ARCHIVES 2005

 

REVUE DE PRESSE– choisir la vie

3/11/05 : AVORTEMENT : Etats Unis

 La nomination de Samuel Alito à la Cour Suprême

 

Après la renonciation d’Harriet Miers à la cour suprême, un nouveau juge a rapidement été désigné, il s’agit de Sameul Alito, réputé très conservateur et opposé à l’avortement. Les Républicains se félicitent d’avoir un candidat qui réunisse «  les critères d’excellence » et les associations pro-vie ne peuvent que se réjouir de ce choix qui sans aucun doute, pourra faire basculer la Cour à droite sur des sujets aussi disputés que l’avortement et pourra ainsi avoir de fortes conséquences sur la législation américaine.

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Une lettre de Monseigneur Jean-Pierre Cattenoz à Monsieur Christian Duport - "La Vie Est En Nous"

                                                                                               

Jean-Pierre Cattenoz

Archevêque d’Avignon

 Avignon, le lundi 5 décembre 2005

              Madame, Monsieur,

             Comme les années précédentes, je célèbrerai en la fête des Saints Innocents une messe à l’intention de la famille, de la défense de la vie et des victimes de l’avortement. Elle aura lieu le mercredi 28 décembre 2005 à la Métropole Notre-Dame des Doms à 8 h 00.

Les statistiques montrent que le nombre d’avortements ne diminue pas. Par ailleurs, même si de plus en plus de voix s’élèvent pour signaler la blessure que l’avortement inflige aux femmes et aux familles, il n’en reste pas moins que notre société s’est habituée à ce meurtre délibéré et direct. Nous ne devons pas taire l’existence de cet homicide caché.

Pour que ce cri silencieux ne soit pas oublié, je vous prie de bien vouloir relayer ce message auprès des membres de votre association :

J’invite tous les chrétiens du diocèse à partager ce message de vérité et d’espérance : d’une part, la vie mérite d’être respectée dès la conception, et d’autre part, grâce à l’amour miséricordieux du Seigneur, pour toute personne qui n’a pas su accueillir la vie, rien n’est jamais perdu.

 Je vous assure de ma prière à toutes vos intentions.

  

PARIS

Une fois encore nous nous retrouvons aux pieds de Notre-Dame pour l'implorer pour les "Tout-petits"

 

 

Cellules souches de cordon : réalité et promesses

Un avenir prometteur
Des chercheurs de l’Université de Kingston en Angleterre ont réussi à produire en grande quantité des cellules souches extraites de sang de cordon ombilical grâce à une nouvelle technologie. Cette technique, issue de la Nasa fait appel à des bio réacteurs fonctionnant en microgravité. Certaines cellules ainsi extraites ont pu être transformées en cellules dont les propriétés sont proches de celles du foie. Ces travaux ont été publiés dans la revue Cell Proliferation1.

Pour Valérie Planat du CNRS qui travaille avec Louis Casteilla sur les cellules souches adultes extraites du tissu adipeux « cette étude paraît très intéressante et dotée d’une véritable originalité. C’est la première fois, à ma connaissance, que la microgravité est utilisée dans le cadre de recherches sur les cellules souches. » Si les cellules souches de cordon tiennent leurs promesses, il faudra trouver des donneurs compatibles au niveau tissulaire avec les malades et multiplier les banques de sang de cordon.

Banques de cellules de cordon : un réseau international
Aux Etats-Unis, le Congrès américain a voté en 2004 un budget de 150 millions de dollars pour développer ces bio banques. En Italie, 15 banques de sang de cordon fonctionnent aujourd’hui et la Cordon Blood Bank, l’une des premières au monde avec celles de New York et de Düsseldorf a été fondée à Milan en 1993. Un réseau international qui permet de trouver le donneur grâce aux archives informatiques reliées aux registres de donneurs de moelle ou de sang de placenta du monde entier, le GRACE (Groupe pour la conservation et le développement des cellules hématopoïétiques) a été créé en 1995.

Une réalité et des guérisons
Pour le Professeur Giuseppe Leone, directeur de l’Institut d’hématologie de l’Université catholique de Rome et chargé de la banque de cellules souches de cordon de la polyclinique Gemelli, « aucun patient n’a jamais été soigné avec les cellules souches embryonnaires ; en revanche, les cellules souches de l’adulte comme celles du cordon, ont fait leurs preuves dans la greffe de moelle osseuse, par exemple en thalassémique, chez les enfants atteints de leucémie et les patients atteints d’immunodéficience congénitale ; et on peut souvent parler de guérison : dans le cas d’immuno-déficience, on atteint les 70-80% de guérison, en ce qui concerne les leucémies, nous tournons autour de 35-40%.

Aujourd’hui, il existe également un espoir pour la cardiopathie alors que les cellules embryonnaires n’ont jamais été utilisées et n’ont donc jamais fait la preuve d’une quelconque activité thérapeutique ».

© www.genethique.org

Arrêt Catalina : pire que l'arrêt Perruche

« Catalina est une petite fille trisomique qui aura bientôt 5 ans. La justice française vient de franchir un nouveau pas vers la culture de mort en condamnant le gynécologue à verser 6 400 euros au titre des préjudices à chacun des deux frères aînés, âgés de 12 et 7 ans. Ainsi, pour le tribunal de grande instance de Reims : " Il est indéniable que l'arrivée au foyer de leur petite soeur atteinte de trisomie 21 a bouleversé les conditions de vie des deux garçons. Le temps consacré par leur mère à Catalina l'est au détriment de ses deux frères (...) Ils ont été les témoins de la souffrance de leurs deux parents (...) Enfin ils sont victimes de la séparation de leurs parents, intervenue manifestement le 18 février 2003, soit à peine deux ans après la naissance de Catalina ; ce court délai, au regard de l'épreuve subie, permettant d'imputer, au moins en partie, à ce dernier événement l'éclatement de la famille."

Cet arrêt permet aux parents de contourner la loi du 4 mars 2002 dite "loi anti-arrêt Perruche", interdisant aux parents comme ceux de Catalina d'obtenir réparation des charges découlant du handicap d'un l'enfant.

 

Indemnisation de Reims : des réactions scandalisées

La communication par le tribunal de Reims de la décision d'indemniser les frères de 7 et 11 ans d'une enfant trisomique (cf. notre revue de presse du 10 octobre 2005), suscite de nombreuses réactions. L'avocat des deux frères avait sciemment décidé de contourner la loi Kouchner du 4 mars 2002, qui déclare que "les parents ne peuvent demander une indemnité au titre de leur seul préjudice."

Le sénateur Nicolas About, qui a participé à la rédaction de la loi Kouchner, appelée aussi anti-arrêt Perruche, est scandalisé « Il n’est pas dans l’esprit de la loi d’indemniser la fratrie. Et cela doit être vécu comme une violence incroyable de savoir que votre seule présence vaut indemnisation. C’est anti-familial. »

Me Antoine Beauquier, avocat du Collectif contre l’handiphobie, est indigné : « Ce jugement est une violation patente de la loi. Celle-ci dit que la demande en réparation d’un enfant né handicapé est irrecevable. Si la demande de celui qui subit le préjudice principal est irrecevable, celle des frères et soeurs, qui subissent un préjudice secondaire, l’est aussi. Car elle consiste à dire : “la naissance d’autrui me cause un préjudice”. Ce que le législateur a clairement refusé ».

Bertrand Mathieu, juriste, professeur à l’université de Paris I, s'inquiète de la dérive éthique de cet arrêt : «Cette décision est dangereuse car elle admet que la vie puisse être un préjudice pour des tiers. On touche là à la question de la dignité au sens propre, qui est de considérer que certaines personnes seraient moins “personnes” que les autres. On ne peut pas prétendre d’un côté être une société qui condamne l’eugénisme, et de l’autre, avoir de telles logiques jurisprudentielles.»


Article présenté dans Gènéthique . Source :
La Croix 11/10/05



Nomination de H.Miers à la Cour Suprême des États-unis

Comme décidé par George W. Bush à la mort du président de la Cour Suprême, le conservateur John Roberts est entré dans ses fonctions de président la semaine dernière. Cette nomination avait été accueillie comme une bonne nouvelle  étant donné l’importance du pouvoir de la Cour suprême américaine notamment sur les questions de société telles que l’avortement.

Bush devait également désigner le remplaçant de Sandra O'Connor, juge démissionnaire et son choix vient de se porter sur Harriet Miers avocate d’affaires.
Cette nomination soulève de fortes inquiétudes chez les conservateurs pro-vie car rien, dans la biographie de H.Miers ne semble indiquer qu’elle s’opposera fermement à l’avortement et chacun sait que le milieu que côtoie quotidiennement les juges, essaiera de les influencer dans le sens de la gauche si leurs opinions conservatrices ne sont pas solides.

PARIS

Dans cette belle journée du 17 septembre nous étions nombreux devant la statue de Charlemagne pour implorer la Très Sainte Vierge sur le parvis de sa cathédrale. Les très nombreux touristes qui profitaient du beau temps ou se regroupaient dans de longues files d'attente avant de visiter Notre Dame, à l'occasion des journées du patrimoine, nous observaient d'un oeil surpris mais manifestaient souvent leur approbation : nous avons été très photographiés !

  

Le Dr Dor est abordé par des jeunes ...qui l'écoutent attentivement.

