ARCHIVES 2002

 

PRESENT - Le 2 juillet 2002

L'AVORTEMENT ET L'EUROPE

Selon le rapport Van Lancker qui sera présenté au Parlement européen le 4 juillet 2002 à Strasbourg, un véritable droit à l'avortement devrait être étendu à toute l'Europe ainsi qu'une politique contraceptive, elle même souvent abortive.

Cette proposition, faite au nom des Droits de l'homme, ne reconnaît ni les droits de Dieu ni ceux de l'enfant, le premier de ses droits étant, lorsqu'il est conçu, celui d'exister.

Elle n'est rien d'autre, sous prétexte de liberté qu'une invitation à légaliser, à légitimer, à propager, à perpétrer le meurtre de l'être le plus innocent qui soit, alors que l'on a aboli la peine de mort pour les coupables.

Elle est le signe même d'une civilisation à l'envers, révolutionnaire, où le plus faible n'est plus protégé mais éliminé.

Elle est celle d'une Europe athée, libérale, délibérément coupée de ses racines chrétiennes, préférant la pesanteur à la grâce, l'arbitraire à la raison, n'obéissant qu'à elle même. Reniant son passé, installée dans la culture de mort, fossoyeur de ses propres populations, cette Europe n'a ni avenir, ni joie, ni espérance. Elle appartient aux Ténèbres. " Voi ch' entrate..."(Dante, L'enfer)

Le FIGARO - Le 20 juin 2002
De notre correspondant
Richard Heuzé

Non à la fécondation utilisant des cellules reproductrices, sperme ou ovule, d'un donneur extérieur au couple. Non au clonage et autres expérimentations sur les embryons sauf à des fins thérapeutique. Non à la congélation comme à la suppression des embryons. Avec le vote d'une loi restrictive en matière procréation médicalement assistée l'Italie bascule du laxisme le plus total à la défense la plus pointilleuse qui soit en Europe du droit à la vie de l'embryon. Par 268 voix contre 144 et 10 abstentions, les députés ont adopté une loi qui régit tous les aspects de la procréation médicalement assistée. Le texte passe maintenant au Sénat où le gouvernement dispose d'une large majorité. Pour être admis à bénéficier d'une procréation médicalement assistée, ces couples devront être mariés ou stables. l'insémination après la mort du conjoint donneur est exclue. En raison de l'interdiction de les congeler le nombre d'embryons sera limité à trois par couple, au lieu de douze actuellement.

Le clonage humain sera puni de vingt ans de prison, les médecins pratiquant la fécondation in vitro en ayant recours à des donneurs tiers seront passibles d'amendes allant de 300 000 à 600 000 euros et d'une interdiction d'exercer d'un à trois ans. Le Parlement a reconnu le droit à l'objection de conscience pour les médecins et les infirmières. Le gouvernement devra maintenant décider que faire des quelque 24 000 embryons de 5 022 couples (soit une moyenne de 4,2 embryons par couple) conservés par 196 degrés dans les banques de froid. En Italie, 6 000 bébés naissent chaque année par recours à la procréation médicale assistée. Ils recevront maintenant le statut d'enfants légitimes du couple : cela comble une lacune juridique, la loi antérieure ne le stipulant pas. Le Parlement a décidé de ne pas remettre en cause la loi du 22 mai 1978 autorisant les interruptions volontaires de grossesse en milieu hospitalier. Alessandra Mussolini, député d'Alliance nationale, s'est battue pour que cette loi reste inchangée.

Le vote sur la procréation médicalement assistée constitue une victoire pour l'Eglise. Il condamne les diverses expériences spectaculaires du docteur Severino Antinori : fivettes chez des femmes ménopausées de plus de 60 ans, clonage reproductif humain. "Grâce au courage du Parlement, c'est la fin du Far West ", s'est écrié le président de la Chambre des députés, Pierferdinando Casini, centriste proche du Vatican. Pourtant, à droite comme à gauche, certains ont voté contre les consignes de leurs états-majors. Telle Giovanna Bianchi Clerici : député de la Ligue du Nord, elle se demande " à quoi sert d'interdire le recours à un donneur tiers quand ce type de fécondation est permis dans le reste de l'Europe ".

Pèlerinage de Pentecôte de Chartres à Montmartre

Le pèlerinage de Pentecôte 2002, organisé comme tous les ans par l'Association Pèlerinage de Tradition, a marché, les 18, 19 et 20 mai, de Chartres à Montmartre. Le thème du pèlerinage "SAUVONS L'ENFANT" avait décidé le Docteur DOR et le Docteur PERREL à organiser un chapitre sous la bannière de SOS Tout-Petits. Avec quelques fidels ils ont marché et prié pour que l'enfant soit sauvé "dès les prémices de la vie" comme devait le dire Monseigneur Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, dans le sermon de la messe pontificale célébrée en plein air à la Brelinquinerie.
L'après-midi du jour de la Pentecôte, Monseigneur Fellay a tenu à accompagner les pèlerins dans leur marche vers le Sacré-Coeur, ainsi il a eu l'occasion de s'entretenir personnellement avec le Docteur Dor et les Pèlerins qui l'accompagnaient.
Le lendemain, dans le sermon de la messe célébrée au pied du Sacré-Coeur de Montmartre, Monsieur l'abbé Couture, supérieur des districts d'Extrême-Orient, devait dans son sermon s'élever lui aussi contre "le crime de l'avortement".
A la fin de la messe, la foule de plus de 10 000 pèlerins, a très largement ovationné le Docteur DOR en apprenant qu'il avait marché les trois jours au milieux d'eux.
En attendant le prochain pèlerinage de Pentecôte, espérons que nous retrouverons de monbreux pèlerins à nos réunions de prière dans toute la France.


