20éme anniversaire
Communiqué du Dr Xavier Dor
Ce 18 novembre nous avons récité publiquement le rosaire dans plus de 30 villes de France dont 10 où nous ne l'avions jamais fait encore. Nous étions près de 2000 : plus de 300 à Nantes, plus de 200 à Paris,150 à Lyon et Bordeaux, 110 à Laval et Poitiers, 100 à Marseille, 75 à Quimper, 60 à Vichy...
L'opposition était présente dans 11 villes - sans incidents graves - mais le plus dur fut à Grenoble, devant le vieil hôpital de la Tronche, comme vous le savez d'après les témoignages. Il y avait 3 policiers en uniforme. Comment qualifier l'attitude des responsables ?
Il n'y a pas eu de coups. Nous l'avons souvent remarqué, les opposants hésitent à nous frapper, ne voulant pas faire des martyres.
A Caen un prêtre en civil priait avec le petit groupe de nos amis, mais, comme il l'a déclaré ensuite, il ne priait pas pour le respect de la Vie mais pour celui du droit des femmes.
Souvent on m'a demandé combien nous étions. Ceci est une réponse "grandeur nature" en ce qui concerne les militants. Elle est encourageante. Quant aux sympathisants on ne peut les chiffrer.
A l'étranger, les belges à Bruxelles, les suisses avec Human Life International en procession à Zurich ( le 25 novembre), en Pologne : Radio Marija a parlé de nous et elle a des millions d'auditeurs, au Mexique, avec 7 heures de décalage, un rosaire a été récité à la basilique de Notre Dame de Guadalupe dans la capitale ainsi que, dans le nord du pays, à Culiacan.
Ainsi nos prières ont un caractère international.
Ce n'est pas la première fois : en 1998, en octobre , lors de la journée pour la vie à la Mutualité, nous avions les témoignages de russes orthodoxes, d'irlandais, d'italiens...
Ce 18 novembre, il y a eu incontestablement un élan. Gardons-le, amplifions-le, propageons-le. Multiplions les groupes et les manifestations (épiphanie en grec).
Contre les opposants, notre nombre, un service de sécurité interne, notre résolution et notre ferveur peuvent être dissuasifs .
Entre les manifestations, chaque semaine comme nous le faisons depuis plus de 10 ans en région parisienne, distribuons des tracts et dialoguons à proximité des collèges et des lycées, des facultés et mêmes des bouches de métro. Soyons infatigables. Nous voulons refaire un tissu chrétien.
Avec la grâce de Dieu et de la Sainte Famille que cesse ce crime insensé du peuple souverain qui, au nom de la liberté, s'extermine lui-même.
"Allez dans l'univers, faites des nations mes disciples" (Marc).
Dr Xavier Dor
18 novembre à Nantes
Succès éclatant pour les 20 ans de SOS Tout-Petits à Nantes
Le rendez-vous était donné à 14h30 place de Bretagne pour célébrer les 20 ans de l'association pro-Vie SOS Tout-Petits.
Plus de 300 personnes étaient présentes pour prier et chanter dans la joie en réparation du crime contre Dieu et contre la Vie qu'est l'avortement. Des bannières colorées ainsi que des ballons manifestaient leur joie, mais aussi leur message.
Rappelons que l'avortement, dépénalisé par la loi Veil en 1975 puis subventionné par le gouvernement fait plus de 200 000 victimes par an, atteignant en 2005 le chiffre emblématique de 6 millions de morts, faisant penser aux heures les plus sombres de notre histoire.
Ainsi en 2006, à l'heure des droits de l'homme de la solidarité et de la tolérance, il est encore permis- et même conseillé- de massacrer les plus innocents.
Le succès de cette journée ainsi que les récentes prises de position de nos évêques en faveur de la Vie nous laissent augurer de jours prochains où la vie sera respectée de la conception jusqu'à la mort naturelle.