 

 

 

 

LE SCANDALE DU SUJET SUR L’IVG AU BAC

 

Le Docteur MALLET-HUOT a écrit au Président de la République, le 30  Août, une lettre (Voir reproduction de la lettre) qui commence par :

    " Les mots me manquent pour dire mon indignation devant le sujet de Bac, imposé aux lycéens, concernant l'IVG...

Elle écrit également au Ministre de l'Éducation nationale (Voir lettre au Ministre)

Le Président de la République a chargé Monsieur Gérard MARCHAND, Chef adjoint de Cabinet, de répondre qu'il a "pris connaissance avec attention de (ses) préoccupations avant de les signaler au Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche"(Voir réponse).

Le Ministre de L'Éducation nationale a répondu personnellement la lettre suivante :(Voir original)

Liberté Égalité Fraternité

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

  ministère

  éducation

  narionale

enseignement

       supéneur

      recherche

 Le Ministre                                                                                                                  Paris, le   12 SEP. 2005

 

Docteur,

 

Vous avez bien voulu, et je vous en remercie, appeler mon attention sur le sujet de l'épreuve anticipée du baccalauréat sciences de la vie et de la terre destiné aux élèves de la série L, et qui proposait, au choix, un exercice portant sur le thème « Procréation, maîtrise de la reproduction ».

Une des questions, fondée sur un court extrait du Monde du jeudi 9 décembre 2004, demandait en effet aux candidats de dégager l'argumentation donnée par cet article en faveur de l'autorisation légale de l'IVG en France. Le barème attribuait deux points sur vingt à cette partie du sujet. Il est vrai que cette question a soulevé de nombreuses interrogations.

Il convient pour autant de relever que le thème de la question s'inscrivait dans le programme de sciences de la vie et de la terre, et que seule la capacité à restituer des connaissances et à raisonner scientifiquement devait être évaluée.

             J'ajoute, et c'est essentiel, que pour les correcteurs, les références éthiques de chaque candidat en la matière n'entraient nullement dans les critères d'appréciation de la réponse.

Cependant j'admets bien volontiers que le choix du texte et la formulation de la question ont pu heurter la sensibilité de certains candidats, ou troubler certaines familles.

J'ai par conséquent, d'une façon générale, tenu à rappeler à leurs responsabilités les Recteurs d'académie et les Inspecteurs généraux de l'éducation nationale impliqués dans le choix des sujets. Comprenant parfaitement le trouble des parents, mais aussi des candidates et des candidats, j'ai insisté devant eux sur le fait qu'une rigueur absolue dans la sélection des documents, des exercices et des formulations était indispensable et qu'il fallait éviter de choisir des questions susceptibles de heurter les sensibilités des jeunes candidats

            Je vous prie d'agréer, Docteur, l'expression de mes hommages.

r

  Gilles de ROBIEN                               

 Docteur MALLET HUOT

15 AVENUE DU DOCTEUR A. NETTER 75012 PARIS

 

110 rue de Grenelle, 75357  Paris SP  07 –  Téléphone : 01 55 55 10 10

 

 

 

 

LE SCANDALE DU SUJET SUR L’IVG AU BAC (fin)

 

BAC 2005 : Recteurs sanctionnés

Ivan Rioufol, dans son Bloc Notes, revient sur l'affaire du bac 2005 qui a suscité tant de réactions cet été (cf. nos revues de presse). Rappelons que deux sujets de première étaient controversés : l'un, en Sciences de la vie et de la terre, portait sur la contraception et l'IVG, l'autre, en Français, sur une chanson de Pierre Perret contre le racisme. Les deux recteurs responsables de ces sujets ont été sanctionnés par Gilles de Robien, Ministre de l'Éducation. L'un a été destitué, et l'autre mis à pied.

© genethique.org

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Figaro 16/09/05

GENE é thique

            Lettre mensuelle gratuite, publiée par la Fondation Jérôme Lejeune – 31 rue Galande  75 005 Paris

Contact : Aude Dugast – adugast@genethique.org Tel : 01 55 42 55 14

 

 

Le CHARDONNET  Juillet - Août - Septembre 2005

 Le Rosaire pour la vie organisé par le Docteur Dor sur la place de la Bourse, le 11 juin 2005.

M. l'abbé de Cacqueray, Supérieur du District de France de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, est venu soutenir cette action de sa prédication.

 

Le CHARDONNET  Juillet - Août - Septembre 2005

 

LE SCANDALE DU SUJET SUR L’IVG AU BAC (suite)

Pour l'honneur de rater son bac

- Jean-Marie Le Méné -

président de la Fondation Jérôme-Lejeune

Il faut décerner un double zéro au ministère de l'Éducation nationale. Non pas au ministre lui-même, bien sûr. Sa volatilité structurelle ne lui permet pas - hélas - de laisser la moindre trace.

 Non, le double zéro vise les responsables irresponsables qui ont imposé aux candidats du bac de première L une épreuve de SVT (science de la vie et de la terre) objectivement totalitaire. En leur demandant de dégager des arguments unilatéraux en faveur de l'avortement en France.

Double zéro parce que l'épreuve est d'abord nulle juridiquement. Il y a eu rupture du principe d'égalité entre les candidats. Les candidats n'ont pas eu la liberté de choisir également entre plusieurs sujets susceptibles d'être traités. En effet, la justification de l'avortement est un sujet irrecevable, impossible à soutenir pour beaucoup, croyants ou non d'ailleurs. Imagine-t-on qu'on puisse choisir de justifier la torture ou la peine de mort, de dégager des arguments en faveur de l'esclavage ou de la déportation ?

L'épreuve est encore nulle juridiquement parce que le sujet n'était pas présenté de manière neutre. Le parti a été pris de considérer l'avortement comme un bien à défendre, indubitablement, indiscutablement, incontestablement. A-t-on le droit d'oser penser un peu en dehors du cadre? Si, encore, l'épreuve avait au moins permis aux élèves de dresser la liste des prétendus « avantages et inconvénients de l'avortement ». I; épreuve eut tout de même été parfaitement détestable, mais les apparences du relativisme moral - qui constitue la charte du pacte républicain - eussent été sauvegardées. Ce n'est même pas le cas, la discussion n'est plus ouverte, la cause est entendue et les élèves, en rang par deux, sous la férule d'idéologues sourcilleux, doivent ânonner un catéchisme de la terreur.

Zéro intellectuel

Mais il faut décerner un autre zéro parce que l'épreuve est nulle intellectuellement. Elle conduit à une déstructuration des cerveaux de ceux qui sont mis à l'épreuve Car le sujet à traiter était accompagné de documents. Or ces documents, sur lesquels les candidats étaient censés s'appuyer étaient faux, scientifiquement faux. Par exemple, un extrait du journal le Monde était fourni qui apportait cette citation: « contrairement à ce qu'affirmaient les opposants à l'avortement lors de l'adoption de la loi, la légalisation de l'IVG n'a pas eu d'impact démographique. Une IVG ne constitue pas une naissance en moins mais une naissance reportée à plus tard dans un contexte plus favorable ». Autrement dit l'exercice a consisté à donner aux  élèves un postulat erroné à défendre avec des arguments ineptes.

Les candidats ont été, en quelque son jetés dans un bain de mensonges d'où ne pouvaient sortir que par le mensonge. Sauf à rater l'épreuve.

Voilà qui en dit long sur la machine anti-éducative placée en amont du bac et sur ses effets. Et qui révèle la sinistre mission du corps enseignant en certaine matières. Il ne s'agit pas d'apprendre, les réponses sont imposées. Il ne s'agit pas de chercher à comprendre, l'article de foi est assené. Il ne s'agit pas de discerner, s'agit de débiter du dogme. L'affaire n'est pas futile. Elle est grave car elle touche des millions d'adolescents qui ont subi un double viol, celui de leurs consciences d'abord, celui de leurs intelligence ensuite.

Le sujet non plus n'est pas anodin, il concerne la vie et la mort du plus jeune des membres de la société, l'enfant à naître. Les associations de parents d'élève et les autorités morales du pays devraient demander des comptes au ministère. Ils réagiront peut être. Le père de famille que je suis considère désormais qu'il peut y avoir de l'honneur à rater son bac. En posant un acte de résistance.

 

 

Présent du jeudi 23 juin 2005

Le dernier livre du futur Benoît XVI

Refus absolu de l'avortement

Les médias feignent encore de s'en étonner ! Dans son dernier livre, consacré à l'Europe, publié mardi en Italie, le cardinal Joseph Ratzinger, devenu Benoît XVI affirme que l'Église ne « se résignera jamais » aux lois sur l'avortement.

Intitulé L'Europe de Benoît [le saint patron de l'Europe] dans la crise des cultures (edizione Canta­galli), ce livre dont le futur Benoît XVI a achevé la rédaction le ler avril, à la veille de la mort de Jean­Paul II, est préfacé par le président du Sénat italien Marcello Pera.

La sortie du livre a donné lieu mardi soir à une une conférence de presse du président du Sénat et du cardinal Camillo Ruini, président de la conférence épiscopale italienne, en présence de l'ancien président du Conseil, le démocrate-chrétien Giulio Andreotti, et du secrétaire particulier de Benoît XVI, Georg Gânswein.

Pour Joseph Ratzinger, qui consacre toute une partie du livre au « droit à la vie et à l'Europe », le problème du « respect de la vie à peine conçue et pas encore née » est « une question décisive » : « Il ne faut pas se résigner à la légalisation de l'avortement... Il n'existe pas de "petits homicides"... Quand l'homme perd dans sa conscience le respect de la vie comme chose sacrée, inévitablement il finit par perdre jusqu'à son identité. »

La question du droit à la vie est un « point fondamental » pour l'Europe, un problème moral avant d'être juridique », a commenté le cardinal Ruini, qui avait appelé les Italiens à s'abstenir au référendum sur la procréation assistée pour em­pêcher une aggravation de la loi (Présent du 15 juin).

