Novembre 2007

                                                                                                                         N° 15

ÉDITORIAL________________________________________________________

 

SOS TOUT PETITS EN AFRIQUE NOIRE

 

L’Afrique réserve des surprises. Pour aller de Kinshasa (ex-Lépoldville), au coeur du continent, à Abidjan, sur le golfede Guinée vers le nord-ouest, j’ai dû passer loin vers le nord-est par Addis-Abéba: 6500 kms au lieu de 2000! Mais les lignes éthiopiennes sont excellentes et j’ai pu survoler l’Ouganda celui de nos autocollants et, traversé du sud au nord par le Nil blanc, le sud du Soudan surtout connu, hélas, par le massacre des chrétiens. La ville du Roi des rois, située à 2500 m d’altitude s’apprêtait à fêter, le 12 septembre, 7 ans 8 mois et 12 jours après le reste du monde, son entrée dans le 3e millénaire...

En allant en Afrique, je répondais à deux invitations: l’une, congolaise, de l’abbé Jean Bola, chargé de la mission pastorale de l’archidiocèse de Kinshasa, et l’autre, ivoirienne, de Guillaume Yatté, fondateur et président du M.J.E. 2000 (mouvement jeunesse espérance) mouvement chrétien de lutte contre le sida, les MST (maladies sexuellement transmis sibles) et l’avortement. Une réunion était prévue à Abidjan-Treichville le 8 septembre. J’étais invité pour prendre la parole, m’enquérir de la situation faite au respect de la vie en Afrique, visiter orphelinats et hôpitaux. J’avais emporté le « rapport Kissinger » ou plus exactement son résumé officiel, et j’avais en vue notre journée nationale et internationale du 17 novembre prochain.

Je connaissais la Côte d’Ivoire pour y avoir été pendant 6 ans 1962-1968 chef du service de pédiatrie de l’hôpital central, maintenant disparu, d’Abidjan. Mais je ne connaissais pas la République Démocratique du Congo (RDC), ex­Congo belge, grande comme 4fois la France. Le français y est la langue officielle, à côté des 4 langues nationales ; Kinshasa, peuplée de 8 millions d’habitants dont beaucoup de réfugiés, serait ainsi la 2éme ville francophone du monde. Je suis resté 9 jours à Kinshasa et 6 à Abidjan. Dans la première, mon public était fait de responsables paroissiaux (146 paroisses), dans la deuxième, j’ai eu surtout affaire avec des étudiants et j’ai eu accès à une radio privée.

 

Quatre thèmes du respect de la vie ont été abordés : sida, avortement, IPPF et le rapport Kissinger, le laïcisme.

- Le sida: est omniprésent en Afrique noire, la Côte d’Ivoire est le plus touché des pays d’Afrique de l’Ouest. Un rapport datant de 2004 du ministère de la lutte contre le sida fait état de 540000 séropositifs, de 40000 enfants sidaïques, 310000 orphelins et « enfants vulnérables », pour une population

 

d’environ 17 millions d’habitants. Au CHU de Treichville, dans le service des maladies infectieuses, j’ai vu plusieurs sidaïques, toutes des femmes entre 30 et 40 ans, atteintes d’une pathologie d’emprunt liée à leur déficience immunitaire: méningites, péritonites tuberculeuses, tuberculoses pulmonaires...

Lors d’un séjour en Afrique du Sud, à Noël dernier, j’ai eu le témoignage direct de la propriétaire d’un hôtel à Durban (dans le Kwazulu-Natal) qui avait en 2 ans perdu 10 membres sur 12 de son personnel, atteints du sida. Elle venait d’enterrer sa servante zulu, âgée de 40 ans, à laquelle elle était très attachée, morte de la même maladie. En principe, un enfant de mère sidaïque n’est pas contaminé, sauf si celle-ci est atteinte de paludisme. II n’est pas contaminé pendant la grossesse mais il peut l’être à la naissance, lors du « passage » de l’accouchement. En matière de prévention, la seule solution radicale, à la fois digne et réaliste, est celle de l’abstinence, de la fidélité et de la chasteté: c’est ce sur quoi insistent particulièrement les membres de MJE 2000. Je les ai vus chanter et danser sur ce thème.

C’est en pleine Afrique, grandeur nature, l’exemple de l’Ouganda avec une régression de l’endémie de 60 à 70 %, fruit d’une politique religieuse et civile déterminée. On peut y voir aussi la bienheureuse influence de ses martyrs et de la visite de Jean-Paul II.

Cette politique a un nom: l’appel à la conscience. On ne doit pas pour autant négliger l’hygiène, ne jamais réutiliser – comme on le fait souvent en Afrique – seringues ou aiguilles si elles ne sont pas parfaitement stérilisées.

 

 Le préservatif est une illusion -  il est dégradant, invite à la débauche, autorisant tous les risques alors qu’il n’est pas fiable poreux, il ne s’oppose pas toujours au passage des spermatozoïdes, comment penser qu’il puisse empêcher celui de virus 4 à 500 fois plus petits. fl n’arrête pas l’endémie, il la propage!

 

- L’avortement: est très répandu,. favorisé par les guerres, l’insécurité, les viols, la misère. Il est clandestin, non admis par la loi, mais semble-t-il non réprimé. Il n’est pratiqué dans des conditions d’asepsie que chez les femmes les plus aisées. Le pire serait de le légaliser comme nous l’avons fait pour notre malheur. En aucun cas, on ne peut prêter main-forte au crime, mais seulement à ses conséquences. Là encore la vraie solution est la prévention, éclairer les consciences, lutter contre la misère, assurer la paix.

Les Africaines sont très attachées au respect de la vie, ce sont elles qui ont défilé par milliers à M’Bondaca et à M’BujiMayé en RDC et non les féministes, en réponse aux propositions faites à la Conférence de Maputo au Mozambique quelques mois auparavant.

 

- L’IPPF et le rapport Kissinger: L’IPPF (Fédération Internationale du Planning Familial), fondée en 1952 par Magaret Sanger, est présent en Afrique comme partout ailleurs dans le monde mais sous une forme voilée. En Côte d’ivoire il a pour nom: AIBEF (association ivoirienne pour le bien être familial). Le rapport Kissinger, établi par l’ancien Secrétaire d’État américain en 1974 a été rendu public en 1989. Il n’est rien d’autre que le programme de l’IPPF, appli­qué aux pays du Tiers Monde au nom de la sécurité des États-Unis et de l’équilibre de la population mondiale, là où la croissance démographique est la plus forte. Au nom de la paix et du bien être, il prévoit une assistance financière en échange d’un programme de contrôle de la population aux pays du Tiers Monde pour éliminer eux-mêmes leur surcroît démographique. En Afrique les pays les plus visés sont: l’Égypte, l’Éthiopie, Le Nigeria. L’IPPF n’est rien d’autre qu’un eugénisme à l’échelle mondiale, son financement est assuré par l’ONU, des organismes privés comme la Fondation Rockfeller, et par les États membres.

