Novembre 2008
N° 19
ÉDITORIAL _______________________________________________________________________________________________________________________________________________
LES BERNARDINS
À l’occasion de la visite à Paris du pape Benoît XVI, le vendredi 12 septembre 2008, le cardinal archevêque Mgr Vingt-Trois et la conférence des évêques avaient invité des personnalités du monde de la culture au collège des Bernardins. Comme le fit remarquer le pape lui-même dans le discours qu’il y prononça, le choix du lieu était emblématique de la culture monastique et de la culture européenne. Ce collège fut fondé en 1245 par Étienne de Lexington, un anglais alors abbé de Clairvaux, l’ordre cistercien ayant été réformé au XII~ siècle par saint Bernard. Le collège des Cordeliers l’avait devancé en 1230 et la Sorbonne suivi en 1257. Destiné à la formation des jeunes moines, le collège avait été édifié sur un terrain marécageux près du Chardonnet, à proximité de l’Université, celle-ci constituée au début du XIIe siècle. Les novices recevaient un enseignement sur place ou dans les établissements voisins, la théologie était la discipline maîtresse. Le rayonnement du collège fut grand, le futur Benoît XII — Jacques Fournier — y fut formé et fut élevé au pontificat en 1334; le collège connaît son apogée aux 14e et 15e siècles puis il déclina. Il comptait 82 élèves en 1670, ils n’étaient plus que 6 lorsqu’il fut saisi comme bien national en 1791. Il devint une prison pour galériens dont une partie d’entre eux fut exécutée lors des massacres de septembre. II fut ensuite converti en entrepôt, en caserne de pompiers au milieu du 19e siècle, puis en internat pour l’École de police. Acheté à la ville de Paris en 2001; réhabilité à l’initiative de Mgr Lustiger dont l’intention était de créer un centre largement ouvert au public « un lieu de dialogue », « pour accueillir les réflexions sur l’homme et son avenir », et y transférer l’École Cathédrale. Les 700 invités étaient à l’aise dans la grande nef à croisée d’ogives : artistes, gens de lettres, comédiens, politiques, journalistes, intellectuels en vue, représentants de plusieurs religions... le public était très divers, parfois très éloigné de la vie chrétienne. « Quaerere Deum »: chercher Dieu, et se laisser trouver par Lui — le Saint-Père, lui-même, au début et à la fin de son discours, formulait ainsi le fondement de la culture monastique et celui de toute culture. Le « Quaerere Deum » de Benoît XVI restera sans doute dans les mémoires comme le: « France qu’as-tu fait des promesses de ton baptême? » de Jean-Paul II au Bourget en 1980. De quelle façon les moines cherchaient-ils Dieu? Le Saint-Père nous l’indique:
—
le choix
de l’eschatologie, conçue comme une tension de l’être, derrière le
provisoire, la recherche du définitif.
— « la Parole » comme guide, source de la connaissance à la fois de
l’eschatologie et de la grammaire.
— « ora et labora », les deux composantes de la Règle de saint Benoît, déterminantes de la vie monastique, « école du service du Seigneur ». Le dialogue avec Dieu, le chant des psaumes — en présence des Anges, de la Cour Céleste — la musique faisant partie de l’harmonie universelle de la Création — « digne de Dieu et digne de l’homme ». Le travail manuel car Dieu est créateur et la création n’est pas achevée.
— l’Esprit et la liberté qui ouvre un vaste horizon mais qui est aussi un lien sans lequel elle n’est que ruine. Ici sont dénoncés l’arbitraire et la subjectivité (qui n’obéissent qu’à eux-mêmes) et le fondamentalisme (qui s’en tient à la lettre). On pourrait dire que le pape dénonce d’une part la liberté absolue et d’autre part le refus de liberté.
— enfin, l’accomplissement de la raison en opposition avec les positivistes qui rejettent Dieu dans le domaine du subjectif, réservant le champ de la raison au seul monde scientifique: en fait, capitulation de la raison. Nous parlerions ici de l’illogisme qui consiste à accepter l’horloge et à refuser l’horloger.
Nous étions quelques-uns de SOS Tout Petits, ce vendredi boulevard Saint-Germain, près de la place Maubert à proximité des Bernardins, à distribuer des tracts en vue de notre prochaine manifestation, le 20 septembre place Saint-Miche!; la foule était nombreuse et attentive, contenue par des barrières, nous entendions le discours du pape diffusé par haut-parleur, la voix était douce, le français excellent, la fin fut marquée par des applaudissements nombreux et prolongés aux Bernardins et dans la rue. Les cloches de Saint-Nicolas-du-Chardonnet sonnaient à toute volée. On ne pouvait échapper à un sentiment de joie et d’émotion; moment de grâce et l’on pourrait dire de communion. Pour une fois « les Lumières » se tournaient vers la Lumière.
II n’y eut pas d’allusion à la culture de mort mais on pouvait l’entrevoir dans ce qui avait été dit de l’arbitraire et du fanatisme, condamnation d’une liberté devenue folle, du terrorisme, du politiquement et du religieusement correct. La culture ne peut se contenter de la loi naturelle, il lui faut aussi l’Auteur de la loi.
Cette recherche de Dieu, ce désir de Lui, ne semblent être autre chose que ceux de la Sagesse, présente avant même la Création. Elle est le premier et le plus grand don du Saint-Esprit: le goût de Dieu.
Xavier Dor
(source: Connaissance des Arts, numéro spécial consacré au collège des Bernardins)
Rectification et ajout à l’éditorial du n°18
Au cours d’une conversation téléphonique, soeur Marie-Geneviève, religieuse rue du Bac, me dit que Catherine Labouré n’a pas été giflée par Monsieur Adel, mais que celui-ci la traitait de « méchante guêpe ». Elle m’a dit aussi que Mgr de Quelen avait remis l’affaire de la médaille entre les mains de Dieu: si elle était de Lui, son succès serait assuré...
J’ajoute ceci: le drapeau de l’Europe, bleu orné de 12 étoiles, est bien celui de la Vierge de la rue du Bac. Ceci a été confirmé par le dessinateur lui-même, monsieur Arsène Heitz, qui le raconte. C’est le 8 décembre—fête de l’Immaculée Conception— 1955 que son projet fut adopté à l’unanimité parmi 101 projets, après plus de 5 ans de discussions, commissions, délibérations... (Action familiale et scolaire, n° 184,
p. 51à53). X.D.
IMPRESSIONS MÉLANCOLIQUES DE LA RÉDACTION: N.P.A.I.
De grâce, si vous déménagez, prévenez la rédaction, lorsque vous cotisez (10 € par an...) ne vous trompez pas dans votre adresse, dans les numéros, celui de la rue, celui du code postal, celui du bloc d’habitation... Sinon le fil se rompt et nous n’avons aucun moyen de retrouver un ami qui "n’habite pas à l’adresse indiquée" : NPAI...
