ARCHIVES 2011

 

 

Les candidats Républicains s'engagent contre l'avortement. Sauf un

Lu sur Nouvelles de France :

"Comme cinq autres candidats à l’investiture républicaine encore en lice (Michele Bachmann, Thad McCotter, Ron Paul, Rick Santorum et Newt Gingrich), Rick Perry a signé la « Pro-Life Presidential Leadership Pledge », s’engageant ainsi, en cas d’élection à la Présidence, à nommer des juges fédéraux originalistes (fidèle à l’interprétation des auteurs de la Constitution) et seulement des personnes « pro-vie » à la tête des National Institutes of Health, du Département de la Justice et du Département de la Santé et des Services sociaux des États-Unis, à mettre un terme au financement fédéral de l’avortement aux Etats-Unis et à l’étranger ainsi que des organisations qui le pratiquent et à faire voter une loi protégeant les enfants à naître dès lors qu’ils sont capables de ressentir la douleur.

Cette ambitieuse déclaration d’intentions mais surtout le nombre de ses signataires montre à quel point le Parti républicain a été travaillé par les organisations « pro-vie » ces dernières décennies. Plus personne parmi les candidats crédibles à l’investiture du Grand Old Party n’ose désormais se déclarer « pro-choix ». A l’origine de cette initiative, The Susan B. Anthony List, 350 000 membres revendiqués, qui projette de lever 14 millions de dollars pendant les élections afin de soutenir le candidat le plus « pro-vie ». Marjorie Dannenfelser, sa Présidente, ne désespère pas de convaincre Mitt Romney – qui se déclare aujourd’hui opposé à l’avortement – de les rejoindre."

Michel Janva

 

UN MESSAGE DU PROFESSEUR GOUBE DE LA FOREST

La première mesure qui s'impose afin de réduire le déficit public serait la suppression de cette redoutable "niche sanitaire" que constitue le remboursement de différentes formes de toxicomanie contraceptive (pilules, pass contraception etc...) dont on sait - preuves à l'appui(*) - le rôle important dans la propagation du sida. Cette mesure aurait, me semble-il, un double effet en matière de restrictions budgétaires portant à la fois, notamment pour la Sécurité sociale, sur :

1.       le coût des drogues contraceptives (et, bien entendu, abortives) comme du préservatif ;

2.       La prise en charge des différents traitements du sida dont la propagation serait pratiquement bloquée

Dr P. Goube de Laforest

Directeur de Recherche Honoraire au CNRS

au 09 75 90 14 60

(*) L’amour face au sida par Jokin De Irala Matthew Hanley, postfacé par Mgr AIILET, l'Oeuvre éditions. Il confirme, preuves à l'appui, le point de vue que nous défendons dans notre appel "Ensemble unis contre le SIDA" (fichier ci-joint) quelles que puissent être les représailles auxquelles nous expose cette dissidence

Aller à "Ensemble contre le sida"

Pas de communion pour les politiciens favorables à l'avortement

Lu sur Americatho :

"Co-fondatrice et présidente de l’American Life League (ALL), la plus importante association catholique pro-vie des États-Unis, revient de Rome. Et Judie Brown est satisfaite de ses discussions avec des responsables de dicastères et, notamment, avec son compatriote le cardinal Raymond Burke. Ce dernier l’a, en effet, encouragée à être « tenace » dans la campagne de l’ALL pour que soit strictement appliqué le canon 915 aux hommes politiques catholiques qui sont en contradiction avec l’enseignement de l’Église et se sont, de ce fait, excommuniés eux-mêmes. Le canon 915 stipule : « Les excommuniés et les interdits, après l’infliction ou la déclaration de la peine et ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste, ne seront pas admis à la sainte communion ». « [Le cardinal Burke] nous a encouragés, a déclaré Judie Brown à Life Site News, à être constant, à utiliser ses écrits et à ne pas revenir sur notre position qui est identique à la sienne. Cela n’a rien d’arbitraire, c’est une question de loi de l’Église qui doit être appliquée ». Le cardinal Burke considère l’application de cette peine comme « médicinale », en ce qu’elle doit aider les personnes qui en sont frappées de revenir dans le bon chemin qu’indique l’Église. Le fait que de nombreux évêques ne « se sentent pas à l’aise » pour ce qui est d’appliquer cette sanction canonique, n’est pas important pour Judie Brown revenue très encouragée de ses entretiens romains. Rappel : sachant que qui peut le plus, peut le moins, l’application du canon 915 s’impose aussi aux politiciens catholiques français qui, par exemple, soutiennent l’avortement…"

Michel Janva

 

 

Le cardinal Barbarin critique le pass-contraception

Lu dans Le Progrès :

"Interrogé par nos confrères de RCF, le cardinal Philippe Barbarin a vivement critiqué l’initiative du conseil régional qui a voté la mise en place d’un pass contraception. Une initiative permettant aux mineures de consulter un médecin et d’obtenir des contraceptifs gratuitement et destinée à lutter contre les grossesses chez les adolescentes.

Si dans un premier temps, Mgr Barbarin se réjouit « que les instances de l’État s’aperçoivent que l’avortement est une grande souffrance », le Primat des Gaules évoque également « une violence énorme d’autant plus qu’elle est non dite » rappelant la phrase du concile qui qualifie l’avortement de « crime abominable ». « Je veux dire aux élus, vous êtes sûrs que vous voulez le bien des jeunes, que vous voulez leur bonheur, vous aide sûr que vous l’aidez sur le chemin du bonheur », interroge Mgr Barbarin hostile à ce dispositif, « en facilitant les relations sexuelles tous azimuts, pas sûr qu’on lui rende service […], le chemin proposé ne sera pas un chemin de progrès.

Le cardinal est également inquiété de l’exclusion des parents dans le processus de décision des jeunes concernés."

Réécoutez l'entretien sur RCF ici.

Michel Janva

 

                        POLOGNE : LARGE SOUTIEN AU PROJET INTERDISANT L'IVG

Un projet de loi visant à interdire l'avortement va être discuté prochainement en Pologne. Jusqu'à présent, celui-ci est autorisé en cas de maladie grave de l’enfant à naitre, d’importants problèmes de santé pour la mère, ou de grossesse à cause "illicite". Depuis l’adoption de cette loi - la plus rigoureuse d'Europe - en 1993, le nombre d’avortements a considérablement diminué selon les estimations du ministère de la santé.

En prévision de la discussion de ce projet de loi, les parlementaires ont demandé au Comité Parlementaire Pro-vie de recueillir au moins 100 000 signatures en trois mois en faveur de ce texte visant à protéger l’enfant à naitre dès sa conception. 600 000 signatures ont déjà été recueillies en moins de deux semaines.
 

La Synthèse de presse de genethique.org du lundi 18 juillet 2011

 

        Procession "EuroProLife"

Le mercredi 6 juillet, à Strasbourg, procession de prière " 300 petits européens par heure" organisée par le mouvement EuroProlife.

Rendez-vous à 12 h 45 devant l'église catholique Saint Louis, Robertsau, 14 rue Jeanne d'Arc.

