Novembre 2005 N° 7
ÉDITORIAL
VOUS ÊTES DES PHARISIENS...
C'est ainsi qu'un homme apostrophe l'un de nous en nous voyant prier avec nos chapelets, nos banderoles et nos panneaux, place du Marché à Versailles ce samedi 22 octobre, en début d'après-midi.
L'homme se disait chrétien et cita un passage de l'Évangile qui, pensait-il, convenait à ce qu'il voulait dénoncer en nous : le pharisaïsme. Pour qu'il n'y ait pas d'erreur, il alla acheter un Nouveau Testament et le remit à la personne qu'il avait abordée en lui montrant ce texte de saint Matthieu (VI, 5-6) : « et si vous priez, ne soyez pas comme ceux qui se donnent en spectacle. Quand ils font leurs prières, ils se tiennent debout dans les synagogues et les carrefours pour bien se montrer aux hommes. Amen, je vous le déclare: ils ont déjà touché leur récompense ». Cet homme connaissait les Écritures, mais nous connaissait-il vraiment, ainsi que la cause que nous défendons et la situation présente ?
Les pharisiens prient sur les places publiques, nous aussi. Mais eux témoignent d'eux-mêmes alors que nous témoignons du massacre des plus petits, perpétré dans une indifférence ou une résignation quasi générale et en toute légalité. Leur prière est complaisante alors que la nôtre est une prière d'intercession et de réparation. Les pharisiens sont légalistes alors que nous voulons l'abrogation de la loi. Ils sont considérés alors que nouss ne le sommes peu ou pas. Si cet homme était resté encore quelque temps, il aurait assisté à des mouvements de colère contre nous, à des cris d'indignation stupéfaite, et - disons-le - de haine : « vous n'avez pas le droit... comment osez vous ?... c'est horrible ! ... ». La police y mit bon ordre.
Pour des pharisiens, nous aurions été souvent malmenés, rançonnés, arrêtés, menacés... Mais il ne faut rien exagérer et la persécution pour la Justice est une Béatitude.
Xavier Dor
M'sieur l'agent, y a un groupe là-bas qui fait rien que de dire des "pater" et des "ave"
LE MOT DE LA RÉDACTION_____________________________________________
Sos Tout Petits Actualités a recueilli presque 650 abonnements en 2005, c'est moins que l'an dernier, mais l'année n'est pas terminée. Que ce dernier trimestre permette à nos amis d'envoyer en grand nombre leurs 10 €, d'autant que l'augmentation des tarifs postaux depuis juillet (+50% !) (« La Poste, pour vous servir, toujours plus efficace... »), perturbe un peu notre équilibre financier. Il n'y aura pas - pour des raisons techniques insurmontables - de relance individuelle des abonnements.
Luc Perrel
PROCHAINS ROSAIRES DE SOS-TOUT-PETITS ______________________
PARIS, place du parvis de Notre-Dame près de la statue de Charlemagne
Samedi 19 NOVEMBRE à 14 h 30
Samedi 10 DÉCEMBRE à 14h30
Samedi 25 FÉVRIER 2006 à 14h30
VERSAILLES, à l'intersection de la rue de la Paroisse et de la rue du maréchal Foch :
Samedi 5 NOVEMBRE à 1Oh45: chapelet
Samedi 7 JANVIER 2006 à 14h30 : rosaire
BOUGIVAL, place du général De Gaulle à l'angle de la rue du général Leclerc
Samedi 3 DÉCEMBRE à 10 h45: chapelet
SAINT-GERMAIN-EN-LAYE, rue de la Surintendance près de l'entrée du parc du château:
Samedi 14 JANVIER 2006 à 1Oh45: chapelet
DIJON, avenue du maréchal de Lattre à proximité de l'hôpital du Bocage :
Samedi 12 NOVEMBRE à 14 h 30
Samedi 10 DÉCEMBRE à 14h30
Samedi 14 JANVIER 2006 à 14h30
Samedi 11 FÉVRIER 2006 à 14h30
NANTES, rue Saint-Jacques à proximité de l'hôpital Saint-Jacques
Samedi 10 DÉCEMBRE à 10 h 30
Samedi 11 FÉVRIER 2006 à 1Oh30
LYON, devant l'Hôtel-Dieu quai du Rhône:
Samedi 19 NOVEMBRE à 15 heures
Samedi 17 DÉCEMBRE à 15 heures
Samedi 21 JANVIER 2006 à 15 heures ,
Samedi 18 FÉVRIER 2006 à 15 heures
MARSEILLE, à proximité de l'hôpital de la Timone (entrée côté boulevard Jean-Moulin)
Samedi 19 NOVEMBRE à 10 heures
AIX-EN-PROVENCE, à l'angle de la rue Henri Poultier et de l'avenue des Tamaris
Samedi 26 NOVEMBRE à 14h30
GRENOBLE, près de l'hôpital de la Tronche, angle du quai Yermoloff et de l'avenue des Maquis.
Samedi 19 NOVEMBRE à 15 heures
Samedi 21 JANVIER 2006 à 15 heures
RÉPONSE A UNE OBJECTION_________________________________
L’avortement, comme le péché, a toujours existé. Le « traitement social de l'avortement » : s'occuper des malheureuses qui ont été ou se sont fait avorter, pour leur venir en aide (sur tous les plans) n'est-il pas préférable à cette opposition frontale, que réalise l'exigence de l'abrogation de la loi - en soi louable - mais irréaliste en pratique ? Nous avons demandé à M.1' abbé François Pozzetto son avis
« La vraie réponse à l'objection, c'est de poser la vraie question: "comment lutter contre un tel mal" (ici l'avortement) ?
1 - En ayant conscience qu'il s'agit d'un MAL qu'il convient d'éradiquer par tout moyen honnête, qu'il s'agit d'un MAL GRAVISSIME, d'un "crime abominable" (cf. Vatican II, Gaudium et Spes, n° 61-3);
2 - En assurant un "traitement social" de l'avortement: je souligne que ce traitement doit être considéré, non pas seulement comme préférable à d'autres formes d'action, mais comme INDISPENSABLE. Je suis étonné - même scandalisé - de constater que trop peu de catholiques s'engagent dans les organismes courageux (Laissez-les-Vivre, Magnificat, Mère de Miséricorde, etc.) qui recherchent et promeuvent ce "traitement social"... Quand une maladie se répand comme un cancer généralisé, il faut construire des hôpitaux et envoyer des médecins!
3 - En organisant une ACTION POLITIQUE GLOBALE: En effet, la promulgation, ou l'abrogation, d'une loi est toujours une affaire politique. Aucune loi civile humaine n'est irrévocable (heureusement! cf. les lois nazies de sinistre mémoire...) Cette action politique légitime donc une "opposition frontale": celle-ci est évidemment louable puisqu'elle veut dénoncer - à temps et à contre temps - une loi inique, mais elle est aussi réaliste - même si elle n'est pas suivie d'effets immédiats - car elle s'inscrit dans le long terme. L'action politique doit alors s'exercer à deux niveaux complémentaires, selon les possibilités et responsabilités de chacun:
- A - Témoignage public de prières pour le rachat du péché public de la France. Ce que fait si bien et si courageusement SOS Tout Petits depuis tant d'années... en parallèle avec d'autres "Rosaires pour la Vie ".