LISTE DES ROSAIRES: le samedi 15 NOVEMBRE à 14h30____________________________________
AIX-EN-PROVENCE: rue Henri Pontier
ALENÇON: rue Fresnay, près de l’hôpital à 15 h
ANGERS : place du Maréchal Leclerc, devant le Palais de Justice
ANGOULÊME: place Marengo à 15 h
ARRAS: 17 boulevard de Strasbourg à 16 h
AUXERRE: parvis de la cathédrale Saint-Etienne
AVIGNON: devant la polyclinique Urbain V à 15 h
BESANÇON: place de la cathédrale
BORDEAUX: parvis de la cathédrale Saint-André
GRENOBLE: vieil hôpital de la Tronche
BREST : Monument aux morts, rue de Siam, à 16 h 30
LAVAL: place de la Trémoille au pied de la cathédrale
LYON: quai du Rhône à 15 h
MANTES-LA-JOLIE: devant la collégiale à 10 h
NANCY: place d’Alliance
NANTES: parvis de l’église Sainte-Thérèse
PARIS: parvis de Notre-Dame, devant la statue de Charlemagne
PERPIGNAN: promenade du Pilet
POITIERS: parvis de Notre-Dame la Grande
TOULON: place Louis Blanc, devant l’église Saint-François de Paule à 17h45
VANNES: parvis de la cathédrale
VERSAILLES: place du Marché
A l’étranger en union avec les rosaires de France de SOS Tout Petits:
Belgique : BRUXELLES à 16 h devant la statue du roi Baudom en face de Sainte-Gudule
NAMUR à 14h30 rue Blondeau
Côte d’Ivoire : ABIDJAN à 13h30 (heure locale) devant le CHU de Treisschville
Luxembourg : à 16 h, place Guillaume
Philippines : GENERAL SANTOS (Mindanao) parvis de la cathédrale
République Démocratique du Congo: KINSHASA parvis de la cathédrale (centre de la pastorale)
LES PROCHAINS ROSAIRES DE SOS TOUT PETITS
(hormis ceux du 15 novembre)
PARIS, place Saint-Sulpice:
Vendredi 12 décembre à 18 h
Vendredi 6 février 2009 à 18 h devant le n° 5 de la rue Cadet (9e)
MAISONS-LAFFITTE, avenue de Longueil:
Samedi 22 novembre à 10h45 (chapelet)
Samedi 7 février 2009 à 10h45 (chapelet)
BOUGIVAL, place du général De Gaulle:
Samedi 10 janvier 2009 à 10h45 (chapelet)
SAINT-GERMAIN-EN-LAYE, rue de la Surintendance:
Samedi 20 décembre à 10h45 (chapelet)
NANCY, place d’Alliance:
Samedi 13 décembre 2008 à 14 h 30
Samedi 10janvier 2009 à 14h30
Samedi 14 février 2009 à 14h30
DIJON, hôpital du Bocage:
Samedi 8 novembre à 14h30
Samedi 13 décembre à 14h30
Samedi 10janvier à 14h30
Samedi 14février à 14h30
LYON, quai du Rhône:
Samedi 15 novembre à 15 h
Samedi 13 décembre à 15 h
Samedi 17 janvier à 15h
Samedi 21 février à 15 h
ACTUALITÉ DU RESPECT DE LA VIE___________________________________________________
Jeudi 20 NOVEMBRE à 14 h à l’appel de « Laissez les Vivre — SOS Futures-Mères »:
Une manifestation est organisée, quai Conti devant l’Institut, pour protester contre l’élection de Simone Veil à l’Académie Française.
SOS Tout Petits appelle tous ses amis à se joindre à cette manifestation, (métro Saint-Germain-des-Prés; voir aussi la chronique de Mordicus, ci-dessous).
Dimanche 25 JANVIER 2009 à PARIS, grande Marche pour la Vie, organisée par le Collectif « 30 ans ça suffit! » (dont SOS Tout Petits est membre)
Rassemblement à 14h30 place de la République.
SOS Tout Petits — comme d’habitude — fermera la marche du cortège, en récitant le chapelet.
HONTE A L’ACADEMIE FRANÇAISE
Le 20 novembre, l’homme politique préféré — dit-on — des Français: Simone Veil, va être élue à l’Académie Française, telle une vache sacrée...
Comme homme politique, elle n’a jamais été élue au suffrage direct, si ce n’est comme tête de liste à une élection européenne gagnée d’avance. Comme écrivain, elle n’a rien écrit de remarquable, pas même le texte de sa loi responsable de plus de 6 millions de morts en France depuis 33 ans.
À force de pratiquer systématiquement le politiquement correct, l’Académie Française — qui a refusé Raspail, Volkoff, et quelques autres grandes pointures — sombre dans l’insignifiance en se rabattant sur des tâcherons sans gloire comme sans génie.
L’élection — sans surprise et très symbolique — de Simone Veil est une honte pour l’Académie, une humiliation pour l’esprit français, une tache supplémentaire sur notre pays.
Mordicus
SOS TOUT PETITS -11 rue Tronchet -75008 PARIS
Bulletin SOS Tout Petits Actualités
Directeur de Publication: Docteur Luc Perrel — Rédacteur en Chef: Docteur Xavier Dor
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Août 2008
N° 18
EDITORIAL__________________________________________________
LA MÉDAILLE
Comment, en un éclair et dans les circonstances les plus variées, entrer en relation avec une personne que l’on ne connaît pas et que, le plus souvent, on ne reverra pas et créer avec elle des liens mystérieux en lui parlant de l’Invisible, de sa Justice et de sa Miséricorde? Comment, en un instant, aller à l’essentiel, ce qu’il y a de plus profond dans l’être, à ce qu’il est et pourquoi il est fait? Eh! bien, aussi disproportionné que cela puisse paraître, aussi dérisoire même: en lui offrant humblement, simplement, avec un sourire, une petite médaille bénie de la rue du Bac.
La personne surprise, intriguée est parfois hésitante, charmée. Elle prend la médaille — il est arrivé qu’elle la porte à ses lèvres — ou elle est indifférente, au moins en apparence, mais rarement hostile. Le plus souvent la médaille est acceptée même par les incroyants. On peut la porter sur soi ou la garder dans son porte-monnaie ou dans ses affaires, à proximité de la main. On peut aussi la déposer dans des endroits insolites, par exemple un édicule maçonnique, ou la coudre sur nos banderoles. Elle est une présence.