Le cardinal Ratzinger affirme encore que l'Europe est menacée par l'abandon des valeurs éthiques partagées par tous ». Il s'adresse aux laïcs et aux incroyants à la manière de Pascal A l'époque des Lumières, on a cherché à définir les normes morales essentielles en disant qu'elles devaient être valides même si Dieu n'existait pas (...). Re­tournons l'axiome, et que ceux qui ne parviennent pas à trouver leur voie dans l'acceptation de Dieu cher­chent à vivre et diriger leur vie com­me si Dieu existait. »

 

En France

A propos d'avortement, Le Figaro révèle huit jours après Présent : « Un sujet sur l'IVG au bac fait scandale », tandis que l'Enseignement catholique s'insurge enfin contre « un sujet qui n'aurait pas dû être posé »

« En demandant aux candidats de restituer une argumentation à partir d'éléments approximatifs et polémiques, ce sujet les plaçait inconsidérément et inutilement devant un cas de conscience... Ce sujet ne respecte ni les candidats ni les exigences d'une formation intellectuelle authentique... Le baccalauréat vise à valider les acquis des élèves, non pas à les déstabiliser dans un contexte d'examen déjà éprouvant. Les inciter ainsi à entrer dans des logiques réductrices sans possibilité de critique n'a pas de sens pédagogique. »

C'est ce que déclare un communiqué la DDEC, service de l'archevêché de Paris chargé des établissements scolaires privés catholiques du diocèse (75 000 élèves, soit 25 % de la population scolaire de la capitale). Lequel service précise que le secréta­riat général à l'Enseignement catholique a pris contact avec le ministère de l'Éducation.

RÉMI FONTAINE

 

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LE SCANDALE DU SUJET SUR L’IVG AU BAC

 

Lors de l’épreuve anticipée pour le bac littéraire en première les candidats ont eu à répondre à la question « dégager des arguments en faveur de l’autorisation de l’IVG en France » et « argumenter l’idée selon laquelle l’avortement n’est pas considéré comme un moyen de contraception ». Un article du Monde écrit à l’occasion de l’anniversaire de la loi Veil était proposé comme support de la réflexion.

On trouve notamment dans cet article les affirmations « la contraception et, en cas d’échec, le recours à l’IVG ont permis le passage d’un modèle de maternité sous contrainte à celui d’une maternité choisie » ainsi que « la législation sur l’IVG n’a pas eu d’impact démographique ».

Plusieurs associations se ont dénoncées ces contrevérités. En particulier la fondation Gérôme-Lejeune, par la voix de son président Jean-Marie Le Méné, a affirmé que la justification de l’avortement « est un sujet irrecevable, impossible à soutenir pour beaucoup, croyants ou non ». Pour sa part, Aude Dugast, Rédactrice en chef de la lettre mensuelle publiée par la même fondation, dénonce le « Terrorisme intellectuel » de l’épreuve qui « prend les candidats en otage ».

La direction diocésaine de l’enseignement catholique a également vivement réagie et a manifesté sa «désapprobation» au sujet de cette épreuve du bac portant sur l’avortement.

 

Pour sa part le Dr Dor souligne :

 

NOUVELLE PARENTALITE

 

Il ne peut y avoir de liberté par la facilité et le meurtre. Une civilisation est elle encore digne de ce nom lorsqu’elle ne défend pas les plus faibles ? La nouvelle liberté signe sa fin.

Impact démographique.

On tue par jour, en France, plus de 2000 enfants (officiellement 650). En trente ans, elle a perdu 15 à 20 millions d’enfants. C’est le plus grand massacre de notre histoire et il n’y aurait pas d’impact démographique !

L’IVG, une naissance « reportée » ?

Non, un enfant qui ne reviendra jamais à la vie, même s’il a des frères et sœurs, lui, toujours, sera absent. Le mensonge veut cacher l’homicide.

Bravo à ceux qui, à la question posée, ont eu le courage de répondre : « l’avortement est un meurtre ». Comment, de quel droit, par quelle aberration devant Dieu et les hommes,  l’Éducation nationale se permets-elle d’enseigner le crime et de se mettre à son service.

                                                                                                                                                     Dr Dor

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Un rappel, toujours d'actualité !

 

L'AVORTEMENT, QU'EN PENSE L'ÉGLISE ?

Catéchisme de l'Église Catholique (1998)

 

page 8. Le Catéchisme de l'Église Catholique, que j'ai approuvé (...] est un exposé de la foi de l'Église et de la doctrine catholique, attestées ou éclairées par l'Écriture sainte, la Tradition apostolique et le Magistère ecclésiastique. Je le reconnais comme un instrument valable et autorisé [ ...] et comme une norme sûre (...]

Jean-Paul 11

La vie humaine est sacrée.

2319. Dès le moment de la conception jusqu'à la mort, [elle] est sacrée parce que la personne humaine a été voulue pour elle-même à l'image et à la ressemblance du Dieu vivant et saint. 2270. [Elle] doit être respectée et protégée de manière absolue depuis le moment de la conception. Dès le premier moment de son existence, l'être humain doit se voir reconnaître les droits de la personne, parmi lesquels le droit inviolable de tout être innocent à la vie. 2258. [...] Personne en aucune circonstance ne peut revendiquer pour soi le droit de détruire directement un être humain innocent.

 

Depuis le 1er  siècle,

2271. [...] l'Église a affirmé la malice morale de tout avortement provoqué. Cet enseignement n'a pas changé. Il demeure invariable. 2322. [...] L'avortement direct, c'est - à - dire voulu comme une fin ou comme un moyen, est une "pratique infâme" gravement contraire à la loi morale. 2272. [...] L'Église sanctionne d'une peine canonique d'excommunication ce délit contre la vie humaine. 2274 et 2323. Puisqu'il doit être traité comme une personne dès sa conception, l'embryon doit être défendu dans son intégrité, soigné et guéri comme tout autre être humain. 2242. Le citoyen est obligé en conscience de ne pas suivre les prescriptions des autorités civiles quand ces préceptes sont contraire aux exigences de l'ordre moral, aux droits fondamentaux des personnes ou aux enseignements de l'Évangile. [...] "II faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes" (Ac 5, 29)

 

Le refus de la fécondité

1664. [...] détourne la vie conjugale de son «don le plus excellent», l'enfant. 2378 L'enfant n'est pas un dû, mais un don. 2349. [...] Les personnes mariées son appelées à vivre la chasteté conjugale ; les autres pratiquent la chasteté dans la continence. 2346. [...] La maîtrise de soi est ordonnée au don de soi. 1261. Quant aux enfants morts sans Baptême, l'Église ne peut que les confier à la miséricorde de Dieu comme elle le fait dans le rite des funérailles pour eux.

Encyclique Evangelium vitae (1995)

L'avortement provoqué

58. Parmi tous les crimes que l'homme peut accomplir contre la vie, [il] présente des caractéristiques qui le rendent particulièrement grave et condamnable. Le deuxième Concile du Vatican le définit comme "un crime abominable", en même temps que l'infanticide. [...j L'avortement provoqué est le meurtre délibéré et direct, quelle que soit la façon dont il est effectué, d'un être humain dans la phase initiale de son existence, située entre la conception et la naissance. [... Les raisons,] pour graves et dramatiques qu'elles soient, ne peuvent jamais justifier la suppression délibérée d'un être humain innocent. 60 [...] Dès que l'ovule est fécondé, se trouve inaugurée une vie qui n'est celle ni du père ni de la mère, mais d'un nouvel être humain qui se développe pour lui-même. Il ne sera jamais rendu humain s'il ne l'est pas dès lors.

L'excommunication frappe tous ceux qui commettent ce crime

62. [...] en connaissant la peine encourue, y compris donc aussi les complices sans lesquels sa réalisation n'aurait pas été possible. 73. L'avortement et l'euthanasie sont des crimes qu'aucune loi humaine ne peut prétendre légitimer. Des lois de cette nature, non seulement ne créent aucune obligation pour la conscience, mais elles entraînent une obligation grave et précise de s'y opposer par l'objection de conscience. [...] Dans le cas d'une loi intrinsèquement injuste, comme celle qui admet l'avortement ou l'euthanasie, il n'est donc jamais licite de s'y conformer, ni de participer à une campagne d'opinion en faveur d'une telle loi, ni de donner à celle-ci son suffrage. 74. [...] Les chrétiens, de même que tous les hommes de bonne volonté, sont appelés, en vertu d'un grave devoir de conscience, à ne pas apporter leur collaboration formelle aux pratiques qui, bien qu'admises par la législation civile, sont en opposition avec la loi de Dieu.

La contraception

13.[ ...] et l'avortement sont très souvent étroitement liés. [...] La vie qui pourrait naître de la relation sexuelle devient l'ennemi à éviter absolument, et l'avortement devient l'unique réponse possible et la solution en cas d'échec de la contraception. [... De plus, des] moyens contraceptifs, agissent en réalité comme des moyens abortifs aux tous premiers stades du développement de la vie du nouvel individu.