 Messe à 11 h 30 dans cette église

      THEORIE DU "GENDER"

L'introduction de la théorie du "gender" dans les manuels scolaires à la rentrée prochaine est une grave infamie. Comme si on pouvait choisir "sa gueule", la couleur de sa peau, ou ses parents... Le but poursuivi est la pollution toujours plus accentuée, de l'enfance. Et de l'enfance innocente... parce qu'elle est innocente. Elle a commencé avec la soi-disant éducation sexuelle à l'école (loi Fontanet 1972), se poursuit avec la distribution de la pilule abortive à l'insu des parents, s'aggrave avec le "pas 'contraception" distribué par les Conseils régionaux .

Tous les parents, les grands-parents, les oncles et tantes, les célibataires même, mais aussi les professeurs, les maîtres, les éducateurs de tout bord, doivent se dresser contre cette attentat inouï, et sans précédents, au droit des gens et à la loi divine !

Tous les moyens seront bons pour faire échec à cette nouvelle et grave transgression . TOUS AUX ABRIS !

SOS Tout Petits

 

APOSTOLAT DANS LA RUE

 

Le Dr Dor m’ayant dit qu’il avait l’intention d’aller distribuer des tracts devant un grand lycée  parisien, je me suis rendu à l’heure dite devant sa porte.

Rien !

A la deuxième porte de celui-ci je rencontre le Dr Dor, tout seul, qui distribue ses tracts aux passants : « Prenez, c’est contre l’avortement » …

Je m’approche, le docteur me tend un papier et ce n’est qu’au moment où il entend ma voix qu’il me reconnait : sa vue maintenant très diminuée le force à porter une casquette avec une grande visière pour le protéger d’une lumière trop vive et ne lui permet plus de reconnaitre les gens qu’il croise.

 

La distribution se poursuit. Bien sûr, à l’heure de la fin des cours les jeunes sont les plus nombreux. Certains, pressés, refusent le tract. D’autres le regardent puis viennent le rendre en précisant parfois : « je suis pour l’avortement ». Mais bien souvent la conversation s’engage.

Les mêmes objections reviennent sans cesse : « En cas de viol … », « Ce n’est pas un meurtre puisque c’est permis par la loi… », « Pourquoi gâcher toute une vie pour un enfant qui sera malheureux… », « C’est votre opinion, moi je pense que… ».

 

Le Dr Dor montre l’image d’un fœtus déchiqueté qui figure sur le tract « Ce n’est pas une opinion, c’est un meurtre ». Puis il propose des médailles miraculeuses de la rue du Bac, qui sont généralement très bien accueillies :« gardez-la, elle vous gardera ! » conclut le docteur.

Une jeune fille m’affirme «  Je n’ai pas 16 ans, vous pensez si çà m’arrivait… ». Il semble que pour elle une grossesse çà s’attrape comme une grippe ou la scarlatine, un véritable coup de malchance ! 

Un garçon, assez jeune, me dit être zoroastrien. Il me pose de nombreuses questions sur le péché, le Bien et le Mal, enfin sur le catholicisme qui l’intéresse.

Voila plus de deux heures que nous sommes là. Nous sommes rejoints par un groupe de 4 ou 5 militants du mouvement qui ont tracté d’un autre côté. C’est le moment d’une courte pause dans un café avant de se séparer. Sur le chemin du retour je vois un de nos tracts qui a été rageusement déchiqueté  et dont les morceaux trainent dans le caniveau. Je pense à cette jeunesse qui cherche des repères : depuis trop longtemps le catéchisme n’est plus enseigné.

  

RECHERCHE SUR L'EMBRYON : INTERDICTION VOTEE

 

Les députés ont de nouveau voté hier soir, 25 mai 2011, pour le maintien de l'interdiction actuelle, avec dérogations, de la recherche sur l'embryon, comme souhaité par le gouvernement, au lieu d'une autorisation encadrée comme votée par les sénateurs.

 

Lettre ouverte aux députés pour la sauvegarde de la médecine prénatale

 

Dans une tribune du Quotidien du Médecin, le Dr. Patrick Leblanc, gynécologue obstétricien au centre hospitalier de Béziers et coordinateur du Comité pour Sauver la Médecine Prénatale (CSMP), adresse une lettre ouverte aux députés à l'occasion de la deuxième lecture de la loi de bioéthique à l’Assemblée nationale à partir du 24 mai 2011.

Le Dr. Leblanc attire l'attention des parlementaires sur les conséquences éthiques résultant de la suppression par le Sénat de l’amendement du rapporteur Leonetti à l’article 9 alinéa 4 du projet de loi bioéthique, suppression rendant automatique la proposition du diagnostic prénatal (DPN) à toute femme enceinte. Cette systématisation met à jour, pour le Dr Leblanc, deux conceptions de la médecine prénatale possible. La première, constituée en cas de reprise de l’amendement de Jean Leonetti visant à proposer le DPN à la femme enceinte "lorsque les conditions médicales le nécessitent", permettrait une réelle médecine raisonnée, fondée sur le dialogue entre le médecin et sa patiente dans la proposition de tests adaptés. La seconde, au contraire, reviendrait à considérer le médecin comme un "distributeur-automatique-de-tests" dans une médecine du "tout-dépistage".

La fréquence d’un diagnostic positif en cas de DPN n’étant pas le même en fonction de l’âge et de l’état de la mère et "sauf menace pour la santé publique, le dépistage systématique d’une pathologie donnée n’aurait pas de raison d’être en population générale". Il constituerait une dérive eugénique prohibée par l’article 16-4 du Code civil disposant que "toute pratique eugénique tendant à l’organisation et à la sélection des personnes est interdite".

Le Dr Leblanc illustre sa position en se basant sur deux situations qui illustrent selon lui un "malaise grandissant chez les professionnels de la naissance". La première réside dans les conséquences du DPN de masse de la trisomie 21 : "synonyme de traque anténatale du handicap", il pousse à l’élimination avant la naissance de 96% des fœtus détectés. Dans une société prônant l’intégration du handicap, le Dr Leblanc observe que le DPN de la trisomie 21 est devenu obsessionnel. Un dépistage systématique reviendrait à "l’officialisation d’un choix sociétal du 'bébé-zéro-défaut' ".

Selon le Dr Patrick Leblanc, cette discussion sur la médecine prénatale "engage l’avenir de nos métiers mais aussi la vision de notre société sur l’accueil du handicap".
 

 Contact Gènéthique [contact@genethique.org]

 

 

Les embryons humains auront-ils les mêmes droits que les embryons d'animaux ?

 

L'association catholique des Infirmières, médecins et professionnels de santé a envoyé une lettre ouverte aux députés sur le projet bioéthique dont voici un extrait :

A "Une fois de plus nous sommes dans le cadre de la révision des lois de bioéthique. Comme d'habitude, Peschanski essaye de faire pression sur le législateur. Il argue d'avoir découvert deux « facteurs de désordre potentiellement utiles » pour soigner la myotonie de Steinert. Demain on rasera gratis. Conjointement la Fondation Lejeune dénonce sa collusion financière avec le laboratoire pharmaceutique Roche.