Son nom « miraculeuse » lui vient des signes accomplis et de la piété populaire. Elle est bien connue, elle fut montrée par la Sainte Vierge sur ses deux faces lors d’une apparition à une novice de 24 ans, Catherine Labouré, le 27 novembre 1830 dans la chapelle des soeurs de Saint Vincent de Paul, 140 rue du Bac. Sa forme est ovale, d’un côté la Vierge est représentée, debout, sur un globe, les bras tendus, mains ouvertes, les doigts ornés de pierreries d’où partent des rayons lumineux, symboles des grâces offertes. Au pourtour cette inscription: « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ». De l’autre côté, le M de Marie, entrelacé avec la Croix, surmontant deux coeurs, l’un couronné d’épines — celui de son Fils — l’autre transpercé: le sien. Tout autour, douze étoiles figurent les douze Apôtres et l’Église, symboles aussi, avec le globe, de l’universalité. Elle ne fut pas acceptée d’emblée par le confesseur de la voyante (Monsieur Aladel) qui, une fois même excédé par son insistance, la gifla. Mais si Catherine insistait, c’est que la Sainte Vierge le lui ordonnait et lui recommandait de n’en parler qu’à son confesseur. Elle était humble et obéissante, Monsieur Aladel céda. Il en parla à ses supérieurs puis à l’archevêque de Paris, Mgr de Quélen, qui en vit aussitôt l’importance. La médaille fut frappée en 1832. Elle eut tout de suite un vif succès.
Soeur Catherine ne resta que dix mois rue du Bac puis fut affectée à un autre couvent de son ordre, à Reuilly dans l’actuel 12e arrondissement, où les soeurs avaient en charge un hospice. Elle y resta jusqu’à sa mort en 1876. Elle n’eut pas de grandes charges: le jardin, le poulailler, la cuisine, la porterie, le service des vieillards... Elle ne voulait pas qu’on parle d’elle. Elle refusa de voir l’archevêque, le roi, et même le pape, et resta inconnue de son vivant.
D’où vient que, si petite,
la médaille soit si grande?:
— de sa source: l’Immaculée Conception et l’Incarnation: Amour et Vérité, antidote du péché originel, de la gnose, des Lumières, de l’athéisme, du panthéisme, du laïcisme, de la religion démocratique universelle, des droits de l’homme sans Dieu et de la culture de mort.
— de l’humilité de la voyante qui disait, parlant de la Vierge: « Si elle m’a choisie, ne sachant rien, c’est afin qu’on ne puisse douter d’elle ».
— des grâces accordées: guérisons, conversions, la plus connue étant celle
d’Alphonse Ratisbonne qui passa du judaïsme au catholicisme, fut prêtre et fonda ND de Sion à Jérusalem.
— de l’Église qui l’a accréditée en autorisant son impression et sa diffusion, proclamant en 1854 — quatre ans avant Lourdes — le dogme de l’Immaculée Conception, béatifiant en 1933 puis canonisant en 1947, Catherine Labouré. La médaille faisait partie des six moyens — avec la radio et les journaux — employés par saint Maximilien Kolbe pour propager la foi. Le pape Jean-Paul II vint se recueillir rue du Bac en 1980.
— enfin dernier signe: en présence du cardinal Verdier, de la supérieure générale, des médecins et de plusieurs autres témoins, le corps de Catherine Labouré, déposé dans la chapelle de Reuilly, fut retrouvé intact, les membres souples, le 21 mars 1933, cinquante-six ans après sa mort, lors du procès de béatification et de son transport dans la chapelle de la rue du Bac.
Je l’ai beaucoup donné dans la rue, dans le métro, lors de nos manifestations, de nos distributions hebdomadaires près des lycées, des collèges ou des facultés. Elle est souvent mieux reçue qu’un tract, ayant une autre valeur. Je l’offre dorée car elle est plus belle. J’ai parfois craint de ne pas toujours la donner à bon escient, et comme je m’en ouvrais aux soeurs, celles-ci m’ont rassuré en disant: « la Sainte Vierge fera le reste... ». J’ai pris une telle habitude d’en avoir avec moi que, sans elles, je me sens comme dépouillé. Elle a un grand pouvoir. Étant hospitalisé aux Quinze-Vingts, je l’avais remise à une voisine la veille de son opération. Six ans après je la rencontre à nouveau dans la salle d’attente. Elle s’assit à côté de moi et sortit aussitôt de son porte-monnaie la médaille. Cette personne était iranienne, disciple de Zoroastre dont la religion était celle de la Perse avant l’arrivée de l’islam. Un matin, je rapportais à l’un de nos avocats, maître N., un dossier sur le planning familial, la secrétaire me reçut, maître N n’étant pas encore arrivé. Je lui remis le dossier et en même temps une médaille. Je la vis embarrassée mais elle l’accepta. Deux mois après, à un mariage, je rencontrais maître N qui me parla aussitôt de la médaille: «Après mon arrivée, ma secrétaire m’accompagna dans mon bureau et me dit “Je ne veux pas de cette médaille” et elle la jeta dans la corbeille. Je n’ai rien dit; le soir venu, elle frappa à la porte de mon bureau: elle venait rechercher la médaille »! J’ai été invité l’été dernier par l’abbé Bolla à Kinshasa, capitale de la RDC. Nous avons eu une panne de voiture: je donnais au garagiste une médaille. Il s’en saisit plus qu’il ne la prit et s’écria en riant: « jusqu’à la mort! ». Et cette femme si pauvre, avec son enfant dans les bras, à l’aéroport, et qui ne cessait de me remercier... Ce qui est le plus frappant, c’est que, où que l’on aille, sauf exception, il y a une attente.
Mais peut-être le plus bel hommage est celui que rapporte Anne Bernet dans sa biographie de Catherine Labouré, le matin du 23 avril 1871, un mois avant la semaine sanglante qui vit l’écrasement de la Commune: une troupe armée de Fédérés, conduite par un homme d’une vingtaine d’années, envahit le couvent des soeurs à Reuilly. Était-ce la fin pour les religieuses? Elles connaissaient l’anticléricalisme forcené des « communeux »: pillages des églises, sacrilèges, la Commune était bien une révolution sociale mais conduite par des anarchistes: « ni Dieu ni maître! ». Elle devait fusiller Mgr Darboy, archevêque de Paris, le 25 mai suivant... Non! les Fédérés venaient chercher des médailles! Parmi eux on peut penser que plusieurs moururent sur les barricades ou victimes de la répression atroce des Versaillais. Ils venaient chercher un peu d’éternité.
Xavier Dor
LES PROCHAINS ROSAIRES DE SOS TOUT PETITS _______________________________
PARIS, place Saint-Michel:
Samedi 20 septembre à 14h30
Samedi 15 novembre à 14h30: parvis de Notre-Dame — 22e anniversaire de SOS Touts Petits
VERSAILLES, à l’angle de la rue de la Paroisse et de la rue du Maréchal Foch:
Samedi 4 octobre à 14h30
BOUGI VAL, place du Général De Gaulle:
Samedi 27 septembre à 10h45 (chapelet)
SAINT-GERMAIN-EN-LAYE, rue de la Surintendance:
Samedi 18 octobre à 10h45 (chapelet)
NANCY, place d’Alliance:
Samedi 14 septembre à 14h30
Samedi 11 octobre à 14h30
DIJON, se renseigner auprès des responsables locaux:
Samedi 13 septembre à 14h30
Samedi 11 octobre à 14h30
LUXEMBOURG, place du Puits Rouge à Luxembourg Ville:Samedi 18 octobre de 15 h à 16 h, suivi d’une messe dans la crypte de la cathédrale
LYON, quai du Rhône près de l’Hôtel-Dieu:
Samedi 20 septembre à 15 h
Samedi 18 octobre à 15 h
Le SAMEDI 15 NOVEMBRE 2008, à 14h30, aura lieu le ROSAIRE NATIONAL de SOS TOUT PETITS pour le 22e anniversaire de la fondation de l’Association par le docteur DOR, comme les années passées dans toutes les villes — et d’autres encore — où il fut récité. Préparez-vous à participer àce grand rassemblement de ferveur publique.