L'aide de Dieu

100.[ ...] Certes, la disproportion est énorme entre les moyens considérables et puissant: dont sont dotées les forces qui travaillent pour la «culture de la mort» et les moyens dont disposent les promoteurs d'une «culture de la vie et de l'amour». Mais nous savons pouvoir compter sur l'aide de Dieu, à qui rien n'est impossible (cf. Mt 19, 26). [...] Une grande prière pour la vie, qui parcourt le monde entier, est une urgence.

S.O.S. TOUT-PETITS

11, rue Tronchet, 75008 Paris - www.sos-tout-petits.org

 

UN PÈLERINAGE DE RÉPARATION DES CRIMES DE L'AVORTEMENT

A l'occasion de son intervention au "libre journal" de C.Giraud sur "Radio Courtoisie", le 28 avril 2005; Monsieur l'abbé de Cacqueray, supérieur du District de France de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X,  a donné la signification profonde, la Foi, qu'il souhaitait communiquer à tous ceux, très nombreux, qui partaient en pèlerinage  de Notre-Dame de Chartres au Sacré-Coeur de Montmartre les 14, 15 et 16 mai 2005 :

- Question de Monsieur l'abbé Lorans :

Monsieur l’abbé (…)Dans un pèlerinage on ne marche pas pour marcher,  ce n’est pas une promenade de santé, c’est d’abord et avant tout un acte de Foi, c’est un moment de prière, de pénitence. Quel est le thème retenu cette année ?

-  Monsieur l’abbé de Cacqueray :

« Par ce signe tu vaincras ».

 Ce signe c’est bien sûr le signe de la Croix et nous savons que Notre Seigneur Jésus-Christ a triomphé par la croix, et nous savons, avec tout l’optimisme chrétien qui existe, que nous même nous ne triompherons que par la Croix. Mais de quoi triompher ? Eh bien si nous avons choisi ce thème cette année c’est qu’il y a un funeste anniversaire de trente ans, les trente ans  de la loi Veil et nous voulons au cours de ce pèlerinage réparer, faire un pèlerinage de réparation pour tous ces crimes qui ont eu lieu depuis trente ans, en France spécialement, par cette loi de l’avortement. Tout pèlerinage est un pèlerinage de réparation mais ce sera spécialement notre thème cette année et là je pense que tous les français qui abhorrent ces crimes de l’avortement trouverons des raisons de venir nous rejoindre pour demander pardon au Bon Dieu de tous ces crimes qui ont été commis.

 

Présent du jeudi 19 mai 2005.

L'avortement cause de prématurité

Black-out sur une étude française ?

Un curieux silence entoure les résultats fracassants d'une étude éta­blissant clairement un lien entre l'avortement volontaire et la pré­maturité lors de grossesses ultérieures. Pour autant que nous ayons pu le vérifier, aucun gros journal français, et peut-être même aucun journal scientifique français n'a à ce jour évoqué les résultats d'une importante étude rendue pu­blique - en avril pourtant - par le British Journal of Obstetrics and Gynaecology, (BJOG) organe lié au Collège royal des obstétriciens bri­tanniques. Serait-ce que la nouvelle gêne ? Ou que les auteurs, tous membres du programme de surveillance scientifique des naissances prématurées « Epipage », soient liés par cette publication outre-Manche au nom d'une certaine « exclusivité » ? Cela, nous n'en savons rien.

Mais il reste que l'information a déjà été publiée il y a trois jours dans un quotidien aussi important que le Daily Telegraph, et que l'abstract de l'étude est en libre consultation sur Internet. Toute personne intéressée peut librement « acheter » l'accès à l'article dans son ensemble auprès du BJOG. On nous joue actuellement le grand jeu de l'intégration européenne mais il y a des informations qui ne circu­lent point.

Les recherches ont donc été menées en France grâce à treize médecins travaillant dans d'importants centres de néonatalogie à travers le pays, autour du Dr Caroline Mo­reau de l'INSERM. Elles tiennent compte de l'histoire clinique de 2 219 femmes ayant accouché pré­maturément dont le cas a été retenu pour l'étude, ainsi que de 618 femmes « témoin ayant mis leur enfant au monde à terme (entre 39 et 40 semaines de grossesse). Étude d'envergure, donc, et qui s'est atta­chée à déterminer avec précision l'incidence d'une IVG dans chaque histoire donnée. Il fallait ainsi tenir compte des cas de style de vie inadaptée, et tenir compte des caractéristiques sociales ou « démographiques » pouvant avoir une influence.

Les résultats sont statistiquement significatifs, irrécusables. Cette étude révèle que les femmes ayant subi un avortement ont un risque bien plus élevé, en cas de nouvelle grossesse, de mettre au monde un prématuré. Elles présentent 40 % de risque supplémentaire de don­ner le jour à moins de 34 semaines, et même 70 % de risque supplémentaire qu'une femme n'ayant pas avorté dans sa vie pour la catégorie des grands prématurés nés à moins de 28 semaines. Or, plus la naissance est précoce, plus le nou­veau-né présente de risques de han­dicap mental ou physique, et plus les soins nécessaires sont lourds.

Les causes immédiates de ces naissances avant terme supplémen­taires sont diverses : il peut s'agir de rupture prématurée des membranes, d'hémorragie, ou de petite taille du foetus. Seul le nombre de naissances prématurées liées à une hypertension maternelle ne varie pas en fonction d'un avortement antérieur.

Selon l'équipe du Dr Moreau, l'étude donne sérieusement à penser que l'avortement provoqué comporte un risque de lésion du col de l'utérus de nature à déclencher le travail de façon prématurée.

Autrement dit on savait que l'avortement tue un enfant à naître. On savait qu'il blessait profondément la mère. Voilà que, certainement, l'« IVG » l'abîme dans sa capacité à donner la vie. Voilà que l'avortement provoqué apparaît comme source potentielle de mala­die, de souffrances, de handicaps et même de mort chez les enfants qu'elle portera plus tard. Un jour prochain peut-être, on en discute, les bouteilles de vin porteront un avertissement pour les femmes enceintes qui doivent savoir que l'alcool fait courir un risque à l'enfant qu'elles portent. Mais leur dire que l'avortement expose leurs futures grossesses à une issue douloureuse pour elles comme pour leur enfant, c'est tabou. Enfin, cela en a tout l'air. A l'égard des 200 000 pauvres femmes qui avortent tous les ans en France, cela constitue un scanda­leux abus de confiance.

 

JEANNE SMITS

 

 

 

LE SCANDALE DU SUJET SUR L’IVG AU BAC (suite)

Pour l'honneur de rater son bac

- Jean-Marie Le Méné -

président de la Fondation Jérôme-Lejeune

Il faut décerner un double zéro au ministère de l'Éducation nationale. Non pas au ministre lui-même, bien sûr. Sa volatilité structurelle ne lui permet pas - hélas - de laisser la moindre trace.

 Non, le double zéro vise les responsables irresponsables qui ont imposé aux candidats du bac de première L une épreuve de SVT (science de la vie et de la terre) objectivement totalitaire. En leur demandant de dégager des arguments unilatéraux en faveur de l'avortement en France.

Double zéro parce que l'épreuve est d'abord nulle juridiquement. Il y a eu rupture du principe d'égalité entre les candidats. Les candidats n'ont pas eu la liberté de choisir également entre plusieurs sujets susceptibles d'être traités. En effet, la justification de l'avortement est un sujet irrecevable, impossible à soutenir pour beaucoup, croyants ou non d'ailleurs. Imagine-t-on qu'on puisse choisir de justifier la torture ou la peine de mort, de dégager des arguments en faveur de l'esclavage ou de la déportation ?

L'épreuve est encore nulle juridiquement parce que le sujet n'était pas présenté de manière neutre. Le parti a été pris de considérer l'avortement comme un bien à défendre, indubitablement, indiscutablement, incontestablement. A-t-on le droit d'oser penser un peu en dehors du cadre? Si, encore, l'épreuve avait au moins permis aux élèves de dresser la liste des prétendus « avantages et inconvénients de l'avortement ». I; épreuve eut tout de même été parfaitement détestable, mais les apparences du relativisme moral - qui constitue la charte du pacte républicain - eussent été sauvegardées. Ce n'est même pas le cas, la discussion n'est plus ouverte, la cause est entendue et les élèves, en rang par deux, sous la férule d'idéologues sourcilleux, doivent ânonner un catéchisme de la terreur.

Zéro intellectuel

Mais il faut décerner un autre zéro parce que l'épreuve est nulle intellectuellement. Elle conduit à une déstructuration des cerveaux de ceux qui sont mis à l'épreuve Car le sujet à traiter était accompagné de documents. Or ces documents, sur lesquels les candidats étaient censés s'appuyer étaient faux, scientifiquement faux. Par exemple, un extrait du journal le Monde était fourni qui apportait cette citation: « contrairement à ce qu'affirmaient les opposants à l'avortement lors de l'adoption de la loi, la légalisation de l'IVG n'a pas eu d'impact démographique. Une IVG ne constitue pas une naissance en moins mais une naissance reportée à plus tard dans un contexte plus favorable ». Autrement dit l'exercice a consisté à donner aux  élèves un postulat erroné à défendre avec des arguments ineptes.

Les candidats ont été, en quelque son jetés dans un bain de mensonges d'où ne pouvaient sortir que par le mensonge. Sauf à rater l'épreuve.

Voilà qui en dit long sur la machine anti-éducative placée en amont du bac et sur ses effets. Et qui révèle la sinistre mission du corps enseignant en certaine matières. Il ne s'agit pas d'apprendre, les réponses sont imposées. Il ne s'agit pas de chercher à comprendre, l'article de foi est assené. Il ne s'agit pas de discerner, s'agit de débiter du dogme. L'affaire n'est pas futile. Elle est grave car elle touche des millions d'adolescents qui ont subi un double viol, celui de leurs consciences d'abord, celui de leurs intelligence ensuite.