- B - Initiatives politiques de ceux qui exercent une responsabilité dans la société (maires, députés, sénateurs, ministres, etc.), que chacun peut et doit "travailler au corps".
CATHOLIQUE POLOGNE?
Sous le titre « Espérance pour le monde » la branche belge de la vigoureuse association pro-vie américaine Human Life International a publié en avril 2004 ce texte
« Une enquête révèle, qu'entre 1988 et 1993, une énorme mentalité pro-vie s'est développée en Pologne. Cette croissance est une des modifications pro-vie les plus significatives dans le monde. En Pologne, l'avortement était légal de 1956 à 1993. Une action conjointe des groupements pro-vie et de l'Église a provoqué une très forte baisse du nombre d'avortements à partir de 1988. Ceci a suscité en 1993 une nouvelle loi plus stricte (mais toujours insuffisante) sur l'avortement.
Le rapport ne traite pas de l'adaptation de la loi (assez exceptionnelle en soi) mais bien de la baisse significative du nombre d'avortements entre 1988 et 1993, alors que l'avortement sur demande ne posait toujours aucun problème du point de vue légal. En Pologne, il y eut 105333 avortements légaux en 1988, 82137 en 1989, 59417 en 1990, 30878 en 1991, 11640 en 1992 et 777 en 1993. Ces baisses n'allèrent pas de pair avec des avortements illégaux à grande échelle, ainsi que les groupes pro-avortement aiment le prétendre. Qui plus est, cette baisse du nombre d'avortements fut accompagnée d'une baisse du nombre des fausses couches et du nombre des enfants morts-nés. Il est de plus remarquable que cette baisse eut lieu au cours d'une période où l'avortement sur demande était toujours légalement possible.
Les expériences polonaises donnent de l'espérance au monde. Nous pouvons sauver des vies, malgré notre législation très libérale en matière d'avortement et d'euthanasie. Nous devons inverser la culture de mort en culture de vie. N'abandonnons jamais. »
Ce texte, en soi réconfortant, appelle plusieurs remarques.
1. Le contexte politique. Avec les communistes, l'avortement est pratiquement libre. Lech Walesa est élu à la présidence de la République en 1990 avec 75 % des voix. Il sera battu en 1995 par un communiste reconverti dans le « réformisme », Alexandre Kwasniewski (52 contre 48 % des voix), lequel sera réélu en 2000 avec 53 % des voix (Walesa 1 %). C'est ce Kwasniewski - miné par la corruption et ne pouvant se représenter après deux mandats successifs - qui vient d'être balayé par la droite catholique de Lech Kaczynski élu le 23 octobre avec 54 % des voix.
En 1993, Lech Walesa fait voter une loi très restrictive n'autorisant l'avortement qu'en cas de viol, inceste, malformations foetales et mise en danger de la vie de la mère par la poursuite de la grossesse. Cette loi sera libéralisée dès 1996 par le Parlement polonais, étendant l'autorisation de l'avortement à la mise enjeu de la santé physique et mentale de la mère. Restent toutefois exclus du champ de la loi polonaise : la convenance personnelle et les facteurs sociaux économiques. Ainsi modifiée au bout de deux ans la loi de 1993 est en réalité peu restrictive. Le délai d'avortement légal est de 12 semaines.
2. Mais que valent ces statistiques? Après 1993 la chute - impressionnante - du nombre des avortements en Pologne s'est poursuivie: 1994 : 782, 1995 : 559, 1996 : 505, 1997 : 3047, 1998 : 253, 1999 : 151, 2000 : 138 ! (Tous ces chiffres proviennent du rapport officiel sur l'application de la loi de 1993, rédigé à la demande du Conseil des Ministres polonais). Tout cela pour un pays de 38 millions d'habitants, alors que la France avec ses 60 millions d'habitants caracole depuis 30 ans à 220000 avortements annuels, chiffre officiel que l'on sait minoré.
On peut s'extasier sur ces chiffres, mais sont-ils le véritable témoin d'une mentalité pro-vie ? Il est permis d'en douter. En matière de mentalité des peuples, il y a un chiffre qui ne trompe pas - c'est même le seul qui compte - l'indice de fécondité. C'est lui qui est le garant de l'avenir, il témoigne de l'acceptation ou du refus de l'enfant, de la puissance de la contraception dont l'avortement est l'aboutissement logique. Cet indice doit être de 2,1 enfants par femme pour assurer le renouvellement des générations (indice 2004 en France: 1,88, exceptionnel en Europe mais qui inclut sans distinction toutes les naissances issues du « droit du sol »).
- Or, en ce domaine, la Pologne ne se démarque pas des autres pays de l'Est: 1,30 pour 2005, ce chiffre-là est mortel. Il plonge depuis 20 ans en Pologne comme ailleurs: 1980 : 2,28, 1990 : 2,04, 1995 : 1,61, 1996 : 1,58, 1997 1,51, 1998 : 1,43, 1999 : 1,36, 2000 : 1,33, 2005 : 1,30. En terme de berceaux, l'horizon polonais est dramatiquement plombé, plus encore que le nôtre.
3. Ce texte laisserait croire que, finalement, la légalisation de l'avortement n'est pas si grave que cela, que le traitement social de l'avortement - grâce à l'Église - permettra de remonter la pente malgré la législation. Effectivement, on peut toujours sauver des vies malgré la loi, mais renverser la pyramide des âges, cela ne s'est encore vu nulle part.
Ce fut l'erreur tragique de l'épiscopat français, il y a 30 ans, d'accepter la loi Veil au nom du moindre mal, au détriment de l'abrogation de la loi. Les évêques avaient un discours émollient - ils l'ont encore - « Voyez-vous, l'opposition frontale c'est difficile: les gens ne comprendront pas... on ne doit pas juger... et puis tous ces blessés de la vie... » Comme si dénoncer une loi injuste et criminelle était juger les gens qui en profitent ou l'utilisent ! Les « blessés de la vie » bien sûr... mais c'est d'abord la loi qui les blesse, c'est elle qu'il faut débusquer. Il ne s'agit pas de mettre un pansement sur une plaie, mais bel et bien d'arracher le couteau !
ACTUALITÉ DU RESPECT DE LA VIE ________________________________________
« OUI A LA VIE » … bien évidemment, mais d’abord « NON A L’AVORTEMENT »et surtout « PITIE MON DIEU »
Alors, tous aux rosaires dans la rue de SOS Tout Petits! Luc Perrel
DIMANCHE 22 JANVIER 2006 À PARIS
Le collectif « 30 ans, ça suffit! » organise à nouveau une grande manifestation. SOS Tout-Petits y participera, comme l'an dernier en queue & cortège, sous ses bannières et en récitant le chapelet.
COUR SUPRÊME: LE DOIGT DANS L'OEIL !!!
Le bon docteur Perrel - emporté par l'émotion - a probablement péché par optimisme dans le dernier bulletin de SOS Tout Petits. « L'espoir se lève en Amérique »... ah ! le beau titre ! il y a tout lieu de craindre que l'Amérique ne se soit recouchée aussitôt...