La Marche pour la Vie, organisée à PARIS par RENAISSANCE CATHOLIQUE — de NID des Victoires à Montmartre — se déroulera le SAMEDI 11 OCTOBRE.
ACTUALITÉ DU RESPECT DE LA VIE ____________________________________________
UN GUIDE POLITIQUE DE BIOÉTHIQUE
La lettre de « Génétique » — éditée par la Fondation Lejeune — du mois de juillet 2008 signale la parution d’un « Guide » qui mérite d’être saluée. Destiné au grand public, il a été réalisé sous la direction d’Élisabeth Montfort, ancien député européen élue sous les couleurs du MPF, et de Pierre-Olivier Arduin, responsable de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon. Il bénéficie de la collaboration de médecins, de philosophes, de juristes, et d’hommes politiques français et étrangers comme Miroslaw Mikolazic, député polonais au Parlement européen, ou Jean-Frédéric Poisson, député UMP des Yvelines, auteur récent d’un ouvrage remarqué sur la bioéthique.
Ce guide a l’ambition d’éclairer le publie français dans un domaine ou en général il ne voit que du bleu ce qui le maintient dans un flou artistique complet dans ce domaine fondamental de la vie, de la fécondité, et des manipulations ahurissantes qui sont maintenant possibles. Il pose surtout quelques bonnes questions: peut-on en effet laisser dire et faire que le législateur, comme le scientifique, peuvent disposer à leur gré d’un soi-disant « droit à l’enfant » ou «à la santé »? Soulignant l’ambiguïté de la plupart des mots, accrochés comme des sangsues au radeau de la bioéthique, les auteurs dénoncent cette manipulation sémantique qui fabrique sous nos yeux cette république compassionnelle, qui tient lieu de morale et de religion à la majorité de nos contemporains.
L’ouvrage épingle aussi l’incohérence de ces nouvelles lois, toujours évolutives, qui prétendent tout résoudre. Soulignant que, bien évidemment, en matière bioéthique « tout repose sur le respect que l’on porte à l’embryon », les auteurs dénoncent avec vigueur la sottise — ou l’hypocrisie — qui consiste à s’interroger sans fin sur la nature de l’embryon: être humain ou personne humaine.., humanité en devenir... ? Alors qu’il ne s’agit là ni d’une question de foi ni de philosophie, mais d’une évidence — qui existe — et qui n’a pas besoin d’être démontrée. Les auteurs affirment ainsi que « les défenseurs de la vie gagneraient à refuser de démontrer l’évidence » s’appuyant en cela tout simplement sur
Aristote: « C’est être un rustre que de ne pas savoir distinguer entre ce qui exige de nous une démonstration, et ce qui — au contraire — nous en dispense ». Pourquoi en effet discutailler sans fin avec des gens de mauvaise foi?
Ce refus de réclamer « un statut de l’embryon » est particulièrement pertinent dans le contexte actuel de confusion mentale, intellectuelle et morale. Nous déplorerons une fois de plus, que c’est dans cette impasse que l’épiscopat français s’est engagé au début de l’année, après le congrès bioéthique, qui a réuni à Rennes une soixantaine d’évêques.
Que ne relisent-ils Aristote! il n’est pas trop tard... Lue Perrel
QUELQUES NOUVELLES D’AMÉRIQUE
Les journaux français et européens qui roulent pour Barack Obama, et présentent son élection comme presque assurée, prennent une fois de plus leurs désirs pour des réalités. Plus encore que pour Bush l’enjeu pro-vie va être déterminant dans la campagne électorale américaine. En prenant comme co-listier Joe Biden — partisan résolu du meurtre de l’enfant à naître — Obama annonce nettement la couleur... si l’on peut dire. Ce qui donne des ailes à Mac Cain qui, lui, choisit une adversaire de l’avortement : le gouverneur de l’Alaska, Sarah Palin, et promet de nommer des juges pro-vie à la Cour Suprême, avec en arrière-plan la forteresse du fameux arrêt « Roe contre Wade » toujours en vigueur.
De leur côté, les évêques américains prennent fermement position pour la vie. Certains d’entre eux vont jusqu’à refuser la communion — ce qui est quand même bien normal — aux hommes politiques qui, se disant catholiques, votent en faveur des lois abortives. Nancy Pelosi, élue démocrate, présidente de la Chambre des députés, se prétendant catholique, a déclenché une tempête en affirmant que jamais l’Église n’avait très bien su quand débutait la vie humaine et que « finalement, personne n’en savait rien ». L’archevêque de Denver, Mgr Charles Chaput et son auxiliaire Mgr James Conley, lui ont froidement fait remarquer qu’elle disait des sottises — incompatibles avec ses talents et sa brillante culture universitaire — et que, dès l’origine, l’Église a toujours désigné l’avortement comme un mal très grave.
Cette déclaration de l’archevêque de Denver a entraîné une réaction en chaîne chez les évêques américains:
— communiqué de l’archevêché de Washington, précisant que l’interprétation de la foi catholique appartenait
aux évêques.
— communiqué de la Conférence épiscopale américaine signé du cardinal Justin Rigali (archevêque de
Philadelphie) et de M~ William E. Lori, évêque de Bridgeport (Connecticut), accusant Nancy Pelosi de déformer l’enseignement de l’Église.
— mandement du cardinal Edwards Egan (New York), affirmant que le soutien à l’avortement, pour un homme
politique, le rend indigne d’exercer une charge publique...
De leur côté, les « hispanos », dont le poids électoral ne cesse se croître aux USA, sont majoritairement pro-vie. Près de 10000 d’entre eux viennent de manifester à Denver où se déroule la convention démocrate pour la défense de la famille, de la vie et du mariage traditionnel.
L’avortement n’est pas un problème personnel de conscience, c’est une évidence et un meurtre;
Les lois sont éphémères, et les hommes politiques très sensibles à l’humeur et au vent de la rue. C’est la rue qu’il
faut conquérir, les Américains l’ont compris. Lue Perrel
OLD ENGLAND!... OLD ENGLAND!...
Après « Whisky à gogo » ou « Noblesse oblige » les Anglais n’ont pas fini de nous faire rire.., si ce n’est que le rire devient grinçant, pour ne pas dire plus.