Le sujet non plus n'est pas anodin, il concerne la vie et la mort du plus jeune des membres de la société, l'enfant à naître. Les associations de parents d'élève et les autorités morales du pays devraient demander des comptes au ministère. Ils réagiront peut être. Le père de famille que je suis considère désormais qu'il peut y avoir de l'honneur à rater son bac. En posant un acte de résistance.

 

 

Présent du jeudi 23 juin 2005

Le dernier livre du futur Benoît XVI

Refus absolu de l'avortement

Les médias feignent encore de s'en étonner ! Dans son dernier livre, consacré à l'Europe, publié mardi en Italie, le cardinal Joseph Ratzinger, devenu Benoît XVI affirme que l'Église ne « se résignera jamais » aux lois sur l'avortement.

Intitulé L'Europe de Benoît [le saint patron de l'Europe] dans la crise des cultures (edizione Canta­galli), ce livre dont le futur Benoît XVI a achevé la rédaction le ler avril, à la veille de la mort de Jean­Paul II, est préfacé par le président du Sénat italien Marcello Pera.

La sortie du livre a donné lieu mardi soir à une une conférence de presse du président du Sénat et du cardinal Camillo Ruini, président de la conférence épiscopale italienne, en présence de l'ancien président du Conseil, le démocrate-chrétien Giulio Andreotti, et du secrétaire particulier de Benoît XVI, Georg Gânswein.

Pour Joseph Ratzinger, qui consacre toute une partie du livre au « droit à la vie et à l'Europe », le problème du « respect de la vie à peine conçue et pas encore née » est « une question décisive » : « Il ne faut pas se résigner à la légalisation de l'avortement... Il n'existe pas de "petits homicides"... Quand l'homme perd dans sa conscience le respect de la vie comme chose sacrée, inévitablement il finit par perdre jusqu'à son identité. »

La question du droit à la vie est un « point fondamental » pour l'Europe, un problème moral avant d'être juridique », a commenté le cardinal Ruini, qui avait appelé les Italiens à s'abstenir au référendum sur la procréation assistée pour em­pêcher une aggravation de la loi (Présent du 15 juin).

Le cardinal Ratzinger affirme encore que l'Europe est menacée par l'abandon des valeurs éthiques partagées par tous ». Il s'adresse aux laïcs et aux incroyants à la manière de Pascal A l'époque des Lumières, on a cherché à définir les normes morales essentielles en disant qu'elles devaient être valides même si Dieu n'existait pas (...). Re­tournons l'axiome, et que ceux qui ne parviennent pas à trouver leur voie dans l'acceptation de Dieu cher­chent à vivre et diriger leur vie com­me si Dieu existait. »

 

En France

A propos d'avortement, Le Figaro révèle huit jours après Présent : « Un sujet sur l'IVG au bac fait scandale », tandis que l'Enseignement catholique s'insurge enfin contre « un sujet qui n'aurait pas dû être posé »

« En demandant aux candidats de restituer une argumentation à partir d'éléments approximatifs et polémiques, ce sujet les plaçait inconsidérément et inutilement devant un cas de conscience... Ce sujet ne respecte ni les candidats ni les exigences d'une formation intellectuelle authentique... Le baccalauréat vise à valider les acquis des élèves, non pas à les déstabiliser dans un contexte d'examen déjà éprouvant. Les inciter ainsi à entrer dans des logiques réductrices sans possibilité de critique n'a pas de sens pédagogique. »

C'est ce que déclare un communiqué la DDEC, service de l'archevêché de Paris chargé des établissements scolaires privés catholiques du diocèse (75 000 élèves, soit 25 % de la population scolaire de la capitale). Lequel service précise que le secréta­riat général à l'Enseignement catholique a pris contact avec le ministère de l'Éducation.

RÉMI FONTAINE

 

***

LE SCANDALE DU SUJET SUR L’IVG AU BAC

 

Lors de l’épreuve anticipée pour le bac littéraire en première les candidats ont eu à répondre à la question « dégager des arguments en faveur de l’autorisation de l’IVG en France » et « argumenter l’idée selon laquelle l’avortement n’est pas considéré comme un moyen de contraception ». Un article du Monde écrit à l’occasion de l’anniversaire de la loi Veil était proposé comme support de la réflexion.

On trouve notamment dans cet article les affirmations « la contraception et, en cas d’échec, le recours à l’IVG ont permis le passage d’un modèle de maternité sous contrainte à celui d’une maternité choisie » ainsi que « la législation sur l’IVG n’a pas eu d’impact démographique ».

Plusieurs associations se ont dénoncées ces contrevérités. En particulier la fondation Gérôme-Lejeune, par la voix de son président Jean-Marie Le Méné, a affirmé que la justification de l’avortement « est un sujet irrecevable, impossible à soutenir pour beaucoup, croyants ou non ». Pour sa part, Aude Dugast, Rédactrice en chef de la lettre mensuelle publiée par la même fondation, dénonce le « Terrorisme intellectuel » de l’épreuve qui « prend les candidats en otage ».

La direction diocésaine de l’enseignement catholique a également vivement réagie et a manifesté sa «désapprobation» au sujet de cette épreuve du bac portant sur l’avortement.

 

Pour sa part le Dr Dor souligne :

 

NOUVELLE PARENTALITE

 

Il ne peut y avoir de liberté par la facilité et le meurtre. Une civilisation est elle encore digne de ce nom lorsqu’elle ne défend pas les plus faibles ? La nouvelle liberté signe sa fin.

Impact démographique.

On tue par jour, en France, plus de 2000 enfants (officiellement 650). En trente ans, elle a perdu 15 à 20 millions d’enfants. C’est le plus grand massacre de notre histoire et il n’y aurait pas d’impact démographique !

L’IVG, une naissance « reportée » ?

Non, un enfant qui ne reviendra jamais à la vie, même s’il a des frères et sœurs, lui, toujours, sera absent. Le mensonge veut cacher l’homicide.

Bravo à ceux qui, à la question posée, ont eu le courage de répondre : « l’avortement est un meurtre ». Comment, de quel droit, par quelle aberration devant Dieu et les hommes,  l’Éducation nationale se permets-elle d’enseigner le crime et de se mettre à son service.

                                                                                                                                                     Dr Dor

*** 

 

Un rappel, toujours d'actualité !

 

L'AVORTEMENT, QU'EN PENSE L'ÉGLISE ?

Catéchisme de l'Église Catholique (1998)

 

page 8. Le Catéchisme de l'Église Catholique, que j'ai approuvé (...] est un exposé de la foi de l'Église et de la doctrine catholique, attestées ou éclairées par l'Écriture sainte, la Tradition apostolique et le Magistère ecclésiastique. Je le reconnais comme un instrument valable et autorisé [ ...] et comme une norme sûre (...]

Jean-Paul 11

La vie humaine est sacrée.

2319. Dès le moment de la conception jusqu'à la mort, [elle] est sacrée parce que la personne humaine a été voulue pour elle-même à l'image et à la ressemblance du Dieu vivant et saint. 2270. [Elle] doit être respectée et protégée de manière absolue depuis le moment de la conception. Dès le premier moment de son existence, l'être humain doit se voir reconnaître les droits de la personne, parmi lesquels le droit inviolable de tout être innocent à la vie. 2258. [...] Personne en aucune circonstance ne peut revendiquer pour soi le droit de détruire directement un être humain innocent.

 

Depuis le 1er  siècle,

2271. [...] l'Église a affirmé la malice morale de tout avortement provoqué. Cet enseignement n'a pas changé. Il demeure invariable. 2322. [...] L'avortement direct, c'est - à - dire voulu comme une fin ou comme un moyen, est une "pratique infâme" gravement contraire à la loi morale. 2272. [...] L'Église sanctionne d'une peine canonique d'excommunication ce délit contre la vie humaine. 2274 et 2323. Puisqu'il doit être traité comme une personne dès sa conception, l'embryon doit être défendu dans son intégrité, soigné et guéri comme tout autre être humain. 2242. Le citoyen est obligé en conscience de ne pas suivre les prescriptions des autorités civiles quand ces préceptes sont contraire aux exigences de l'ordre moral, aux droits fondamentaux des personnes ou aux enseignements de l'Évangile. [...] "II faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes" (Ac 5, 29)

 

Le refus de la fécondité

1664. [...] détourne la vie conjugale de son «don le plus excellent», l'enfant. 2378 L'enfant n'est pas un dû, mais un don. 2349. [...] Les personnes mariées son appelées à vivre la chasteté conjugale ; les autres pratiquent la chasteté dans la continence. 2346. [...] La maîtrise de soi est ordonnée au don de soi. 1261. Quant aux enfants morts sans Baptême, l'Église ne peut que les confier à la miséricorde de Dieu comme elle le fait dans le rite des funérailles pour eux.

Encyclique Evangelium vitae (1995)

L'avortement provoqué

58. Parmi tous les crimes que l'homme peut accomplir contre la vie, [il] présente des caractéristiques qui le rendent particulièrement grave et condamnable. Le deuxième Concile du Vatican le définit comme "un crime abominable", en même temps que l'infanticide. [...j L'avortement provoqué est le meurtre délibéré et direct, quelle que soit la façon dont il est effectué, d'un être humain dans la phase initiale de son existence, située entre la conception et la naissance. [... Les raisons,] pour graves et dramatiques qu'elles soient, ne peuvent jamais justifier la suppression délibérée d'un être humain innocent. 60 [...] Dès que l'ovule est fécondé, se trouve inaugurée une vie qui n'est celle ni du père ni de la mère, mais d'un nouvel être humain qui se développe pour lui-même. Il ne sera jamais rendu humain s'il ne l'est pas dès lors.