Pourquoi le Pr Peschanski change-t-il toujours de cible thérapeutique ? Tout simplement parce qu'il va d'échec en échec. Et pendant ce temps la recherche sur les cellules souches dites adultes (sang du cordon, moelle osseuse, cellules iPS de la peau) progresse à toute vitesse. Elle permet actuellement de soigner environ 80 maladies. Simple exemple : l'équipe du Dr Morrisey de l'Université de Pensylvanie a orienté des cellules iPS obtenues à partir de cellules souches de la peau, vers la réalisation de cellules du foie, du cœur et des reins. Ce chercheur va très loin en affirmant qu'il sera possible de créer rapidement un véritable magasin de chacun de nos tissus (Science Daily. 10/04/11). Mais d'autres biologistes américains ont réussi déjà à reconstituer ces organes chacun de son côté à partir de cellules souches « adultes ». La France prend un retard considérable dans ce domaine.

Enfin la directive du 22 septembre 2010 fixe comme objectif aux Etats membres le remplacement total des procédures appliquées à des animaux vivants à des fins scientifiques par des approches alternatives, le texte visant aussi bien les animaux nés que "leurs formes embryonnaires et fœtales".» La recherche sur les embryons d'animaux, c'est non. Les embryons humains auront-ils les mêmes droits ? "
 

Michel Janva

Voir la "lettre ouverte aux députés"

 

 

 

La loi de bioéthique revient à l'Assemblée Nationale

 

Toulon le 18 mai 2011

 

Il y a des limites à tout...

 

Derrière l'hypocrite paravent médiatique de l'affaire Strauss Kahn, la franc-maçonnerie française, avec le concours des parlementaires de gauche et d'une bonne partie de ceux de la droite est en passe de marquer un jalon supplémentaire décisif dans la destruction des valeurs morales de la société française.

 

En effet après les recommandations récentes de la commission parlementaire sur la bioéthique, l'autorisation des recherches sur l'embryon humain va très probablement être votée par l'Assemblée Nationale dans les jours qui viennent.

Après la loi Veil, à l'origine de plus de 7 millions d'avortement, le "bon sens" va enfin permettre d'autoriser librement l'utilisation de la centaine de millier d'embryons dont rêvent de s'emparer les chercheurs à la Peschanski comme certains laboratoires de groupes pharmaceutiques dont l'éthique financière n'est plus à démontrer.

 

Alors qu'aucune percée sérieuse de recherche médicale à partir de l'embryon humain n'a été constatée à partir des travaux autorisés, depuis le moratoire de la loi de 2004 permettant ces recherches (1), c'est à l'évidence l'utilisation sans limites du matériau humain qui est recherchée :

- soit pour poursuivre sans aucune entrave le rêve prométhéen de la découverte de la vie par des savants sans scrupules,

- soit pour servir à de fructueuses opérations commerciales,

- soit enfin et surtout pour continuer la destruction de l'une de nos valeurs les plus sacrées : la vie humaine.

 

Chacun sait que les limitations à ces recherches que prétendent vouloir imposer ces législateurs inconscients ont peu de significations, et qu'elles seront, comme toujours dans ce genre de cas, assouplies et transgressées. Ceci se fera d'autant plus facilement qu'il s'agit de sujets compliqués, traités dans le silence des officines et des laboratoires. Ils le savent parfaitement.

 

Les consultations citoyennes organisées par le gouvernement, il y a 2 ans, avaient en majorité suggéré la poursuite du moratoire, idée prudente, reprise par le premier projet de loi du gouvernement. Mais c'était une position contraire aux objectifs des "notables" du Sénat et de l'Assemblée Nationale qui se moquent bien de l'avis populaire et sont surtout pressés de détruire ce qui reste des racines de notre société.

 

Nous saurons la liste de ceux qui se posent ainsi en démolisseurs et le minimum sera de tout faire pour empêcher leur réélection.

 

Bernard Théry

Président du PCD du Var

 

bethery@wanadoo.fr

 

 

Marche pour la vie à Bordeaux

Plus de 2000 personnes ont marché pour la vie aujourd'hui :

  Le Planning familial organisait une contre-manifestation en même temps. Un article de Sud-Ouest sur le sujet présente quelques photos. Les pro-vie ont visiblement gagné la guerre de l'image : d'un côté une marche avec poussettes et ballons, de l'autre des personnes revendicatives devant des forces de l'ordre casquées.

Michel Janva

 

 

Le cardinal Barbarin a honoré  la marche de sa présence. Il félicite chaleureusement un petite marcheuse !

 

 

 

        MARCHE POUR LA VIE A LYON LE 29 MAI

SOS Tout-Petits (Lyon) organise une marche pour la Vie le Dimanche 29 Mai 2011.
RdV est donné à 14h30 Pl. Carnot.
L'évêché soutien cet évènement.
(http://lyon.catholique.fr/?3eme-marche-pour-la-vie-lyon)

Contact SOS Tout-Petits Lyon: 04 78 77 57 81

 

       

 

 

 

  Le cardinal Vingt-Trois fermement opposé au Pass contraception

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"Sur Radio Notre-Dame, le cardinal a regretté que l’on détourne la responsabilité des jeunes et a souhaité qu’on les aide à "prendre conscience de la dimension plénière de la sexualité". Dans cette interview, l’archevêque de Paris a estimé que c’était une "erreur" de "croire que l’augmentation de la pratique contraceptive réduisait le nombre des avortements" .

"C’est exactement l’inverse. Les derniers chiffres montrent qu’il n’y a pas plus de grossesses chez les adolescentes qu’il y a dix ans et qu’il y a beaucoup plus d’avortements".

La mise en place d’un « Pass-contraception » dans les lycées est "le symptôme de l’échec de la pédagogie mise en œuvre dans les établissements depuis quinze ans. Si cette éducation affective et sexuelle avait été faite autrement que comme une simple protection prophylactique, en faisant de la relation sexuelle un geste sans signification, simplement comme un geste dangereux dont il faut se protéger, on n’en serait pas là" , a-t-il ajouté.

Pour éviter "une aggravation de la situation" , l’archevêque de Paris a invité à "aider les familles et les établissements scolaires à prendre conscience que le seul chemin pour aider les jeunes dans ce domaine, c’est de les aider à prendre conscience de la dimension plénière de la sexualité, et en particulier de la responsabilité personnelle dans la relation sexuelle". Or, a-t-il ajouté, "tous les éléments mis en œuvre actuellement sont des éléments pour détourner la responsabilité et pour banaliser la relation sexuelle sans contenu affectif très précis et sans relation forte entre les personnes".

Lahire

 

Faillite de la contraception d'urgence

Pierre-Olivier Arduin cite, dans Liberté Politique, une étude britannique effectuée par David Paton et Sourafel Girma, économistes reconnus et professeurs à l'Université de Nottingham, qui démontre que l'accès libre et gratuit des mineures à la contraception d'urgence induit une hausse des grossesses adolescentes et une prévalence accrue des maladies sexuellement transmissibles dans cette population. Cette étude a été publiée sur le site du Journal of Health Economics en décembre 2010.

