ARCHIVES 2003
Le docteur Dor écrit aux évêques
Le docteur a adressé aux évêques de France la lettre suivante :
Paris - 30 septembre 2003
Monseigneur,
Veuillez trouver ici un tract invitant à prier près du Grand Orient de France le vendredi 24 octobre prochain, à 19 h - métro Cadet à Paris. Ce sera la septième et dernière fois.
SOS TOUT-PETITS ACTUALITE
NOUS CONTINUONS !
Trente ans après le procès de Bobigny (1974) qui conduisit à la loi Veil, les grandes manoeuvres de l'euthanasie ont débutés en fanfare dès la fin de septembre.
Les "tenanciers" de la "dignité" ont tenu compte de leur échec dans l'affaire Malève, pour leur campagne médiatique d'automne. On avait eu affaire à une infirmière perverse qui expédiait les vieillards, comme une sorte de canicule en jupon. Avec la famille Humbert on a un beau jeune homme - fauché dans la fleur de l'age - qui ne communique plus - dit-on - avec sa mère que par la pression de son pouce. Celle-ci en profite pour l'assassiner publiquement, il est achevé par les médecins qui ont baissés les bras. La question du pouce est intéressante parce que c'est
précisément au moment de la sortie de son livre (écrit sous la "pression" de son pouce ou des amis ? ) que Vincent Humbert termine sa pauvre vie à Berk sur mer.
C'est qu'il ne faut pas se laisser prendre au piège de la sensiblerie. Ce montage bien huilé est fait pour faire pleurer, il soulève le coeur, il fera pleurer. Mieux vaut cependant prier pour la famille Humbert, car par delà le drame actuel, c'est la mort - prématurée - de milliers, de millions de personnes, qui se profile à l'horizon.
Le refus de la Providence divine ne peut conduire qu'à la barbarie. C'est l'enjeu de l'affaire Humbert, habilemenr exploitée.
Si la guerre est ainsi ouvertement déclarée aux vieillards, aux cancéreux, aux handicapés,...
celle qui fait rage contre l'embryon n' a pas cessé pour autant.
C'est pourquoi nous continuons nos rosaires publics dans la rue.
PRESENT du 28 mai 2003
Le Pape encourage les défenseurs de la vie
" Pas de paix véritable sans respect de la vie"
Jan-Paul II recevait jeudi dernier les membres du mouvement italien pour la vie, à l'occasion du 25éme anniversaire de la légalisation de l'avortement contre laquelle cette association n'a cesse de se battre. Le Saint-Père a réaffirmé, avec une force particulière, l'importance du respect de la vie humaine, " l'une des valeurs cardinales de la civilisation de l'amour ". En ces temps troublés Jean-Paul II n'a pas hésité à déclarer:
" Il ne peut y avoir de paix authentique sans respect de la vie, spécialement la vie innocente et sans défense qui est celle des enfants à naître. Une élémentaire cohérence exige que celui qui cherche la paix,
défende la vie. Aucune action pour la paix ne peut être efficacé si l'on ne s'oppose pas avec autant de force aux attaques contre la vie dans toutes ses phases, depuis sa conception jusqu'à sa mort naturelle. "
Le pape a voulu ainsi appuyer et faire véritablement sien le jugement de " la vénérable Mère Teresa de Calcutta ", présidente spirituelle du Mouvement italien pour la vie qui, en recevant le prix Nobel pour la paix, eut le courage de dire en face aux responsables des communautés politiques "Si nous acceptons qu'une Mère puisse supprimer le fruit (le son sein, que reste-t-ii L'avortement est le principe qui met en péril la paix du monde"".