Ses méthodes sont : la contraception, la stérilisation, le vaccin anti-grossesse, l’avortement, l’éducation sexuelle et la promotion du « gender » (sexe indifférent), telle qu’elle figure dans la brochure de l’AIBEF. Prise par ses difficultés, l’Afrique ne voit pas ce danger, ou peut-être même, veut-elle l’ignorer. On a du mal à imaginer la réalité que cache l’IPPF, lui-même donne des chiffres: les victimes ne se comptent pas par millions, mais par milliards! Jamais, dans l’his­toire de l’humanité, la vie n’a été ainsi prise à sa source. Ce qui est proposé ou imposé c’est le « benevolent genocide »; ni l’IPPF, ni le tapport Kissinger n’ont de considération pour ceux auxquels ils s’adressent. Ils ne font pas appel à un effort de volonté, mais au vice et au crime, l’esprit est tué avant le corps.

La culture de mort commence par une décérébration. J’ai souvent évoqué Orwell et Big Brother, lors d’une réunion un homme se demandait si nous n’étions pas sur une autre planète.

 

- Le laïcisme: tout est là. L’Afrique - ce que j’en ai vu n’est pas laïcisée alors que nous le sommes profondément sans toujours le mesurer. Je parlais à mes auditeurs de l’oppression du politiquement et du religieusement correct: la laïcisation des esprits et des coeurs devenue une mode. Dieu est écarté de la cité et des institutions (le contraire de la charité politique), la culture de mort est inscrite dans la loi, la religion doit rester privée, les mots n’ont plus de sens: on peut à la fois inscrire dans la Constitution l’abolition de la peine de mort et tuer les enfants non-nés par centaines de milliers, sous le nom de PMI on assurera les IVG médicamenteuses, là encore on noie la conscience. Nous sommes les fils aînés de l’Église mais aussi de la Révolution qui en est l’inverse, déicide dès son principe.

Mais quelle surprise et quelle joie de voir en Afrique une chrétienté jeune, vivante, enthousiaste comme nous l’avions peut-être connue sous Saint Louis. L’Afrique a connu des guerres, parfois atroces, mais elle n’a pas connu la Révolution. Les églises sont pleines, les grands séminaires refusent du monde faute de place. J’ai assisté, dans un village pauvre posé sur le sable près de l’aéroport, à une messe en lingala; je ne comprenais rien mais la communion était profonde. A la sortie je donnais des médailles miraculeuses; une femme, son bébé dans les bras, ne cessait de me remercier, une autre fois je la donnais à un garagiste, il me dit: «jusqu‘à la mort ».

J’ai rencontré auprès du clergé une grande compréhension, là-bas nous avons maintenant des amis:

- À M’BujiMayé, chef-lieu du Kasai oriental, Annie veut fonder un centre d’adoration perpétuelle.

- À Kinshasa, où se tiendra une cession sur le respect de la vie fin janvier 2008.

En Côte d’Ivoire, où le MJE 2000 priera devant le CHU de Treichville pas très loin du siège de l’IPPF le 17 novembre.

À Konakry en Guinée, où le Père Sébastien, responsable de la famille, voudrait nous recevoir...

-            Merci l’Afrique!

 

Xavier Dor


 

LES PROCHAINS ROSAIRES DE SOS TOUT PETITS

 

PARIS: parvis de Notre-Dame devant la statue de Charlemagne:

                    Samedi 17 novembre à 14h30

                    Samedi 15 décembre à 14h30

DIJON: hôpital du Bocage:

Samedi 17 novembre à 14h30

                    Samedi 8 décembre à 14h30

                    Samedi 12 janvier 2008 à 14h30

                    Samedi 9 février 2008 à 14h30

NANTES: devant la cathédrale:

                    Samedi 17 novembre à 14h30, Place de Bretagne exceptionnellement

                    Samedi 8 décembre à 10h30

                    Samedi 9 février 2008 à 10h30

MARSEILLE: hôpital de la Timone:

                    Samedi 17 novembre à 10h30

                    Samedi 19 janvier 2008 à 10h30

                    Samedi 8 mars 2008 à 10h30

SAINF.GERMAIN-EN-LAYE: rue de la Surintendance, entrée du parc du château:

                    Samedi 8 décembre à 10h45 - un chapelet

                    Samedi 2 février 2008 à 10h45 - un chapelet

BOUGIVAL: place du général De Gaulle:

                    Samedi 12janvier 2008 à 10h45 - un chapelet

LE CHESNAY:hôpital Mignot au croisement de la rue De Gaulle et de la rue de Versailles

                    Samedi 16 février 2008 à 14h30

VANNES:        hôpital Chubert

                    Samedi 15 décembre à 14h30

 

 

Le SAMEDI 17 ~NOVEMBRE 2007 à 14 h 30, comme l’an passé,

 SOS Tout Petits  organise un grand rosaire public dans la rue

 national et international. Tous nos amis élèveront en même temps vers le Ciel une prière fervente d’interces­sion et de réparation pour la Vie.

 

Venez nombreux nous rejoindre,

liste des lieux de rosaires ci jointe.

 

 

 

 

 

 

 

ACTUALITÉ DU RESPECT DE LA VIE______________________________________

Le 20 JANVIER 2008 à PARIS aura lieu la 4éme Marche pour la Vie

organisée par le collectif « 30 ANS ça SUFFIT ».

SOS Tout-Petits participera à cette manifestation (en queue de cortège en récitant le chapelet)

et invite tous ses amis à nous rejoindre:

 

Le pesticide humain comme du « chewing-gum »...

 

La prochaine loi sur le financement de la Sécurité Sociale pour 2008 est actuellement discutée au Parlement. Le projet du Gouvernement est d’introduire la distribution du RU-486, que le professeur Lejeune nommait « le pesticide humain dans le tiroir de la table de nuit », dans les attributions de la Protection Maternelle et Infantile! afin, dit le texte gouvernemental, de « faciliter l’IVG médicamenteuse, et de le rendre accessible aux femmes les plus vulnérables »... II est difficile de faire mieux dans le genre « morticole ». Tout cela sous la responsabilité des Conseils Généraux, et pour permettre au Planning Familial meurtrier par définition de le distribuer gratuitement sans ordonnance jusque dans les écoles, comme jadis « les biscuits vitaminés du Maréchal », aux gamines déboussolées, et dans ses permanences à leurs mères apeurées.

Ce projet de loi, sans aucun rapport avec le financement de la Sécurité Sociale, apporte la preuve de la perversité du Système. Seules les buses n’y voudront rien comprendre.         