Après la démission de Sandra O'Connor qui lui permit de nommer comme président de la Cour Suprême John Roberts, dont on ne sait toujours pas ce qu'il a dans le ventre, la mort de William Rehnquist deux mois plus tard, donnait au Président américain une deuxième chance inespérée de pouvoir imposer une majorité pro-vie à la Cour Suprême des États-Unis.
C'est Harriet Miers que Georges Bush a choisie, un choix mi-figue mi-raisin qui va probablement décevoir. Cette avocate d'affaires est certes une intime du Président, mais elle s'est toujours montrée d'une discrétion de violette sur les dossiers importants. Ce qui est regrettable dans ce combat de titans qu'est le combat pro-vie:
« Seigneur, donnez-nous des députés
« Seigneur, donnez-nous de bons députés
« Seigneur donnez-nous beaucoup de bons députés... »
Mordicus
EUTHANASIE : CHAUSSOY bientôt prix NOBEL de la « dignité » ?
L'enquête judiciaire est maintenant terminée dans l'affaire de l'assassinat du jeune Vincent Humbert au chlorure de potassium intraveineux, injecté par le docteur Chaussoy, chef de service du centre héliomarin de Berck-sur-Mer. Nous saurons dans un mois la décision du juge d'instruction, Anne Morvant: non-lieu ou Cour d'Assise.
Depuis le début, le docteur Chaussoy est loué par l'ensemble de la Presse, le conseil de l'Ordre, et les ligues « de vertu ». Le rôle du médecin est pourtant de soigner son malade, d'atténuer, d'abréger ses souffrances, pas sa vie.
Les effets de chlorure de potassium intraveineux direct sont connus depuis longtemps (arrêt du coeur en diastole), une ampoule suffit, son prix est dérisoire... Chausson n'a rien inventé mais il a fait une démonstration parfaite. Il va sûrement en être récompensé.
Mordicus
SOS TOUT PETITS - 11
rue Tronchet - 75008 PARIS
Bulletin SOS Tout Petits Actualités
Directeur de Publication: Docteur Luc Perrel - Rédacteur en Chef: Docteur
Xavier Dot
Notre site Internet:
www.sos-tout-petits.org
Bulletin trimestriel -Abonnement annuel : 10 € - Prix au numéro : 3 €
N° de Commission Paritaire : 06.06 G 85.035 - N° ISSN :1769-0226
Imprimerie Téqui 53150 Saint-Céneré
Abonnement : adresse postale
« SOS Tout Petits » La Promenade 53230 Cossé-le-Vivien
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C.B. au nom de SOS Tout Petits
Août 2005
ÉDITORIAL
N° 6
LA LAÏCITÉ APAISÉE...
La Maison commune, celle où nous vivons, est bien étrange
- Au sous-sol, un charnier, la cave où l'on ne cesse d'apporter des cadavres de plus en plus petits, si petits qu'ils passent inaperçus. Sur la porte, une consigne : ne pas en parler. Juste à côté, le laboratoire où l'on manipule les embryons avec, en évidence, cette maxime de Pierre Simon: « La vie n'est plus un don de Dieu, elle est un matériau qui se gère. »
- Au rez-de-chaussée, deux vastes locaux, celui du Planning familial et celui, particulièrement confortable, du Comité Consultatif National d'Éthique. D'un côté, un panneau exaltant la liberté de la femme, de l'autre la liberté de la recherche scientifique.
- Au premier étage, au coeur du bâtiment, une sorte de chapelle voûtée, sombre, presque vide, au milieu, un autel fortement éclairé sur lequel un écriteau est posé: LAÏCITÉ, et juste en dessous, la phrase de Clémenceau : « Rendez à César ce qui est à César et tout est à César ». Derrière l'autel, sur le mur semi-circulaire: LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ et la Déclaration des droits de l'Homme. Au-dessus de l'autel, sur l'archivolte, l'apostrophe de Gambetta à la Chambre des députés le 4 mai 1877: « le cléricalisme, voilà l'ennemi ». Sur les murs latéraux, ces deux citations de Jean-Jacques Rousseau : « Conscience, instinct divin... juge infaillible du bien et du mal... » et « la loi est l'expression de la volonté générale. ». Au fond, un passage dérobé donnant accès à une sorte de saint des saints réservé aux Vénérables des Loges où les inscriptions se font plus secrètes : « Gloire à l'homme qui se fait dieu contre Dieu qui s'est fait homme », et ces trois mots gravés en lettres d'or: Mondialisme, Individualisme, Occultisme. Dominant le tout, l'oeil de la Connaissance, contenu dans un triangle.
Toujours au premier étage, les pièces affectées aux partis politiques, celle attribuée à la Gauche où se pressent journalistes, féministes, syndicalistes; au mur, le Décalogue inversé et cette paraphrase de Sartre: l'horizon indépassable de la Gauche... Celle réservée à la Droite où l'on entre facilement, mais dont on ne peut sortir qu'en passant par celle de la Gauche.
- Au deuxième étage : trois grandes salles
La première, cultuelle, polyvalente, feutrée, destinée aux religions et aux philosophies : chrétienne, juive, musulmane, bouddhiste, à la méditation transcendantale, aux sectes et, dans un coin, au satanisme.
La deuxième, culturelle, aux murs taggués, musique rap, nombreux présentoirs, affiches, revues, écrans, faisant l'apologie de l'athéisme public, privé, biologique, vantant le subjectivisme, l'hédonisme, la liberté sexuelle, le Pacs, l'homosexualité, l'euthanasie.
La troisième, scolaire, groupant filles et garçons. Au fond, un tableau avec cette injonction de Big Brother : « 2+2 = 5, je ne te dis pas de le dire, je te dis de le penser ». « La neige est noire » et « l'enfant non né n'est pas une personne », à recopier 10 fois par jour, 20 jours par mois. Au programme du jour: éducation sexuelle, préservation du sida.
- Au dernier étage, une grande salle de réception, les tables sont dressées, le champagne saute, la fête bat son plein : fête du consensus, du « vivre ensemble », de la convivialité, de la non discrimination, de la tolérance. Dans la foule des invités de nombreux représentants du monde politique, financier, médiatique, artistique, médical, scientifique, juridique, des diplomates, des fonctionnaires des grandes organisations internationales et aussi des ecclésiastiques de haut rang.
On peut s'en étonner ! Mais on se souviendra que le Christ lui-même allait chez les pécheurs. On en conviendra, mais alors comment et pourquoi des ecclésiastiques - nos pasteurs - parlent-ils de « laïcité apaisée », concession à Babel, soumission non tant à Dieu qu'à César et à l'Adversaire?
Xavier Dor
LE MOT DE LA RÉDACTION
L'insouciance et le changement d'adresse sont les deux terreurs de la Rédaction... Pour des raisons techniques il est difficile de faire des relances d'abonnement individuelles, certains n'hésitent pas à s'abonner plusieurs fois par an... qu'ils en soient remerciés ! Que les autres veuillent les imiter au moins une fois. Nous n'avons pas encore atteint le cap des mille abonnés nécessaire à la vie du bulletin, pourtant 10 € c'est modeste... et ce sera suffisant.