F.L. (Jeunes Catholiques Nantais)
le 18 novembre à Quimper
Madame Claudine Dupont-Tingaud, Présidente de « RéAgir Résister et Agir » pour la défense de nos identités,nous fait parvenir ce compte rendu du déroulement de leur action.
Déroulement :
-sur la place de la Cathédrale St Corentin: nous avons par mégaphone exposé les raisons de ce rassemblement (texte ci-dessous).L’amiral de Penfentenyo (président national de Civitas) a présidé le chapelet après que nous ayons chanté 3 couplets de "Cher nous soyez reine..." et 2 couplets du cantique breton « Da feiz hon tadou kozh » (la foi de nos ancêtres).
- nous nous sommes rendus ensuite en procession, récitant le chapelet, jusqu'à l'autel de l'Adoration des Rois Mages à l'intérieur de la Cathédrale pour déposer aux pieds de la Vierge une gerbe de fleurs "à la mémoire des 6 millions de victimes de la foi Veil, lire l'évangile de St Jean sur "le verbe s'est fait chair... " et entonner le "Salve Regina"
- nous sommes ressortis sur le parvis, récitant toujours chapelet, pour chanter - devant un public plus surpris qu'hostile - le cantique « Parle, commande, règne... » , « Victoire tu régnera » et un dernier chapelet...
- et avons fini assemblés sous le calvaire bordant la Cathédrale pour une photo de groupe que nous vous ferons parvenir dès qu'elle sera tirée.
Dislocation générale après un pot de beaujolais nouveau offert par RéAgir au Cafe du Finistère.... après l'élévation des âmes le réconfort des corps.
Cordialement à vous
La Présidente•: Claudine Dupant-Tirygaud
BP 91415 - 29104 QUIMPER cedex - Tel 02 98 90 64 87 - Fax 02 98 52 18 23 -
e-mail : reagir-resister-et-agir@wanadoo.fr
XX XXème Anniversaire de "SOS Tout Petits"
En ce 18 novembre, 2006 et à cette heure, à occasion du XXème anniversaire de la fondation de 'SOS Tout Petits", dans toutes les villes de Franse, se réunissent tous ceux qui soutiennent le combat que mène le, Docteur Xavier Dor contre les funestes conséquences de la légalisation de l'avortement, cette Loi Veil qui depuis 1975 a tué dans le ventre; de leurs mères plus de 6 millions d'enfants qui manquent si cruellement aujourd'hui à la force et au dynamisme de notre pays....
En souvenir de tous ces petits corps restés sans sépulture, en commisération avec tant de mères qui ont dû supporter seules le terrible traumatisme de cet acte de mort commis à leur demande, pour condamner le génocide légal permanent, nous allons déposer devant le vitrail de l'Adoration des Mages de la Cathédrale St Corentin, une gerbe, de fleurs blanches après avoir prié quelques instants ensemble sur cette place. Soyons des "éveilleurs de conscience" dans ce pays qui se prétend celui des "Droits de l'Homme" et qui bafoue cyniquement le Droit de l'Enfant à naître en pratiquant une culture de mort.
Et en dépit de la frilosité dont fait preuve à cet égard la Hiérarchie catholique locale, souvenons nous - et évoquons les pour nous redonner courage et confiance - des fortes et belles paroles récemment prononcées en chaire par Monseigneur Centène, l'actuel évêque de Vannes,:'La Vie transcende toutes les législations, elle transcende toutes les organisations sociales. Elle est le critère de taille éthique. S'en prendre à la Vie, d'est s'en prendre à Dieu!"
Ce que nous voulons rebâtir - et votre présence ici l'atteste - c'est une Cité où la loi morale primera la loi civile.