Mordicus

 Les Vieilles Barbes de la contraception laïque et obligatoire...

 

Après l’eugénisme « de liberté » cher au professeur Bernard Debré et autre Marc Pechanski de l’institut I-Stem, les chouchous du pouvoir, voilà « la contraception choisie » avec la plus très jeune mais encore pulpeuse Roselyne Bachelot (60 ans), qui règne sans partage sur le ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports. Elle a récemment assuré que « la défense du droit des femmes “structure” (!) son engagement politique », quelle belle ambition! Moyennant quoi nous voilà affligés d’un mois de propagande du 24 septembre au 24 octobre radios, journaux, télévisions, internet, en faveur de cette contraception grisâtre qui doit à toute force s’incruster dans la tête du populo. Le motif invoqué est de réduire le nombre des avortements en France, mais comme la contraception mène à l’avortement et qu’elle-même est souvent abortive, nous voilà mal partis...

En dehors de toute considération morale, mais parce que c’est d’abord l’enfant que la contraception refuse, ce que Madame Bachelot ne veut jamais envisager, cette propagande échevelée ne résoudra rien. Elle ne peut pas non plus comprendre que la jeunesse a d’abord besoin d’affection et de confiance: l’amour sans amour comme le dit Aragon c’est du vin répandu... La pilule, les crèmes et les pommades, le latex et les piquouses, les contorsions ou le fil de fer dans « le divertissoir », tuent l’amour et même la jouissance!

                                                                                                                                                            Mordicus

 

 

Des rameurs pour le journal « Présent »

Le bateau de « Présent » le seul quotidien catholique de la presse nationale est actuellement en grand danger de couler dans la tempête financière qui l’agite annuellement. « Présent » a toujours soutenu SOS Tout Petits. Que nos amis, une fois encore, fassent un effort particulier pour lui venir en aide. Et, pour paraphraser le regretté Francis Blanche (Pour que les cols durs, amidonnez...):

Pour que Présent dure

                                    Amis donnez!                           (Présent: 5, rue d’Amboise, 75002 Paris)

 

 

 

SOS TOUT PETITS -11 rue Tronchet - 75008 PARIS

Bulletin SOS Tout Petits Actualités

Directeur de Publication: Docteur Luc Perrel Rédacteur en Chef: Docteur Xavier Dor

Notre site Internet: www.sos-tout-petits.org

Bulletin trimestriel Abonnement annuel: 10 € Prix au numéro: 3 €

N° de Commission Paritaire: 0611 G 85035 N° ISSN: 1769-0226

Imprimerie Téqui —53150 Saint-Céneré

 

Abonnement: adresse postale:

« SOS Tout Petits »  Promenade 53230 Cossé-le-Vivien

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C.B. au nom de SOS Tout Petits

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LISTE des ROSAIRES de SOS Tout Petits

 le SAMEDI 17 NOVEMBRE 2007 à 14h30

 

AIX-EN-PROVENCE: rue Henri Pontier

ALENÇON: rue Fresnay, près de l’hôpital

ANGERS: place du maréchal Leclerc, devant le palais de Justice

ANGOULÊME: boulevard René Chabasse, parvis de l’église du Sacré-Coeur

ANNECY: les Marquisats, près de l’hôpital

AUXERRE: place de la cathédrale

BESANÇON: place de la cathédrale

BORDEAUX: parvis de la cathédrale

CARPENTRAS: pôle de Santé

DUON: avenue du maréchal de Lattre, hôpital du Bocage

GRENOBLE: vieil hôpital de la Tronche

LAVAL: place de la Trémoille

LE MANS: place des Jacobins, près du jet d’eau

LILLE: avenue Kennedy, près du Planning Familial

LIMOGES: place de la République, statue de Jeanne d’Arc

LYON: quai du Rhône, près de l’Hôtel-Dieu

MARSEILLE: hôpital de la Timone, rosaire à 10h30

MONTPELLIER : parvis de la cathédra1e Saint-Pierre

NANCY: place d’Alliance

NANTES: place de Bretagne

PARIS: parvis de Notre Dame, devant la statue de Charlemagne

PERPIGNAN: promenade des Platanes

POITIERS: parvis de la cathédrale Saint-Pierre

QUIMPER: place de la Tour d’Auvergne

STRASBOURG: place de la cathédrale

TOULON: place des droits de l’homme, près de la Faculté de Droit

TOULOUSE: s’adresser aux correspondants locaux

VICHY: devant le monument aux morts

VERSAILLES: à l’angle de la rue de la Paroisse et de la rue du maréchal Foch

 

À l’étranger en union avec les rosaires de France de SOS Tout Petits:

 

Belgique: BRUXELLES: parvis de la cathédrale, à 16 h

Côte d’Ivoire: ABIDJAN: devant l’hôpital d’Abidjan-Treischville

Guatemala: GUATEMALA-CUIDAD: parvis de la cathédrale

Luxembourg: place Guillaume, en face de la cathédrale, à 15 h

Philippines: GÉNÉRAL SANTOS (Mindanao): parvis de la cathédrale

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Août 2007                                                                                            N° 14

CONSCIENCE! CONSCIENCE!

 

9 h du matin, un samedi de mars 1987, clinique des Bleuets dans le 11e à Paris. Nous étions 13. Pour la troisième fois nous entrions par surprise dans un centre d’avortement. La surprise fut pour nous: la clinique appartenait au syndicat CGT de la métallurgie comme l’attestaient les revues disposées à l’entrée. Dans le hall une grande partie du personnel était descendue pour nous voir, plus par curiosité, semblait-il, que par animo­sité. À l’époque on ne parlait pas encore de « commandos anti-IVG ».

Le directeur - gynécologue-obstétricien - était un petit homme à barbiche, plutôt avenant. C’est avec lui qu’ont commencé les débats sur la conscience, omniprésente dans l’avortement. Mais nous nous y étions préparés. Il en fut question dès les premiers mots échangés. Il dit simplement: « Vous avez votre conscience, j’ai la mienne. Je vous respecte, respectez-moi ». Nous lui avons répondu que nous le respections et que, sans cela, nous ne serions pas chrétiens.

Quant à la conscience, elle ne pouvait être absolue. Nous lui avons alors fait connaître la phrase de Paul VI : « La conscience n‘est pas elle-même la lumière, elle est l’oeil qui reçoit la lumière ». La conscience, comme la mémoire,l’attention, la volonté, est faite pour s’éclairer. Il en convint. Nous partîmes après l’inter­vention de la police.

La conscience est la connaissance que nous avons de nous-même et du monde extérieur, depuis celle, élémentaire, de l’état de veille jusqu’à celle, plus élevée, qui affirme dans la Bible que l’homme a été fait à l’image de Dieu. C’est d’elle dont il s’agit.