Luc Perrel
LES PROCHAINS ROSAIRES DE SOS TOUT PETITS EN 2005
PARIS, place du parvis de Notre Dame près de la statue de Charlemagne
Samedi 17 SEPTEMBRE à 14h30
Samedi 19 NOVEMBRE à 14 h 30
Samedi 10 DÉCEMBRE à 14 h 30
VERSAILLES, à l'intersection de la rue de la Paroisse et de la rue du maréchal Foch (place du Marché).
Samedi 22 OCTOBRE à 14 h 30: Rosaire.
Samedi 5 NOVEMBRE à 14 h 30: Chapelet.
MAISONS LAFFITTE, face à la Mairie avenue de Longueil
Samedi 10 SEPTEMBRE à 10 h 45: Chapelet.
SAINT GERMAIN EN LAYE, rue de la Surintendance près de l'entrée du parc du château (sortie RER)
Samedi 1er OCTOBRE à 10 H 45 : Chapelet.
BOUGIVAL, place du général De Gaulle à l'angle de la rue du général Leclerc
Samedi 3 DÉCEMBRE à 10 h 45: Chapelet
DIJON, avenue du maréchal de Lattre, à proximité de l'hôpital du Bocage
Samedi 10 SEPTEMBRE à 14 h 30
Samedi 8 OCTOBRE à 14 h 30
Samedi 12 NOVEMBRE à 14 h 30
NANTES, rue Saint-Jacques à proximité de l'hôpital Saint-Jacques
Samedi 8 OCTOBRE à 10 h30
Samedi 10 DÉCEMBRE à 10 h 30
RÉPONSE À UNE OBJECTION
La notion de « pré-embryon » affirmée par beaucoup de scientifiques pour désigner l'embryon au stade des premières divisions cellulaires, est-elle justifiée? Quand aucun organe n'est encore formé, quel peut être le siège de l'âme? D'ailleurs l'âme existe-t-elle à ce stade? Saint Thomas d' Aquin ne le croyait pas. Nous avons demandé à l'abbé Thierry Legrand son avis :
"Que cette notion de pré-embryon soit vraie ou pas, cela importe peu en fait. En effet, à ceux qui justifiaient l'avortement en soutenant que le fruit de la conception, au moins jusqu'à un certain nombre de jours, ne pouvait être considéré comme un être humain, Pie XII a répondu : "quelque fondée que puisse être la distinction entre les différents moments du développement de la vie, déjà née ou pas encore née, au regard du droit profane ou ecclésiastique, et de certaines conséquences civiles et pénales, selon la loi morale il s'agit dans tous les cas d'un grave et coupable attentat à la vie inviolable." C'était déjà l'enseignement de saint Thomas d'Aquin, même si, tributaire des connaissances médicales de son temps, il penchait pour l'animation dite progressive du foetus."
"La simple probabilité de se trouver devant un être humain justifie à elle seule l'interdiction catégorique de toute intervention conduisant à supprimer l'embryon quel que soit le stade de développement de celui-ci. Et malheureusement, l'acceptation d'une notion de pré-embryon aboutirait à l'acceptation de l'avortement, comme cela est déjà arrivé au XVIéme siècle, quand quelques théologiens émirent l'hypothèse de distinguer selon les époques de la grossesse, entre le foetus animé par l'âme humaine et celui qui ne l'est pas. N'oublions pas le mot de saint Augustin frappé de bons sens et toujours valable: "c'est un homme déjà ce qui doit devenir un homme"".
ACTUALITÉ DU RESPECT DE LA VIE
AVORTEMENT ET LAÏCITÉ
La laïcité est un phénomène d'exclusion: dans un pays laïque, Dieu est exclu de la loi et des institutions. Elle se traduit par la primauté de la loi civile (« expression de la volonté générale » ) sur la loi morale d'origine divine. « Non à une loi morale qui primerait la loi civile » disait Jacques Chirac (Journal du Dimanche, 2. 4. 1995).
Dieu étant chassé, Satan le remplace. Comme il est homicide dès le commencement, il n'aura de cesse de susciter des lois homicides, celles sur l'avortement et sur la contraception en particulier. Ainsi l'avortement et la contraception peuvent-ils être considérés comme des conséquences logiques de la laïcité. Il s'agit là de phénomènes connexes soutenus par les mêmes forces maçonniques.
Le lien entre laïcité et contraception-avortement est parfois ouvertement affiché. Tel est le cas du Brésil, avec le gouvernement Lula : ce gouvernement défend une politique de planning familial s'appuyant sur la distribution publique de préservatifs, de la pilule du lendemain ou du stérilet comme méthodes contraceptives. Il a annoncé qu'il rendrait plus accessible le recours à la stérilisation volontaire. Dans un récent communiqué, les autorités ont souligné que « le citoyen brésilien ne peut pas voir son droit d'accès à ces politiques de contraception restreint par des questions morales ou religieuses » soulignant que « l'État brésilien est laïque » (AFP, 28. 5 .2005).
Arnaud de Lassus
LE SAMEDI 15 OCTOBRE : QUINZIÈME MARCHE POUR LA VIE
SOS Tout Petits se joindra à la Marche pour la Vie, - désormais incontournable - organisée par Renaissance Catholique à Paris, de Notre-Dame des Victoires à Montmartre : R.V. donc à N.-D. des Victoires à 17 h 30.
L'ESPOIR SE LÈVE EN AMÉRIQUE...
La grande affaire du respect de la vie, cette année, est la nomination par Georges Bush de John Roberts à la Cour Suprême intervenue en juillet, après la démission de Barbara O'Connor. Celle-ci - pourtant nommée par Reagan il y a 24 ans - était qualifiée de « modérée » par la presse, ce qui dans le sabir médiatique signifie : pro-avortement, pro-euthanasie...
La Cour Suprême, ce sont 9 juges nommés à vie qui interprètent le droit qui va régenter la société américaine. C'est elle qui finalement, dicte les mceurs. Actuellement sur ces magistrats - inamovibles - 4 sont conservateurs pro-vie, 5 sont « pro-choke » ; le remplacement de Sandra O'Connor par un juge provie va complètement changer la donne. Les forcenés de l'avortement, du féminisme et de l'homosexualité, s'en émeuvent et trépignent. Il est logique en effet de pouvoir enfin espérer voir restreindre, et même abolir, l'avortement dans la législation américaine, après près de 40 ans (arrêt Roe contre Wade : 1973) de dictature sans partage. Bush avait promis de nommer un juge pro-vie pendant sa campagne électorale : ce ne fut pas étranger à son succès. D'où la fureur des milieux progressistes en Amérique comme en France après son élection.
Toutefois la partie n'est pas jouée pour autant. D'une part John Roberts est un personnage énigmatique dont on n'est pas totalement sûr qu'il soit vraiment pro-vie... C'est probablement son habileté de ne s'être pas engagé sur ce terrain : ses partisans comme ses adversaires supputent ! D'autre part la nomination du Président doit être ratifiée par le Sénat américain, après audition du candidat, ces auditions, qui vont durer un mois, débutent fin août. Enfin si la majorité républicaine au Sénat est nette - 55 sur 100 - elle est fragile, car comme le disait Vauban « il n'y a pas de forteresse imprenable là où un chemin peut conduire un mulet chargé d'or ». Nous en saurons plus fin septembre si la nomination est ratifiée, et début octobre avec les premiers jugements. Mais un grand vent d'espoir se lève à l'Ouest, c'est le fruit de la pugnacité des groupes pro-vie américains qui n'ont cessé de réclamer l'abolition des lois homicides...