NB : En Bretagne l’IVG s'applique d 23% des conceptions, 8000 femmes la pratique. Dans le reste de la France 1l est l'acte chirurgical le plus fréquent : 220. 000 par an ! 2 avortements pour 7 naissances. (source. Presse régionale 2004)
Quimper le 18 Novembre 2006
le 18 novembre à Poitiers
Le samedi 18 novembre, les militants et les amis de l’Association S.O.S.-Tout-petits se sont réunis sur le parvis de l’église Notre-Dame-la-Grande à Poitiers pour la récitation d’un Rosaire public de réparation, d’intercession et de conversion
« Continuez votre bonne bataille » (Jean Paul II au Docteur Xavier Dor)
Qui étions-nous ?
Une centaine de chrétiens venus réciter un Rosaire public de réparation, d’intercession et de conversion en faveur des mamans en difficulté et de leurs enfants conçus menacés par les violences de l’avortement comme de nos nouvelles lois bioéthiques et privés de recourir à une grève de la faim pour imposer leur intégration au sein de la communauté humaine ?
La "violence" d'une manifestation publique dessert-elle la cause de l'enfant à naître ?
C'est une question qui ne s'est apparemment guère posée – bien au contraire - pour les écologistes opposés à l'énergie nucléaire débarquant à Mururoa, les faucheurs d'OM, les terroristes corses cagoulés et armés tenant, par deux fois, en toute tranquillité, une conférence de presse en plein maquis retransmise avec complaisance par notre télévision. La question s’est encore moins posée pour les homosexuels descendant dans la rue ou envahissant un plateau de télévision, les sans-logis occupant des immeubles inhabités, les immigrés en situation irrégulière campant dans les églises, et plus près de nous, en grève de la faim, les chômeurs investissant les locaux des ASSEDIC, ou encore pour les jeunes des banlieues opposés au CPE ou incendiant voitures et lieux publics et pillant des magasins pour venger une agression raciste.
Que dirait-on si, forts des succès remportés par ces commandos comme de leur écho médiatique, les dissidents de SOS Tout Petits en venaient – ce qui est évidemment contraire à leur vocation – à saccager les avortoirs, les laboratoires de recherche sur les cellules souches embryonnaires et les centres de « procréation médicalement assistée » ?
Nous avons, il est vrai, tellement besoin du soutien de nos Pasteurs dans ce dur combat en faveur de l'enfant conçu.
Il existe un réel devoir d'opposition à des lois inhumaines sous peine de repentance ultérieure. L'heure de la repentance ne sonnera-t-elle pas demain pour ceux d'entre nous qui aujourd'hui se taisent lorsqu'ils ne vont pas jusqu'à dénoncer les "violences" de dissidents qui, bravant la répression, et armés... d'un chapelet, tentent de soustraire l'enfant à naître à la mort qui le guette ?
Le devoir d'opposition à des lois "inhumaines" a du reste été invoqué à maintes reprises, notamment par Madame Danièle Mitterrand et même par... Madame Martine Aubry à propos des lois sur l'immigration. Ce devoir fut aussi rappelé pour souligner qu'une loi injuste ne saurait obliger et que les droits de la conscience transcendent les décisions des hommes. N'a-t-on pas invoqué ce même principe pour justifier la déclaration de repentance de Nos Seigneurs les Évêques à l'intention de la communauté juive ?
Il est toujours piquant d'observer que les mêmes qui revendiquent "l'autorité de la Loi", justifient son mépris lorsqu'ils la jugent inacceptable. En témoigne ce propos du Docteur Kouchner, lorsqu'il était Secrétaire d'Etat à la Santé, en faveur d'une pétition d'Act-Up signée par 111 "personnalités" qui se vantaient de s'être droguées : "Je sais la nécessité de l'illégalité féconde pour permettre l'évolution des lois vers le meilleur."