Notre interlocuteur se comportait comme un disciple de Rousseau et un adepte de la profession de foi de son vicaire savoyard: « Conscience, conscience, instinct divin, juge infaillible du bien et du mal » (Émile; IV).

Ce comportement est, consciemment un non, celui du subjectivisme, celui-là même des Lumières qui exalte le sujet aux dépens de l’objet, la liberté aux dépens de la vérité, au point de donner bonne conscience à un meurtrier d’innocents. Refus de la réalité, il est une maladie de l’esprit, refus de la grâce, il est une maladie de l’âme. Fondamentalement, le subjectivisme est une désobéissance.

Si élevée qu’elle soit, la conscience peut être enivrée, droguée, anesthésiée, gonflée d’elle-même. Conscience : oui, conscience, conscience : non! Car c’est sans doute la formule la plus ramassée de ce qui a si profondément marqué l’humanité, et ceci dès l’origine, adresse du serpent à Ève à propos de l’arbre de la connaissance:

-                                          la gnose (« connaissance » en grec)

-                                          le protestantisme (le libre examen)

-                                          la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 (articles 3 et 6), et celle universelle de 1948 (article 21, alinéa 3).

 Xavier Dor

 

LE MOT DE LA REDACTION__________________

 

Renouveler votre abonnement (il n’y a pas de relance), n’omettre pas de nous faire connaître votre changement d’adresse, participer aux rosaires dans la rue, sont les meilleurs moyens de garder le contact avec SOS Tout Petits.

Luc Perrel           

 

ÉDITORIAL________________________________

 

LES PROCHAINS ROSAIRES DE SOS TOUT PETITS

 

PARIS, place du parvis de Notre-Dame près de la statue de Charlemagne:

                Samedi 20 octobre à 14h30

SAMEDI 17 NOVEMBRE à 14h30: 21e anniversaire de SOS T.P.

                Samedi 15 décembre à 14h30

SAINT-GERMAIN-EN-LAYE, rue de la Surintendance, entrée du parc du château:

                Samedi 29 septembre à 10h45: un chapelet

MAISONS-LAF1TTE, avenue de Longueil en face de la Mairie:

                Samedi 27 octobre à 10h45: un chapelet

VERSAILLES, à l’angle de la rue de la Paroisse et de la rue du maréchal Foch:

                Samedi 10 novembre à 10h45: un chapelet

DIJON, hôpital du Bocage:

                Samedi 8 septembre à 14h30

                Samedi 13 octobre à 14h30

SAMEDI 17 NOVEMBRE à 14h30

                Samedi 8 décembre à 14h30

LYON, Hôtel-Dieu quai du Rhône:

                Samedi 13 octobre à 15 h

                SAMEDI 17 NOVEMBRE à 15 h

                Samedi 15 décembre à 15 h

LIMOGES, place de la République devant la statue de Jeanne d’Arc:

                Samedi 15 septembre à 14 h

                SAMEDI 17 NOVEMBRE à 14h30

NANTES, devant la cathédrale:

                Samedi 13 octobre à 10h30

                SAMEDI 17 NOVEMBRE à 14h30

AIX-EN-PROVENCE, à l’angle de la rue Henri Pontier et de la rue des Tamaris:

                SAMEDI 17 NOVEMBRE à 14h30

LAVAL, place de la Trémoille:

                SAMEDI 17 NOVEMBRE à 14h30

CAEN, place de la Résistance devant la statue de Jeanne d’Arc:

                Samedi 27 octobre à 14h30

ANGERS (lieu non encore défini):

                SAMEDI 17 NOVEMBRE à 14h30

POITIERS (lieu non encore défini):

                SAMEDI 17 NOVEMBRE à 14h30

VICHY, devant le monument aux morts:

                SAMEDI 17 NOVEMBRE à 14h30

 

 

Deux manifestations particulières sont prévues pour le quatrième trimestre 2007:

 

Le samedi 27 octobre à CAEN à 14h30 pour tous les gens de l’Ouest afin de soutenir le colonel Letondot organisateur du rosaire de réparation place de la Résistance, au pied de la statue de Jeanne d’Arc. Nous devons être nombreux à Caen, ville particulièrement difficile pour SOS Tout Petits qui doit montrer sa détermination. Nous prions en public et partout, à cause du Christ-Roi... Les organisateurs de rosaires en Bretagne, en Normandie, dans le Maine et l’Anjou, vont organiser des transports en voiture : inscrivez-vous.

 

APPEL A LA MOBILISATION LE SAMEDI 17 NOVEMBRE à 14h30

 

Notre vingtième anniversaire a été je crois pouvoir le dire une réussite. Nous avons prié dans 30 villes. La palme est revenue à Nantes avec 350 manifestants de notre côté. Le plus dur fut à Grenoble, devant le vieil hôpital de la Tronche (2 100 naissances et 1750 avortements déclarés par an), où nos amis étaient entourés de drapeaux rouges sans grande protection policière.

La ferveur était partout. Elle l’était même à l’étranger, à Bruxelles, à Zurich avec Human Life International, à Mexico auprès de N.-D. de Guadalupe avec sept heures de décalage. Nous devons garder cet élan. Nous vous donnons à nouveau rendez-vous le samedi 17 novembre 2007 à 14h30 pour prier sur une place publique ou devant un centre d’avortement. Déjà d’autres villes nous apportent leur concours en Afrique à Kinshasa et à Abidjan.

Nous cherchons ardemment des chefs de groupe pour organiser et déclarer ces rosaires ou manifestations (épiphanie en grec).

La culture de mort ne cesse de s’étendre, le combat est spirituel avant même que d’être politique, écono­mique et même moral, et son arme est la prière.

Rejoignez-nous et que Dieu vous garde!

Xavier Dor

 

 

ACTUALITÉ DU RESPECT DE LA VIE_____________________________

 

LA MARCHE POUR LA VIE de Renaissance Catholique a lieu le samedi 13 octobre de ND des Victoires à Montmartre. RV comme d’habitude à 17h30 sur le parvis de ND des Victoires à Paris dans le 2e arrondissement.

 

QUAND LA LOI EST HOMICIDE...

Les conséquences de la légalisation de l’avortement sont incalculables: non seulement l’enfant in-utéro est en permanence menacé  surtout s’il est malade ou survenu au mauvais moment  mais la mère elle-même est menacée, surtout si elle est mineure.

Au scandale sans nom de voir la loi française refuser tout statut, toute existence légale, au bébé avant la naissance, s’ajoute un deuxième scandale, pire encore s’il est possible: En France, la mère mineure n’est pas protégée par la loi.

Plus qu’un long discours, le Journal de bord de l’Association SOS Maman, est le témoignage poignant de la détresse dans laquelle sont plongées les fillettes enceintes qui veulent garder leur bébé:

 

«Vendredi 20 mai 2007.