Le Parlement anglais vient en effet de voter une loi autorisant la fabrication d’hybrides homme-animal, par l’introduction dans des ovules d’animaux d’ADN humain. C’est « pour la recherche » affirme-t-on, « un plus pour l’Angleterre » en quelque sorte! A l’époque victorienne, les manuels de maintien affirmaient plus prosaïquement:
«serre les dents, et pense à l’Angleterre... »
Bien sûr, ces embryons hybrides — s’ils se développent — seront détruits au 14e jour. L’équivalent anglais de notre Agence de Biomédecine, la HFEA, y veillera, mais tout en autorisant cette création d’homme-cochon, d’homme-vache, d’homme-lapin... Ces variétés existent en réalité depuis fort longtemps, on peut même dire depuis le péché originel, est-il vraiment nécessaire d’en fabriquer d’autres?... Et s’il y en a qui s’échappent?...
Mordicus
SOS TOUT PETITS -11 rue Tronchet - 75008 PARIS
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N°17
Mai 2008
ÉDITORIAL_________________________________________________________
LA GNOSE
L’idéologie de la culture de mort a un nom : la Gnose. La voici: plus qu’un péché, elle est le péché, celui de l’ange avant celui de l’homme, péché contre l’Esprit d’amour et de vérité. Elle se confond avec le péché originel et le « mystère d’iniquité » dont parle saint Paul (II Thess 2, 7) à « l’oeuvre dès maintenant ». Mère des hérésies elle se cache et ce qu’elle cache, ou plus exactement, celui qu’elle cache est l’Ange déchu. La Gnose, du grec « gnosis » : connaissance, se présente comme une transcendance réservée à des initiés, connaissance ésotérique des pensées divines.
Au jardin d’Eden, Dieu avait défendu à nos premiers parents de prendre du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, sinon ils mourraient. « Pas du tout — dit le serpent à Ève, et par elle à toute l’humanité — si vous en prenez, vous serez comme des dieux connaissant le bien et le mal ». La Gnose prend le parti du serpent et se met à son service, à l’affût de notre concupiscence, de toutes nos faiblesses et nos limites: erreur, ignorance, superstition, angoisse, souffrance, mort. Elle préexiste dans la sorcellerie, le culte des idoles et les sacrifices humains, mais prend toute sa force avec la Révélation et l’Incarnation, en se dressant contre elles:
• gnose juive avec la kabbale.~mélange d’interprétation. Des Écritures et d’ésotérisme babylonien, égyptien, grec, romain.
• gnose chrétienne, dès le début de notre ère avec Simon le magicien, contemporain des Apôtres.
- Au Moyen Âge: catharisme et nominalisme.
- Elle est présente à la Réforme (libre examen).
- Elle se restructure lorsque les Rose-croix — adeptes de la Kabbale — fusionnent avec les francs-maçons qui, d’opératifs deviennent spéculatifs (Londres, 24 juin 1717).
- Elle a prospéré au siècle des Lumières: philosophes, loges maçonniques, Illuminati.
- Elle a culminé avec la Révolution française, mère des révolutions déicides elle n’a jamais été aussi actuelle.
- Enfin, mère des hérésies, elle n’est pas étrangère aux religions qui, ayant connu l’Incarnation, l’ont rejeté: le judaïsme, l’arianisme, le nestorianisme auquel a succédé l’islamisme.
Il semble que toute la Gnose soit là : le refus de l’Incarnation, de ce qui l’a précédé et ce qui la suit : l’Église. Elle ne supporte pas que Dieu donne son salut et encore moins qu’il s’offre lui-même. Le péché — dit le père Varillon — est de prendre Dieu et non de le recevoir.
Tout est inversé: Dieu n’est plus Dieu et l’homme se fait Dieu contre Dieu qui s’est fait homme.
Dieu n’est plus Dieu
Le Dieu de la Bible est rejeté. II se trompe, il nous trompe. Il est pris dans un dualisme où le Dieu mauvais, à côté du Dieu bon, est celui des judéo-chrétiens (manichéisme, catharisme) ou noyé dans un panthéisme, celui de la Gnose historique des premiers siècles ou de la Gnose actuelle. Pour celle-ci il y a un « Hyper-théos », Principe suprême, qui n’aurait ni existence ni essence, virtualité indifférenciée, changeante, qui transcenderait le bien et le mal. Il n’y aurait pas création ex-nihilo mais émanation du Principe, écoulement par cycles à l’infini.
Religion
universelle, syncrétique, tolérante, sans amour ni vérité, admettant toutes
les religions et toutes les spiritualités même contradictoires. C’est elle
qui est inscrite depuis 1935 sur le billet américain de 1 dollar.
A
côté de l’affirmation de la croyance en Dieu: « In God we trust
»
figure le
revers du sceau fédéral des États-unis emprunté
— en 1776
—
aux Illuminati de Bavière: une tour de Babel inachevée, à 13 degrés, (les 13
grades des Illuminati) et, dans la partie détachée du sommet, inscrit dans
un triangle, l’oeil du Grand Architecte.
La Gnose rejette la Bible mais c’est sur elle et notamment l’Évangile de saint Jean que l’on prête serment dans les loges, même celles qui se disent athées. C’est un Jeudi Saint qu’est institué au 18e degré le chevalier Rose-croix dans le rite écossais. On partage le pain, on boit le vin. Ainsi l'Ange déchu ne peut se passer de Dieu, il n’est pas athée mais révolté.
L’homme se fait Dieu
La Gnose l’invite à désobéir et à ne pas dépendre de Dieu, alors que le bonheur de l’homme est de dépendre de Dieu (première des Béatitudes). Elle l’invite à refuser la foi — sa conscience suffit —, à refuser la grâce — l’homme n’est pas sauvé il se sauve lui-même —, à refuser le miracle et à accueillir la magie qui s’approprie les esprits.
Elle l’incite à la pesanteur — pouvoir, hédonisme — mais aussi à l’Illumination, dont on peut se demander d’où elle vient : de Dieu, de l’ange déchu, de l’homme lui-même.
Enfin elle invite au secret, non le secret professionnel mais le secret initiatique, intérieur à la secte, secret qui, à lui seul, pouvait déjà la caractériser car qu’a-t-elle à cacher? « Rien de secret qui ne doive être dévoilé »lit-on dans saint Marc (IV. 22. La vérité n~a rien à craindre.
Le secret a été la raison principale de la condamnation en 1738 de la franc-maçonnerie par Clément XII (In eminenti...). Du secret maçonnique il est dit dans leur dictionnaire thématique: « Il est le cadeau du Grand Architecte à l’humanité, la parcelle résiduelle de Lumière divine, chère aux kabbalistes ».
La Gnose touche à tous les domaines
• Sa philosophie est subjectiviste. Il n’y a pas de vérité, il n’y a que des vérités ou des opinions. Une des plus grandes vertus gnostiques est la tolérance, c’est péché contre elle gravement que de combattre, même pacifiquement, l’avortement: c’est faire preuve d’intolérance, le pire des états, en ce qu’il porte atteinte à la liberté. Or celle-ci prévaut toujours sur la vérité, c’est le règne du relativisme et de l’arbitraire. On peut dire une chose et son contraire, le monde de la Gnose est celui de Babel et d’Orwell.