Mais le devoir de respecter la vie ne s'arrête pas là, ne s'arrête pas à l'accueil des futures mères et à l'action politique menée pour faire adopter une loi conforme à cette exigence. Jean Paul 11 a félicité le Mouvement italien pour la vie de mener ces actions il a rappelé que d'autres dangers menacent insidieusement la vie naissante, profitant même du " louable désir d'avoir un enfant " Le Mouvement pour la vie, a-t-il déclaré, a la charge " d'obtenir du Parlement italien une norme qui respecte, le plus concrètement possible les droits des enfants non nés, même s'ils ont été conçus au moyen de méthodes artificielles qui sont de soi moralement inacceptables ". Il s'agit de toujours tenir compte de ce principe : " Entre les désirs des adultes et les droits des enfants, toute décision sera jugée à l'aime des intérêts de ces derniers. "
Qui parle d'enfants ne peut oublier les mères. Jean-Paul Il s'est adressé là encore sans craindre d'être à contre-courant, " spécialement aux femmes ", leur renouvelant son exhortation à " défendre l'alliance entre la femme et la vie, à promouvoir un " nouveau féminisme " qui ne cède pas à la tentation de " recourir des modèles masculins, qui sache reconnaître et exprimer le véritable génie féminin dans toutes les circonstances de la vie sociale, et dépasser toute discrimination, violence et exploitation ".
Ces fortes paroles ont aussitôt fait le tour des mouvements pro-vie à travers le monde, qui ont trouvé là un réconfort et même des exigences parfois oubliées, ainsi qu'une " clef de lecture "face aux guerres qui secouent la planète. Un fort écho également, aux vérités rappelées au début de l'année par le texte sur les chrétiens et la politique publié par la Congrégation pour la doctrine de la Foi. Jean-Paul II l'a redit clairement : on ne peut défendre la vie à moitié.
JEANNE SMITS
Note le texte italien du discours du Pape a été traduit par nos soins.
PRESENT du 4 mars 2003SOS Tout-petits
contre le Grand Orient
Dérisoire ... C'est ce qu'on aurait pu se dire à l'annonce de l'initiative du Dr Dor d'organiser, avec SOS Tout-petits, une prière publique contre l'avortement tout près du siège du Grand Orient de France. Vendredi soir, malgré la pluie et le froid, ils étaient pourtant plus de 250 - et parmi eux, une majorité de jeunes de toutes allures - qui avaient répondu à cet appel exigeant. Ce n'est pas pour s'amuser que l'on va réciter le rosaire (mystères lumineux compris !) devant une foule de passants, pas non plus pour La gloriole.
Pourquoi donc ce succès ? Parce que dans l'état actuel de la société, devant la puissance apparemment indestructible de la machine de la culture de mort, La prière est sans doute la seule arme qui puisse frapper fort. Et qu'en outre il était difficile de viser plus juste : aujourd'hui, la franc-maçonnerie revendique ouvertement sa responsabilité dans la mise eu place de législations qui favorisent l'avortement et les autres formes de mépris de La vie. La toute petite voix de SOS Tout-petits qui s'élevait face à la puissance secrète,pour ne pas dire oculte, des loges et leurs dignitaires influents était en réalité plus forte que n'importe quelle résolution prise en convent. Face aux crimes publics, elle rappelait la nécessité de la réparation, une dimension essentielle du combat contre l'avortement qui bafoue d'abord les droits de Dieu.
Succès, donc, et succès visible. Les manifestants de SOS Tout-petits sont souvent cantonnées par les Préfectures dans des coins invraisemblables, loin de tout passage, à plusieurs centaines de mètres des avortoirs. Rien de tel ici. Certes l'entrée de la rue Cadet où se situe le siège du Grand Orient (si vous ne l'avez jamais vu, passez donc devant, cela vaut son pesant de béton et de façades aveugles) était mollement protégée par une dizaine de CRS. Mais serrés en une masse compacte, les manifestants occupaient, à la demande de la police, le terre-plein du métro, sous le nez du flot de voitures qui emprunte un vendredi soir la très passante rue Lafayette, et tout autour de la bouche de la station Cadet. Impossible de ne pas les voir de ne pas lire leurs banderoles, de ne pas entendre leurs Ave, leurs Gloria.
D'ailleurs de nombreux piétons s'arrêtaient pour voir, pour lire, pour interroger. J'ai vu des passants qui chaussaient leurs lunettes pour lire attentivement tes tracts distribués ; il n'y en avait pas un seul par terre. Une dame d'une cinquantaine d'années est venue tristement me dire : Comme vous avez raison. Vous savez, beaucoup de femmes regrettent l'avortement toute leur vie. Si au moins c'était interdit, les jeunes réfléchiraient peut-être avant d'agir...
La prochaine prière publique de SOS Tout-petits se déroulera au même endroit, à 19 heures au métro Cadet, Paris IXe, le 28 mars prochain.
Jeanne Smits