Sandra s’est noyée dans une petite ville de Normandie. Elle avait 17 ans, le bébé qu’elle portait est mort avec elle. Aujourd’hui même notre aumônier célébrera la messe pour leur salut éternel. Nous n’avions jamais vu cette fille mais elle était en contact avec Suzanne, une de nos jeunes aides, son amie de lycée. Sandra lui avait expliqué sa situation: sa maman qui la détestait et les coups qu’elle avait reçus quand elle avait commencé à dire qu’elle voulait garder son bébé. Suzanne voulait nous l’amener à Paris, mais Léa étant malade, la visite fut reportée d’une semaine. Une semaine de trop! Que le Bon Dieu leur soit miséricordieux.

Un cas similaire la même semaine: Anaïs qui aura 18 ans en septembre 2007. Même relation détestable avec sa maman qui veut absolument savoir qui est le père du bébé. Anaïs ne peut le dire puisque le père est un des anciens amants de sa mère... Nous discutons avec la mère offrant notre aide à sa fille pour sauver le bébé. Altercation terrifiante: finalement la mère exige « 350 € tous les mois sinon c’est niet! niet! ». Nous payons immédiatement les premiers 350 , le bébé est sauvé, la fille soulagée, elle aime déjà son bébé. Par la suite nous avons continué à payer 200 € par mois ce qui a aplani les difficultés, mais nous n’avons pas le budget de la Banque de France... Léa est à bout de nerfs mais elle tient.


 

«Samedi 26 mai 2007.

Nous suivons dans le nord de la France Maurine, 16 ans, enceinte, placée par le juge en foyer avec éducateurs, à la demande de sa mère divorcée. Grossesse de 3 semaines, le père est un garçon de 23 ans qu’elle avait trompé sur son âge dans un night-club. Il est professeur de sport, il a un studio, ils s’aiment et voudraient vivre ensemble en attendant l’arrivée du bébé. Mais les avorteurs veillent et la mère veut absolument que le bébé disparaisse, car elle cherche à toucher une prime de « mariage blanc » en utilisant Maurine via trois Africains qui cherchent à blanchir de l’argent. Ils cherchent à séparer Maurine de son ami, et les éducateurs cherchent eux aussi à la faire avorter. Elle ne peut se marier qu’à 18 ans et doit  rester dans son foyer sous la menace permanente de l’IVG. Que faire?

«Lundi 25 juin 2007.

Quatre naissances: Samantha (maman 18 ans), Birgit (maman étudiante allemande 20 ans), et surtout les jumeaux Patricia et Steven (maman 18 ans)...

Quant à Maurine sa maman l’a sortie du foyer pour la réinstaller chez elle...

«Jeudi 12 juillet 2007.

Maurine a fini par avorter sous la pression de sa mère... Le même jour nous rencontrons, dans le parc des Batignolles dans le 17e, Marina, jolie blonde de 18 ans, elle est enceinte d’un mois et demi mais son copain, le père, n’en veut pas et lui donne des coups... »

«Mardi 7 août 2007.

Nous tombons sur Annie, 17 ans, enceinte d’un militaire de carrière de 35 ans qui bien entendu ne veut rien savoir du bébé. Annie est venue avec sa mère qui pour commencer refuse notre aide: « Oui, je connais les catholiques, ils promettent une aide financière et après ne font rien!... ». Après une heure de discussion elle accepte de renoncer à faire avorter sa fille contre 350 € comptant et la promesse d’un versement mensuel jusqu’à la naissance. C’est une de ces mères coriaces de 40 ans soixante-huitarde  dont nous faisons actuellement la collection: une à 450 € par mois, une à 250, et celle-ci à 350!...

« Mardi 14 août 2007.

Nous abordons Catherine, 16 ans, gare Saint-Lazare, qui avait l’air désespérée. Il était temps, elle pensait au suicide en se jetant sous un train. Sa grossesse a fait monter tout le monde contre elle et elle a craqué. Nous l’avons gardé avec nous toute la journée pour qu’elle reprenne courage et lui avons donné 100 € comme cadeau d’accueil, plus le test clear blue (22 €) en pharmacie : maman et bébé sont provisoirement sauvés. Comme elle est hébergée dans un dortoir pour jeunes femmes il n’y a pas pour l’instant de problème de ce côté-là...»

 

SOS Maman est dirigée par notre ami Winfried Wuermeling, par ailleurs secrétaire général de I’UNEC. Pour l’aider, de quelque manière que ce soit: dons, logement, présence physique... une adresse:

SOS Maman, BP 70114, 95210 Saint-Gratien, tél. 01.34.12.02.68, courriel: sosmaman@wanadoo.fr

 

Mordicus

 

 

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Bulletin SOS Tout Petits Actualités

Directeur de Publication: Docteur Luc Perrel Rédacteur en Chef: Docteur Xavier Dor

Notre site Internet: www.sos-tout-petits.org

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Mai 2007                                                                                  N° 13

 

ÉDITORIAL__________________________________________

RIEN N'EST SECRET, TOUT EST MYSTÈRE

On pourrait penser que ces deux propositions s'excluent l'une l'autre : une chose peut-elle être, à la fois, dévoilée et rester cachée ? En réalité, loin de se contrarier, ces propositions se complètent à condition de bien en définir les termes. Rien n'est secret est le propre de la vérité. Selon saint Marc (IV/22) : « Rien n'est secret qui ne doive être manifesté ». C'est le sens même du mot grec apocalypse, révélation.

La vérité est lumière. Comme elle, pour éclairer, elle ne peut être mise sous le boisseau (Marc IV/21-22). Elle ne peut être reçue qu'avec humilité: « Je te bénis, Père, Seigneur du Ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et aux savants et de l'avoir révélé aux tout petits » (Luc X/21), et ce disant, Notre Seigneur tressaillait de joie sous l'action de l'Esprit Saint, vérité révélée et joie. Dieu ne se contente pas d'une religion naturelle: il donne son Fils.

Le mystère n'est pas ce que l'on ignore, il est ce qu'on cesse d'entrevoir et d'approfondir. S'il est comme caché, c'est qu'on ne peut pas l'appréhender dans son entier. Il n'a pas de limite ni dans le temps ni dans l'espace, il est le propre de l'infini. Il nous échappe et il est l'existence même dans l'indéfiniment grand et dans l'indéfini­ment petit, inépuisable comme l'océan. Vérité, infini, éternité s'embrassent, ils sont notre destinée.