Une réponse à l’appel du Pape Jean-Paul II
« Continuez votre bonne bataille » disait le Saint Père en s’adressant au Docteur DOR, fondateur d’SOS Tout-petits, le 27 juillet 1998 , à Castel Gandolfo. Faut-il en effet rappeler que le 25 mars 1995, dans l'encyclique Evangelium Vitae le Pape n'hésitait pas à affirmer que l'objection de conscience s'impose "lorsqu'une loi civile légitime l'avortement ou l'euthanasie, du fait même elle cesse d'être une vraie loi civile, qui oblige moralement (...) Des lois de cette nature, non seulement ne créent aucune obligation pour la conscience, mais elles entraînent une obligation." Comment s'étonner si nombre de fidèles associent la "communion avec le Successeur de Pierre" à ce courage face à l'oppression qui frappe les enfants à naître ? Car ils ont le sentiment qu'être "d'Église" ce n'est, évidemment pas seulement ça, mais c'est aussi cela !
Une des pierres de touche de notre communion au Siège de Pierre n’est-elle pas notre engagement sans limite dans le combat pour le respect de la vie, de sa conception à la mort naturelle ? Je suis frappé par la tiédeur de notre soumission à Rome sur ce point. Dans un monde où les appels de nos Évêques n’ont d'écho médiatique que sous réserve d’être politiquement corrects, n'est il pas urgent de briser ce mur de silence en manifestant de façon massive et visible notre opposition à la culture de mort. Combien de vies humaines n'auraient-elle pas été sauvées si nous avions, sous la conduite de nos Pasteurs, envahi nos églises pour invoquer publiquement le pardon de Dieu pour les crimes de l'avortement et de l'euthanasie. La puissance surnaturelle de la prière viendrait ainsi renforcer celle des mouvements de masse. C'est, j'en suis convaincu, ce qu'ont compris aux USA, les Franciscains du Bronx (voir à ce sujet le beau livre de Luc ADRIAN) et chez nous, mon vieux camarade de Fac, le Docteur Xavier DOR ainsi que notre confrère, le Docteur Michel VILETTE avec ses Rosaires pour la Vie. Combien de vies humaines n'auraient-elle pas été sauvées si nos pasteurs, lors de consultations électorales, sans prétendre imposer aux catholiques POUR QUI VOTER, avaient rappelé aux fidèles l’impossibilité absolue d’accorder leurs voix à des candidats dont le programme contreviendrait au respect de toute vie humaine innocente.
Pierre GOUBE de
LAFOREST
Dircteur de Recherches Honoraire
au CNRS
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Sur le parvis de Notre-Dame la Grande

Sous la protection de Notre-Dame de Guadalupe
le 18 novembre à Lille
C’est une petite quinzaine de personnes qui se sont réunies devant le planning familial à Lille, samedi 18 octobre à 11heures,pour prier le Rosaire et célébrer ainsi les 20ans de S.O.S. Tout-Petits. Bien à l’avance sur l’heure du rendez-vous, environ 80 anti-manifestants convaincus et acharnés, le visage camouflé, et une apparence un brin soixante-huitarde, attendaient de pied ferme les participants, éconduisant déjà par leurs insultes et bousculades ceux qui commençaient à arriver.
Rapidement les deux groupes ont cessé de s’observer et se sont affrontés dans le vacarme des cris et slogans;discussions, bousculades, petits coups, insultes, intervention des journalistes, telle a été la scène pendant un quart d’heure qui parut long.
Alors que les forces de l’ordre s’apprêtaient à ordonner une annulation, le groupe de manifestants a suivi son leader et forçant le passage s’est mis à genoux pour prier, non sans l’intervention musclée de la Police. La première dizaine du chapelet commence, chantée pour tenter de couvrir les cris et slogans adverses;et le chapelet se poursuit, récité, ponctué par quelques oeufs brisés…Un Christus vincit triomphant conclue la prière.