Alors que le Royaume-Uni procède à de fortes coupes budgétaires, les deux économistes voulaient examiner si l'argent public versé dans le cadre de la politique de "prévention des grossesses adolescentes" par la pilule du lendemain était dépensé à bon escient. Ils ont ainsi comparé les taux de "grossesses non désirées" dans les régions britanniques où la pilule du lendemain est délivrée en pharmacie gratuitement aux adolescentes de moins de 16 ans et celles où une prescription médicale est requise. Les résultats sont très clairs : "la distribution gratuite de la pilule du lendemain rate son objectif qui est de limiter les grossesses chez les jeunes", elle en favorise même l'augmentation, constatent les deux universitaires. Ils observent un autre effet inquiétant de cette politique : une augmentation de 12% des maladies sexuellement transmissibles (MST) - dont les effets sur la fertilité féminine sont graves - parmi les moins de 16 ans. Ces conclusions montrent à quel point une politique gouvernementale dans le domaine sanitaire peut démultiplier les conséquences indésirables contre lesquelles elle prétend lutter. Ces résultats ne surprennent guère, une étude internationale en 2007 avait déjà montré que la contraception d'urgence ne permettait pas de renverser les taux de grossesses et d'avortements chez les mineures.

Les pouvoirs publics français ont eux-mêmes dû le constater. La pilule du lendemain, en France, peut être délivrée gratuitement par les pharmaciens et infirmières scolaires depuis la loi Royal du 13 décembre 2000. Dans un rapport de 2009, l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a reconnu que la pilule du lendemain (dont plus d'1 200 000 boîtes ont été distribuées en 2008) n'a eu aucun effet sur la prévention des avortements chez les adolescentes. "Si le recours à la pilule du lendemain a augmenté de 72% entre 2000 et 2005, le nombre d'IVG pratiquées est demeuré stable. On constate même une tendance à l'augmentation de leur nombre chez les jeunes", observe l'IGAS, qui n'en tire pourtant aucune leçon et recommande au ministre de la santé de rendre cette pilule toujours plus accessible. La délivrance facilitée de la contraception d'urgence encourage en effet les mineures et les jeunes femmes à une plus grande prise de risque en se livrant à des relations sexuelles que certaines d'entre-elles auraient évité si elles n'avaient eu l'assurance d'accéder à la pilule du lendemain. La stratégie publique en matière de contraception d'urgence s'avère donc vouée à l'échec et ne mènera qu'à renforcer une sexualité hédoniste déconnectée de tout engagement responsable.

Enfin, on note que l'action possiblement abortive de la pilule du lendemain n'est généralement pas évoquée. Récemment, le Comité national italien de bioéthique a reconnu aux pharmaciens le droit à l'objection de conscience en ce qui concerne la délivrance de la pilule du lendemain, du fait de cet effet abortif (Cf. Synthèse de presse du 01/03/11).

Liberté Politique.com (Pierre-Olivier Arduin) 06/05/11

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Le cardinal Burke participera à une prière publique pour la vie

          Lu sur le blog de Jeanne Smits :

B "Le cardinal Raymond Burke, préfet de la Signature apostolique, a annoncé son intention de se rendre à Houston, Texas, les 8 et 9 mai prochains, pour dénoncer publiquement les crimes de l'avortement et l'expansionnisme du Planning familial dans cette ville. A cette fin, le cardinal, venu donc spécialement de Rome, participera à une prière publique auprès de l'avortoir du Planned Parenthood de Houston ; son hôte, le cardinal Daniel DiNardo, archevêque de Galveston-Houston et responsable du comité des actions pro-vie de la Conférence des évêques américains, doit le recevoir la veille au cours d'une « Nuit pour la vie » de gala le dimanche soir."

                    Michel Janva

 

 

             L'embryon humain réduit à un "matériau à gérer"

En faisant le choix de révoquer le régime d'interdiction de la recherche sur l'embryon humain le 8 avril 2011 (Cf. Synthèse de presse du 08/04/11), le Sénat se positionne clairement en faveur d'une vision matérialiste et scientiste de la vie. Si ce vote était confirmé en deuxième lecture, "plus aucune exigence éthique, même symbolique, ne s'opposerait à la réduction de l'embryon humain au statut de matériau de laboratoire entièrement disponible au bon vouloir des firmes pharmaceutiques et autres consortium de recherche" souligne Pierre-Olivier Arduin.

Il rappelle les propos tenus en 1979 par Pierre Simon, gynécologue-obstétricien et maître de la Grande Loge de France dans son livre De la vie avant toute chose qui révélait le programme franc-maçon dans les programmes législatifs à venir : "Pour nous, les concepts qui sous-tendent la morale de notre temps se redéfinissent à la faveur des acquisitions scientifiques nouvelles [...]. Cette nouvelle approche de la vie - celle du gestionnaire -, rien ne peut l'arrêter".  30 ans plus tard, une majorité de sénateurs lui ont donné raison. En faisant de la liberté de la science et de la recherche un nouveau droit opposable au respect de la vie et de la dignité humaine, ils "ont soustrait radicalement l'embryon humain à la portée protectrice du principe de dignité". Le vote du Sénat méprise en effet le Code civil lui-même qui dispose que la loi "garantit le respect de l'être humain dès le commencement de sa vie". L'Assemblée nationale et le gouvernement avaient souhaité honorer, au moins symboliquement, cette disposition du Code civil en maintenant l'interdiction de principe de la recherche sur l'embryon humain. Le vote du Sénat se lit au contraire comme "une charge virulente contre toute limitation éthique au progrès biotechnologique. Déqualifiant irrémédiablement l’être humain dans sa condition embryonnaire, le nouveau projet de loi impose la maîtrise du vivant comme l’un des nouveaux facteurs d’organisation de la société, témoignant d’une vision fondamentaliste et prométhéenne de la science".

De cette vision scientiste gestionnaire découle aussi le choix de l'eugénisme par le Sénat qui a refusé que soit supprimée l'obligation faite aux médecins de proposer systématiquement le dépistage prénatal (DPN) à toutes les femmes enceintes en France (Cf. Synthèse de presse du 07/04/11). Proposition systématique du DPN dont on sait qu'il se manifeste toujours plus comme "une traque du handicap" et qu'il "a produit par effet de système une dynamique d'incitation dans les choix des femmes, induisant des décisions allant presque toutes dans le sens d'une interruption de grossesse en cas de risque avéré de trisomie 21". La philosophie matérialiste annoncée par Pierre Simon, modifiant radicalement le concept même de vie, revendique cet eugénisme : "La logique du gestionnaire conduit à rationnaliser de plus en plus la vie [...] pour parvenir au plein épanouissement de ses possibilités. Regardons les choses en face : un mongolien entre-t-il dans ce cadre ? La vie est ce que les vivants en font : la culture la détermine".

Dans son encyclique Caritas in veritate, le Pape Benoît XVI a averti contre les prémisses de l'avènement d'une biocratie implacable dans nos sociétés : "On ne peut minimiser les scénarios inquiétants pour l’avenir de l’homme ni la puissance des nouveaux instruments dont dispose la culture de mort [...]. Derrière tout cela se cachent des positions culturelles négatrices de la dignité humaine".

La vision scientiste qu'entérinent les choix effectués par le Sénat dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique ne correspond pas à l'opinion publique des Français. Le député Jean Leonetti, interrogé par Direct Matin, le rappelle : "Les états généraux de la bioéthique [...] ont permis de mettre en place des jurys citoyens qui ont délibéré sur ces questions sans experts. Ces personnes, qui ont donc exprimé leur conviction, ont dit être contre les mères porteuses, [...] contre la recherche à tout-va sur l'embryon. Cela montre que l'opinion est plus sage que ce que peuvent penser certains lobbies".

genethique.org du mardi 12 avril 2011

 

MARCHE POUR LA VIE A BORDEAUX

Pour la 3ème année consécutive, l'association "Oui à la Vie" organise une grande marche pour la Vie et la famille dans les rues de Bordeaux.

