bien sûr ne va pas rassurer les embryons de plus en plus menacés...

  • Embryons Surnuméraires : embryons fabriqués par FIV qui ne sont pas implantés. Ils sont congelés pour une période de cinq ans, date à laquelle la loi bioéthique de 1994 prescrit leur destruction. Ils sont très prisés par les « chercheurs » qui veulent absolument pouvoir les utiliser pour «l’expérimentation ».

  • HAS: Haute Autorité de Santé, nouveau « comité Théodule » comme notre époque actuelle en fabrique par centaines. Cette nouvelle structure vient d’être mise en place par l’actuelle ministre de la santé dans le cadre de la réforme des institutions et de la loi HPST (Hôpital Patients Santé Territoire, juin 2009).

  • IMG : Interruption Médicale de Grossesse, c’est « l’avortement thérapeutique » antérieur. Instituée par la loi bioéthique de 1994 cette disposition autorise l’avortement jusqu’à la naissance, en cas de malformation ou anomalie en principe grave du bébé.

  • INSERM : Institut National de Santé et de la Recherche Médicale, établissement public à caractère scientifique créé en 1964. Il est actuellement dirigé par le professeur André Syrota.

  • Mère Porteuse ou GPA : Grossesse Pour Autrui, elle consiste à implanter dans l’utérus d’une personne étrangère au couple géniteur l’embryon conçu avec les gamètes de ce couple, en principe pour la durée de la grossesse. Cette pratique est actuellement interdite en France, et ne sera pas autorisée par la prochaine loi bioéthique.

  • Projet Parental: expression doucereuse qui permet de nier la réalité, c’est-à-dire l’humanité de l’embryon, qu’il soit congelé ou non, en faisant croire que son existence dépend du regard  plus ou moins bienveillant  posé sur lui. Les embryons congelés sont officiellement considérés « avec » - et alors ils pourront être implantés dans un utérus dans les cinq ans qui viennent - ; ou « sans », ce qui les voue inexorablement à la poubelle du laboratoire ou au scalpel de l’expérimentateur. (Voir aussi embryons surnuméraire).

  • Réduction Embryonnaire : suppression in utero d’embryons qui se développent normalement après une FIV ou une insémination réussies, parce qu’ils sont jugés trop nombreux pour la poursuite de la grossesse.

  • Stimulation Hormonale : c’est la phase initiale de la PMA qui consiste à provoquer plusieurs ovulations concomitantes, en utilisant des inducteurs de l’ovulation qui vont forcer l’ovaire à faire mûrir le plus grand nombre possible de follicules ovariens. Ces inducteurs de l’ovulation sont administrés soit per os (Clomid par exemple), soit par injections, selon un calendrier précis. L’élévation de la FSH provoque la maturation folliculaire, puis l’ovulation. La stimulation hormonale est contre-indiquée en cas d’insuffisance ovarienne primitive d’origine hypophysaire, de kystes ovariens, et même d’endométriose. Elle expose aux grossesses multiples. Elle n’est pas moralement condamnable, mais elle n’est pas sans risques pour la femme. Elle peut entraîner en effet un syndrome d’hypersensibilité ovarienne : douleurs pelviennes, prise de poids (++), œdème généralisé, augmentation de volume des ovaires.

  • Tri Embryonnaire: sélection des embryons après FIV avant implantation dans l’utérus, le plus souvent sur des critères morphologiques, (le «  délit de sale gueule » !...)

    Il existe officiellement 170 000 embryons congelés en France dans les frigos de la bioéthique qui excitent l’appétit des chercheurs sans boussoles, qui veulent pouvoir en disposer pour « faire avancer la science ». Illusion d’une science coupée de la morale, de la loi naturelle, comme de la loi divine, qui aboutit à un cannibalisme non pas tribal comme dans les sociétés primitives, en cela excusables mais scientifiques, oublieux de 2 000 ans de christianisme.

    La fécondation artificielle est une impasse: 80 à90 % d’échecs 30 ans après la naissance de Louise Brown en 1978, risque accru de malformations chez les enfants issus de la PMA, risques multiples pour la mère de la stimulation hormonale, risque de cancérisation dans l’utilisation des cellules souches embryonnaires, « prix de revient » prohibitif des enfants ainsi conçus, ... Elle n’a été possible que parce que l’avortement était légal, ses fruits seront toujours vénéneux.

                                                                        

  • Docteur Luc Perrel

                                                                      Président de LAISSEZ-LES-VIVRES, SOS FUTURES MERES

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