Dieu a révélé son secret : il est Amour (Jean, 1- ép., 15-16). Face à un tel mystère : celui de la liberté de la créa­ture - ange et homme - et du « mystère d'iniquité » dont parle saint Paul (II Th, 2-7). Bien des religions cherchent à honorer Dieu, même si Celui-ci n'est pas le même que le nôtre. En pays chrétien, il est une religion à l'envers qui s'approprie vérité et infini, religion de l'homme qui se fait dieu, contre la religion de Dieu qui s'est fait homme. La vérité ne vient plus d'en haut, ni même des faits, mais de l'homme seul. Le secret cache mal l'iniquité et la conspiration, l'amour se change en tolérance, non tant indulgence vis-à-vis des personnes, que relativisme vis-à­vis des principes. La liberté est exaltée mais demeure asservie car l'arbitraire ne peut se passer de conditionne­ment. « La vie n'est plus un don de Dieu mais un matériau qui se gère ». Les « Lumières s'obscurcissent en Ténèbres », c'est le règne de la culture de mort et des droits de l'homme sans Dieu. Toutes ces « valeurs » apostates sont celles de la République, pas celle d'Athènes, la nôtre.

Il y a bien deux cités : celle de Dieu et celle de Satan. Que de fois nous l'avons éprouvé dans la rue ou devant les tribunaux ! L'enjeu est éternel, il ne peut y avoir de compromission. Catholiques de France et d'Europe, hommes de bonne volonté, pouvons-nous nous taire sur la Révélation?

Xavier Dor

 In memoriam : Mg` Majdanski. Le 29 avril 2007 s'est éteinte, à 91 ans, une des plus hautes figures de l'épis­copat polonais, Mg` Kazimierz Majdanski. Arrêté par la Gestapo en 1940, en dernière année de séminaire, il fut déporté à Sachsenhausen puis à Dachau. Libéré par les Américains en 1945, il vint en France et fut ordonné prêtre à Paris la même année. Après un séjour à Fribourg, il revint en Pologne, où il eut maille à partir avec les Soviétiques. Nommé évêque de Szcrecin-Kamien, il fonda l'Institut de la Famille. J'ai eu le privilège de le rencontrer en Pologne en 1997 et fus frappé de sa grande bienveillance et de sa haute élévation d'âme. Aussi courageux que lucide, il avait connu les deux totalitarismes: nazi et communiste; il redoutait encore plus le libé­ralisme actuel. C'était un saint évêque: il avait souffert et disait la vérité.

X.D.

LE MOT DE LA RÉDACTION

 

L'abonnement (10 € par an) assure les frais de ce bulletin trimestriel. Sa modicité ne doit pas faire oublier la nécessité de le renouveler, et il n'y a pas de relance de notre part. Beaucoup l'ont fait déjà pour 2007

mais non pas tous »... Les dons sont également acceptés, nous ne réclamons pas de cotisations. Enfin, lorsque vous changez d'adresse, n'omettez pas de nous prévenir: le vagabondage est toujours une cause d'éloignement...

Luc Perrel

LES PROCHAINS ROSAIRES DE SOS TOUT PETITS

PARIS, place Saint-Michel dans le 5 ème :

                Samedi 12 mai à 14 h 30

Samedi 9 juin à 14 h 30

VERSAILLES, place du marché, rue de la Paroisse : un chapelet

Samedi 5 mai à 10h45

ANGERS, place du Maréchal Leclerc, palais de Justice.

Samedi 12 mai à 14 h 30

NANTES, hôpital Saint-Jacques

Samedi 9 juin à 10 h 30

LYON, Hôtel-Dieu, quai du Rhône

Samedi 12 mai à 15 h

Dimanche 24 juin à 15 h

DIJON, hôpital du Bocage:

Samedi 12 mai à 14 h 30

                Samedi 16 juin à 14 h 30

MARSEILLE, hôpital de la Timone

Samedi 19 mai à 10 h 30

 

Enfin à CAEN, SOS Tout Petits ayant été particulièrement malmené le 18 novembre 2006, un grand rosaire de réparation est prévu le samedi 27 OCTOBRE 2007 à 14 h, place de la Résistance, au pied de la statue de Jeanne d'Arc. Cette statue est d'ailleurs une rapatriée d'Algérie puisque c'est celle d'Oran accueillie par le maire de l'époque, M. Louvel, après 1962. Tous nos amis du grand Ouest auront à coeur de nous rejoindre à cette occasion : les Normands bien sûr, mais aussi les Nantais, les Angevins, les Bretons, les Mainiaux et tous ceux de France et de Navarre qui le pourront. Nous devons être très nombreux, organisez des voitures pour le transport, et d'ores et déjà inscrivez cette date sur vos agendas, nous en reparlerons en septembre.

 

Le rosaire de SOS Tout Petits le 18 novembre 2006 à Quimper

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RÉPONSE A UNE OBJECTION

 

Il est beaucoup question actuellement de « l'objection de conscience » et le pape Benoît XVI insiste sur ce devoir pour les catholiques. Celui-ci ne concerne pas tant la vie privée que la vie publique, sociale et poli­tique. Comment doit-on envisager cette question? Nous avons demandé à monsieur l'abbé Didier Bonneterre son avis

 

« Différents actes pontificaux des papes Jean-Paul II et Benoît XVI appellent les catholiques à la résis­tance à des lois iniques par l'objection de conscience, cela tant au niveau des parlementaires, qu'au niveau des acteurs du monde médical. Le terme peut surprendre, car dans les années 1960-1970, l'objection de conscience était réservée aux jeunes gens qui refusaient de participer à l'obligation du service militaire. On se souviendra longtemps du RVP Cardonel, dominicain, soutenant devant une cour de Justice ceux qui refu­saient, au nom d'un antimilitarisme de principe, de rejoindre leurs régiments. Il est remarquable que le cardi­nal Palazzini, dans son dictionnaire de théologie morale, entend l'objection de conscience dans ce sens, pour la condamner. La conscience d'une personne ne saurait s'opposer à une loi promulguée pour le bien commun.

C'est donc dans un autre sens que les pontifes romains entendent aujourd'hui « l'objection de conscience ». Il s'agit pour eux de s'opposer à la promulgation ou à l'application d'une loi contraire au bien commun, par exemple le refus de l'avortement ou de l'euthanasie. On peut légitimement se demander si le choix d'une telle expression est sage et prudent. En effet il semble que ce soit au nom du respect de la dignité de toute conscience humaine que l'on refuse la loi inique. Ce qui manque souvent (mais pas toujours) aux textes pontificaux, c'est le refus d'une loi positive au nom du respect d'une loi supérieure. Et c'est tout le beau dialogue d'Antigone et de Créon, écrit par Sophocle, qu'il faudrait citer ici.