Luc Perrel
L'ÉCOLE BUISSONNIÈRE
L'éducation nationale, sous le titre « Procréation » a fait de l'avortement un sujet parmi d'autres proposé au choix des candidats du baccalauréat, examen jadis prestigieux. Le choix était relatif dans la mesure où l'autre sujet proposé était très pointu. Des parents, des associations ont protesté véhémentement, à juste titre.
C'est le Mammouth entier qu'il va falloir désosser, après ce genre de provocation: « Ce soir on vous met...
« Ce soir on vous met... le feu!!! »
Bonne rentrée scolaire!...
SAINT-VINCENT DE PAUL: CROCODILES ou COLLABOS?
Dans l'affaire des frigidaires de l'hôpital Saint-Vincent de Paul à Paris, beaucoup ont crié au scandale, levant les bras vers un Ciel auquel ils n'aspirent pas. Les plus lucides ont dénoncé les larmes de crocodiles de tous ces journalistes, intellectuels ou hommes politiques, qui feignent de s'offusquer après avoir approuvé ou voté les lois cannibales, qui font de l'être humain non encore né une ordure ménagère.
On a pendu des gens pour moins que ça à Nuremberg !
Mordicus

Mai 2005
N° 5
ÉDITORIAL______________________________________________________
NI DIEU, NI TOUT PETITS
Proclamée à Nice le 18 décembre 2000 par les chefs d'État des pays membres, la charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne a été insérée telle quelle dans la partie II du projet de constitution. Outre un préambule, elle comprend 54 articles dont plusieurs ont trait au respect de la vie. Brefs, parfois de belle apparence, ceux-ci sont surtout remarquables par ce qu'ils ne disent pas ou disent à tort.
Ce que la Charte ne dit pas
Elle parle de la dignité humaine inviolable (art 11-61), du droit à la vie (11-62) : « l. toute personne a droit à la vie, et 2. nul ne peut être condamné à la peine de mort ni exécuté ». Mais elle ne dit pas un mot sur l'enfant dans le sein de sa mère, ni sur ce qui peut le concerner: contraception, stérilisation, avortement, diagnostic prénatal, procréation médicalement assistée...
Il est l'un des grands absents de la Charte. Dépouillé de toute considération et de protection - alors qu'il est le plus faible qui soit - elle en fait une non-personne. Innommé, sans existence juridique, on peut l'écarter ou en disposer.
C'est ainsi que l'interdiction des pratiques eugéniques (1 1-63-2b) ne peut le concerner alors qu'on élimine en France plus de 95 % des trisomiques 21, qu'une malformation congénitale grave in utero justiciable de l'avortement est la hantise de l'obstétricien, et que l'on pratique le tri embryonnaire.
On interdit le clonage reproductif (11-63-2d) mais non le clonage thérapeutique qui revient au même. Ici un aveu : l'article parle du « clonage reproductif des êtres humains ». À ce stade aussi précoce y aurait-il donc un être humain?
Paradoxe inouï : on le tue, jamais on n'a autant tué. La peine de mort abolie pour les coupables ne l'est pas pour lui qui est innocent. Pour lui, ni sûreté (11-66), ni égalité (11-80), ni non discrimination même celle de l'âge (11-8 1), ni protection familiale (11-93), ni protection de la santé (11-95), ni justice avec présomption d'innocence (11-10). En effaçant jusqu'à son nom, la Charte évite: de remettre en cause les libertés sexuelle et scientifique, d'entrer en contradiction et conflit avec les lois qui, dans la plupart des pays de l'Union, protègent ces libertés, d'encourir le risque de poursuites et même d'opprobre.
En 1948, le droit à la vie était inscrit dans la déclaration universelle des droits de l'homme, et en 1950, dans la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. En 50 ans le glissement est tel que le droit à la vie cache son contraire.
Comment croire la Charte lorsqu'elle parle du droit de se marier et de fonder une famille (11-69), du droit des personnes âgées (11-85), alors qu'elle ne dit mot - comme pour l'avortement - ni du PACS, ni de l'euthanasie pourtant omniprésents. Pour elle, silence vaut liberté.
Ce que la Charte dit à tort
Ce qu'elle affirme dans l'article (11-73) : « la recherche scientifique (est) libre » est inacceptable. La loi du 6 août 2004 permet en France de toucher au génome humain, c'est-à-dire non plus à l'existence mais à l'essence de l'être humain. Elle se fait Dieu et touche à ce qu'il y a de plus sacré. Rien n'est plus grave. La liberté absolue est une folie.
Folie aussi celle de l'article 11-81 qui interdit toute discrimination à l'encontre de l'orientation sexuelle. C'est admettre la perversion. Or la règle doit être celle-ci: respecter les homosexuels et non l'homosexualité.
La Charte des droits fondamentaux a quelque chose d'irréel et d'oppressant. Faite pour ordonner la société, elle se refuse à voir l'enfant non encore né qui en est la source, et Dieu qui en est l'origine et la fin. Dieu est ignoré, même comme Être suprême. Les Grecs reconnaissaient les lois non écrites de la Cité.
La Charte est idéologique, son inspiration est maçonnique, son fondement est l'individualisme, celui-là même du mondialisme. Athée, laïciste, ultra-libérale, hypocrite, elle est mensongère par omission, homicide par destination. À la lettre elle est luciférienne. Son Europe est haïssable et suicidaire. Celle que nous aimons est chrétienne et fraternelle, éprise de vérité, elle admet Dieu et les tout petits.
Xavier Dor
N'AYEZ PAS PEUR ;
(avec l'aimable autorisation du journal « PRÉSENT » : 5 rue d'Amboise 75002 PARIS n° 5814, samedi 16 avril 2005)
LE MOT DE LA RÉDACTION
Merci à tous nos lecteurs qui ont renouvelé leur abonnement, bien souvent grossi de dons substantiels, merci aux nouveaux lecteurs qui s'abonneront.
Certains reçoivent ce bulletin pour la première fois, des amis communs nous ont envoyé leur adresse, qu'ils veuillent bien nous jauger au fil de l'année.
Il n'y aura pas de relance personnelle pour les abonnements: songez dès que possible à le faire pour 2005, et surtout si vous déménagez: prévenez-nous à l'adresse postale (p. 4).
Enfin merci aux amis journalistes qui nous soutiennent: Merci à Marie-Claude Monchaux qui dans le « Libre Journal » de Serge de Beketch (4 rue Franz Listz 75010 Paris) publie régulièrement en faveur de la vie, des chroniques qui font mouche. Merci à l'équipe de Chiré (B.P. 1, 86190 Chiré-en-Montreuil) qui dans « Lectures Françaises » fait écho à notre
bulletin. Merci au quotidien « Présent » (5 rue d'Amboise 75002 Paris) qui régulièrement annonce nos rosaires.