• Sa morale est l’individualisme. Elle refuse tous les dogmes mais en voici un qui coupe l’homme de ses racines familiales, sociales, nationales et qui l’incite à l’hédonisme et à l’utilitarisme.
• Sa culture est la culture de mort qui dissout les consciences avant de passer à l’homicide. Là aussi règne l’arbitraire. Le Parlement a voté récemment une loi autorisant les centres de PMI (Protection Maternelle et Infantile) à pratiquer les ivg médicamenteuses : on tue pour « protéger », un poison mortel est appelé « médicament »... Au commencement était le Verbe...
• Sa politique est le laïcisme qui rejette Dieu de la Cité et fait de la religion une affaire privée. Aux droits de Dieu sont substitués les droits de l’homme: «toute autorité vient du peuple » (Déclaration universelle des droits de l’Homme, Paris 1948 — art. 2 1/3), destinés à régner sur la démocratie universelle.
La Gnose a tout envahi : la science en lui donnant toute liberté, les finances, l’économie. La République est sa chose : justice, enseignement, santé, partis, syndicats. Les Comités d’Éthique ne lui refusent rien. Elle se dépasse elle-même: Jaurès en 1905, aurait-il imaginé que, 100 ans après la séparation de l’Église et de l’Etat, la France ait pu tuer légalement ses propres enfants par millions?
Elle est là au quotidien avec les médias, elle est dans les esprits. Le politiquement et le religieusement correct c’est elle. L’Eglise de France est prisonnière mais elle l’est surtout d’elle-même. Elle règne dans les instances et les organisations internationales: ONU, OMS, UNESCO, IPPF — l’organisme le plus meurtrier que le monde ait jamais connu — Ses relais sont le CFR (Council Foreign Relations), le groupe Bilderberg, la Trilatérale, le club de Rome. Le rapport Kissinger destiné au tiers monde, c’est elle. Elle est l’organisatrice des conférences de Rio, du Caire, de Pékin.
Visiblement s’installe un nouvel ordre mondial : le « novus ordo seclorum » du dollar américain, et un gouvernement mondial. Peut-on imaginer un corps sans tête? Mais qui connaît les hauts initiés et au-delà? Comment imaginer les tentacules sans la pieuvre? Comment ne pas voir le complot ? Il existe dès la Genèse.
Il y a bien deux Cités: celle de Dieu et celle de Satan. La victoire, on le sait, appartient à un petit enfant dans les bras de sa mère : l’Enfant-Dieu et la Vierge Marie, celle qui, de son talon, écrase la tête du serpent.
Xavier Dor
LES PROCHAINS ROSAIRES DE SOS TOUT PETITS
PARIS, place Saint-Miche!:
Samedi 17 mai à 14h30
Samedi 7 juin à 14h30
MAISONS LAFFITTE, avenue de Longueil, mairie:
Samedi 24 mai à 10h45 (un chapelet)
MARSEILLE, hôpital de la Timone:
Samedi 17 mai à 10h30
NANCY, place d’Alliance:
Samedi 10 mai à 14h30
Samedi 14juin à 14h30
NANTES, (lieu encore indéterminé):
Samedi 7 juin à 10h30
LAVAL, place de la Témoille:
Samedi 24 mai à 14h30
GENOBLE, se renseigner auprès des responsables locaux
TOULOUSE, se renseigner auprès des responsables locaux
DIJON,-se renseigner auprès des responsables locaux
LYON, quai du Rhône près de l’Hôtel Dieu
Samedi 17 mai à 15 h
DIMANCHE 15 juin à 15 h: Marche priante de l’Hôtel Dieu à Fourvières.
LUXEMBOURG, place Guillaume (devant la mairie)
Samedi 17 mai à 15 h
ACTUALITE DU RESPECT DE LA VIE ____
À GRENOBLE le 28 avril: les militants de SOS Tout Petits Isère ont protesté, avec des banderoles devant le siège du Planning, contre sa propagande éhontée pour l’avortement et la contraception. Les dames de l’association terroriste, très agressives, sont venues les insulter.

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NANTES le 5 avril : 200 personnes assistent au
rosaire de SOS Tout Petits
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QUE RETENIR DE L’AFFAIRE SEBIRE?
Nous avons eu la même mise en scène que pour Vincent Humbert en 2003 qui amena la loi Léonetti, que dans le procès de Bobigny qui amena la loi Veil en 1975. Avec un grand tapage médiatique et du sentiment àla pochette en veux-tu en voilà...
Il y a les loges, tapies dans l’ombre, qui poussent sur le devant de la scène — en les sortant de leur chapeau —des politiques qui glapissent: « Il faut faire quelque chose... il faut changer la loi... ». Nous aurons l’euthanasie, comme nous avons l’avortement, la vérole et l’impôt sur le revenu... Et il y aura toujours un évêque, ou une commission d’évêques, ou un fragment d’évêque, pour affirmer gravement: « Mais non... l’euthanasie n‘est pas légalisée, elle est seulement dépénalisée... ».
Mordicus
MEFIEZ-VOUS DE CES VIEILLES PERSONNES QUI TROMPENT LA JEUNESSE
« De plus en plus d’ados tombent enceintes.., les avortements chez les mineures ont augmenté de 200 % dépuis 15 ans », titre le quotidien Ouest-France le 28 avril, dans un entretien avec Françoise Berger « responsable » du Centre de Planification de Quimper.
Cela n’est pas pour nous étonner, et de Quimper-Corentin ou d’ailleurs le refrain est toujours le même depuis 40 ans: faire semblant de déplorer l’avortement quand on réclame à corps et à cris son extension industrielle, présenter la contraception comme le « remède » alors qu’elle en est le premier pas. Cette fausse naïveté du Planning Familial laisse rêveur.., car enfin, les enfants ne naissent pas dans les choux apportés par des cigognes!... Lorsque l’on matraque — et depuis si longtemps — les esprits avec des slogans erronés, lorsque l’on encourage une jeunesse à peine nubile à user comme d’un jouet de la sexualité, il faut bien s’attendre à en avoir un jour les tristes conséquences.
« Mais il y a la contraception... Hier elle était vécue par les adolescentes comme une libération. Aujourd’hui elles la vivent comme une contrainte!...»
Bien entendu la vérité finit toujours par sortir du puits. Le rôle de la sexualité, c’est la propagation du genre humain, c’est d’avoir des enfants, et la contraception qui s’y oppose — comme l’avortement — conduit toujours au désastre.
« Une seule solution: l’éducation... »
Mais quelle est cette « éducation » qui détruit les âmes comme les corps? qui souille les gamines et leur provoquera avec la pilule un cancer du sein à 40 ans, une dépression tenace, voire un suicide avec l’avortement. Quelle est cette « éducation » qui avilit les garçons? les déresponsabilise, les transforme en zombies toujours aux aguets de leurs « pulsions ». La pureté n’est pas étrangère à la jeunesse, bien au contraire parce qu’elle est exigeante...