L'excommunication frappe tous ceux qui commettent ce crime

62. [...] en connaissant la peine encourue, y compris donc aussi les complices sans lesquels sa réalisation n'aurait pas été possible. 73. L'avortement et l'euthanasie sont des crimes qu'aucune loi humaine ne peut prétendre légitimer. Des lois de cette nature, non seulement ne créent aucune obligation pour la conscience, mais elles entraînent une obligation grave et précise de s'y opposer par l'objection de conscience. [...] Dans le cas d'une loi intrinsèquement injuste, comme celle qui admet l'avortement ou l'euthanasie, il n'est donc jamais licite de s'y conformer, ni de participer à une campagne d'opinion en faveur d'une telle loi, ni de donner à celle-ci son suffrage. 74. [...] Les chrétiens, de même que tous les hommes de bonne volonté, sont appelés, en vertu d'un grave devoir de conscience, à ne pas apporter leur collaboration formelle aux pratiques qui, bien qu'admises par la législation civile, sont en opposition avec la loi de Dieu.

La contraception

13.[ ...] et l'avortement sont très souvent étroitement liés. [...] La vie qui pourrait naître de la relation sexuelle devient l'ennemi à éviter absolument, et l'avortement devient l'unique réponse possible et la solution en cas d'échec de la contraception. [... De plus, des] moyens contraceptifs, agissent en réalité comme des moyens abortifs aux tous premiers stades du développement de la vie du nouvel individu.

L'aide de Dieu

100.[ ...] Certes, la disproportion est énorme entre les moyens considérables et puissant: dont sont dotées les forces qui travaillent pour la «culture de la mort» et les moyens dont disposent les promoteurs d'une «culture de la vie et de l'amour». Mais nous savons pouvoir compter sur l'aide de Dieu, à qui rien n'est impossible (cf. Mt 19, 26). [...] Une grande prière pour la vie, qui parcourt le monde entier, est une urgence.

S.O.S. TOUT-PETITS

11, rue Tronchet, 75008 Paris - www.sos-tout-petits.org

 

UN PÈLERINAGE DE RÉPARATION DES CRIMES DE L'AVORTEMENT

A l'occasion de son intervention au "libre journal" de C.Giraud sur "Radio Courtoisie", le 28 avril 2005; Monsieur l'abbé de Cacqueray, supérieur du District de France de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X,  a donné la signification profonde, la Foi, qu'il souhaitait communiquer à tous ceux, très nombreux, qui partaient en pèlerinage  de Notre-Dame de Chartres au Sacré-Coeur de Montmartre les 14, 15 et 16 mai 2005 :

- Question de Monsieur l'abbé Lorans :

Monsieur l’abbé (…)Dans un pèlerinage on ne marche pas pour marcher,  ce n’est pas une promenade de santé, c’est d’abord et avant tout un acte de Foi, c’est un moment de prière, de pénitence. Quel est le thème retenu cette année ?

-  Monsieur l’abbé de Cacqueray :

« Par ce signe tu vaincras ».

 Ce signe c’est bien sûr le signe de la Croix et nous savons que Notre Seigneur Jésus-Christ a triomphé par la croix, et nous savons, avec tout l’optimisme chrétien qui existe, que nous même nous ne triompherons que par la Croix. Mais de quoi triompher ? Eh bien si nous avons choisi ce thème cette année c’est qu’il y a un funeste anniversaire de trente ans, les trente ans  de la loi Veil et nous voulons au cours de ce pèlerinage réparer, faire un pèlerinage de réparation pour tous ces crimes qui ont eu lieu depuis trente ans, en France spécialement, par cette loi de l’avortement. Tout pèlerinage est un pèlerinage de réparation mais ce sera spécialement notre thème cette année et là je pense que tous les français qui abhorrent ces crimes de l’avortement trouverons des raisons de venir nous rejoindre pour demander pardon au Bon Dieu de tous ces crimes qui ont été commis.

 

Présent du jeudi 19 mai 2005.

L'avortement cause de prématurité

Black-out sur une étude française ?

Un curieux silence entoure les résultats fracassants d'une étude éta­blissant clairement un lien entre l'avortement volontaire et la pré­maturité lors de grossesses ultérieures. Pour autant que nous ayons pu le vérifier, aucun gros journal français, et peut-être même aucun journal scientifique français n'a à ce jour évoqué les résultats d'une importante étude rendue pu­blique - en avril pourtant - par le British Journal of Obstetrics and Gynaecology, (BJOG) organe lié au Collège royal des obstétriciens bri­tanniques. Serait-ce que la nouvelle gêne ? Ou que les auteurs, tous membres du programme de surveillance scientifique des naissances prématurées « Epipage », soient liés par cette publication outre-Manche au nom d'une certaine « exclusivité » ? Cela, nous n'en savons rien.

Mais il reste que l'information a déjà été publiée il y a trois jours dans un quotidien aussi important que le Daily Telegraph, et que l'abstract de l'étude est en libre consultation sur Internet. Toute personne intéressée peut librement « acheter » l'accès à l'article dans son ensemble auprès du BJOG. On nous joue actuellement le grand jeu de l'intégration européenne mais il y a des informations qui ne circu­lent point.

Les recherches ont donc été menées en France grâce à treize médecins travaillant dans d'importants centres de néonatalogie à travers le pays, autour du Dr Caroline Mo­reau de l'INSERM. Elles tiennent compte de l'histoire clinique de 2 219 femmes ayant accouché pré­maturément dont le cas a été retenu pour l'étude, ainsi que de 618 femmes « témoin ayant mis leur enfant au monde à terme (entre 39 et 40 semaines de grossesse). Étude d'envergure, donc, et qui s'est atta­chée à déterminer avec précision l'incidence d'une IVG dans chaque histoire donnée. Il fallait ainsi tenir compte des cas de style de vie inadaptée, et tenir compte des caractéristiques sociales ou « démographiques » pouvant avoir une influence.

Les résultats sont statistiquement significatifs, irrécusables. Cette étude révèle que les femmes ayant subi un avortement ont un risque bien plus élevé, en cas de nouvelle grossesse, de mettre au monde un prématuré. Elles présentent 40 % de risque supplémentaire de don­ner le jour à moins de 34 semaines, et même 70 % de risque supplémentaire qu'une femme n'ayant pas avorté dans sa vie pour la catégorie des grands prématurés nés à moins de 28 semaines. Or, plus la naissance est précoce, plus le nou­veau-né présente de risques de han­dicap mental ou physique, et plus les soins nécessaires sont lourds.

Les causes immédiates de ces naissances avant terme supplémen­taires sont diverses : il peut s'agir de rupture prématurée des membranes, d'hémorragie, ou de petite taille du foetus. Seul le nombre de naissances prématurées liées à une hypertension maternelle ne varie pas en fonction d'un avortement antérieur.

Selon l'équipe du Dr Moreau, l'étude donne sérieusement à pen­ser que l'avortement provoqué comporte un risque de lésion du col de l'utérus de nature à déclencher le travail de façon prématurée.

Autrement dit on savait que l'avortement tue un enfant à naître. On savait qu'il blessait profondément la mère. Voilà que, certainement, l'« IVG » l'abîme dans sa capacité à donner la vie. Voilà que l'avortement provoqué apparaît comme source potentielle de mala­die, de souffrances, de handicaps et même de mort chez les enfants qu'elle portera plus tard. Un jour prochain peut-être, on en discute, les bouteilles de vin porteront un avertissement pour les femmes enceintes qui doivent savoir que l'alcool fait courir un risque à l'enfant qu'elles portent. Mais leur dire que l'avortement expose leurs futures grossesses à une issue douloureuse pour elles comme pour leur enfant, c'est tabou. Enfin, cela en a tout l'air. A l'égard des 200 000 pauvres femmes qui avortent tous les ans en France, cela constitue un scanda­leux abus de confiance.

 

JEANNE SMITS

 

 

 

 

*

REFERENDUM : L'OPINION D'UN MILITANT

Voter NON à la Constitution européenne

 Beaucoup de verbiage et d’équivoques dans cette Constitution européenne… Cependant, les chevauchements de compétences et la primauté des décisions de l’Union européenne marquent bien, en fait, la fin de la souveraineté des États. Et à qui faudra-t-il faire confiance ?

 

En France, le grand défenseur de cette constitution est celui qui, Premier ministre en 1974, déposa le projet de loi permettant l’avortement volontaire pour faire cesser les avortements clandestins, en affirmant, dans un grand déchaînement de propagande, que tout serait mis en œuvre pour limiter au plus bas les avortements, par l’information et l’aide aux mères en détresse. Cela n’a pas été fait, mais il se montre satisfait de la “banalisation” qui s’est ensuivie ; il ne regrette rien : c’est le “droit à l’avortement ”, et l’État, en charge de la solidarité, répond sans vergogne à la mère en détresse qui manque de soutien, d’argent ou d’appartement, qu’on peut l’aider à tuer son enfant ! Même solution en cas de handicap et — principe de précaution oblige— on pousse à l’avortement même si le handicap est très incertain ou bénin. C’est moins rationnel que dans l’ancienne Rome où on attendait la naissance pour décider… mais il faut comprendre : l’infanticide, c’était de la sauvagerie, alors que l’avortement... L’idée même que tout être humain, si diminué soit-il, a droit au respect et à toute la sollicitude de ses semblables et de la médecine est bien loin !