Luc Perrel
RÉPONSE À UNE OBJECTION
Il y a quelques années lors d'un procès en appel - après une première condamnation pour avoir récité le chapelet dans la salle d'attente d'un centre d'avortement - le président de la Cour, faisant référence au Ralliement, nous fit remarquer: « un pape vous a dit d'obéir aux lois de la République, vous devez obéir au pape ». Nous avons demandé au Père de Saint Laumer (F.S.VF.) son avis:
« Dans l'encyclique « Au milieu des sollicitudes » du 16 février 1892, Léon XIII distingue les pouvoirs constitués et la législation. Il demande aux catholiques de reconnaître les premiers, quelle que soit la forme de gouvernement, en l'occurrence la République. Et il les exhorte à s'unir « pour combattre, par tous les moyens légaux et honnêtes, ces abus progressifs de la législation » qui se développaient en France « depuis plusieurs années ». Car « le respect que l'on doit aux pouvoirs constitués (...) ne peut importer, ni de respect, ni beaucoup moins d'obéissance sans limites à toute mesure législative quelconque, édictée par ces mêmes pouvoirs ». Dans la lettre « Notre consolation » du 3 mai 1892, il précisait: « Nous avons formulé la distinction entre le pouvoir politique et la législation, et Nous avons montré que l'acceptation de l'un n'impliquait nullement l'acceptation de l'autre, dans les points où le législateur, oublieux de sa mission, se mettait en opposition avec la loi de Dieu et de l'Église ». Dans l'encyclique « Sapientiae christianae » du 10 janvier 1890, le même Léon XIII avait enseigné: « Si les lois de l'État sont en contradiction ouverte avec le droit divin ou blessent celui de l'Église (...), alors il y a obligation de résister, et obéir serait un crime, qui n'irait pas sans détriment pour l'État lui-même, car toute offense faite à la religion se tourne contre l'État. »
Dans une parfaite continuité, Jean Paul II déclare dans l'encyclique « Evangelium vitae » du 25 mars 1995: « l'avortement et l'euthanasie sont donc des crimes qu'aucune loi humaine ne peut prétendre légitimer Des lois de cette nature, non seulement ne créent aucune obligation pour la conscience, mais elles entraînent une obligation grave et précise de s'y opposer par l'objection de conscience. »
ACTUALITÉ DU RESPECT DE LA VIE
« 30 ans ça suffit ! »
Les impressions de madame MICHU
Délaissant son tablier et son balai-brosse - forte de ses quatre enfants « élevés dans la dignité » - madame Michu est venue rejoindre à l'Opéra la manifestation pro-vie le 23 janvier.
Avec son impassibilité coutumière elle a surpris au passage les réactions des passants
« C'est qui tout ça ? c'est pas possible!...
«Ah ouais! c'est toi Linda ? j'suis sur le boul.: c'est pas croyable. Non mais tu verrais: hi sont tous contre l'ivégé! « J'hallucine ?... et ça arrive tout le temps, on s'croirait en Amérique! c'est pas vrai... »
16 février : l'embryon au pilon!...
Plusieurs arrêtés signés Philippe Douste-Blazy et François d'Hubert, témoignent du souci du Gouvernement de développer « la recherche » sur l'embryon en autorisant l'importation d'embryons congelés. Le prélèvement des cellules souches embryonnaires - objet des convoitises des chercheurs - entraîne la mort de l'embryon.
Tout le monde sait pourtant que l'avenir réside dans l' utilisation des cellules souches adultes. Elles sont facilement accessibles dans le sang du cordon ombilical, leur récolte comme leur culture et leur utilisation à des fins thérapeutiques, ne posent aucun problème moral. L'utilisation thérapeutique des cellules souches embryonnaires par contre, expose au risque de cancers secondaires ultérieurs en raison de leur forte capacité proliférative. Ce qui en limite beaucoup l'intérêt.
Faudra-t-il un nouveau « procès du sang contaminé », pour ramener à la raison les ministres de la Recherche et de la Santé ?
1er avril : le pape agonise
La télévision évoque le pontificat de Jean Paul II. Sur la 3, pour illustrer la défense de la vie: quelques images d'un groupe de SOS Tout Petits récitant le chapelet dans la rue. Quel honneur rendu soudain par ceux-là même qui nous raillent...
Au moment même où le Saint-Père donne l'exemple de la mort chrétienne, de la mort offerte et acceptée. Bien loin de cette « mort douce », privée des prières des siens, aseptisée par l'hôpital, que l'on veut nous imposer.
14 avril : une loi « pragmatique » ?
Les bonnes âmes se son réjouies de la loi Léonetti, votée par le Parlement français : « ouf ! on a évité l'euthanasie... », célébrant à l'envie l'exception française du « droit à laisser mourir ». Pourtant cette loi sent le sapin.
Si tout le monde est d'accord pour récuser «l'acharnement thérapeutique», à vrai dire exceptionnel, le terme est équivoque. Pour les partisans de l'euthanasie - les acharnés de « la dignité » - qui le brandissent comme un drapeau, il joue le même rôle que la fameuse « détresse », qui jadis fit passer l'avortement. Sous prétexte de pouvoir refuser des soins - qualifiés d'inutiles - on va faire mourir de faim et de soif des mourants ou des malades, surtout s'ils sont inconscients. La loi inclut en effet dans les soins médicaux que l'on pourra refuser, les soins ordinaires que sont l'alimentation et l'hydratation. L'eau et le pain, qu'ils soient apportés dans une gamelle, une perfusion ou une sonde gastrique, sont dus à tout malade quel qu'il soit...
La terrible agonie de Terri Schiavo aux États Unis, morte le le` avril après 14 jours de jeûne imposé par voie judiciaire, en est un exemple dramatique. On a pu voir sur Internet des images de la jeune femme, - que l'on nous présentait comme un « légume » - remuant la tête, fermant les yeux à volonté, souriant aux plaisanteries de son entourage.
Il s'est trouvé une loi, il s'est trouvé un juge pour couper le fil de cette vie là.
Mordicus
IN MEMORIAM
Louis de Guébriant est mort le 12 avril. La presse régionale a célébré le patron de presse, le cavalier... Nous prierons pour le catholique: par ses écrits, par ses actions c'était un beau défenseur de la vie.
Fidèle soutien de SOS Tout Petits, il fut un des premiers abonnés du bulletin. Gravement malade mais lucide jusqu'à la fin, il nous fit l'amitié il y a trois mois de nous donner une petite chronique pour le bulletin n° 4, probablement son dernier article : « On ne prie jamais en vain... »
Merci cher Monsieur, de votre exemple.
L.P.
N° 4
Février 2005
ÉDITORIAL
Mondialisme
Nous étions ce soir-là quelques invités, la conversation portait sur la menace que l'islam fait peser sur l'Occident: fausse doctrine (malgré le monothéisme), terrorisme... Pour mon voisin de table, ancien conseiller d'État, le danger ne venait pas tant de l'islam que du mondialisme. « Comment définissez-vous celui-ci ? », il me répondit simplement « l'individualisme ».