Certes Jean-Paul II a parlé de cela dans son ouvrage posthume « Mémoire et Identité », et Benoît XVI a récemment écrit sur la loi naturelle qu'aucune loi positive humaine n'a le droit de contredire. Il serait plus qu'opportun de parler à temps et à contretemps de la loi naturelle, fondement de la vraie objection de conscience, que de ne pas préciser la raison de l'objection qui lui donne tout son droit et son autorité. On relira avec intérêt ce que Jean Madiran a écrit sur « Les Droits de l'Homme sans Dieu », et sur « la Loi Naturelle », ainsi que le dernier n° de « l'Action Familiale et Scolaire ». Oui nous refusons de participer à l'élaboration d'une loi, ou à l'application d'une loi, contraire au Droit Naturel, plus par respect de l'autorité du Législateur Suprême, qu'en raison d'une simple « objection de conscience », insuffisamment précisée. »

 

 

ACTUALITÉ DU RESPECT DE LA VIE

 

Trois événements récents, sans lien apparent les uns avec les autres, viennent nous redonner espoir pour la poursuite de la défense de la vie actuellement si malmenée.

La mort de John Billings le 31 mars à Melbourne. Il avait 89 ans et oeuvré toute sa vie en vue du Bien Commun. Sa découverte du rôle de la glaire cervicale dans la fécondité humaine dans les années cinquante, lui permit de mettre au point sa fameuse méthode naturelle d'espacement des naissances connue dans le monde entier. La méthode Billings est la seule réponse à la contraception, dans tous les cas et pour tout le monde. Or c'est la contraception qui mène à l'avortement, quand elle n'est pas elle-même abortive. C'est la méthode Billings qui permet aux médecins, aux soignants, de s'affranchir du joug obsédant de l'idéologie malthusienne qui décime nos sociétés.

Loin de s'affliger de la mort de John Billings qui a si magnifiquement rempli son rôle, les défenseurs de la vie doivent se réjouir d'avoir, très probablement, au Ciel un protecteur supplémentaire.

Du nouveau à la Cour Suprême des Etats Unis. Le 18 avril, la Cour Suprême américaine a enfin redonné un petit espoir à la cause pro-vie. En validant, par 5 voix contre 4, une loi fédérale qui voulait inter­dire une méthode d'avortement tardif particulièrement répugnante, connue sous le nom « d'avortement par naissance partielle ». Celle-ci consiste, pour des foetus de 7, 8, et même 9e mois de grossesse, à expulser le bébé de l'utérus par le siège, et, la tête restant coincée dans l'utérus par le col, à vider la boite crânienne -préalablement perforée au trocart pour permettre l'introduction d'une sonde - en aspirant le cerveau, les os du crâne étant alors facilement disloqués à la pince...

3

Ce n'est pas une grande victoire pour les pro-vie américains, et la suppression de l'arrêt « Roe contre Wade » qui permit la légalisation de l'avortement aux USA en 1973 est loin d'être en vue, d'autant que la Cour a fait remarquer que l'on pouvait tuer les bébés à ce stade d'une autre manière. Mais c'est peut-être le signal d'un nouveau départ. En 2000 la Cour Suprême avait refusé d'interdire cette méthode d'avortement, c'est chose faite en 2007. Une petite lueur dans le désastre politique et judiciaire actuel, où depuis un an l'ONU a lancé une formidable offensive mondiale pour imposer partout la mort des tout-petits.

À Mexico la Vierge de Guadalupe entre en lice. Alors que l'avortement est interdit au Mexique, comme pratiquement dans toute l'Amérique latine à quelques exceptions près (sauf en cas de danger pour la vie de la mère et parfois en cas de malformations foetales), la ville de Mexico vient d'autoriser l'avortement à la demande.

La Sainte Vierge n'a pas tardé à réagir, le 24 avril, à la basilique N.-D. de Guadalupe qui abrite la « tilma » de saint Juan Diego. À la fin de la messe offerte pour les enfants non nés victimes de l'avortement, les fidèles qui défilent au pied de l'image miraculeuse eurent la stupeur de voir un halo lumineux intense, scintiller tout à coup sur l'image de N.-D. de Guadalupe. Des photos prises aussitôt par centaines confirment ce phénomène. Ce halo épouse exactement la forme de l'utérus, qui plus est, des agrandissements photogra­phiques permettent de distinguer des zones d'ombre et des zones plus claires dessinant l'image d'un bébé vivant, exactement comme le ferait une échographie. On le sait depuis 1531, l'image de la Vierge Marie, imprimée miraculeusement - 10 ans exactement après la prise de Mexico par Cortès - est une image de la Vierge enceinte. Le miracle actuel, cette vision de Jésus embryon, est le signe donné à notre temps - après bien d'autres - de la gravité de l'avortement, mais « ils ont des yeux et ils ne voient pas... »

Luc Perrel

 

CHEMISES BRUNES ET VIEILLES DENTELLES...

Le docteur Diego De Izarra, dont nos lecteurs connaissent les malheurs, poursuivi en justice pour une lettre adressée à l'hôpital de Périgueux, destinée au médecin qui pratique les avortements dans l'établisse­ment, qui renfermait une formule courte mais lapidaire « quand arrêteras-tu, vil assassin déguisé en médecin, de tuer des petits enfants ? », avait été lourdement condamné en première instance le 2 mars 2007 par le tribu­nal correctionnel de Périgueux. Il vient d'être relaxé le 6 avril (Vendredi Saint) par la Cour d'Appel de Bordeaux. Une décision de bon sens, dont nous ne pouvons que nous réjouir, obtenue par son avocat Maître Rosny Minvielle.

Le procès correctionnel, en mars à Périgueux, s'était déroulé sur un mode assez curieux. En présence des parties civiles - ce qui est normal -: le docteur Sami Haddad, salarié de l'hôpital de Périgueux, et la prési­dente départementale du Planning Familial de la Dordogne. Ces plaignants étaient soutenus dans l'assistance d'une façon drolatique, mais destinée à faire peur, par une vingtaine de femmes, membres du dit Planning Familial, toutes en uniforme ! Une grande première dans l'histoire judiciaire de l'avortement en France. Elles portaient toutes en effet une chemise noire, estampée en rouge du large symbole de la féminité stérile, celui des féministes.

Voilà qui nous rappelle « les heures les plus sombres de notre histoire... ».

Mordicus

 

 

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Février 2007

N°12

ÉDITORIAL

LE LABYRINTHE

L'origine du mot est mal connue. De nombreux labyrinthes ont été découverts et, parmi eux, certains très anciens comme celui décrit par Hérodote en Égypte au Fayoum; il comprenait 1200 salles et 3000 chambres sur plusieurs niveaux, en réalité ville des morts avec ses galeries innombrables et anciennes carrières aménagées en catacombes. Celui légendaire de Crète, avait été construit par Dédale à la demande du rois Minos, près du palais de Cnossos; au centre était le Minotaure, mi-homme mi-taureau, auquel tous les 9 ans la ville d'Athènes devait livrer 7 jeunes garçons et 7 jeunes filles qu'il dévorait vivants. Thésée, fils du roi d'Athènes accompagna les futures victimes, débarqua en Crète, séduisit Ariane « la fille de Minos et de Pasiphaée... » et celle-ci lui remit un fil qu'il déroula dans le labyrinthe lui permettant de retrouver la sortie après qu'il eut tué le Minotaure, délivré ses compagnons.