 

Ce Premier ministre avait fait voter cette loi avec à peu près toutes les voix de gauche, contre une partie importante de “son camp”… qui n’a pas encore compris ! La preuve ? Il a été élu Président de la République en 1995 (il avait proclamé :“Trop d’impôts tue l’impôt” ; aussi a-t-il fait augmenter lourdement la pression fiscale peu après, par un Premier ministre qui ne s’en est pas remis et une Assemblée nationale qu’il a dissoute…).

 

Réélu triomphalement à la présidence de la République en 2002, plus rien ne l’arrête. Il est l’inventeur de la “farce” de la consultation “du peuple souverain ” sur l’entrée de la Turquie dans l’Union… quand cela aura été rendu inéluctable, dans plus de dix ans pour faire bonne mesure !

Il a montré une formidable pugnacité pour interdire absolument toute référence chrétienne, même simplement historique, dans la Constitution européenne. Pour cela il a heurté de front, notamment, les Italiens, les Polonais, les Irlandais, et le Pape Jean-Paul II qui demandait avec insistance qu’il soit fait mention de l’origine chrétienne de l’Europe.

 

Mais il n’est pas tout seul, loin de là ! Pour ne citer qu’un exemple :

 

En juillet 2004, le Parlement européen a recommandé aux Etats de l’Union de ne pas sanctionner pénalement les avortements faits hors des règles légales (De quoi je me mêle ? Et le “principe de subsidiarité”, alors ?), ce qui revient à admettre sans limite ni délai tous les avortements !

 

Qui sont donc ceux qui “tirent les ficelles” et nous “mènent en bateau” ? Ce sont des athées militants décidés à se maintenir  au pouvoir et à anéantir par tous les moyens ce qui reste de christianisme en Europe, et qui se moquent comme d’une guigne de la protection des plus faibles comme les femmes enceintes en difficulté et les enfants à naître, afin de faire triompher le libéralisme économique et la licence des mœurs quoi qu’il en coûte : insécurité et misère des plus vulnérables, avec chômage, “frontières passoires”, drogue et trafics en tous genres, destruction des familles et détresse des enfants, vagabondage sexuel et “maladies sexuellement transmissibles” dont le sida.

 

Il nous faut lire entre les lignes :

 

-La dignité humaine est inviolable…(art. II-61) : sauf par le “bourrage de crâne” …financé par les victimes !

-Toute personne a droit à la vie… (art. II-62) : sauf pendant les neuf premiers mois, qui sont devenus de loin les plus périlleux de toute l’existence !

-Toute personne a droit à son intégrité physique et mentale… (art. II-63) : sauf par “pilule du lendemain”, stérilet, RU 486, aspiration ou dépeçage “ in utero”. Quant à l’intégrité mentale, il faudrait l’avoir conservée pour pouvoir la garantir aux autres…

-…interdiction des pratiques eugéniques, notamment celles qui ont pour but la sélection des personnes…(art. II-63) : sauf “in vitro”, et “ in utero” au besoin juste avant la naissance dans le flou et l’illogisme les plus complets.

-Nul ne peut être soumis à la torture… (art. II-64) : voir ci-dessus !

-Nul ne peut être tenu en esclavage ni en servitude… (art. II-65) : sauf par la mainmise sur les médias et l’anéantissement programmé des valeurs chrétiennes.

            ASSEZ !

Nous ne sommes pas comme les chrétiens persécutés à qui on demandait de fouler au pied le crucifix, sous peine de mort. Non. Par l’intimidation et les pressions morales, on veut faire de nous des renégats de plein gré… comme on veut que ce soient les mères qui, aveuglées, demandent elles-mêmes la mise à mort de l’enfant qu’elles portent.

 Il n’y a qu’une réponse possible :

 NON

             Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix”

 

C’est  cette paix que nous voulons POUR QUE VIVE L’EUROPE !

 

Jacques Bay


 

 

"HABEMUS PAPAM"

 

 

 

 

Avant son élection, le Cardinal Ratzinger, lors d'une interview accordée au FIGARO le15 août 2004, a précisé :

    "En ce qui concerne le droit de vivre, Il doit être protégé par tout État, du premier instant de la vie au dernier. C'est une évidence de la raison, ce n'est pas une position de la foi. Mais il serait contre la foi de s'opposer à cette évidence."

 

Le pape Benoît XVI, au cours de l'homélie qu'il a prononcé dans la basilique Saint Jean de Latran, a rappelé que le pape Jean Paul II « a souligné de façon irrévocable le caractère inviolable de l'être humain, de la vie humaine, de la conception jusqu'à la mort naturelle» et il a ajouté « La liberté de tuer n'est pas une vraie liberté, mais une tyrannie qui réduit l'être humain en esclavage ».

PARIS

    Une photo de la réunion de prière publique de réparation  du 16 avril 2005

 

 

 

  

BIENTÔT  LES ÉLECTIONS  EUROPÉENNES

 

  En union avec d'autres mouvements chrétiens, SOS TOUT-PETITS appelle à voter, mais à voter NON :

                           NON à la constitution anti-chrétienne

                                       NON à l'avortement suicide de l'Europe

                                                  NON... pour que VIVE L'EUROPE

 

 

 

 

 

"GENE-é-tthique"

Lettre d'analyse sur l'actualité bioéthique

N°61 :Janvier 2005

L'avortement, trente ans après... une société ébranlée

 Désinformation par les chiffres

Lors de la discussion du projet de loi dépénalisant l'interruption volontaire de grossesse, Madame Simone Veil, dans son discours devant l'Assemblée nationale le 26 novembre 1974 s'écriait : « nous ne pouvons plus fermer les yeux sur les 300 000 avortements qui chaque année, mutilent les femmes de ce pays, qui bafouent nos lois et qui humilient et traumatisent celles qui y ont recours » (Les hommes aussi s'en souviennent, ed. Stock 2004, p.40). Ce chiffre auquel il sera continuellement fait référence influera sur le vote du Parlement. Les promoteurs de la loi avaient tout intérêt à présenter un chiffre élevé d'avortements clandestins, alors qu'aujourd'hui (1) une estimation raisonnable situe ce chiffre entre 40 000 et 60000.

On est donc passé de 60 000 avortements clandestins en 1974 à plus de 200 000 avortements légaux aujourd'hui, et ce chiffre est stable, voire en progression en ce qui concerne les IVG d'adolescentes. Dans l'Europe des quinze, la France se situait parmi les pays au plus fort taux d'avortement, après la Suède...

 

De la contraception à l'avortement

 L'usage généralisé de la pilule a profondément changé les mentalités ; on est passé de l'enfant « don de la nature » à « un bébé si je veux et quand je veux » avec cette conséquence redoutable : que faire si l'enfant s'annonce quand il n'a pas été programmé, n'est-il pas « un agresseur injuste » ? L'instauration d'une « mentalité contraceptive », « anti-vie », conduit fatalement à la perspective de l'avortement: 'j'ai le droit de me débarrasser d'un importun qui est devenu un gêneur". On comprend dès lors que les multiples campagnes en faveur de la contraception n'aient jamais fait diminuer le nombre des avortements. Deux tiers des grossesses non désirées proviennent d'une contraception chimique qui a échoué : 60% d'entre elles conduisent à une IVG (Le Quotidien du médecin, 30

avril 2003). L'INED confirme : six grossesses non prévues sur dix se terminent aujourd'hui par une IVG (quatre sur dix en 1975) (2). Laissons la conclusion à l'INED, « contrairement à une idée naïve, les femmes qui avortent ne se recrutent pas préférentiellement parmi les moins informées ou les moins expérimentées en matière de contraception. Les contraceptrices sont en un sens les premières « clientes » de l'IVG parce qu'elles sont par hypothèse les plus décidées à éviter une grossesse... » (3).3

 

Depuis la dépénalisation ...

La loi du 17 janvier 1975 dépénalise l'avortement jusqu'à la dixième semaine de grossesse, lorsque la femme est dans une situation de détresse et l'article ter rappelle : « La loi garantit le respect de tout être humain dès le commencement de sa vie. Il ne saurait être porté atteinte à ce principe qu'en cas de nécessité et selon les conditions définies par la présente loi ». En 1982, la loi Roudy autorise le remboursement de l'IVG et la loi Neiertz de 1993 crée le délit d'entrave à l'IVG, passible de 2 à 3 ans de prison et de 2000 à 30 000 francs d'amende. En juillet 2001, la loi Aubry facilite l'accès à l'avortement le délai légal est porté à douze semaines, l'autorisation parentale pour les mineures est supprimée, ainsi que l'entretien obligatoire pour les femmes majeures. Le délit d'entrave est étendu aux pressions morales et psychologiques et la clause de conscience des médecins est fortement entamée, voire supprimée pour les chefs de service hospitalier. En novembre 2004, le ministre de la santé P. Douste Blazy      signe le décret autorisant l'avortement médicamenteux à domicile.

 

Quel bilan ?