La Police couvre le départ des manifestants, mais un groupe de jeunes est bientôt rejoint et coursé. Un café sert de refuge, le barman bloque l’entrée aux poursuivants ;La Police déploie alors de nombreuses forces et tout un chacun peut rejoindre son véhicule, la gare ou sa destination escorté par les forces de l’ordre mobilisées dans tout le quartier.
le 18 novembre à Lille (Article de "LA VOIX DU NORD"

le 18 novembre à Grenoble (La Tronche)
le 18 novembre à Grenoble (vu par la presse)

| J'étais à Grenoble le 18 novembre, avec SOS Tout-Petits: "Dur dur" | |
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J'étais à Grenoble le 18 novembre avec SOS Tout-Petits: "dur dur!"
reportage par le Dr Doublier-Villette
Le 18 novembre, SOS Tout-Petits a fêté ses 20 ans dans toutes les grandes villes de France.
14H15: j'ai un quart d'heure d'avance pour rejoindre les amis de Grenoble organisant leur manifestation priante pro-vie devant le porche du vieil hôpital de Grenoble à La Tronche. Je ne vois que des drapeaux rouges, des photographes, des micros de radios, un perchiste et une centaine de personnes devisant entre amis. Ce serait bon enfant, s'il n'y avait les drapeaux rouges des tueurs historiques. Pas d'affluence policière comme d'habitude pour séparer les manifestants des contre-manifestants. Me serai-je trompé de lieu? Pas vraiment: les trois seuls policiers municipaux présents me confirment qu'ils attendent eux aussi les manifestants. Quand aux "braves gens" qui devisent, ils ont bien les badges des contre-manifestants attendus venant du Planning Familial et autres associations "historiques", comme la revue "alpine" du PCF. Ils sont très aimables avec moi, au milieu d'eux, car ils me prennent pour l'un des leurs. Ils attendent, me disent-ils, ces "salauds de fascistes qui ne veulent pas avorter! Et on va voir ce que l'on va voir". Bouh! Cà commence bien! J'ai pourtant l'habitude de ce genre de manifs du Dr Dor, car j'en ai "fait"jadis quelques unes avec lui, à Valence ou à Paris, à la clinique Ordener. Mais j'ai l'impression qu'aujourd'hui ça va "chauffer". A l'époque on recevait des œufs, des crachats, on subissait des bousculades et nos prêtres se voyaient passer la main sous la soutane. Après tout on vient là pour souffrir un peu (pas trop si possible!) la Passion du Christ. L'Union à la Croix n'est pas un vain mot, mais il faut subir en silence, sans se rebiffer. Pas facile. De toute façon, si on se rebiffe, cela "justifie" la montée en puissance des coups et cela dégénère pour de bon. Il y eut des blessés parmi nos amis en vingt ans. Mais, ces derniers temps, la police avait pris la bonne habitude de protéger les manifestations de SOS Tout-Petits, car elles étaient déclarées en préfectures. Un cordon de police séparait les manifestants des contre-manifestants, qui se limitaient à hurler des insanités en tentant de couvrir la prière des "pro-vie". C'est pourquoi, cette fois-ci, je suis venu en "costume-cravate" et non en jean et blouson.