Dans le quotidien « Présent », le 30 avril. Rémi Fontaine rappelle opportunément le « théorème de Sauvy »: « pas d’enfants, pas de retraites ». Peut-être faudrait-il prévenir Sarkozy???
Lue Perrel
SOS TOUT PETITS -11 rue Tronchet - 75008 PARIS
Bulletin SOS Tout Petits Actualités
Directeur de Publication: Docteur Luc Perrel — Rédacteur en Chef: Docteur Xavier Dor
Notre site Internet: www.sos-tout-petits.org
Bulletin trimestriel — Abonnement annuel: 10 € — Prix au numéro: 3 €
N° de Commission Paritaire: 0611 G 85035 —N° ISSN: 1769-0226
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Abonnement: adresse postale:
«SOS Tout Petits » La Promenade 53230 Cossé-le-Vivien
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C.P Ville
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C.B. au nom de SOS Tout Petits
N°16
Février 2008
ÉDITORIAL________________________________________________________________
LA RUE
D’où vient la mission? Le mot lui-même vient du latin (mittere: envoyer). Dieu veut nous communiquer sa vie divine, il nous en donne le goût avec la sagesse, il nous invite, il nous presse à la recevoir pour nous unir à Lui. Il la révèle par son Verbe, son Esprit, les Écritures, les anges — ses messagers —, l’Église, les saints. S’il est l’auteur de la mission, il en est aussi l’acteur par son Incarnation et la Pentecôte. Elle est donc universelle, visible et invisible, temporelle et intemporelle, indissolublement liée à la vie chrétienne. Elle définit le but: la vision béatifique. Faite pour la vérité, elle nécessite toutes les vertus et, particulièrement, la patience et la fidélité, comme l’ont pratiquées nos amis de Dijon.
Elle se nourrit de la grâce pour répandre la grâce. Opportune et inopportune, on ne peut y échapper:
« Malheur à moi si je ne prêche pas l’Évangile » disait saint Paul. Douce ou impérieuse, aisée, risquée ou difficile, pouvant aller jusqu’au martyre, elle porte en soi sa propre récompense: la joie de servir. Elle agit en nous et hors de nous. Rencontre individuelle comme celle du Christ avec la Samaritaine, ou collective lors de la multiplication des pains. Notre Seigneur avec ses disciples ~ enseignant les foules, il est entré en triomphe à Jérusalem et il est mort sur une place publique.
Dans la rue nous prions et nous informons. La rue est le lieu naturel de passages, de rencontres, d’échanges, de confrontations et aussi d’amitié mais souvent d’indifférence. Elle est la vie elle-même dans sa diversité. C’est là où nous allons: notre présence est un témoignage.
La prière publique peut paraître insolite, désuète, inutile ou provocatrice, et ceci d’autant plus que depuis les Lumières et la Révolution, nous sommes profondément laïcisés. La défense de la vie va au-delà des apparences et aussi de l’ordre naturel. Contre la culture de mort elle oppose doctrine à doctrine, Révélation à Révélation, car nous sommes destinés à la vie éternelle et c’est elle qui donne à la vie tout son prix. Ne pas prier c’est se priver de l’essentiel : prière de réparation, d’intercession et de conversion.
Pour rester mobilisés, ces prières ne doivent pas être trop espacées : à Paris nous manifestons (manifestation: « épiphanie » en grec) une fois par mois de même qu’à Dijon et à Lyon, tous les deux mois à Nantes, Grenoble, Nancy, Marseille... En banlieue parisienne un chapelet est récité fréquemment en fin de matinée. Nous choisissons un lieu fréquenté ou symbolique: centre d’avortement, planning familial, loge maçonnique, place de marché, parvis, carrefour.
L’information peut être donnée lors de la prière, ou plus aisément lorsque nous formons un petit groupe, sans déclaration préalable, ni banderoles ou haut-parleur, facile à mobiliser, permettant des relations de personne à personne. Le docteur Claude Mallet fut l’instigatrice de ces petits groupes. C’est ainsi qu’en région parisienne, depuis près de quinze ans, chaque semaine - -en dehors des vacances - nous nous retrouvons à quelques-uns près d’un collège, d’un lycée, d’une faculté ou d’une bouche de métro pour distribuer, tracts, autocollants et parfois des médailles miraculeuses - dorées - elles sont plus belles et souvent mieux acceptées que les tracts et d’une autre valeur! Vous dirais-je que, quelquefois, nous connaissons un véritable succès! Rien de tel semble-t-il pour refaire un tissu chrétien qu’un travail en profondeur, de proximité, inlassable, travail de fourmi (du latin « fero micas » : je porte des miettes) par petits groupes entraînés, décidés, fidèles, humbles artisans de la grâce à vocation universelle. En vérité nous voudrions être des « apôtres » de rue: « Duc in altum » »
... Xavier Dor
Le mot de la Rédaction
Des dizaines de lecteurs ont déjà en 2008 spontanément renouvelé leur abonnement, nous les en remercions vivement, que tous les imitent... L’abonnement au bulletin reste fixé à 10 € par an, il n’y a pas de relance personnalisée des abonnements, songez aussi à nous signaler vos changements d’adresse. Le bulletin n’existe que grâce à ses lecteurs, merci de votre fidélité.
Luc Perrel
LES PROCHAINS ROSAIRES DE SOS TOUT PETITS_______________________________
PARIS, place Saint-Michel:
Samedi 15 mars à 14h30
Samedi 5 avril à 14h30
Samedi 17mai à 14h30
LE CHESNAY, hôpital Mignot:
Samedi 16 février à 14h30 (il n’y a pas de rosaire à Paris en février)
SAINT-GERMAIN-EN-LAYE, rue de la Surintendance:
Samedi 2 février à 10h45 (chapelet)
Samedi 12 avril à 10h45 (chapelet)
MAISONS-LAFFITTE, avenue de Longueil, mairie:
Samedi 29 mars à 10h45 (chapelet)
Samedi 24 mai à 10h45 (chapelet)
MARSEILLE, hôpital de la Timone: —
Samedi 8 mars à 10h30
Samedi 3mai à 10h30
ANGOULÊME, lieu non fixé (tél. 05 45 66 38 02):
Samedi 26 avril à 14h30
NANCY, place d’Alliance:
Samedi 9 février à 14h30
Samedi 8 mars à 14h30
Samedi 12 avril à 14h30
Samedi 10mai à 14h30
LYON, quai du Rhône près de l’Hôtel-Dieu:
Samedi 16 février à 15 h
Samedi 15 mars à 15 h
Samedi 19 avril à 15 h
Samedi 17 mai à 15 h
NANTES, parvis de la cathédrale Saint-Pierre:
Samedi 2 février à 16h45
Samedi 5 avril à 14 h
Samedi 7 juin à 16h45
STRASBOURG, parvis de la cathédrale:
Samedi 8 mars à 14h30
DIJON, hôpital du Bocage:
Samedi 9 février à 14h30
Samedi 8 mars à 14h30
Samedi 12 avril à 14h30
GRENOBLE, hôpital de la Tronche:
Samedi 22 mars à 14h30
REIMS, parvis de la cathédrale:
Samedi 19 avril à 13h30
ACTUALITÉ DU RESPECT DE LA VIE______________________________
LE VINGT ET UNIÈME ANNIVERSAIRE DE SOS TOUT PETITS
Nous étions dans la rue pour fêter, cette année encore, notre 21e anniversaire le 17 novembre, en France et à l’étranger.