La réalité aujourd'hui est bien éloignée des intentions affichées par Simone Veil dans son discours devant l'Assemblée nationale le 26 novembre 1974: « si la loi admet la possibilité d'une interruption de grossesse, c'est pour la contrôler et, autant que possible, en dissuader la femme », « l'avortement doit rester l'exception, l'ultime recours pour des situations sans issue » ; « ceux qui font tout pour permettre à ces femmes d'assumer leur maternité, nous aiderons dans cette entreprise » ; « le gouvernement s'est fixé un triple objectif : faire une loi réellement applicable; faire une loi dissuasive; faire une loi protectrice ». « Tout laisse à penser que l'adoption du projet de loi n'aura que peu d'effet sur le niveau de la natalité en France... »

Trente ans plus tard, le nombre des avortements a été multiplié par 4 ou 5 ; les informations concernant les droits des jeunes mères, les possibilités d'accoucher sous X ou d'adoption, d'avoir recours à une association pour une aide matérielle ou morale, ont été supprimées de l'entretien préalable. Le délai de réflexion de huit jours a été supprimé, ainsi que l'obligation de consultation sociale préalable, sauf pour les mineures. Enfin, en ce qui concerne la natalité, le taux de fécondité de 1,89 aujourd'hui est insuffisant. Quand il y a entre 760 000 et 800 000 naissances par an, à qui faire croire que 200 000 avortements sont sans influence sur la natalité alors qu'il manque 150 000 naissances par an pour assurer le remplacement des générations ?

 

Le silence d'une société ébranlée

Les séquelles psychologiques de l'avortement commencent à être connues et reconnues (4). Les psychologues parlent aujourd'hui du syndrome post-abortif des femmes qui ont subi un avortement et du syndrome du survivant des jeunes qui s'interrogent : "en vertu de quelle roulette russe suis-je venu au monde alors que mon frère ou ma saur n'y a pas eu droit ?" L'avortement blesse aussi parfois profondément les hommes, les médecins, les équipes soignantes, les assistantes sociales qui, depuis la loi Neiertz, n'ont pas le droit d'intervenir pour dissuader une femme d'avorter, même si elle est soumise à une pression évidente. C'est toute la société qui est ébranlée par la dévalorisation dans le regard porté sur la vie humaine. Ainsi depuis 30 ans, les débats sur la procréation médicalement assistée, la bioéthique et aujourd'hui l'euthanasie sont tronqués : il est interdit de poser la question du statut de l'embryon ou la définition de l'être humain de peur de remettre en cause la légitimité de l'avortement.

1 - La seconde révolution contraceptive, Cahier de l'INED n° 117, 1987.

2 - INED, Populations et sociétés, n°407, décembre 2004.

3 - La seconde révolution contraceptive, Cahier de l'INED n° 117; 1987, p. 265.

4 - P. de Cathelineau, Les lendemains douloureux de l'avortement, ed. CLD, Tours.

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GENE é thique

            Lettre mensuelle gratuite, publiée par la Fondation Jérôme Lejeune – 31vrue Galande  75 005 Paris

                         Directeur de publication : Jean-Marie Le Méné  Rédacteur en chef : Aude Dugast

Contact : Aude Dugast – adugast@genethique.org Tel : 01 55 42 55 14

 

Gènéthique - n°61 - janvier 2005

 

MANIFESTATION DU 23  JANVIER

Beaucoup, beaucoup de monde pour répondre à l'appel du collectif  "30 ans ça suffit" et de "SOS TOUT-PETITS".

La  manifestation avait été annoncé par le tract reproduit ci-dessous :

Le groupe "SOS TOUT-PETITS", conduit par le Dr Xavier  DOR et le Dr Luc PERREL, s'est regroupé en fin de défilé pour réciter le rosaire et implorer Celle qui est notre Mère à tous.

 

Les vœux de Jean-Paul II au corps diplomatique

 

Le défi de la vie de plus en plus crucial

 

… « Au cours de ces dernières années, le défi de la vie va en s'amplifiant et se fait de plus en plus crucial. Et il en est venu à se centrer particulièrement sur le commencement de la vie humaine, au moment où l'homme est le plus faible et où il doit être le mieux proté­gé. Des conceptions opposées s'affron­tent sur les questions de l'avortement, de la procréation médicalement assis­tée, de l'utilisation des cellules souches embryonnaires humaines à des fins scientifiques, du clonage. Soutenue par la raison et par la science, la position de l'Eglise est claire : l'embryon hu­main est un sujet identique à l'enfant qui va naître et à celui qui est né, issu de cet embryon. C'est pourquoi rien de ce qui en viole l'intégrité et la digni­té ne peut être admissible sur le plan éthique. De même, une recherche scientifique qui réduit l'embryon à un objet de laboratoire n'est pas digne de l'homme. Certes, la recherche  scientifique qui réduit l'embryon à un objet de laboratoire n'est pas digne de l'homme. Certes, la recherche scienti­fique dans le domaine génétique doit être encouragée et promue, mais, com­me toute autre activité humaine, elle ne peut jamais se passer des impératifs moraux ; elle peut d'ailleurs se pour­suivre dans le domaine des cellules souches adultes, avec des perspectives prometteuses de succès.

 

« Dans le même temps, le défi de la vie se manifeste dans ce qui est précisé­ment le sanctuaire de la vie : la famille. Elle est aujourd'hui souvent menacée par des facteurs sociaux et culturels qui, en faisant pression sur elle, en ren­dent la stabilité difficile ; mais, dans certains pays, la famille est aussi mena­cée par une législation qui porte attein­te - parfois même directement - à sa structure naturelle, qui est et qui ne peut être qu'une union entre un hom­me et une femme, fondée sur le maria­ge. La famille est la source féconde de la vie, le présupposé primordial et im­prescriptible du bonheur individuel des époux, de la formation des enfants et du bien-être social, et même de la prospérité matérielle de la nation ; on ne peut donc admettre que la famille soit menacée par des lois dictées par une vision de l'homme restrictive et contre nature. Puisse prévaloir une conception juste, haute et pure de l'amour humain, qui trouve dans la fa­mille son expression vraiment fonda­mentale et exemplaire. » ! Vince in bono malum

 

Présent du mardi 12 janvier 2005.

 

«J’appartiens à un parti d’opposition qui s’appelle la vie » 

 Du Pr Lejeune au Dr Dor

 « J'appartiens à un parti d'opposition qui s'appelle la vie. » Cette citation de Balzac s'applique à merveille au bon combat du professeur Jérôme Lejeune dont la talentueuse biographe, Anne Bernet, nous retrace les temps forts dans un livre émouvant (1) et dans un entretien (à paraître mercredi prochain) avec Catherine Robinson. Après « Dieu, famille, patrie », ce pourrait être également la devise de notre journal engagé depuis sa création dans ce combat permanent contre l'incul­ture de mort. Oui, nous apparte­nons à un parti d'opposition qui s'appelle la vie ! C'est un camp, une ligne de démarcation qui nous ras­semble et nous définit bien dans ce temps de décomposition.

 Trente ans après la loi Chirac-Veil, Anne Bernet rappelle opportunément combien le professeur Lejeune fut alors accablé par le silence de l'Église de France : «Le dis­cours officiel de l'époque était qu'il ne fallait pas s'ingérer dans des questions politiques de ce genre, ni faire pression sur les choix société, ni faire en­tendre la voix de l’Église en de tels do­maines... Mais dans lesquels devait­on la faire entendre, grand Dieu ?!  Qu'il valait mieux laisser les laïcs se charger de la besogne »

 Mais on sait comment les évêques ont reçu et jugé les laïcs chrétiens qui sont justement mon­tés au créneau. Du professeur Lejeune auquel un évêque coadjuteur de Paris lança un jour (p. 405) : « Je vous le dis devant Dieu : vous êtes un mauvais chrétien ! », au docteur Dor contre l'action duquel Mgr Gilson déclara un autre jour : « Ils ont le droit de manifester, mais pas en utili­sant la violence physique ou la violen­ce que représentent leurs chapelets brandis [sic]. Je comprends ces gens pris de panique devant une société qui se dilue. Mais il y a perversion des moyens. Ils ne doivent pas agir ainsi. » (Ouest-France du 14 avril 1995

Les temps ont-ils vraiment changé pour cette Église par omission ? Nous avons dit comment la directrice de la communication auprès de la Conférence des évêques avait réagi à la demande de pieux laïcs de faire sonner le glas le jour des Saints Innocents pour les quelque sept millions de victimes de la loi Chirac-Veil : « Vouloir ainsi faire pression sur l'Église n'est pas une méthode adaptée pour combattre les atteintes à la vie sur lesquelles les évêques se sont déjà maintes fois exprimés » (Présent du 29 décembre).

A l'occasion du funeste anniversaire de cette loi abominable, une dizaine d'associations pour la famille et le respect de la vie ont créé un collectif intitulé « 30 ans ça suffit ». Objectif : dresser le bilan catastrophique de trente années d'avortements et exposer publiquement leur oppositions concrètes (parmi lesquelles on espère trouver la mention du projet de loi pour remplacer la loi Veil du Centre Charlier). Des ac­tions à caractère symbolique sont prévues le 17 janvier (date de pro­mulgation de la loi). Surtout une manifestation nationale est prévue le dimanche 23 janvier à Paris : rassemblement à 14 h 30 place de l'Opéra.

Non seulement aucun soutien épiscopal n'a, semble-t-il, été donné à cette initiative de salut public. Mais on apprend que la Confédération nationale des Associations familiales catholiques n'a finalement pas souhaité encourager ses membres à se joindre à cette manifestation. Où est l'Église ?

RÉMI FONTAINE

(1) Jérôme Lejeune, par Anne Bernet, aux Presses de la Renaissance.

 

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