14H30: C'est l'heure de notre rassemblement et toujours rien. Finalement, un mouvement de la foule aux drapeaux rouges me fait voir que les amis (dispersés comme moi) se regroupent à gauche de l'entrée de l'hôpital. Oh non! Il n'y a qu'une dizaine d'amis à genoux avec deux prêtres de la Fraternité St Pie X, en soutane, véritables paratonnerres attirant la foudre. Les amis forment un petit cercle, décalé à un mètre du mur, car ils ont été immédiatement entourés par la foule qui commence ses hurlements. Je me dirige derrière l'un des prêtres à genoux, dérisoire protection pour lui, mais je reste debout...comme les manifestants. Pour m'en différencier, je sors mon chapelet. Je sens changer les regards de ceux qui m'ont parlé pendant l'attente. C'est long une heure de manif à s'accrocher à ses "je vous salue Marie", débités avec intensité, sans même entendre ceux de ses voisins tellement la foule hystérique dirigée par un mégaphone couvre nos propres voix. L'impression de solitude est totale. On s'accroche totalement à son chapelet, on se réfugie totalement "sous le manteau de Marie", comme de petits enfants. Il faut avoir vécu cela au moins une fois. Cela fait comprendre la puissance du chapelet contre Lucifer et ses sbires humains. Une foule qu'il ne faut pas entendre, qu'il ne faut pas voir, à laquelle il ne faut surtout pas répondre, même quand elle vous provoque, qu'elle scande par exemple que le jeune trisomique présent avec nous aurait dû être avorté ou bien lorsqu'elle investi le centre de notre petit cercle pour se trémousser, s'embrasser, mimer l'acte sexuel et finalement mettre sous les yeux de l'un des prêtres un sexe en plastique léché par des jeunes filles du Planning Familial. (l'une d'elles, ravissante par ailleurs, s'était défigurée par des canines de vampire et des cornes faunesques). S'abstraire, en se concentrant sur la récitation de son chapelet. Il m'est arrivé de l'arrêter pour observer les variations de tension (le clash a failli avoir lieu trois fois) ou pour parler à un policier en civil venu près de moi, mais bien vite je me rendais compte qu'il fallait que je reprenne ma prière pour ne pas être submergé par ce que j'entendais et voyais. Le brave policier était bien préoccupé car on ne lui avait pas donné les moyens de séparer les manifestants des contre-manifestants: il disposait de trois policiers municipaux en tenue et de deux voitures cachées, avec des hommes (!) m'a-t-il dit, dans l'hôpital. Il était clair que, si cela dégénérait, ses "troupes" n'auraient pas le temps d'intervenir avant qu'il n'y ait des blessés, et peut-être graves étant donné l'intrication des contre-manifestants, autour et dans le cercle (passé de dix à une trentaine d'amis, mais pour la plupart déjà "à terre" puisque à genoux!). Et, comme je le lui ai fait remarquer: s'il n'appelait pas à la rescousse très vite, il serait balayé en même temps que nous. Il n'en menait pas large ce brave policier, mais il avait reçu des ordres. Il n'a pas appelé. Cela m'a rappelé la manifestation de Valence, avec le Dr Dor, où nous avions été aussi très "chahutés" et où il n'y avait même pas un policier. A mon troisième appel téléphonique, le commissariat de Valence me répondit: "On a reçu des ordres: on ne se déplacera que lorsqu'il y aura des blessés...et vous êtes devant l'hôpital pour vous faire soigner!"). Se concentrer sur sa prière. Mais je l'avoue, parfois, lors d'un relâchement de ma concentration, je me retenais pour ne pas rire, tellement ce que je venais d'entendre était stupide, décapant, irréel. Mais je replongeais bien vite dans ma prière, honteux d'avoir entendu, à la suite d'une bêtise, un de leurs blasphèmes contre Marie et Jésus. Comment ne pas penser à l'apparition de Notre-Dame à La Salette, il y a 160 ans. Elle se plaignait, déjà à l'époque, des blasphèmes qui alourdissaient tant le bras de son Fils. Elle en pleurait. Le 19 septembre 2006 est paru L'apocryphe de St Joseph à La Salette, (*) où St Joseph est mis en position de se cacher il y a 160 ans, lors de l'apparition de sa femme, et de nous écrire, pour le 21ème siècle, une lettre où il raconte cette apparition en la commentant par rapport à ce que nous vivrons lors de la découverte de sa lettre: cette année précisément. A lire (*).