Chirac, la culture de mort et les loges

par le docteur Xavier Dor président de SOS Tout-petits

 Il sera dit un jour que le dernier quart de siècle passé ainsi que le début de celui-ci furent les plus sanglants de notre histoire.
II sera dit que le massacre s'est perpétré en pleine période de paix et de prospérité, qu'il a été orchestré et financé sans autre raison qu'idéologique, au nom de la liberté

- qu'il a été quotidien, le nombre officiel des victimes dépassant chaque jour 16 fois celui des victimes de la Terreur à son apogée (1794);
- que le meurtre concernait l'être le plus petit et le plus proche qui soit, faible, sans défense, innocent, pris avant même le berceau.
- que la mère elle-même finissait par céder au crime mais non sans renier le meilleur d'elle-même;
- que la société tout entière n'avait jamais autant souffert dans son âme et dans sa chair.

Le mal était et est universel. C'est la gloire de Jean-Paul II de l'avoir identifié lorsqu'il l'a quali-fié de " culture de mort ", la mort allant dans toutes les directions. Identifier le mal, c'est en envisager le remède. La culture de mort c'est aussi et surtout celle de la mort éternelle dont cette culture n'est que l'antichambre. Au bout il y a donc la damnation et une volonté de damnation.

Volens, nolens, avec quel degré de contentement ? Dieu seul peut en juger. Jacques Chirac s'est mis au service de cette culture dont on peut dire sans erreur qu'elle est satanique. Il eu a même été l'un des principaux artisans puisqu'il a occupé les postes les plus élevés:
Premier ministre au moment de la loi Veil et président de la République lors de la loi Aubry. Il a signé tout ce qu'on voulait : refus d'amnistie aux défenseurs pourtant pacifiques de la vie, " contraception " d'urgence pour les mineurs, IVG accordées à celles-ci sans autorisation parentale...

Etait-ce le goût du sang ? l'amour de la Révolution ? un attachement singulier aux loges ? N'est-ce pas plutôt une soif inextinguible du pouvoir au prix du sang, de la Révolution et de la soumission aux loges.

Giscard d'Estaing avant son élection à la présidence alla les consulter. Quel engagement a-t-il pris alors ? Ce que l'on sait c'est qu'il fit voter peu après le début de son mandat une loi permettant l'avortement : la loi Giscard-Chirac-Veil.
Les loges, pour une fois, ne se sont pas cachées ; celle de Mulhouse, il n'y a pas très longtemps, a donné deux mots d'ordre : laïcité, avortement. Par laïcité, entendons non pas la saine laïcité, celle de Pie XII qui distingue les pouvoirs temporel et spirituel et subordonne le 1er au 2e, mais le laïcisme qui chasse Dieu de la cité et sacralise l'opinion.
Ce qui est recherché c'est la mort de Dieu, au moins en politique, par la mise à mort de l'enfant, véritable crime rituel, messe à l'envers.
L'enjeu est eschatologique, c'est celui des fins dernières. Il est maintenant électoral.
Il sera dit un jour que le candidat de l'Église catholique officielle de France a été Jacques Chirac.
  

In memoriam


"Béret bleu "est morte le 21 avril, le matin des élections. Ce n'est probablement pas une nouvelle pour beaucoup puisque Jean Marie Le Pen lui a rendu hommage au début de son discours à la télévision. Rolande Birgy avait 89 ans, elle était à l'hôpital Villemain à Lieucourt, depuis quelques semaines. Nous avons appris la nouvelle par Nicole Berteaux dimanche matin. Tout le monde connaît sa frêle silhouette qui se faufilait partout, avec sa canne anglaise, son imperméable gris, et le célèbre béret bleu qui la faisait repérer de loin. Elle avait surtout un regard étonnant, malicieux et très pur, avec des grands yeux bleus qui se baissaient rarement.
Elle est venue à Cossé le Vivien plusieurs fois avec le docteur Dor, pour des sauvetages à Laval, à Caen, au Mans... Nous avons été condamnés ensemble plusieurs fois...
Elle venait du Sillon. Je l'avais appris avec étonnement en discutant longuement un jour avec elle dans la salle de police d'un commissariat parisien après une manifestation en attendant le contrôle d'identité. Elle conservait une admiration sans bornes pour Marc Sangnier. Elle avait aussi pendant la guerre sauvé des enfants juifs, ce qui lui avait valu de la part des autorités juives compétentes, une rare distinction honorifique : "Juste devant les Nations" que ces autorités délivrent à quelques uns de ces nombreux catholiques qui n'hésitèrent pas à s'exposer pour sauver leur prochain. Ce fait de guerre lui permettait de faire piquer du nez sur leur buvard, les magistrats qui la condamnèrent, en leur expliquant de sa voix fluette: "j'ai sauvé des enfants juifs, maintenant j'essaie d'en sauver d'autres..."
Comme elle aimait la messe elle s'est retrouvée à St Nicolas du Chardonnet, comme elle aimait la vie elle s'est retrouvée derrière le docteur Dor, comme elle aimait la France elle s'est retrouvée avec Jean Marie Le Pen.


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