Au fils des siècles le labyrinthe fit surface, s'étala, se schématisa, gardant son symbolisme de vie et de mort, de complexité et de simplicité. En se christianisant, il envahit le pavage des églises : celui de San Vitale à Ravenne au 6e siècle, de Chartres au 12e, et de bien d'autres dans toute l'Europe. On le trouve même en plein air en Afrique du Sud, à Hogsback, dans l'Eastern Cape, datant du siècle dernier.

Le labyrinthe traditionnel enferme dans un espace limité, le plus souvent circulaire, parfois quadrilatéral ou octogonal, la plus longue voie possible pour aboutir au centre. Contrairement à ce que l'on croit le plus souvent, il n'est pas constitué de chemins inextricables, propre à se perdre, mais d'une voie, certes longue, tortueuse et difficile, mais unique, sans bifurcations. Grâce à elle, à coup sûr, on arrive au but. Le labyrinthe n'est pas destiné à égarer, mais à conduire.

Écheveau démêlé de la légende crétoise, le labyrinthe est à l'image de notre condition humaine, comme en témoignent

- le prix du sang innocent avec le combat contre le Minotaure. En refusant de payer tribut, le monde grec d'alors rejetait les sacrifices humains. Comment qualifier les états minotaures qui, abusant de la petitesse des victimes, multiplient comme jamais ces sacrifices, en en faisant un droit et même un rite. Le mythe d'un être mi-homme mi-animal est lui-même toujours actuel par les manipulations génétiques, dont celle récente, d'un noyau de cellule humaine introduit dans un ovule de vache préalablement énucléé. Ici on touche non plus à l'existence de l'homme, mais à son essence même.

- le prix de la liberté, matérialisé par une voie unique. Il n'y a pas d'autre voie pour la liberté que celle de la vérité. Associons ici Ariane et Orwell : la liberté n'est pas de dire ou de penser que 2+2 = 3 ou 5, et même 4 tout à la fois, mais bien 2+2 = 4.

- parcours initiatique vers la « Connaissance » cachée, cabalistique, chez les franc-maçons avec le vertige de ce que le serpent disait à Ève : « vous serez comme des dieux... » (Gn 3 - 5).

- parcours vers la Jérusalem céleste pour les chrétiens qui se reconnaissent fils de Dieu, incapables de trouver la vie sans l'assistance de la grâce et de l'Église. Le parcours à travers le labyrinthe est un pèlerinage qui se faisait à genoux à Chartres : 261 m 50 en une heure environ, et comme tous les pèlerinages, il est d'abord intérieur.

Thésée et Ariane préfigurent le Christ, mais si celui-ci met un terme aux sacrifices humains et s'il conduit le fidèle, c'est en se donnant lui-même. Si le labyrinthe s'est tant répandu dans nos églises, c'est qu'il n'est pas seulement un jeu, mais un jeu céleste, de valeur universelle, un voyage mystique - vers le Père - où tout est donné pour la route et sa destinée : « Je suis le chemin, la vérité et la vie » (1n 14- 6,7).

Xavier Dor

LE MOT DE LA RÉDACTION

Pour fêter la troisième année de son existence « SOS Tout Petits Actualités » a réduit son tirage... aux seuls abonnés effectifs. Tous ceux qui depuis trois ans ne se sont jamais manifesté ne recevront plus le bulletin. C'est une exigence - à vrai dire bien légitime - de la Commission Paritaire pour nous permettre de continuer à bénéficier des tarifs postaux réservés à la presse.

1500 abonnés, c'est peu et c'est beaucoup. C'est beaucoup dans « le créneau » de la presse pro-vie, c'est dérisoire eu égard à l'immense scandale de l'avortement légalisé. Nous attaquons la loi, pas les pécheurs ni les victimes de la loi. Que chacun de nos lecteurs n'oublie pas de renouveler son abonnement chaque année, de signaler son changement d'adresse en cas de déménagement, et fasse connaître notre bulletin: la grande voix du docteur Dor mérite une audience beaucoup plus vaste !       Luc Perrel

 

LES PROCHAINS ROSAIRES DE SOS TOUT PETITS

                    PARIS place St Michel dans le 5e

 

 Samedi 24 mars à 14h30

Samedi 28 avril à 14h30

Samedi 12 mai à 14 h 30

 

                   VERSAILLES place du marché, rue de la Paroisse

 

Samedi 10 février à 14h30

Samedi 5 mai à 10 h 45 : un chapelet

                    SAINT GERMAIN EN LAYE rue de la Surintendance (sortie RER) : un chapelet

Samedi 3 février à 10 h 45

                    MAISONS LAFFITTE avenue de Longueil face à la mairie :un chapelet

 

 Samedi 10 mars à 10h45

                         BOUGIVAL place du général De Gaulle : un chapelet

Samedi 31 mars à 10 h45

                   ANGERS place du maréchal Leclerc, palais de Justice

 

Samedi 10 mars à 14h30

Samedi 12 mai à 14h30

                    NANTES hôpital St Jacques

Samedi 10 février à 1Oh30

Samedi 14 avril à 10 h 30

Samedi 9 juin à 10 h 30

                    LYON Hôtel-Dieu, quai du Rhône

Samedi 17 février à 15 heures

Samedi 17 mars à 15 heures

Samedi 21 avril à 15 heures

Samedi 12 mai à 15 heures

                    DIJON hôpital du Bocage

Samedi 10 février à 14h30

Samedi 10 mars à 14h30

Samedi 14 avril à 14h30

Samedi 12 mai à 14h30

 

MARSEILLE, hôpital de la Timone

Samedi 17 mars à 10 h 30

Samedi 19 mai à 10 h 30

                    LIMOGES place de la République, statue de Jeanne d'Arc:

Samedi 31 mars à 15 heures

(le même jour aura lieu une conférence par le docteur Dor, dont les heures et lieu seront précisés ultérieurement).

                    GRENOBLE hôpital de la Tronche

Samedi 10 mars à 14h30

ACTUALITÉ DU RESPECT DE LA VIE__________

LE 20e ANNIVERSAIRE DE SOS TOUT PETITS LE 18 NOVEMBRE

Plus d'un millier de personnes dans près de 30 villes de France ont prié ensemble, à la même heure, dans la rue, pour réclamer l'abrogation des lois criminelles et demander pardon au Bon Dieu: une goutte d'eau appelée à devenir un grand fleuve...

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LETTRE DU Dr DOR AUX EVEQUES FRANÇAIS</