La réponse peut surprendre. Elle ne pouvait être ni plus claire, ni plus profonde, ni plus redoutable car, non seulement, en bien des circonstances, l'individualisme se fait l'allié de l'islam - tout lui est bon - mais il ruine de l'intérieur l'Occident chrétien. Sa force de décomposition est telle, qu'il dissout tout ce qu'il touche: religion, société, et d'abord l'individu lui-même. Révolution copernicienne à l'envers, l'individualisme fait de l'homme la mesure de toute chose. L'individu n'obéit qu'à lui-même. Ce qui est au coeur de l'individualisme philosophique, c'est l'autonomie du sujet, l'exaltation de sa liberté non comme responsabilité mais comme indépendance.
Étrange paradoxe : si l'individualisme écarte tous les dogmes, il repose tout entier sur le dogme du culte de soi, et sa liberté enferme l'individu sur lui-même. Choix de la pesanteur ? Non, d'abord refus de la grâce; facilité ? Non, d'abord rébellion. L'individualisme est de tous les temps, vivace avec le nominalisme et le libre examen du protestantisme, il s'impose avec « les Lumières », la franc-maçonnerie en se cachant sous l'occultisme, avec le « patriotisme » jacobin, avec les « valeurs » de la République, avec celles de la démocratie universelle et du mondialisme : laïcité et droits de l'homme, affranchis de la loi divine.
On peut ainsi définir ce mondialisme
- sa religion est celle de l'homme et non celle de Dieu, soit athéisme, soit syncrétisme, ou bien encore panthéisme, où l'on peut se demander où est Dieu, qui il est, et même s'il existe. Ce qui est rejeté c'est non seulement la Grâce mais l'auteur de la Grâce, surtout lorsqu'il s'incarne. Le mondialisme ne supporte pas d'être à ce point aimé de Dieu et racheté par Lui
. - sa philosophie est le subjectivisme où la Vérité ne vient ni d'en Haut ni même des faits, mais de l'homme seul.
- sa morale est l'hédonisme et l'utilitarisme, relayés l'un par les féministes, l'autre par les comités d'éthique.
- sa politique est le laïcisme qui chasse Dieu de la Cité et des institutions, faisant de la religion une affaire privée, et du catholicisme une religion parmi d'autres.
- sa vertu est la tolérance, non tant indulgence pour les personnes que relativisme sur les principes.
Il se fait lui-même Église, décidant du bien et du mal. N'ayant rien créé, il veut tout s'approprier :
- pouvoir réservé à quelques-uns : hauts initiés, membres de loges et de clubs (B'nai Brith, Groupe Bildenberg, CFR, Club de Rome, Commission Trilatérale...).
- richesses concentrées dans de grands groupes financiers internationaux (banque mondiale, fondation Rockfeller, fondation Ford...)
- populations contrôlées, réduites, brassées : vie prise à ses deux extrémités et avant même la fécondation. Tout est permis, « La vie n'est plus un don de Dieu mais un matériau qui se gère » (docteur Pierre Simon, deux fois grand maître de la Grande Loge de France, in « De la Vie avant toute chose », 1979). Jamais on n'a autant tué : 50 millions d'avortements par an dans le monde (chiffre de l'ONU, in FNUAP 2000, p. 13). Le bras armé est l'IPPF (international planned parenthood fundation), fondé à Bombay en 1952 et dont le siège a été transféré peu après à Londres. Première des ONG, présente presque partout dans le monde - surtout dans les pays pauvres - introduite dans les rouages des États. Le reflux démographique en Occident est tel que celui-ci est menacé, à terme, d'extinction.
- conscience : là est l'enjeu principal, l'objet de toutes les manipulations: désinformation, spectacles dégradants, promotion de la violence, de la libération sexuelle, de la pornographie, de la culture de mort: « solve et coagula » décomposez et recomposez...
Le pire est sans doute la destruction des esprits. La vérité tient toute seule, le mensonge et l'arbitraire ne tiennent que par l'artifice. Ainsi l'individualisme n'est pas une fin mais un moyen.
Xavier Dor
LE MOT DE LA RÉDACTION
Avec ce n° 4, « SOS Tout Petits Actualités » termine sa première année d'existence. Avec plus de 800 abonnés sa survie est assurée, si ces abonnés veulent bien... renouveler leur abonnement. Certains déjà ont spontanément commencé de le faire, merci à tous nos lecteurs d'y penser, il n'y aura pas de relance individuelle des abonnements..
Il nous faut aussi élargir notre audience, des amis, des lecteurs, nous envoient des adresses, c'est pourquoi certains recevront ce n° pour la première fois. Je le répète, nous ne voulons importuner personne, que ceux que nous lassons aient la simplicité de le dire, nous cesserons nos envois.
Enfin, quand vous déménagez, dites-le nous...
Rectification
Mais je dois aussi réparer une injustice commise dans le n° 3. Nous avons reçu de M. Philippe Oswald, directeur de « FAMILLE CHRÉTIENNE », cette lettre du 9 décembre
« C'est avec consternation que j'ai pris connaissance de votre mise en cause de Famille Chrétienne dans la chronique « Actualité du respect de la vie » du n° de novembre 2004 de SOS Tout Petits Actualités. Avez-vous pris la peine de nous lire avant d'affirmer que F. C. faisait partie des journaux qui n'avaient pas répercuté l'appel
pressant de Jean-Paul II à faire respecter la vie, le I S août dernier ? Avez-vous consulté nos archives ?
Notre reportage d'ouverture du n° 1388 du 21 août (bouclé donc quelques heures après la visite du Pape) dont la couverture montrait le Saint-Père en gros plan sous le titre : « Jean-Paul II à Lourdes, pèlerin de Marie, témoin de la vie » comportait notamment le paragraphe suivant: « (Le Pape) a aussi demandé aux centaines de milliers
de fidèles réunis sur la prairie des Sanctuaires pour la messe du I S août de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour que la vie, toute vie, soit respectée depuis la conception jusqu'à son terme naturel » « La vie est un don sacré - a- t-il insisté - dont nul ne peut se faire le maître »....
Espérant que vous mesurerez la légèreté et l'injustice de vos propos », etc.
Philippe Oswald
Je suis seul responsable de cette erreur, que j'avais reproduite sur la foi d'un de nos correspondants, dont je n'avais pas - à tort - recoupé l'information. Mon erreur - qui est aussi une injustice infecte que je veux rectifier ici - est d'autant plus impardonnable, que ce n'est effectivement pas le genre de Famille Chrétienne...
Luc Perrel
RÉPONSE À UNE OBJECTION
Des catholiques - ou tout au moins des croyants - nous disent parfois : « c'est bien gentil vos rosaires, mais permettez-moi de vous dire que vous ne prenez guère en compte les situations inextricables dans lesquelles se trouvent certaines personnes. À trop vouloir dénoncer l'avortement, en réalité vous manquez de "compassion" envers les personnes».