Prière et pénitence: Notre Dame dit inlassablement cela dans ses apparitions. Il nous faut prier pour ces jeunes (et moins jeunes car j'ai bien cru reconnaître deux femmes que j'allais contester avec ma fiancée il y a 40 ans lors des débuts de leur Planning Familial à Grenoble!) Ces deux femmes de mon âge sont endurcies. Résisteront-elles jusqu'à leur mort à la grâce de Dieu? Mais les jeunes filles? Certes elles scandaient qu'elles étaient toutes des "avortées de la troisième aspiration", mais j'ai surpris des regards qui disaient leur trouble face à notre prière et elles s'en défendaient en criant plus fort (!), tandis que derrière moi, lors d'une exceptionnelle accalmie, une femme du Planning parlait suffisamment fort à son voisin (était-ce pour que j'entende?) en regrettant toutes ces insultes, car nous n'étions certainement pas tous fachos, que nous avions le droit de nous exprimer, que c'était eux les fachos en risquant de faire de nous des martyrs etc. Je me suis seulement retourné avec un petit sourire complice, auquel elle a répondu. J'aurais aimé lui parler après la dispersion, comme à quatre jeunes qui recherchaient la discussion en nous suivant vers nos voitures. Mais d'autres arrivaient, encore excités, et cela pouvait dégénérer. On les a laissé, mais c'est dommage. Il y a tout un apostolat à faire "après manif", surtout quand elle se termine bien, comme cette fois-ci, sans bagarre...et qu'ils nous laissent partir en criant seulement leur victoire (puisqu'ils gardent le terrain).
Bravo donc aux amis de SOS Tout-Petits: leur témoignage, courageux, est essentiel: il fait réfléchir même des gens du Planning Familial. L'endurcissement des cœurs n'est jamais identique et surtout définitif. De l'importance de ces manifs et de "l'apostolat après manif" (dans un bistrot, par exemple). Et merci aux contestataires...sans lesquels les manifs de SOS Tout-Petits seraient moins perçues. L'ombre souligne la Lumière!
Mais il faut développer l'affluence à une autre forme de réunion PUBLIQUE, parfaitement complémentaire de celle de SOS-Tout-Petits: en cathédrale: "là où est l'évêque". Car il faut faire bouger tout le "Peuple de Dieu", comme lors de la bataille de Lépante. Dans le contexte actuel, il n'est pas possible d'entraîner tout le peuple de Dieu dans la rue, avec SOS Tout-Petits. Et si c'était possible cela dégénèrerait forcément. Il faut cependant donner au peuple de Dieu le moyen de s'exprimer, chapelet à la main, d'une façon significative, démonstrative. Les cathédrales sont idéales pour cela. Alors on pourra dire que les "absents ont toujours tort", car c'est facile à faire: les premiers samedis, à 17H, en cathédrales. C'est la formule dite des: Rosaires pour la Vie (voir les exceptions horaires sur http://www.rosairepourlavie.org ).
(*) A commander 10 euros, franco, à CFRDJ (Centre Français de Recherche et de Documentation Joséphaines), Montjoye, 26400, Vaunaveys. |
le 18 novembre à Grenoble (Relevé sur un site des contre-manifestants)
Cet après-midi, samedi 18 novembre 2006, a eu lieu non loin de l'hôpital de
la Tronche (Grenoble) un rassemblement contre l'avortement, organisé par SOS
Tout-petits, organisation catholique d'extrême-droite.
Une petite trentaine de personnes se sont déplacées pour prier. C'était assez
pathétique à voir. Il y avait pas mal de vieilles bigotes, mais aussi des
jeunes, plein-e-s de convictions, de foi. Pour motiver ce petit groupe, un curé,
en tenue de super-héros, avec son espèce de cape noire (bon, ok, il était juste
habillé en curé, j'exagère).
Pour accompagner ces sauveurs de l'humanité, plus de 200 personnes étaient là,
les encerclant, les rendant invisibles (même si on regrettera que cela ait eu
lieu un peu tard, comme un "rite", puisque la perturbation a été réellement
effective seulement après que les cathos intégristes aient pu blablater avec les
médias... ça aurait à mon avis été plus pertinent de se mêler à eux tout de
suite, de ne pas leur laisser non plus l'espace médiatique - le but était bien
de les empêcher de répandre leur discours religieux rétrograde, non ?). Big up
aux féministes radicales qui se sont mises au milieu des cathos, certaines se
sont embrassées langoureusement, d'autres sortaient des godes et s'amusaient
avec (de manière assez soft, si vous n'étiez pas là vous n'avez quand même pas
manqué le happening porno-queer de l'année, hein).