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=2GDOeT_U7q4&feature=player_embedded

 

Le marchand d'illusions

 Le Pr. Marc Peschanski, une fois de plus, fait parler de lui au moment précis du renouvellement des lois de bioéthique. Il prétend à ce jour donner des « pistes » biologiques à partir de travaux sur les embryons afin de soigner la myotonie de Steinert. Ce n'est pas la première fois que ce trotskyste non repenti, nous fait le coup. Où sont les Parkinsoniens qu'il prétendait guérir à coup de greffes embryonnaires ? Où sont les pauvres patients atteints de la Maladie d'Huntington (mouvements incontrôlés) qu'il prétendait sauver ? Et les diabétiques dont il allait refaire le pancréas ? Et, en 2009, les grands brûlés qui allaient bénéficier de tissus cultivés en lignées à partir d'embryons (« une cellule embryonnaire en donnant un million ») ? « Application rapide » disait-il au micro d'une radio dite périphérique. Où et comment ?

Déjà en 2002, à grand arroi, lors de la révision des lois de bioéthique, Marc Peschanski annonçait des greffes d'embryons sur quinze malades atteints de Parkinson. Où sont ces patients ? Que sont-ils devenus ? S'ils sont morts, au bout de combien de temps ? Nous voudrions bien savoir.

Que de faux espoirs entretenus !

Marc Peschanski est chargé tant par l'INSERM, qu'Istem (Généthon, génopole d'Evry ), l'Association pour la lutte contre les Myopathies (Téléthon), ainsi que par l'Europe de faire des recherches sur les embryons. Certes en idéologue, il défend ce qu'il fait. Mais une fois de plus, il tente une véritable manipulation du monde politique. La ficelle est décidément trop grosse.

Pendant ce temps, la recherche sur les myopathies dont il est chargé, en est strictement au même point qu'il y a trente ans.

                                                                              Dr Jean-Pierre Dickès
 

Manifestation pro-vie samedi devant l'hôpital Saint-Vincent de Paul

Lu dans Présent :

"SOS Tout-petits appelle à manifester devant l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul, 82, avenue Denfert-Rochereau, ce samedi 2 avril à 10h30, où se pratiquent actuellement quelque 2 500 avortements par an. Ce sera, comme toujours, une manifestation pacifique et priante, de réparation et d’intercession : pour que cessent les crimes de l’avortement, mais aussi pour les mères qui avortent et pour ceux qui pratiquent les avortements.

Il y a un terrible paradoxe dans l’utilisation de cet hôpital pour les « IVG ». C’est en 2009 que le service d’avortements de l’hôpital Broussais a été transféré à Cochin-Saint-Vincent-de-Paul pour créer un grand centre d’« orthogénie », de « contraception IVG », et de planning familial, faisant de ce lieu l’un des principaux lieux de mise à mort des tout-petits de la région parisienne. Paradoxe parce que ces bâtiments appartenant autrefois à l’Oratoire ont hérité sous le Consulat, en 1802, de l’hospice des Enfants assistés créé par saint Vincent de Paul au XVIIe siècle pour recueillir les enfants abandonnés. [...]

On le sait, SOS Tout-petits a choisi de lutter contre l’avortement par le moyen pacifique de la prière, sans agressivité aucune, puisque par l’avortement des êtres créés à l’image et à la ressemblance de Dieu sont tués, des mères souffrent et souffriront bien plus qu’elles ne se l’imaginent, abandonnées à leur détresse par la société et par la loi, et parce que, par l’« IVG », les droits de Dieu sont bafoués. Cette mobilisation clairement confessionnelle est aussi un mode d’action qui marche.

Si, aux Etats-Unis, de plus en plus d’Etats sont en train d’essayer de revenir sur une jurisprudence pro-avortement encore bien plus affreuse que la loi française, si les jeunes se déclarent désormais majoritairement pro-vie, si des bébés sont sauvés, chaque jour, c’est certainement en raison de l’engagement pacifique et priant de jeunes qui sacrifient tous leurs samedis, ou qui se relaient courageusement, de jour en jour, devant les avortoirs, par tous les temps, pour y prier. Leur témoignage fidèle est bouleversant. Actuellement se déroulent aux Etats-Unis et dans d’autres pays du monde les 40 Days for Life (40 jours pour la vie) de prière et de jeûne pour faire cesser l’avortement. Toutes les nouvelles sont sur le blog de Daniel Hamiche, Americatho."

Michel Janva

 

Les conséquences psychologiques de l'avortement :

un problème de santé publique

L'institut européen de bioéthique a publié un dossier sur les conséquences psychologiques de l'avortement (12 pages, pdf). On y lit notamment :

 "Après tant d’années d’avortements, n’est-il pas utile de se poser en toute transparence et loin des a priori idéologiques, la question suivante : comment venir en aide aux personnes en souffrance d’un mal si peu reconnu et étudié ? Aider les personnes présentant des souffrances psychologiques à la suite d’un avortement volontaire consiste à en reconnaître sa dure réalité et les menaces pesant sur tous les membres de la famille. Le docteur Clerget conclut son livre ainsi : « Il s’agit, au vu de la fréquence de ces interruptions, d’un véritable problème de santé publique qui n’est pas suffisamment, loin s’en faut, pris en considération.». Les axes d’actions concrètes pourraient être :

  • La reconnaissance sociale et médicale des conséquences psychologiques de l’avortement :
     

    • en faisant tomber le déni institutionnel

    • en établissant des réseaux professionnels

    • en mobilisant le monde politique

    • en lançant des études scientifiques objectives

  • La reconnaissance sociale et institutionnelle des enfants disparus

  • La formation des professionnels de santé et des accompagnants spirituels.

Les sociétés occidentales font montre d’ambiguïté à l’égard de la maternité et des enfants. D’une part, elles érigent le désir d’enfants en droit absolu : la croissance du nombre de Procréations Médicalement Assistées, les actions de lobbying pour autoriser l’adoption par des couples formés de deux personnes de même sexe en France (adoption déjà autorisée en Belgique) ou encore les travaux sur l’utérus artificiel vont dans ce sens : l’enfant est devenu un droit. D’autre part, cette même société va permettre l’avortement, la sélection préimplantatoire et la recherche sur des embryons surnuméraires.

Il est interpellant de constater que les autorités maintiennent le déni de la souffrance objective et proposent de rester dans le statu quo, disqualifiant ainsi la parole des personnes qui expriment leurs souffrances, et empêchant les professionnels de santé de développer leurs connaissances scientifiques et médicales afin de détecter et prendre en charge ces souffrances.

Au nom du principe de précaution, que l’Union européenne et les gouvernements européens mettent fréquemment en avant, ne devrions-nous pas exiger des instances politiques et de santé de reconnaître ce problème de santé publique et de financer des études scientifiques pour comprendre ce qui est en jeu et, surtout, développer des thérapies pour les femmes et les témoins ou acteurs de cette perte (pères, enfants, grands-parents, personnels de santé, assistantes sociales…) ?