En France, dans trente villes dont trois nouvelles: Angoulême, Besançon, Issoudun, Strasbourg renouait. La palme est revenue une fois encore à Nantes avec 300 personnes, une bonne centaine dans plusieurs grandes villes. Le nombre, quand il est grand donne du poids et une sécurité, petit il peut être héroïque comme à Dijon où nos amis - ils étaient onze - encerclés, privés de banderoles, en proie aux blasphèmes et aux vexations, ont prié pendant deux heures. Malgré les appels, la police n’est apparue que lorsque tout était terminé. Au Mans, ils n’étaient que cinq, entourés par le planning drapeaux déployés. Ils se sont réfugiés dans la cathédrale, suivis par la horde qui demandait des prières.., pour l’avortement. L’opposition était forte aussi à Nancy, Lille, Grenoble, mais contenue. Partout elle est programmée avec la complicité, parfois évidente, des pouvoirs publics. Ses armes sont la dérision, l’intimidation et l’étouffement. Sa violence ne va pas jusqu’aux coups pour ne pas faire de nous des martyrs. Malgré cette hostilité, il y a parfois, après la manifestation, des échanges que certains visiblement aimeraient prolonger.
A l’étranger manifestaient à nouveau Bruxelles, et pour la première fois le Luxembourg et Sarrebruck, la porte de l’Allemagne. A Genève, une centaine de personnes ont prié, groupées autour de la chapelle du Prieuré, la ville de Calvin refusant les rassemblements religieux dans la rue. En Afrique noire, à Abidjan nos amis du MJE 2000 (mouvement jeunesse espérance 2000) étaient vingt-cinq devant le CHU de Treischville, de même, à 10° au sud de l’équateur, au coeur du continent africain, à M’Buji-Mayi au Kasai Oriental. Aux Philippines, sur le parvis de la cathédrale de Général Santos, plusieurs dizaines de personnes se sont unies à nos prières.
D’ores et déjà, nous donnons rendez-vous à tous nos amis le samedi 15 novembre 2008, pour célébrer notre 22e anniversaire par cette prière dans la rue qui nous est si chère...
Xavier Dor
LA MARCHE POUR LA VIE le 20 janvier 2008 à PARIS a connu un réel succès:
près de 20000 personnes, dont beaucoup de jeunesse, ont défilé joyeusement de la République à l’Opéra, sur l’air des lampions ou scandant des cantiques avec SOS Tout Petits, brandissant des pancartes en faveur de la Vie et de la Famille.
Comme d’habitude les gros médias furent absents - en dehors de Présent et Valeurs Actuelles –
15 secondes de télévision et passez muscade. Nos évêques, une fois de plus furent défaillants, car le soutien, postal de quelque six évêques ne saurait suffire à réaliser un véritable engagement, ni constituer un événement. Le prix de la vie est-il si dévalué? C’est en crosse et en mitre que nous les réclamons, que nous les espérons. Il faudra bien qu’un jour, à l’instar du cardinal archevêque de Madrid qui a réuni 2 millions d’Espagnols le 30 décembre dernier, les évêques français sortent de leurs bureaux feutrés pour prendre, dans la rue, la place - qui est la leur - à la tête des catholiques persécutés!
Luc Perrel
CE QUI SE CONÇOIT BIEN S’ÉNONCE CLAIREMENT...
Un de nos lecteurs nous a fait parvenir une statistique fort éloquente:
Le Pater Noster 49 mots
Les Béatitudes 97 mots
Les 10 Commandements 115 mots
La déclaration américaine d’Indépendance 1 300 mots
La directive de l’Union Européenne sur les oeufs de canes 26 911 mots
Mordicus
L’ HERBE REPOUSSERA-T-ELLE DANS LE JARDIN FRANÇAIS?
L’ Agence de Biomédecine - mise en place par la loi Bioéthique 2004 - vient de publier les chiffres de la PMA (procréation médicalement assistée) dont la France est si friande.
En 2005, 20000 enfants sont nés par FIV (fécondation in vitro) — 19026 exactement — il y en eut 18000 en 2004, 15962 en 2002. Sur 7 à 800000 naissances par an, ce chiffre représente 2,5 % des naissances ce qui est considérable.
II y a chaque année entre 110 000 et 120 000 tentatives de FIV dont le taux de succès est de 20 %. Nous dirons plutôt que, 30 ans après les premières tentatives, la fécondation artificielle connaît toujours 80 % d’échecs.
Mis à part le coût astronomique de cette PMA (35 000 à 45000 € par tentative), entièrement pris en charge par la Sécurité Sociale... il convient de souligner qu’elle est souvent pratiquée à la demande pour des raisons idéologiques. L’exemple le plus récent est celui de ce couple de lesbiennes où Elodie s’est vue refuser (provisoirement) par les tribunaux français de bénéficier d’un congé de paternité pour la naissance de la fille de sa compagne issue de la FIV, alors qu’elle-même a également une fille obtenue dans les mêmes conditions.
Toutes ces lois, toute cette médecine qui marche sur la tête, nous préparent des lendemains douloureux avec la montée en force de la médecine prédictive qui sera bientôt — n’en doutons pas — incorporée àla carte vitale... La PMA fabrique, entasse, congèle, massacre, quantité d’êtres humains sans aucune émotion sous prétexte qu’il ne s’agit que « d’embryons » dont officiellement elle ne sait pas trop ce qu’ils sont. Parce qu’elle entraîne beaucoup de malformations chromosomiques ou génétiques, elle se voit dans l’obligation de « trier » ces embryons, pour n’implanter que « les bons », à cause de l’enfant à la carte que réclame le public.
Bientôt, les compagnies d’assurance, les banques, la sécurité sociale, exigeront des tests génétiques pour assurer les personnes, leur prêter de l’argent, leur fournir un logement ou un passeport. Alors, malheur aux malades, aux mal foutus, aux personnes « à risque »... : Attila — et ses propositions — va s’en charger!
Mordicus
SOS TOUT PETITS -11 rue Tronchet - 75008 PARIS
Bulletin SOS Tout Petits Actualités
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Notre site Internet: www.sos-tout-petits.org
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N° de Commission Paritaire: 0611 G 85035 — N° ISSN: 1769-0226
Imprimerie Téqui - 53150 Saint-Céneré
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« SOS Tout Petits » La Promenade 53230 Cossé-le-Vivien
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C.P Ville
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