Nous avons demandé à M. l'abbé Yannick Vella son avis
« On pense sans doute que cette action ne vise que les personnes humaines que sont les foetus. Bien sûr, nous pensons sauver les tout petits; mais nous n'oublions pas les autres victimes: surtout les mères face à l'avortement. J'ai connu une mère, déjà mère de trois enfants et enceinte de jumelles. Atteinte d'un hématome retro-placentaire avec des hémorragies très importantes, on lui propose un avortement pour éviter une hémorragie mortelle pour elle. Moyen inacceptable pour ces époux forts dans la foi. Par une chaîne de prières spontanée, avec beaucoup d'amour on espérait sauver la mère et les enfants qui étaient peut-être viables. Ce ne fut pas le cas, mais ils reçurent le baptême et la sépulture ecclésiastique des petits enfants. Leurs parents font célébrer chaque année la messe en mémoire de ces jumelles, elles ont aujourd'hui un petit frère. C'est tout autre chose pour la vie de famille, que de proposer l'avortement "pour sauver la mère"...
C'est toute la famille qui ainsi a été sauvée en repoussant l'avortement. Une mort qui sauverait de la mort tuerait l'amour En priant dans la rue nous faisons preuve de la même compassion et du même soutien - y compris matériel - quelle que soit la situation "inextricable": médicale, économique, psychologique ou autre. Notre charité n'oublie pas les mères qui ont subi l'avortement, victimes de l'incitation criminelle de la loi Veil. Le Christ les voit dans Marie-Madeleine qui n'a jamais reçu la première pierre... Elles sont victimes d'un système d'État qui apporte sa caution à la mort, notre compassion ne les oublie pas, quand nous les rencontrons et prions pour le bien de leurs âmes. »
ACTUALITÉ DU RESPECT DE LA VIE
EN SUISSE: La Chasse est ouverte
La Suisse, sous la forte pression du lobby pharmaceutique bâlois, un des plus puissant du monde, vient d'adopter - en votation populaire - la loi fédérale sur les cellules souches embryonnaires ; laquelle fait passer la loi française sur la bioéthique pour un décret de l'Académie Pontificale pour la Vie...
Deux ans après avoir voté l'une des lois les plus permissives au monde sur l'avortement, l'Helvétie, que d'aucuns croiraient encore conservatrice, s'est vendue, lentement mais sûrement, aux intérêts cannibales de la haute économie libérale. Lénine avait prédit que des pays comme la Suisse, la Belgique, le Luxembourg, serviraient de laboratoires expérimentaux pour les grandes nations de la vieille Europe. De fait, le Conseil de l'Europe vota en faveur de la « solution des délais » au lendemain du vote populaire fédéral. Les couleurs suisses : une croix blanche sur le sang innocent !
Français, si tu veux connaître ton sort, jette un oeil sur le programme parlementaire 2005 de ton petit voisin: - loi sur les transplantations d'organes, qui permet de prélever les tissus placentaires issus de l'avortement, devenu ainsi
une industrie rentable pour une foule de femmes dans le besoin.
- motion parlementaire « Gutzwiller », qui introduit le diagnostic prénatal, et donc l'élimination systématique des génétiquement incorrects (impurs?).
- loi sur les analyses génétiques humaines, qui autorise le contrôle et la sélection sur des critères de qualité, à tous les stades de la vie humaine: la chasse aux handicapés est ouverte, l'emploi refusé à toute personne présentant un risque de maladie génétique, etc.
- loi sur la recherche sur l'être humain, qui ouvrira à tout un chacun les portes. des meilleures facultés de médecine, comme cobaye cela s'entend...
On avance gentiment vers un monde où les caisses de maladie pourront légalement - au pays de la Croix Rouge et de la Convention de Genève - se retourner contre une mère ayant décidé de donner, malgré tout, le jour à son enfant handicapé. Voilà le futur, tel que le rêvent une poignée de banquiers arriérés, persuadés de la rentabilité de l'eugénisme. On croyait pourtant les avoir stoppés en 40: quelle pitié si, même en Suisse, le ménage n'est pas fait!
Adrien de Riedmatten (Aide Suisse pour la Mère et l'Enfant)
SIX MILLIONS...
Que dire aux lecteurs d'une publication qui s'adresse à des destinataires qui ont conscience de l'abomination que constitue la légalisation, il y a 30 ans, de l'assassinat par une mère de l'enfant qu'elle porte en elle? Cet enfant ne demande qu'à vivre, il est destiné à devenir le temple de son Dieu après le baptême, puis à accéder à l'Eucharistie, en accomplissant sa destinée jusqu'à sont terme: la vraie vie, éternelle celle-là, en jouissant de la vision béatifique.
Que faire pour contribuer à stopper les moeurs qui ont abouti à des millions d'avortements, appelés, pour camoufler l'horreur, les IVG?
En présentant sa loi, Madame Veil l'avait accompagné de dispositions qui devaient présenter aux femmes enceintes, tentées d'avorter, un certain nombre de démarches susceptibles de les en dissuader. Elles n'ont pas été vraiment appliquées, et on peut se demander si ces mesures n'avaient pas pour but principal de faire voter la loi, sans intention véritable d'en limiter les effets. Par contre, l'assassinat du foetus a « bénéficié » du remboursement de la sécurité sociale... et bon nombre de députés se disant catholiques ont voté cette disposition législative !
Alors que faire? À coup sûr, on doit prier, en se souvenant de ce passage de l'Évangile qui nous dit qu'on ne le fait jamais en vain. Prier personnellement, en famille, avec tel ou tel groupement, ou publiquement, dans la rue avec le docteur Dor, ce qui est probablement la meilleure façon de poser le problème publiquement. Pour cela il faut sûrement beaucoup de courage provenant d'une forte conviction. L'avons-nous?
Louis de Guébriant
30 ANS, ÇA SUFFIT !
Le défilé du 23 janvier à Paris fut un grand succès: 6000 à 8000 personnes, de l'Opéra à Montmartre, les provie ont fait jeu égal avec les fanatiques de l'avortement la semaine précédente. Le groupe de SOS Tout Petits (des centaines de personnes) a contribué au succès en récitant un rosaire un peu cahoteux - le lot de tous les défilés - mais fervent. Le ferme discours de Jean-Pierre Maugendre qui clôturait la manifestation à Montmartre a bien recentré le drame de l'avortement: « le culte d'Eros débouche sur le triomphe de Thanatos... ».
La couverture médiatique fut des plus minces, contrastant avec le soutien fracassant apporté « aux autres », la semaine précédente : quelques secondes à la télévision, quelques lignes dans Le Monde, Le Figaro ou La Croix, parlant de « quelques centaines de manifestants... », la palme revenant comme d'habitude au quotidien régional OuestFrance : pas un mot, pas une ligne, après quinze jours de propagande acharnée en faveur de l'avortement qui déshonore ce journal si sourcilleux sur son « éthique d'information »...Seul de la presse nationale, le quotidien « Présent » a couvert honnêtement la manifestation.
EN « UNION DE PRIÈRES... »
Les organisateurs de la journée ont pu compter leurs amis... Ils ont notamment vu s'évanouir les AFC, au souffle émollient - dit-on - de l'haleine épiscopale... Beaucoup de ces amis les ont assurés de leurs prières, pour éviter sans doute une participation personnelle. Cette « union de prières » est celle de Guillaume II à Reischauffen: « Ah! les braves gens... ». Ce sont des contemplateurs, bien calés dans leur prie-Dieu, ils assistent au massacre : « Mon Dieu, donnez-nous... »
Mordicus