Michel Janva

 

La douleur post-abortive des femmes est bien réelle

A l’occasion du colloque intitulé "Les nouveaux enjeux de l’IVG", organisé le 7 mars 2011 par le laboratoire Nordic Pharma, principal distributeur de la pilule abortive RU 486, La Vie publie une interview de Sophie Marinopoulos. Cette psychanalyste plaide "pour une prise en charge de la douleur psychique". Si la légalisation de l’IVG a permis la prise en charge du corps physique,

 "celle du corps psychique est reléguée au second plan [...] quel que soit le choix des femmes, l’IVG est un événement qui fait trace et auquel elles doivent pouvoir faire place, au risque sinon d’handicaper leur féminité et leur maternité future".

Elle observe qu'en consultation sur l’infertilité psychique, elle rencontre beaucoup de femmes qui ont cru pouvoir "continuer leur vie comme si de rien n’était" après un avortement. La souffrance de ces femmes

"ne se voit pas ne s’entend pas, n’est pas rationnelle. Pourtant elle s’exprime ! Sur le mode somatique, comportemental, relationnel, à travers des maux de ventre, de tête, des pleurs ou une certaine irritabilité. Les femmes en souffrance sont tristes ou se replient sur elles-mêmes, longtemps parfois après une IVG. Il ne faut pas banaliser ces symptômes, mais au contraire mettre ces maux en mots".

Elle prône le retour de l’entretien psychologique pré-IVG, prévu par la loi Veil et supprimé en 2001 par la loi Aubry.

Michel Janva

 

Chili : pas d’avortement légal, et les meilleurs

 chiffres de mortalité maternelle d’Amérique latine

Comme l’Irlande, qui interdit l’avortement et détient un record de chiffres de mortalité maternelle particulièrement bas, le Chili est aussi champion en la matière et vient d’être récompensé par un prix international, International Protect Life Award, décerné par une trentaine d’organismes pro-vie travaillant auprès de l’ONU à l’occasion de la 55e session de la Commission de la condition juridique et sociale de la femme, actuellement en cours à New York.

Jeanne Smits  dans Le blog de Jeanne Smits 1/03/11

            Benoît XVI : syndrome post-abortif et sang de cordon

Le Pape Benoît XVI a reçu les membres de la XVII° Assemblée plénière de l’Académie pour la Vie samedi 26 février 2011, pour débattre sur les banques de sang de cordon et le traumatisme post-avortement. "En commentant ces deux thèmes, Benoît XVI est allé au cœur des questions en rappelant la présence et le rôle de la conscience", a indiqué Gian Maria Vian, directeur de l’Osservatore Romano.

Dans son discours, le Pape a en effet rappelé que "le thème du syndrome post-abortif, c’est-à-dire le grave malaise psychique dont font souvent l’expérience les femmes qui ont eu recours à un avortement volontaire, révèle la voix irrépressible de la conscience morale, et la très grave blessure qu’elle subit à chaque fois que l’action humaine trahit la vocation innée au bien de l’être humain, dont elle témoigne". Il a précisé que, contrairement à ce qu’avancent les détracteurs de la conscience, celle-ci n’est pas le "résultat de conditionnements extérieurs ou un phénomène purement émotif" : "il est important de répéter que la qualité morale de l’agir humain n’est pas une valeur extrinsèque ou optionnelle et n’est pas même une prérogative des chrétiens ou des croyants, mais est commune aux êtres humains".

Il a donc appelé les médecins, et la société tout entière, à "défendre contre la tromperie" non seulement "la conscience de nombreuses femmes qui pensent trouver dans l’avortement la solution à des difficultés familiales, économiques, sociales ou à des problèmes de santé de leur enfant", mais aussi celle des hommes qui souvent laissent seules les femmes enceintes. "Sur un fond culturel caractérisé par l’éclipse du sens de la vie, où s’est beaucoup atténuée la perception commune de la gravité morale de l’avortement, et d’autres formes d’attentats contre la vie humaine, il faut aux médecins une force spéciale pour continuer à affirmer que l’avortement ne résout rien, mais tue l’enfant, détruit la femme et aveugle la conscience du père de l’enfant, en ruinant, souvent, la vie de la famille", a déclaré Benoît XVI.

Lors des discussions de l’Académie Pontificale pour la Vie, le Dr Carlo Bellieni, néonatologiste de Sienne, a expliqué que, dans la réflexion sur le syndrome post-abortif, il ne s’agissait pas de défendre ou le fœtus ou la femme : "L’Eglise a le souci du sort des deux".

Le Pape a également encouragé le don de sang de cordon ombilical et la recherche sur les cellules souches qu’il contient : "Il s’agit d’applications cliniques importantes et de recherches cliniques prometteuses sur le plan scientifique mais dont la réalisation dépend de la générosité au moment de l’accouchement et de l’adéquation des structures". "La recherche médico-scientifique est une valeur et donc un devoir non seulement pour les chercheurs mais pour toute la communauté civile", a-t-il rappelé avant d’inviter les institutions à "promouvoir des recherches valides sur le plan éthique". Il a mis en garde contre le développement de banques privées pour la conservation de sang de cordon à usage personnel exclusif, précisant que "cette option- non seulement est dépourvue d’une réelle supériorité scientifique par rapport au don de cordon, mais elle affaiblit l’esprit de solidarité authentique qui doit constamment animer la recherche de ce bien commun auquel tendent, en dernière analyse, la science et la recherche médicale".
 

 genethique.org du mardi 1er mars 2011

 

La Croix 28/02/11 – Zenit 24/02/11 - 27/02/11 – 28/02/11 – Le Figaro.fr 26/02/11

 

"12 mesures pour 2012": 8e mesure

 
Présentation de la 8e mesure par François Billot de Lochner:

La loi Veil autorisant l’avortement, censée répondre à des situations de détresse, a en réalité fait augmenter le nombre des avortements dans des proportions considérables: d’environ 50.000 en 1974 à environ de 230.000 par an aujourd’hui. Cet acte est devenu tellement banal que deux femme sur cinq y auront recours dans leur vie.

Il est scientifiquement admis que tous les attributs de la vie existent dans leur intégralité dès la conception de l’enfant. Comment s’étonner, dès lors, que les chirurgiens soient de plus en plus nombreux à refuser de réaliser un acte de mort ? Et comment s’étonner que, selon de nombreuses études, 80% des femmes ayant subi une IVG portent en elles une blessure psychologique inguérissable ? Pourtant, depuis presque quarante ans, le débat autour de cette question a été confisqué.

Je propose de demander aux candidats de 2012 de s’engager a créer un Haut comité national consultatif chargé d'établir un bilan précis des trente-huit années d’application de la loi Veil. Des débats publics devront accorder une égalité de traitement aux tenants et aux adversaires de l’avortement légal, et le CSA veillera à ce que cette égalité soit respectée dans les médias audiovisuels. Cette consultation débouchera en décembre 2012 sur un rapport et un débat parlementaire exceptionnel.

François Billot de Lochner est l'auteur de 12 mesures pour 2012 et l'initiateur d'Audace 2012.

Commentaire de Jeanne Smits:

Le constat est juste : la loi Veil est responsable du quadruplement du nombre d’avortements en France depuis 1974, comme en attestent désormais les chiffres de l’INED. En parler en termes de fatalité – « deux femmes sur cinq y auront recours dans leur vie » – est déjà une manière de partir battu d’avance.

François Billot de Lochner note ces statistiques terribles, et l’existence d’un traumatisme post-abortif qui affecte la grande majorité des femmes ayant eu recours à l’« IVG ».