Parmi les slogans les plus amusants et porteurs de sens:
"Ha, si Marie avait connu l'avortement, on n'aurait pas tous ces
emmerdements"
"Bouffez des chattes, pas des osties"(sic)
"On pendra le dernier curé avec les tripes du dernier patron"
"Première, deuxième, troisième aspiration, nous sommes toutes des salopes
avortées"
"Un enfant, si je veux, quand je veux"
Parmi les moins intelligents:
"L'IVG est un droit, c'est vous qui êtes hors-la-loi" (adressé aux cathos
intégristes).
Pourquoi est-ce que je pense que ce slogan était parmi les moins intelligents du
rassemblement (à vrai dire, je pense qu'il était de loin le plus inadéquat) ?
Parce que le recours à la loi comme argument politique, c'est servir la
légitimité du pouvoir de l'Etat, une légitimité que nous nous efforçons
quotidiennement de combattre (de la question des sans-papiers à celle du récent
projet de loi sur la délinquance). Et puis, avant 1975, on aurait été bien
avancé-e-s avec ce genre de slogan, vu que la loi n'était pas de notre côté...
Une petite pancarte a été faite pour répondre à ce slogan: "Désobéir, c'est
vivre ! Nous sommes tou-te-s des hors-la-loi". Le comble aurait été que les
cathos reprennent cette phrase à leur compte, mais ça ne risquait pas trop...
Ces gens-là aiment bien trop l'ordre, la loi et l'obéissance.
Ceci étant dit, cette action collective était assez enthousiasmante, on sentait
assez fortement que beaucoup de gens se sentaient concerné-e-s par les questions
posées ce jour là (sur l'avortement, le contrôle des corps, etc.). A chaque
rassemblement de fachos, il continuera d'y avoir du monde pour les ridiculiser
et les contredire, c'est sûr.
le 18 novembre à Lyon
A 15h ce 18 novembre une bonne centaine de personnes s’était mobilisé à Lyon devant l’Hôtel Dieu sur les quais du Rhône à l’occasion du 20ème anniversaire de SOS Tout Petits ; et ce malgré une forte mobilisation d’opposants vociférants.
Le Rosaire a été récité avec une ferveur toute particulière grâce aux méditations d’un prêtre catholique venu courageusement apporter son soutien aux opposants à l’avortement légalisé.
En face, les collectifs et associations habituelles (CGA 69, CNT 69, Femmes en Actes, LCR, LDH, Radio Canut, Ras l’front 69, SCALP 69, SOS Racisme...) ont tenté de perturber le rassemblement en lançant des insultes et blasphèmes qui interdisent toutes répliques tant ils accablent ceux qui les prononcent.
Les forces de l’ordre ont permis le maintien du calme, stoppant deux tentatives d’intimidation.
La foule des défenseurs de la vie s’est dispersée ensuite vers 16h30 après le Salve Regina et l’invocation à Notre Dame de Fourvière.
le 18 novembre à Dijon
La meute des opposants était là pour hurler les slogans et blasphèmes habituels pendant que les SOS Tout-Petits priaient le rosaire. En revanche les forces de l'ordre sont absentes. Si l'on n'en vient pas aux mains le ton monte. Un responsable appel la police : " on n'a pas les moyens d'envoyer quelqu'un..."
A la fin de la réunion, 4 ou 5 contre-manifestants rejoignent des manifestants isolés. Nouvelles injures, crachats...Le christ aussi a subi ces épreuves.
le 18 novembre à Nancy