Si tout cela est si bien connu, et même scientifiquement établi, pourquoi créer une énième commission, un « Haut comité national consultatif » (avec quels membres ?), pour établir ce bilan qui existe déjà, comme si l’avortement était avant tout une affaire de chiffres, et non de principe ? Imagine-t-on de proposer l’évaluation du bilan de la Shoah, et un débat parlementaire pour décider de continuer ou non l’extermination des juifs ? C’est déjà du relativisme.

La confiscation du débat est réelle. Je vois bien l’idée de François Billot : le tabou est aussi d’ordre médiatique, parler de l’avortement comme d’un crime disqualifie d’emblée le candidat ; en instituant donc un débat public obligatoire,  le tabou sera levé, et par la grâce de la parole et du travail de persuasion sur les  parlementaires enfin conscients des dégâts causés par l’avortement, un « débat parlementaire exceptionnel » pourra aboutir. Mais je réponds : à quoi ?

Car c’est déjà s’en remettre à la loi du nombre. On n’est pas si éloigné du programme présidentiel de Jean-Marie Le Pen qui avait inventé d’organiser un grand référendum national sur la question.

Et si ça rate ? Eh bien, le « droit » à l’avortement sera gravé encore davantage dans le marbre. D’autant que cela serait « justifié » par la tenue d’un débat égalitaire, minuté, mettant sur un plan de stricte équivalence tenants et opposants de l’avortement. Dont il faut rappeler – Audace 2012 ne le fait pas – qu’il est devenu, depuis les lois Aubry de 2001, une opération de plein droit doté d’une protection spéciale.

Je ne prétends pas avoir de solution toute faite à ce douloureux et tragique problème. Mais qu’au moins Audace 2012 soit audacieuse jusqu’au bout – « N’ayez pas peur ! » – en proposant aux candidats de définir clairement l’avortement comme la mise à mort volontaire, avec la complicité de la loi et des pouvoirs publics, d’un être humain unique, irremplaçable et innocent. En vertu de quoi l’urgence d’agir s’imposerait d’elle-même.

Jeanne Smits, directrice du quotidien Présent, tient Le Blog de Jeanne Smits, spécialisé dans l'actualité du respect de la vie.

Le Sida baisse au Zimbabwe, et ce n'est pas grâce au préservatif

Jeanne Smits rapporte que le Zimbabwe a connu une baisse spectaculaire de l'épidémie du Sida : - 50 % entre 1997 et 2007.

 "Et ce n'est pas par le biais de la distribution de préservatifs que ce résultat excellent a été obtenu, mais par la crainte qu'inspire le virus et par le changement des comportements. [...] Ce sont donc «l'éducation» et «l'information» qui ont le plus joué, poussant les hommes à réduire – apparemment fortement – le nombre de leurs parternaires sexuels extra-maritaux et les rapports occasionnels. [...] Les auteurs de l'étude soulignent même que les bons résultats sont liés au bon niveau de formation de la population et à la solide tradition du mariage qui y est établie. (Il faudrait préciser que 70 % de la population adhère au catholicisme, à l'anglicanisme ou au méthodisme.) [...]

Abstinence et fidélité sont donc les moteurs de ce remarquable retournement, deux mots qui doivent écorcher la plume de la moyenne des journalistes puisqu'on ne les retrouve pas ou dans les comptes-rendus francophones de cette bonne nouvelle qui, il est vrai, met à mal la doctrine du tout-préservatif. [...]"

Nous aurons l'occasion d'en reparler très prochainement à l'occasion de la publication d'un ouvrage en français sur le sujet.

Michel Janva

 

Communiqué de l'Association Catholique des Infirmières et Médecins. Le 12 février 2011.

Bébés médicaments : le double désespoir

Le Professeur René Frydman vient de mettre au monde le premier « bébé médicament » en France qu'il ose appeler le« bébé du double espoir ». D'autres ont déjà été « fabriqués » ailleurs depuis dix ans. Il faut noter d'abord cet effet d'annonce survient comme par hasard en plein débat parlementaire durant lequel sont discutées des possibilités éventuelles de la manipulation embryonnaire.

Ce « bébé médicament », nous l'appellerons celui du double ou du quadruple désespoir.

Désespoir de savoir que la fécondation in vitro qui a permis cette naissance a supprimé d'emblée des dizaines d'embryons, ceci étant propre aux échecs de la technique. Que les survivants ont subi eux-mêmes une double sélection. La première concernant une maladie dont ils auraient pu être atteints ; et la seconde, sélectionnant les facteurs immunologiques en vue d'une implantation compatible avec l'enfant receveur. Il s'agit bien d'une double sélection de type eugénique. Or toute sélection eugénique est réprimée lourdement par la loi (article 511.11 du code pénal) en raison de ce qui a pu être fait dans un noir passé et qui laisse un douloureux souvenir. Que font donc les procureurs ?

Le deuxième désespoir sera certainement celui du petit être qui vient de naître. Tôt ou tard il apprendra qu'il a été mis au monde pour servir d'objet de prélèvement destiné à guérir son frère. Evidemment personne ne connaît à ce jour les conséquences psychologiques qui en résulteront pour lui. D'autant que de prélèvement du cordon ombilical, il risque de passer en cas d'échec au prélèvement de moelle osseuse. Comment un enfant devenu réserve de cellules souches pourra-t-il se récuser ?

Ultérieurement il saura qu'il est issu d'une sélection impitoyable, et qu'il est un survivant. C'est le syndrome des « survivors » par analogie aux soldats américains qui survivaient après une embuscade alors que leurs frères d'armes gisaient sur le terrain. Ce syndrome fait des ravages chez les enfants nés par fécondation in vitro. Personne n'en parle.

Que conclure sinon par la simple question posée par une émission de télévision récente. L'homme ne se prend-il pas pour Dieu ? En attendant, nous assistons à une marchandisation, une chosification de l'être humain qui est désormais au pouvoir des biologistes.

Quant à l'addition du coût de l'exploit à la gloire du Professeur Frydman ? C'est à lui que la société doit demander des comptes. A défaut de voir la Cour du même nom lui demander.

                                                     Dr Jean-Pierre Dickès

 

Avortement et santé mentale

Lu sur Novopress :

 "Une nouvelle étude en provenance du Danemark rappelle le lien entre avortement et troubles psychiatriques. [...] les Danoises ayant avorté sont trois fois plus nombreuses que celles qui accouchent à rechercher une aide psychiatrique sur la période allant de neuf mois avant l’événement jusqu’à 12 mois après. [...] Autre enseignement : le taux de problèmes de santé mentale est bien plus élevé après un avortement (15,2 %) qu’après une naissance (6,7 %) contre 8,2 % parmi les femmes n’ayant jamais été enceintes."

Michel Janva

Désinformation sur le traumatisme post-avortement

A propos d'une étude danoise établissant que le nombre de femmes qui demandent une consultation psychiatriques dans les mois entourant leur avortement est 3 fois plus important que celles qui ont accouché, Jeanne Smits découvre la présentation biaisée de Peggy Sastre, hébergée par le Nouvel Obs, qui écrit : «avorter ne rend pas folle, avoir un enfant, si» :

 "Mais là où elle pousse le bouchon carrément trop loin, c'est quand elle cite le taux de premières consultations avant et après une première naissance (on passe de 3,9‰ au cours des 9 mois qui précèdent, à 6,7% au cours des 12 mois suivant) ; mais qu'elle passe sous silence les chiffres correspondants pour celle ayant avorté au cours du premier trimestre : respectivement 14,6‰ et 15,2‰, soit, en moyenne, trois fois plus ! Tous les chiffres sont ici. L'étude portait sur 365 500 femmes danoises, dont 84…620 avaient avorté et 280.930 avaient donné naissance.

[...] C'est quoi qu'il en soit le cas type d'une étude qui peut, à force de présentations partielles, être tiraillée dans tous les sens : me semble particulièrement malhonnête celle qui consiste à dire qu'on est mieux protégé du désordre mental par l'avortement que par la naissance, d'autant qu'elle repose sur une occultation des chiffres.

[...] parmi les femmes ayant accouché, le pic de consultations se situe précisément au cours du premier mois après l'événement, au moment d'une dépression post partum qui pour être très fréquente n'est pas du tout durable, alors que la dépression post-abortive ne décroît pas. En atteste une étude de 2005 selon laquelle après une fausse couche on enregistre un taux d'anxiété plus élevé au cours des 6 mois suivant l'événement, tandis que les atteintes psychologiques sont durables chez les femmes ayant avorté."

Michel Janva

    700 gisants contre l'euthanasie

http://www.dailymotion.com/video/xgqjuo_700-gisants-contre-l-euthanasie_webcam

Communiqué de l'Association Catholique des Infirmières et Médecins du 25 janvier 2011.

Echec à la culture de mort.

 

Pour la troisième année consécutive, les tenants de la culture de mort connaissent un échec qui, à ce jour, est historique. Les deux années précédentes, la tentative de légaliser l'euthanasie émanait de quelques parlementaires plus ou moins isolés qui tentaient un effet de surprise. Le président de l'Assemblée nationale, fort de la loi Léonetti (22 avril 2005) sur les soins palliatifs, en a fait immédiatement des confettis. Cette fois-ci, l'affaire était plus grave, car s'est vue monter « discrètement » dans le cadre du Sénat une coordination de forces, rassemblant des sénateurs de tous horizons politiques. Un seul but : légaliser l'euthanasie - assistance médicale à mourir - sous prétexte du droit à l'être humain de disposer de sa propre vie. La marge était étroite car le projet se limitait aux cas extrêmes de personnes agonisant ayant demandé qu'il soit mis fin à leurs jours. Mais cette tentative trouvait pour la première fois un débouché parlementaire. En effet la Commission des Affaires sociales du Sénat avalisait par 25 voix contre 19 le principe de l'euthanasie. Les médias bien sûr soutenaient à fond.

 

Les consciences semblent brutalement s'être réveillées. Ce fut un « non » venant d'horizons diverses. Celui de François Fillon premier ministre, de Maître Badinter ancien garde des Sceaux de François Mitterrand, de Ségolène Royal, de Bernard Debré opportuniste de la transgression eugéniste. Mais aussi M. Larcher, président du Sénat et Xavier Bertrand, ministre de la santé.  Surtout s'est créé un collectif de parlementaires qui s'organisait et avait naturellement le soutien des groupes pro-vie traditionnels ; et aussi des unités de soins palliatifs.

 

La Commission des affaires sociales du Sénat, dans la perspective d'être désavouée par sa propre assemblée ou bien par le Parlement, a donc rayé une partie du projet de loi qu'elle avait avalisé ; ceci en votant un amendement supprimant l'article 1 : celui qui accordait le droit aux médecins de donner la mort.

 

Le combat pour la défense de la vie n'est pas terminé pour autant. Rappelons que la loi Léonetti considère l'hydratation des agonisants comme un traitement qu'il n'y a pas lieu de poursuivre chez les patients en fin de vie ; ceci étant assimilé à de l'acharnement thérapeutique. Telle est la grande tare de cette loi sur les soins palliatifs au plan législatif. Car plutôt que de laisser les patients se déshydrater lentement et mourir de soif, les tenants de la culture de mort affirment qu'il y a lieu d'en finir de manière plus expéditive. Il faut se préparer car l'an prochain nous les retrouverons à la même époque sur ce même créneau.

 

                                                                                                                             Dr Jean-Pierre Dickès

Traités internationaux et droits de l'Homme en matière d'avortement volontaire et de fécondation in vitro

 
- 1   Le Centre européen pour la justice et les droits de l'Homme a publié récemment l'analyse d'une décision de la Cour européenne des droits de l'Homme dans une affaire relative à l'avortement, qui opposait trois requérants à l'Irlande. il était reproché, notamment, à cet Etat , du fait de sa législation restrictive en matière d'avortement volontaire, de ne pas respecter la Convention européenne des droits de l'Homme.
La Cour européenne des droits de l'Homme a clairement affirmé qu'il n'y avait "pas de droit fondamental à l'avortement" résultant de cette Convention et que "en interdisant, sur la base des idées morales profondes du peuple irlandais concernant la nature de la vie et la protection à accorder en conséquence au droit à la vie des enfants à naître l'avortement pour motifs de santé ou de bien-être sur son territoire, l'Etat irlandais n'a pas excédé la marge d'appréciation dont il jouit en la matière".

 
- 2  A la suite d'une décision de la Cour suprême du Costa Rica, en 2000, affirmant que la fécondation in vitro violait le droit à la vie des embryons surnuméraires, dix couples costaricains ont saisi la Commission inter-américaine des droits de l'Homme au motif que cette décision portait atteinte à leur droit de fonder une famille.
Cette commission a demandé en août 2010 au gouvernement costaricain de réviser sa loi en le menaçant de saisir la Cour inter-américaine des droits de l'Homme. Les Etats membres de l'Organisation des Etats américains sont tenus d'accepter les décisions de cette Cour.
Le gouvernement costaricain a préparé, en conséquence, un projet de loi restrictif ( et quelque peu " défensif "...) qui précise que tout embryon conçu devra être utilisé, ce qui en empêche la cryo-conservation, et que les couples souhaitant recourir à la fécondation in vitro ne pourront le faire qu'après un test psychologique...

 

L'UNAF s'oppose à la recherche sur l'embryon

 L’UNAF (Union nationale des associations familiales), qui regroupe 8 000 associations auxquelles adhèrent 800 000 familles, a demandé à être auditionnée par la Commission spéciale sur la bioéthique.

L'UNAF s'oppose à la proposition d’élargir les conditions de dérogation à la recherche sur l’embryon. Le principe d’interdiction de la recherche sur l’embryon doit être fermement établi sans qu’aucune dérogation soit possible.

"Selon l’UNAF, le principe de l’interdiction doit être absolu. Puisque de nouvelles techniques apparaissent et rendent de moins en moins utiles les recherches sur les cellules souches embryonnaires humaines, l’UNAF considère que le régime dérogatoire sous conditions n’a plus lieu d’être. En alternative, elle demande que soit inscrite dans la loi l’absolue nécessité de développer les recherches sur les cellules souches embryonnaires animales, ainsi que les recherches par des techniques alternatives notamment les recherches sur les cellules reprogrammées en cellules pluripotentes (iPS) et sur les cellules de sang de cordon et du sang placentaire."

Michel Janva